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Indices de réfraction de l'eau en surfusion

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00237767

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237767

Submitted on 1 Jan 1881

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Indices de réfraction de l’eau en surfusion

B.-C. Damien

To cite this version:

B.-C. Damien. Indices de réfraction de l’eau en surfusion. J. Phys. Theor. Appl., 1881, 10 (1),

pp.198-202. �10.1051/jphystap:0188100100019801�. �jpa-00237767�

(2)

198

, permet

d’isoler une

petite région

des dieux.

spectres

corres-

pondant

aux couleurs à comparer

(1).

Si le

diaphragme

est mobile sur une

graduation, chaque position

pourra définir une

longueur

d’onde moyenne, à l’aide d’une com-

paraison préliminaire

faite avec les raies de la lumière du Soleil.

(A suivre.)

INDICES DE RÉFRACTION DE L’EAU EN SURFUSION;

PAR M. B.-C. DAMIEN.

Les indices de réfraction de l’eau au-dessous de n’ont

jamais

été déterminés. La seule

expérience

que

je

connaisse sur ce

sujet

est celle

d’Arago (2), qui,

par la méthode

ordinaire,

a vu « que, dans le passage de -

1°,

3 à + 1 °, 2, la réfraction de l’eau ne varie pas assez sensiblement pour

qu’avec

un

prisme

de 30° on

aperçoive

un

déplacement

sensible dans

l’image

» .

Après quelques

essais

infructueux, Arago

fait

comprendre

l’im-

portance

d’une

pareille

mesure et propose le programme suivan t :

«

Mesurer,

avec la lunette du théodolite ou du cercle

répétiteur,

la réfraction de

l’eau,

en

prenant

pour

point

de mire l’une des bandes de Fraunhofer ou l’une des solutions de continuité pro- duites dans le

spectre

à l’aide du verre bleu de cobalt.

»

Faire,

s’il est

possible,

ces mêmes observations sur l’eau

qui

res te

liquide

au-dessous de o°, et voir si la loi des réfractions

éprouve

un

changement brusque,

soit à

4",

soit à 0°.

o

Répéter

les mêmes

expériences

par voie d’interférences et

soumettre les résultats à la même discussion. »

Ce programme a été

rempli

en

partie

par M.

Jamin, qui,

par la

(1) Les réfractions du prisme à vision directe polarisent d’une manière sensible la lumière transmise; si donc la source à étudier était polarisée, il faudrait déter- miner la direction du plan de polarisation et tenir compte de cette orientation par rapport au plan de reft’action. Une expérience photométrique préliminaire donnerait

pour chaque couleur le coefficient relatif d’auai bassement correspondant aux deux

cas où la lumière est polarisée dans le plan de refraction et dans le plan perpendi- culaire ; pour les azimuts intermédiaires, l’intensité se calculerait aisément.

(2) OEuvre,r complètes, t. X, p. 3oG et 377.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0188100100019801

(3)

199

méthode si délicate du réfractomètre

interférentiel,

a montré que

de 30° à les indices croissent d’une manière continue. Cet im-

portant

résultat a été confirmé

depuis

par MM. Dale et Gladstone

et par 31.

Rühlmann,

par la méthode du

prisme,

et tout derniè-

rement par 1B1.

Lorenz,

au moyen d’un

appareil

interférentiel.

J’ai mesuré les indices

correspondant

aux trois raies de

l’hydro- gène

avec un

prisme

dont

l’angle

au sommet était d’environ

60°,

qui,

dans les conditions

ordinaires,

donne une

approximation égale

à trois unités de la

cinquième

décimale de l’indice

quand

la dévia-

tion minima est d’environ

25°,

ce

qui

est le cas de l’eau. Mais il faut remarquer

qu’ici

la méthode

employée

est, en

quelque

sorte,

une méthode

différentielle, permettant plus

de

précision

encore.

En

effet,

la lunette étant

pointée

sur une raie à une

température fixe,

on attend environ une demi-heure et l’on fait une nouvelle détermination. La moindre variation de l’indice est accusée par un

déplacement

de la raie

qui

ne coïncide

plus

avec le réticule et dont il est facile de mesurer très exactement l’écart.

