Universit´e Lille 1 Master 1 Recherche
Analyse complexe 22 janvier 2016
Corrig´e DM - Homographies
1. Sph`ere de Riemann
(a) Expression de la projectionπN
Soit M(x, y, u) un point deS2\ {N} (en particulieru6= 1).
La droite (M N) a pour repr´esentation param´etrique (tx, ty, t(u−1) + 1), t∈R. Elle intersecte le plan (xOy) au point de param`etret0 tel quet0(u−1) + 1 = 0, c’est-`a-dire au point de coordonn´ees (1−ux ,1−uy ,0). En identifiant le plan (xOy) `a C, on obtient donc
πN(M) = x+iy 1−u Continuit´e de πN
L’application (x, y, u) 7→ x+iy1−u est continue sur R×R×(R\ {1}). En particulier sa restriction `a {(x, y, u) | x2+y2 +u2 = 1, (x, y, u) 6= (0,0,1)} est continue (pour la topologie induite parR3).
Limite de πN(M) quand M →N
Remarquons que siM = (x, y, u)∈S2, alorsM →N signifie u→1−. Or
|πN(M)|2= x2+y2
(1−u)2 = 1−u2
1−u = 1 +u 1−u et on obtient bien|πN(M)|2 −−−−→
u→1− +∞.
(b) Bijection r´eciproque deπN
Soit z=a+ib∈C(a, b∈R), et M(x, y, u)∈S2\ {N} :
πN(M) =z⇔
Re(πN(M)) =a Im(πN(M) =b
|πN(M)|2=a2+b2
⇔
x=a(1−u) y=b(1−u)
1+u
1−u =a2+b2
⇔
x=a(1−u) y=b(1−u) u= aa22+b+b22−1+1
On v´erifie que le point de coordonn´ees
2a
a2+b2+1,a2+b2b2+1,aa22+b+b22−1+1
est sur S2\ {N}.
AinsiπN :S2\ {N} →Cest bijective, et πN−1(z) =
2Rez
|z|2+ 1, 2Imz
|z|2+ 1,|z|2−1
|z|2+ 1
Continuit´e et limite deπN−1
L’applicationπN−1est continue surCcar ses composantes le sont, etπN−1(z)−−−−−→
|z|→+∞ N
car|Rez| ≤ |z|et|Imz| ≤ |z|.
(c) Compactifi´e d’Alexandroff
Par d´efinition, z tend dans ˆC vers ∞ ssi z =∞ ou z sort de tout compact de C, ce qui signifie exactement que|z| →+∞ (dansR).
(d) Montrons queS2 et ˆCsont hom´eomorphes
Soitφ:S2 →Cˆ d´efinie parφ(M) =πN(M) siM 6=N etφ(N) =∞: cette application est bien d´efinie et bijective par construction (φ−1(∞) = N et φ−1(z) = π−1N (z) si z∈C). De plus, φest continue surS2\ {N} et|φ(M)| −−−−→
M→N +∞,i.e.
φ(P)−−−−→
M→N ∞=φ(N) autrement ditφest continue en N.
De mˆeme, φ−1 est continue sur C, et φ−1(z) −−−−−→
|z|→+∞ N, i.e. φ−1(z) −−−→
z→∞ φ−1(∞), ainsiφ−1 est continue en∞. Finalementφest bien un hom´eomorphisme deS2 sur ˆC.
2. Groupe des homographies
(a) Montrons queH est un groupe pour la loi de composition Soit A, B∈GL2(C) :A=
a b c d
etB =
a0 b0 c0 d0
, alors
AB=
a0a+bc0 ab0+bd0 ca0+dc0 cb0+dd0
et on remarque que l’on a aac00z+dz+b00 +b
cac00z+dz+b00 +d = (aa0+bc0)z+ab0+bd0
(ca0+dc0)z+cb0+dd0 pour tout z dans Ω :={z∈C|c0z+d0 6= 0 etcac00z+dz+b00 +d6= 0}. Ainsi
∀z∈Ω, hA(hB(z)) =hAB(z) Il reste `a v´erifier l’´egalit´e sur ˆC\Ω.
• Enz=∞
∗ si c0 = 0 (et donca0 6= 0 etd0 6= 0 puisqueB est inversible) : alors hB(∞) =∞.
— sic= 0 (et donc a6= 0 etd6= 0) : alorshA(hB(∞)) =hA(∞) =∞.
Dans ce cas, ca0+dc0 = 0 et par cons´equent hAB(∞) =∞.
— sic6= 0 : alorshA(hB(∞)) =hA(∞) = ac.
Dans ce cas,ca0+dc0 =ca06= 0 et par cons´equenthAB(∞) = aaca00+dc+bc00 = aaca00 = ac.
∗ si c0 6= 0 : alorshB(∞) = ac00.
— sicac00 +d= 0 : alorshA(hB(∞)) =∞.
Dans ce cas, ca0+dc0 = 0 et par cons´equent hAB(∞) =∞.
— sicac00 +d6= 0 : alorshA(hB(∞)) =hA(ac00) = a
a0 c0+b
cac00+d = aaca00+dc+bc00.
Dans ce cas, ca0+dc0 =ca0 6= 0 et par cons´equenthAB(∞) = aaca00+dc+bc00. Ainsi, dans tous les cas,hA(hB(∞) =hAB(∞).
• Enz= −dc00 (c0 6= 0, sinon on est dans le cas pr´ec´edent) :hB(−dc00) =∞
∗ si c= 0 (et donca6= 0 etd6= 0) : alors hA(∞) =∞.
Dans ce cas, (ca0+dc0)−dc00 +cb0+dd0 = 0 et donchAB(−dc00) =∞.
