• Aucun résultat trouvé

Problème II

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Problème II"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

Problème I

Partie A

1. Pour montrer que∼est une relation d'équivalence, on doit montrer que la relation est réexive, symétrique est transitive.

Réexive.A∼Acar on peut choisirP =I(matrice unité).

Symétrique. Si∼B, il existe P inversible telle que B=P−1AP ⇒A=Q−1BQ avecQ=P−1 inversible doncB∼A.

Transitive. SiA∼B etB ∼C, il existe des matrices inversiblesP etQtelles que B =P−1AP

C=Q−1BQ )

⇒C= (Q)−1(P)−1A(P Q) = (P Q)−1A(P Q)

doncC∼AcarP Q est inversible.

2. Il s'agit en fait de montrer que deux matrices semblables ont le même déterminant.

Cela résulte de ce que le déterminant d'un produit est le produit des déterminants.

B=P−1AP ⇒det(B) = det(P−1AP) = det(P−1) det(A) det(P)

= det(A) det(P) det(P−1) = det(A) det(P P−1) = det(A)

3. a. Six∈Imw, il existe y∈ker(ui+j)tel que

x=w(y) =uj(y)⇒ui(x) =ui+j(y) = 0E

doncx∈kerui. Ceci prouve

Imw⊂kerui b. Appliquons àwle théorème du rang :

dim(kerui+j) = dim(kerw) + dim(Imw) avec

kerw= kerui+j∩keruj= keruj etImw⊂kerui. On en déduit

dim(kerui+j)‘ dim(kerui) + dim(keruj)

4. a. Soituun endomorphisme de rang 2 tel queu3=O. Comme la dimension deE est 3, son noyau est de dimension 1. D'après l'inégalité de la question précédente

dim(keru2) ≤ 2 dim(keru) = 2

3 = dim(keru3) ≤ dim(keru2) + dim(keru)≤dim(keru2) + 1

On en déduit les ideux inégalités prouvantdim(keru2) = 2.

b. Comme dim(keru2) = 2, l'endomorphisme u2 n'est pas identiquement nul. Il existe donc un vecteuratel que u2(a)6= 0E. À fortioriu(a)et asont non nuls.

Pour montrer que la famille(u2(a), u(a), a)est une base, il sut de prouver qu'elle est libre.

On considère une combinaison nulle et on compose paru2. On en déduit la nullité du coecient dea. En composant ensuite paruon obtient la nullité du coecient deu(a). Il ne reste plus qu'un coecient qui est forcément nul.

c. Pour v =u2−u, on désigne par U la matrice de uet parV celle de v dans la base(u2(a), u(a), a). On obtient :

U =

0 1 0 0 0 1 0 0 0

, U2=

0 0 1 0 0 0 0 0 0

, V =

0 −1 1

0 0 −1

0 0 0

Partie B

1. Deux matrices semblables ont le même déterminant doncdetA= detT = 1 carT est triangulaire avec des 1 sur la diagonale. Les deux matrices sont donc inversibles.

2. Le calcul montre queN3est la matrice nulle. On en déduit que (I3+N)(I3−N+N2) =I3−N3=I3

Les deux matrices sont donc inversibles et inverses l'une de l'autre. On en déduit (P−1AP)−1=I3−N+N2

avec

(P−1AP)−1=P−1A−1P

3. Dans cette questionN = 0, doncAest semblable à I. Comme I commute avec P, A est égal àI. Les matricesAet A−1 sont donc plus que semblables, elles sont égales et égales àI.

(2)

4. a. On a ici rg(A) = 2 et M = N2−N. Comme N3 = 0, on peut appliquer la question 4. de la partie A. Il existe une "bonne base" dans laquelle la matrice de l'endomorphisme représenté parN est

0 1 0 0 0 1 0 0 0

 doncM est semblable à

0 1 0 0 0 1 0 0 0

+

0 0 1 0 0 0 0 0 0

=

0 −1 1

0 0 −1

0 0 0

 b. Par le calcul,M3= 0, le rang deM est clairement 2.

c. Pourquoi les matrices

0 1 0 0 0 1 0 0 0

,

0 −1 1

0 0 −1

0 0 0

 sont-elles semblables ?