La

température

était ici la

température ambiante,

connue tou-

jours

très exactement et variant peu

pendant

la durée des

expé-

riences.

Pour

opérer

au-dessous de

o°,

on ne

peut

songer à

refroidir,

en

quelque

sorte

artificiellement,

le

prisme

contenant de l’eau. J’ai

profité

des

journées

de froid intense que nous avons eues cet

hiver,

et

je

me suis installé dans un laboratoire sans feu et dont les fenêtres étaient ouvertes. Dans ces

conditions, j’ai

pu faire

cinq

déterminations au-dessous de oo, la dernière étant

à - 7°, 8; j’ai

ainsi obtenu les variations pour ° des indices aux diverses

tempé-

ratures entre et - 8".

J’ai eu bien souvent

l’occasion,

dans le courant de cette

étude,

d’observer une

brusque

diminution de l’indice sans cause appa-

rente.

L’image

d’une raie étant

superposée

au

réticule,

on voit tout

à coup cette

image

se

déplacer

lentement et

graduellement.

Un

instant

après seulement,

des

aiguilles

de

glace

se formaient dans le

prisme.

Comme le fait remarquer M.

Jamin,

« la

congélation

se

prépare

pour ainsi dire à l’avance au moment où elle va

s’opérer ».

Pour mieux mettre en évidence la marche

générale

des

indices,

je

suis

parti

de la

température

+ 20" et

j’ai

pu calculer les valeurs des indices de

degré

en

degré,

déduites par

interpolation

des mc-

(4)

200

sures directes. Je me bornerai ici à

quelques

déterminations seule-

ment. Aux valeurs des indices

correspondant

aux trois raies de

l’hydrogène j’ajouterai

la valeur du coefficient A de la formule de

Cauchy, qui

est en somme l’indice

correspondant

à une

longueur

d’onde infinie.

Les nombres renfermes dans ce Tableau donnent d’abord une

confirmation de ce

fait,

établi par 81.

Jamin,

que le passage par le maximum de densité ne trouble en rien la marche des indices. Ils

rnetten t aussi en évidence un résultat nouveau :

Les indices de

réfraction

de l’eau continuent à croître au-des-

SaliS de

0°,

bien que la deiisité dÙ71illue.

On

peut

remarquer que les variations des indices sont très f’aibles. Je crois

pourtant

les avoir déterminées avec assez de

pré-

cision pour mettre en évidence la marche

générale,

ce

qui

est le

point important. JBlais,

pour

apprécier rigoureusement

des diffé-

rences aussi

faibles,

il faudrait

peut-être

une méthode

comportant

plus

de

précision

que celle du

prisme.

La méthode interférentielle

s’impose

donc ici. Ce serait ainsi

répondre

à tous les

points

du

programme tracé par

Arago.

De semblables

expériences

ne

peuvent

être faites

aisément, je crois,

en refroidissant l’eau par

un

mélange réfrigérant.

Ce n’est

qu’après

de nombreux tâtonne- ments et des

précautions

minutieuses

que j’ai

pu arriver à conser-

ver l’eau

liquide jusqu’à

-

environ,

et cela dans un

prisme

de

très

petit volume, exposé

au refroidissement très lent de l’atmo-

sphère.

Dans le tube de

l’appareil interférentiel,

la difficulté

serait sans dou te

plus grande

encore.

Malheureusement,

à

l’époque

j’ai

terminé les

expériences précédentes,

la saison était

trop

(5)

201

avancée pour

pouvoir

songer à une installation nouvelle. J’ai donc dû remettre la fin de cette étude à l’hiver

prochain.

Le Tableau

qui précède

montre aussi que les variations du coet- ficient A sont de même sens que celles des indices. Il

n’y

a pa,

non

plus

de maximum

correspondant

à

4°.

C’est un résultat con-

traire à celui que vient de

publier

31. Lorenz

( ’ ) .

