Exercice 1
1. La fonctiongest dérivable surR, comme somme et composée de fonctions chacune dérivable surR. On calculeg0(x)=−e−x2 +(−2x)(3−x)e−x2 =e−x2(2x2−6x−1), on en déduit :
g0(x)−6g(x)=e−x2(2x2−6x−1)−6(3−x)e−x2 =e−x2(2x2−19)
gest donc est une solution de l’équation différentielle (E)
2. D’après le cours, on sait que les solutions (surR) de l’équation différentielley0−6y=0 sont les fonctions définies surRparx7→ke−6x, aveck ∈R.
3. f est une solution de l’équation (E) ⇐⇒ ∀x∈R f0(x)−6f(x)=(2x2−19)e−x2
⇐⇒ ∀x∈R f0(x)−6f(x)=g0(x)−6g(x)∗
⇐⇒ ∀x∈R f0(x)− f0(x)+g(x)−g0(x)=0
⇐⇒ ∀x∈R (f−g)0(x)+(f −g)(x)=0
⇐⇒ f −gest une solution de l’équation différentielle (E’)
∗cargest une solution de l’équationy0−6y=(2x2−19)e−x2 4. Raisonnons encore par équivalence :
f est une solution de (E) ⇐⇒ f −gest une solution de l’équation différentielle (E’) d’après Q.3.
⇐⇒ Il existe un réelktel que, pour tout réelx : (f −g)(x)=ke−6x d’après Q.2.
⇐⇒ Il existe un réelktel que, pour tout réelx : f(x)=ke−6x+g(x)
⇐⇒ Il existe un réelktel que, pour tout réelx : f(x)=ke−6x+(3−x)e−x2 Les solutions de l’équation(E)sont les fonctions f définies surRpar f(x)=ke−6x+(3−x)e−x2 k∈R 5. Soit fune solution de (E) admettant au point d’abscisse 0, l’axe des abscisses comme tangente. On a alors f(0)=0
(la courbe de f passe par l’origine) et f0(0)=0 (la tangente est horizontale).
f(0)=0⇐⇒ke0+3e0=0⇐⇒k=−3 donc f(x)=3e−6x+(3−x)e−x2 mais alors f0(x)=−18e−6x+e−x2(2x2−6x−1) et on aurait f0(0)=−18−1=−19,0 donc
il n’existe pas de solution de (E) dont la courbe admette l’axe des abscisses comme tangente au point 0 Exercice 2
Partie A
1. Lorsquextend vers−∞la recherche de la limite dexe−xse présente sous la forme « (−∞)×(+∞) », car
X→lim+∞eX = +∞(en posantX=−x). Les théorèmes sur la multiplication s’appliquent et on en déduit :
x→−∞lim v(x)=−∞
Lorsquextend vers+∞la recherche de la limite de xe−x se présente sous la forme indéterminée « (+∞)×0 » car
X→−∞lim eX =0 (en posantX=−x).
Pour lever cette indétermination, on utilise une formule de "croissances comparées" relative à l’exponentielle :
x→lim+∞
ex
x = +∞, ou la forme équivalente (en prenant les inverses) lim
x→+∞
x
ex = 0, c’est-à-dire lim
x→+∞xe−x = 0 car e−x = 1
ex Donc lim
x→+∞v(x)=0 2. v(ln(x))=ln(x)e−ln(x)= ln(x)
eln(x) = ln(x) x =u(x) 3. On sait que lim
x→+∞ln(x)= +∞. Donc d’après le théorème de composition des limites lim
x→+∞v(ln(x))= lim
X→+∞v(X)=0 d’après la question 1.
Donc, commeu(x)=v(ln(x)), on en déduit lim
x→+∞u(x)=0, c’est-à-dire lim
x→+∞
ln(x) x =0 Partie B
1. On connaît la limite lim
x→0 x>0
ln(x)=−∞.
Donc d’après les théorèmes sur les opérations : lim
x→0 x>0
f(x)=−∞
En+∞, la recherche de la limite conduit à une forme indéterminée «∞ − ∞» car lim
x→+∞ln(x)= +∞.
On va utiliser la propriété démontrée dans la partie A, et pour cela on metxen facteur : f(x)=x ln(x)
x −2x
! +2
Avec le résultat de la partie A : lim
x→+∞
ln(x)
x −2x=−∞ (forme « 0− ∞»)
Donc les théorèmes sur les opérations s’appliquent (forme « (+∞)(−∞)+2 ») et lim
x→+∞f(x)=−∞
2. f est dérivable sur ]0;+∞[ comme somme de fonctions usuelles dérivables (ln, polynôme).
f0(x)= 1
x −4x= 1−4x2
x = (1−2x)(1+2x) x Icix>0, donc f0(x) est du signe de 1−2x: 1−2x>0⇐⇒2x<1⇐⇒ x< 1
On en déduit le tableau de variation :2
x 0 1
2 +∞
f0(x) + 0 −
f(x)
3. La question revient à étudier le signe de la différence ln(x)−(2x2−2), c’est-à-dire le signe de f(x).
On calcule f 1 4
!