Car on peut appliquer à l'endomorphisme représenté par M et par la deuxième matrice la question 4.b. de la partie A. (il est de rang 2 et sa puissance d'ordre 3 est nulle, il existe alors une "bonne base")

d. Si M et N sont semblables, alors I+M et I+N sont aussi semblables. Or A∼I+N et

A−1∼(I+N)−1=I−N+N2=I+M ∼A

5. On a icirg(A) = 1etM =N2−N. Notons nl'endomorphisme dont la matrice dans la base canonique estN. Comme il est de rang 1 avecn3= 0(immédiat à vérier) son noyau est de dimension 2 avec





Imn⊂kern ou

Imnet kernsupplémentaires

La deuxième proposition est incompatible avec le caractère nilpotent. Il existerait en eet un vecteuranon nul tel quen(a) =λa(l'image est une droite stable) avecλnon nul (l'intersection noyau -image est réduite au vecteur nul). Mais alors

n3(a) =λ3a6= 0

On doit donc avoir

Imn⊂kern

Considérons alors une base (a, b, c) avec (c) base de Imn et (a, b) base de kern. La matrice dendans une telle base est

0 0 1 0 0 0 0 0 0

 On en déduitN2= 0,M2=−N. De plus on a alors :

(I+N)−1=I−N Donc

A∼I+N A−1∼I−N

Pourquoi les deux matricesI+N et I−N sont-elles semblables ?

Car, siN est la matrice dendans(a, b, c), alors−N est la matrice dendans(−a, b, c). Ceci prouve encore que

A∼A−1 .

6. a. On forme la matrice deu−IdE dans la base(a, b, c)de l'énoncé.

A=

0 0 0

0 −1 −1

0 1 1

 Son rang est 1 doncdim(ker(u−IdE)) = 2. On lit facilement sur la matrice que

(e1, e2) = (a, b−c)

est une base deker(u−IdE)et que (b−c)est une base deIm(u−IdE). b. La famille(a, b−c, c)est une base car elle contient trois vecteurs et engendreE.

En eet les vecteurs de(a, b, c)s'expriment en fonction de (a, b−c, c). a=a, b= (b−c) +c, c=c

De plusu(c) =−b+ 2c=−(b−c) +c. La matrice deudans(a, b−c, c)est donc

1 0 0 0 1 −1 0 0 1

(3)

c. Les matricesAetA−1sont semblables car on se trouve dans le cas de la question 5 avecAsemblable à une matriceI+N avecN de rang 1.

d. Toute matrice semblable à son inverse est-elle de la formeT? La réponse est non. Exemple :

A=

1 0 0 0 2 0 0 0 12

= Mat

(a,b,c)

u

A−1=

1 0 0 0 12 0 0 0 2

= Mat

(a,b,c)

u−1= Mat

(a,c,b)

u

La matriceAest bien semblable à son inverse.

Pourquoi n'est-elle pas semblable à une matrice de la formeT? Car deux matrices semblables ont la même trace alors que

trA= 1 + 2 +1

2 6= trT = 3

Problème II

Partie I

1. On peut calculer le rang ou le déterminant. Pour le calcul du rang par exemple, on forme les matrices suivantes par des opérations élémentaires. Elles ont toutes le même rang ques.

5 −1 −1

−1 5 −1

−1 −1 5

−1 5 −1

−1 −1 5

5 −1 −1

−1 5 −1

0 −6 −6

0 24 −6

−1 5 −1

0 1 1

0 4 −1

−1 5 −1

0 1 1

0 5 0

−1 −1 5

0 1 1

0 0 5

2. a. Le rang de la dernière est clairement 3. On en déduit quesest un automorphisme.

b. La famille(e01, e02, e03)avec

e01= (1,1,1), e02= (1,−1,0), e03= (1,1,−2)

est une base car elle est orthogonale pour le produit scalaire usuel deR3.

c. Calculons les images des vecteurs : 1

3

5 −1 −1

−1 5 −1

−1 −1 5

 1 1 1

=

 1 1 1

 donc s(e01) =e01

1 3

5 −1 −1

−1 5 −1

−1 −1 5

 1

−1 0

=

 2

−2 0

 donc s(e02) = 2e02

1 3

5 −1 −1

−1 5 −1

−1 −1 5

 1 1

−2

=

 2 2

−4

 donc s(e03) = 2e03

On en déduit

S0= Mat

(e01,e02,e03)s=

1 0 0 0 2 0 0 0 2

 d. SoitP la matrice de passage de(e1, e2, e3)vers(e01, e02, e03)