Au moyen d’un

appareil interférentiel,

M. Lorenz a déterminé

entre et 30° les variations des indices n et n1,

correspondant

aux raies du sodium et du lithium

(deux

radiations très

voisines,

ce

qui

est

déjà

un

inconvénient),

et déduit de ses

expériences

les

expressions empiriques

suivantes :

En substituant dans la formule de

Cauchy,

réduite à deux termes,

on aurait

L’auteur calcule ainsi les coefficients de t et

t2,

nombres

petits.

Pour x,

qui

est le terme

principal,

il dit que les différences entre les coefficients

correspondants

des formules

(1) (0,076

et

0,952)

sont tellement

considérables,

que le calcul serait illusoire. Il a alors recours à une formule de même

forme,

de M.

1B1atthiessen,

qui

donne le volume

spécifique

de l’eau entre

et

32° ;

il rend les

coefficients de t’-’

égaux.

dans les deux

formules

en mettant un

terme en

facteur,

et trouve

Les coefficients de t étant alors à peu

près identiques,

il adnlcf

qu’il

doit aussi en être de même pour a,

qu’il prend égal

à

21,743.

Il n’est dès lors pas étonnant que deux fonctions

supposées

iden-

(1 ) Journal de Physique, t. X, p. 86 et 89, et Annalen der Physik, t. XI, p. 83

; 1880.

(6)

202

tiques

à un facteur

numérique près

s’annulent pour la même via- leur t =

4

de la variable.

ÉTUDE DES PROPRIÉTÉS OPTIQUES D’UNE LAME DE MÉTAL POLARISÉE

PAR UN COURANT

ÉLECTRIQUE;

PAR M. G. LIPPMANN.

On sait

qu’une

lame de

platine plongée

dans de l’acide

sulfurique

étendu ou dans une dissolution de sulfate de cuivre

acquiert,

par le passage d’un courant, une force électromotrice dite de

polari-

sation. Ce

changement

dans les

propriétés électriques

du

platine

entraîne-t-il un

changement

dans ses

propriétés optiques?

Le re--

tard

qu’un

rayon de lumière

acquiert

par la réflexion sur le

platine varie-t-il lorsque

la surface subit la

polarisation galvanique?

Pour

essayer de résoudre cette

questions, j’ai

étudié

optiquement

la sur-

face d’une électrode de

platine

ou

d’argent,

en

ayant

recours suc-

cessivement aux

propriétés

de la lumière

polarisée

et à un

phéno-

mène d’interférence.

Un miroir de

platine

ou

d’argent, plongeant

soit dans de Feau

aiguisée

d’acide

sulfuhique,

soit dans une dissolution de sulfate de

cuivre, pouvait

être intercalé dans le circuit d’un élément Daniell.

Un rayon de lumière

polarisé

par un nicol tombait sur ce miroir et

était ensuite reçu dans un

compensateur

de

quartz

de M.

Jalnin,

suivi d’un nicol

analyseur.

Le rayon lumineux entrait et sortait nor-

malement aux

parois

de

l’auge

en

glaces qui

contenait le

liquide.

On

observait la

position

de la

frange

noire dans le

colnpensateur, puis

on fermait le courant. Si la

polarisation galvanique

modifiai L les

propriétés optiques

de la surface de manière à faire varier la dif- férence de

phase

entre les deux

composantes principales

du rayon lumineux

incident,

on devait voir la

frange

noire du

compensateur

se

déplacer :

il n’en fut

rien ;

la

frange

resta sensiblement immobile.

Le résultat fnt le même, que l’incidence fîit de

45o

ou rasante, que le

liquide employé

fût de l’acide

sulfurique

étendu ou du sulfate

de

cuivre,

que la force électromotrice du courant

polarisant

fît

celle d’un élément Daniell ou d’un élément Bunsen. Il résulte de

Références

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avec le quartz perpendiculaire à l’axe ou avec le quartz parallèle, puisque, dans ces deux cas, le déplacement des franges a lieu. dans un sens

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