=ln 1 4
!
−2 1 4
!2
+2≈0,489 Donc f 1
4
!
>0, et comme f est croissante sur
"
1 4;1
2
#
, on a f(x)>0 sur
"
1 4;1
2
# . Sur
"
1 2;+∞
"
, on va appliquer le théorème de la bijection continue (théorème des valeurs intermédiaires) pour déterminer si f s’annule :
La fonction f est continue sur cet intervalle (car dérivable) et la valeur 0 est une valeur intermédiaire entre les limites f 1
2
!
(positive) et−∞. De plus la fonction f est strictement monotone sur cet intervalle, donc l’équation f(x)=0 a une solutionαet une seule sur cet intervalle.
Lorsqu’on cherche à conjecturerαavec la calculatrice, il semble queα=1.
Vérifions-le : f(1)=ln(1)−2×(1)2+2=0−2+2=0. Donc effectivementα=1
(on pouvait conjecturer et vérifier cette valeur directement, ce qui évitait le recours au théorème de la bijection continue)
x 1
4
1
2 1 +∞
f0(x) + 0 − −
f(x)
a>0
b>0
0
−∞
Le signe de f(x) se déduit des variations et des valeurs :
x 1
4 1 +∞
f(x) + 0 −
Donc la courbe de ln (en rouge) est au-dessus de la courbe deusur
#1 4; 1
"
et en-dessous sur ]1;+∞[
−0.5 0.5 1
−2
−1.5
−1
−0.5 0.5 1
0
Exercice 3 Spécialité Maths
Exercice 3 Obligatoire
1. (a) pour toutz,1, nous avons :z0 = i(−2i−z)
−(z−1) = i(z+2i) z−1 (b) Ecrivonsz0sous forme algébrique , posonsz=x+iy
z0= i(x+iy+2i)
x+iy−1 = (2+y)−ix
(x−1)+iy = [(2+y)−ix]×[(x−1)−iy]
(x−1)2+y2 soitz0 = (2+y−2x)+i(x2+y2−x+2y) (x−1)2+y2
Déterminons l’ensemble ( E) des pointsMd’affixeztels quez0soit réel : z0est réel si, et seulement si, sa partie imaginaire est nulle.
z0est réel ?⇐⇒x2+y2−x+2y=0 avec (x−1)2+y2,0 z0est réel⇐⇒(x2−x)+(y2+y)=0 avec (x−1)2+y2,0 z0est réel⇐⇒ x− 1
2
!2
+(y+1)2= 5
4 avec (x−1)2+y2 ,0 donc l’ensemble (E ) est le cercle de centreΩ(1/2 ;−1), de rayon √
5/2, privé du pointA(1 ; 0) . (c) figure
2. (a) Montrons que le pointCd’affixein’a pas d’antécédent par f. Pour cela résolvons l’équation z0 =i z0 =i ⇐⇒ i(z+2i)
z−1 =i⇐⇒ 2−iz=i(1−z) avec 1−z,0 soiti=2 avec 1−z, 0, ce qui est impossible donc cette équation n’a pas de solution et Cn’a pas d’antécédent par f .
(b) Exprimonszen fonction dez0: pourz0,i z0= i(z+2i)
z−1 ⇐⇒2−iz=z0(1−z)⇐⇒z(z0−i)=z0−2⇐⇒ z= z0−2 z0−i
3. (a) De l’égalité précédente, nous déduisons :|z|=
z0−2 z0−1
= |z0−2|
|z0−1|. OrMetM0ont pour affixes respectivesz etz0,CetD,iet 2, donc nous obtenons : OM = M0D
M0C
(b) Lorsque le pointMdécrit le cercle de centreOet de rayon 1, nous avonsOM= 1 donc M0D
M0C =1 ou encore M0D= M0C: nous en déduisons
le pointM0appartient à la médiatrice du segment [CD] .
(c) De l’égalité du 2˚)b) , pourz,0 etz,1, nous pouvons déduire : Arg(z)=Arg z0−2
z0−1
!
= Arg(z0−2)−Arg(z0−1) [2π] donc →−
u,−−−→ OM
=→− u,−−−−→
DM0
− →−
u,−−−→
C M0
=−−−→
C M0,−−−−→ DM0
[2π]
LorsqueMest un point de l’axe réel, distinct deOet deA, nous avons : →−
u,−−−→ OM
=0 ou →−
u,−−−→ OM
=π [2π], d’où −−−→
C M0,−−−−→ DM0
=0 [2π] ou−−−→
C M0,−−−−→ DM0
=π [2pi].
Le pointM0appartient donc à la droite (CD), privée deCet deD.
Exercice 4
O O
T T T T
0,995 0,005
0,05 0,95 0,85 0,18