P=

1 1 1

1 −1 1

1 0 −2

alorsS=P S0P−1 doncSn=P S0nP−1 avec

S0=

1 0 0

0 2n 0 0 0 2n

3. a. La famille(I3, S)est libre carS n'est pas diagonale.

b. Après calcul, on trouve que

S2=−2I+ 3S

c. Il est clair que S0, S, S2 sont combinaisons linéaires deI3 et S. Si Sn est com- binaison linéaire deI3 et S alorsSn+1 est combinaison linéaire de S et S2. En remplaçantS2on obtient bien une combinaison deI3etS. Ceci prouve l'existence par récurrence. L'unicité vient de ce que la famille(I3, S)est libre. On obtient

Sn+1=−2bnI3+ (an+ 3bn)S

(4)

d. La question précédente conduit aux relations a0 = 1

b0 = 0 ,

a1 = 0 b1 = 1 ,

an+1 = −2bn

bn+1 = an+ 3bn e. En utilisant les relations de la question précédente, il vient

an+1+bn+1 = −2bn+an+ 3bn =an+bn=· · ·=a1+b1= 1 bn+1+ 1 = an+bn+ 2bn+ 1 = 1 + 2bn+ 1

= 2(bn+ 1) =· · ·= 2n(b0+ 1) = 2n On en déduit

an= 2−2n, bn= 2n−1 4. a. SoitB =S−2I3. Avec les données de l'énoncé on obtient

B=−1 3

1 1 1 1 1 1 1 1 1

 On en déduitB2=−B puisBn= (−1)n+1B.

CommeB =S−2I3 et queS commute avecI3, on peut appliquer la formule du binôme

Sn =

n

X

k=0

n k

2kIkBn−k =

n−1

X

k=0

n k

2k(−1)n−k+1B+ 2nI3

=

−(−1 + 2)k+nn

B+ 2nI3

= (2n−1)B+ 2nI3

b. Lors de la question 3., on a obtenu

Sn= (2−2n)I3+ (2n−1)S ici,

Sn = (2n−1)B+ 2nI3= (2n−1)(S−2I3) + 2nI3

= (−2n+1+ 2 + 2n)I3+ (2n−1)S

= (−2n+ 2)I3+ (2n−1)S On retrouve bien le même résultat.

5. Pour vérier si la formule donnantSnreste valable pour desnnégatifs, considérons le produit matriciel deSn par ce que donne la formule pour−n:

[(−2n+ 2)I3+ (2n−1)S]

(−2−n+ 2)I3+ (2−n−1)S

= (5−2n+1−21−n)I3+ (−5 + 3 2n+ 3 2−n)S+ (2−2n−2−n)S2

on remplace alorsS2par

S2=−2I3+ 3S

Presque tout s'annule alors, le produit des deux crochets vaut seulement I3. On en déduit que la formule

Sn= (−2n+ 2)I3+ (2n−1)S reste valable pour lesn∈Z.

Partie II

1. D'après la question I.5. la matriceS−1deu−1 dans la base canonique est

S−1= (−1

2 + 2)I3+ (1

2 −1)S= 3 2I3−1

2S=1 6

4 1 1 1 4 1 1 1 4

 On en déduit

U = 1 18

−1 −1 5

5 −1 −1

−1 5 −1

4 1 1 1 4 1 1 1 4

=

0 0 1 1 0 0 0 1 0

Cette matrice est clairement orthogonale. Elle permute circulairement les vecteurs de la base orthonormée directe(e1, e2, e3). Il s'agit d'une rotation d'angle−3 autour de la'xe orienté par le vecteur somme des trois vecteurs de la base.

Par dénitionf =u◦s. Pour montrer quef =s◦u, on forme le produit matricielSU. On retrouve bienAla matrice def.

2. a. En normant les vecteurs(e01, e02, e03)de la question I.2. on obtient e001= 1

√3(e1+e2+e3) , e002 = 1

2(e1−e2) , e003 = 1

√6(e1+e2−2e3)

On avait déjà remarqué que(e01, e02, e03)était orthogonale,(e001, e002, e003)est mainte- nant orthonormale.

(5)

b. On cherche la matriceU0 deudans la base(e001, e002, e003).

On a signalé queupermutait circulairement(e1, e2, e3). On en déduit l'eet sur (e001, e002, e003):

u(e001) =e001 , u(e002) = 1

2(e2−e3) , u(e003) = 1

6(e2+e3−2e1)

Il s'agit maintenant d'exprimer(e1, e2, e3) en fonction de (e001, e002, e003). On utilise d'abord(e01, e02, e03):

e01 = e1+e2+e3 e02 = e1−e2 e03 = e1+e2−2e3

,

e1 = 13e01+12e02+16e03

e2 = 13e0112e02+16e03

e3 = 13e0113e03

On en déduit

u(e02) = −12e02+12e03

u(e03) = −32e0212e03

,

( u(e002) = −12e002+

3 2 e003

u(e003) = −

3

2 e00212e003

puis la matrice

U0 = Mat

(e001,e002,e003)u=

1 0 0

0 −12

3 2

0

3 212

3. a. On voit très clairement sur la matrice de f dans (e001, e002, e003) que l'ensemble des vecteurs invariants parf estVect(e001).

b. Les deux 0 sur la première ligne de la matrice de f dans (e001, e002, e003) montrent clairement queP est stable parf.

La matrice deg (restriction def) dans(e002, e003)est −1 −√

√ 3

3 1

= 2 −12

3

2 3 212

!

On en déduit quegest la composée d'une rotation d'angle 3 et d'une homothétie de rapport 2.

4. a. Ici,C(f)désigne l'ensemble des endomorphismes deR3 commutant avecf. Pour montrer queC(f)est une sous-algèbre deL(R3), on doit vérier que :

Id∈ C(f).

Siλ∈Retf,g dansC(f)alors :

f+g, λf, f◦g∈ C(f) Cela ne pose pas de problème.

b. Soitg∈∈ C(f).

i. Commef(e001) =e001 et queg commute avecf : g(e001) =g(f(e001)) =f(g(e001)) doncg(e001)est invariant parf donc

g(e001)∈Vect(e001)) d'après 4.a.

ii. D'après 1.,uetscommutent avecu◦s=f. D'autre part, upermute circu- lairement(e001, e002, e003)donc

f3= (s◦u)3=s3◦u3=s3

Par dénitiong commute avec f donc avecf3 =s3. Les matrices de g ets3 dans n'importe quelle base commutent. On en déduit que la matriceM deg dans(e001, e002, e003)commute avecS03.

iii. On note 

a b c

a0 b0 c0 a00 b00 c00

la matrice dans(e001, e002, e003)d'un élémentg ∈ C(f). En écrivant qu'elle commute avec

S03=

1 0 0 0 8 0 0 0 8

 on obtient

b=c=a00=a0= 0

En écrivant ensuite qu'elle commute avec la matrice def on obtient c0=−b00, c00=−b0

La forme générale dans(e001, e002, e003)de la matrice d'un élément deC(f)est donc :

a 0 0

0 b0 −b00 0 b00 b0

 L'espaceC(f)est donc de dimension 3.

Références

Documents relatifs

On se propose maintenant d'étendre cette inégalité pour un nombre quelconque de

Montrer que g est la composée de deux applications linéaires simples que l'on

Cet exercice propose une version discrète (avec des familles) et une version continue (avec des fonctions) de l'inégalité de Chebychev 1.. I -

Dans ces deux cas, on dit que B' et C' sont les images de B et C par la translation qui transforme A en A' et que les couples AA' , BB' et CC' dans cet ordre sont les

Exercice 2 – Soit A un anneau non nul dans lequel tout idéal propre (6= A)

La récurrence n’est pas difficile mais les manipulations des exposants, des expressions doivent être menées avec soin.. Soit n entier naturel non nul

Donner, pour différentes valeurs de m représentatives des diverses situations rencontrées, les allures des courbes C m correspondantes... Déterminer les limites de la fonction f m

Un exercice qui fait appel à un résultat classique sur les sommes d’entiers naturels et requiert d’être attentif (1 ère