∗ si c6= 0 : alorshA(∞) = ac.
Dans ce cas, (ca0 +dc0)−dc00 +cb0 +dd0 = cc0(−a0d0 +b0c0) 6= 0 (puisque B est inversible) : ainsihAB(−dc00) = (aa
0+bc0)−dc00+ab0+bd0
(ca0+dc0)−dc00+cb0+dd0 = −aa−ca00dd00+ab+cb00cc00 = ac.
• Enz∈Ctel quecac00z+dz+b00 +d= 0 (etc0z+d0 6= 0) :i.e. ca00z+dz+b00 = −dc etc6= 0.
AlorshA(hB(z)) =∞. Par ailleurs la condition surzsignifie (ca0+dc0)z+cb0+dd0= 0, et donchAB(z) =∞.
Finalement : ∀z ∈ Cˆ, hA(hB(z)) = hAB(z). D’o`u hA◦hB = hAB, ce qui donne imm´ediatementhA◦hA−1 =hA−1◦hA=hI=idˆ
C. Ainsi l’applicationhAest bijective, et (hA)−1 =hA−1.
Par cons´equent, l’ensemble des homographies de la sph`ere de Riemann est stable par
◦ (qui est associative), poss`ede un ´el´ement neutre pour cette loi (hI =idˆ
C), et tout
´el´ement est inversible d’inverse une homographie : c’est donc un groupe.
(b) Montrons quehA=hB ssi A etB sont proportionnelles SoitA, B∈GL2(C) :hA=hB⇐⇒hA◦h−1B = idˆ
C⇐⇒hAB−1 = idˆ
C=hI2 d’apr`es la question pr´ec´edente. On se ram`ene ainsi `a prouver l’´equivalence demand´ee dans le cas A=
a b c d
etB =I2. La d´efinition dehA donne imm´ediatement que, siA=λI2 (λ∈C∗), alors hA= idCˆ. Pour la r´eciproque, supposons que∀z ∈C,ˆ hA(z) =z : en particulierhA(∞) =∞, doncc= 0. Alors pour toutz∈C, az+bd =z, autrement dit a=detb= 0, et A=
d 0 0 d
=dI2. Montrons queH est isomorphe `a P GL2(C)
Soit Z = {λI2 | λ ∈ C∗} : c’est un sous-groupe de GL2(C), et les ´el´ements de Z commutent avec tous ceux de GL2(C) (en fait, Z est le centre deGL2(C))a fortiori Z est distingu´e dansGL2(C). On peut donc d´efinir le groupe quotient GL2(C)/Z. Soit ψ:GL2(C)→H d´efinie par ψ(A) =hA :ψ(I) =idˆ
C, et
∀A, B∈GL2(C), ψ(AB) =hAB =hA◦hB=ψ(A)◦ψ(B)
doncψ est un morphisme de groupes. De plusψ(A) = ψ(B) si et seulement si A et B sont proportionnelles, autrement dit AB−1 ∈Z, ainsi ψ passe au quotient en un morphisme de groupes Ψ injectif, de mˆeme image queψ :
GL2(C) ψ //
H
GL2(C)/Z
Ψ
::
Or ψ est surjective par construction, donc Ψ aussi ; par cons´equent c’est un isomor- phisme de groupes de GL2(C) surH.
(c) G´en´erateurs de H
NotonsSa,b :z7→ az+b (a6= 0) etι:z7→ 1/z, prolong´ees `a ˆCavec les conventions habituelles : Sa,b=h
a b 0 1
etι=h
0 1 1 0
sont bien des ´el´ements de H.
Soit hA ∈ H, avec A =
a b c d
: si c = 0 (et donc a 6= 0 et d 6= 0), on a imm´ediatement hA = Sa
d,bd. Sinon, hA(z) = ac + −
ad c+b
cz+d , o`u −adc +b 6= 0 car A est inversible ; ainsi hA =Sb−ad
c,ac ◦ι◦Sc,d. Ainsi tout ´el´ement de H est une compos´ee de similitudes directes et d’inversion.
Or l’inversion est par d´efinition un automorphisme de la sph`ere de Riemann. De plus, la similitudeSa,best holomorphe surC, et ´egalement holomorphe en l’infini car Sa,b(∞) =∞, etvia les cartes on obtientι◦Sa,b◦ι(z) = a+bzz qui est holomorphe au voisinage de 0 (car a 6= 0) ; de plus Sa,b est bijective et sa r´eciproque est aussi une similitude directe, donc holomorphe par le mˆeme raisonnement. Comme compos´ees, les homographies sont donc aussi des automorphismes ˆC.
3. Propri´et´es g´eom´etriques des homographies (a) Description des cercles-droites
Un cercle sur S2 est l’intersection deS2 et d’un plan P. On noteN le pˆole Nord sur S2. L’intersection de la sph`ere et du plan est d´ecrite par le syst`eme
x2+y2+u2 = 1
ax+by+cu=d (a, b, c, d∈R, (a, b, c)6= (0,0,0)).
• Si P ne passe pas par le pˆole Nord, c6=d. La projection st´er´eographique a pour expression πN(x, y, u) = x+iy1−u, donc en posant z = πN(x, y, u), on obtient que l’image par πN des solutions du syst`eme pr´ec´edent est donn´ee par
(
z¯z(1−u)2+u2 = 1 i.e. u= |z||z|22−1+1
a(1−u)z+¯2z +b(1−u)z−¯2iz +cu=d ce qui ´equivaut, en posant α=c−d,β=a−ibetγ =−c−d, `a
α|z|2+βz+ ¯βz¯+γ = 0 (α∈R∗, γ ∈R).
C’est l’´equation d’un cercle dans le plan complexe :
x+Reβ α
2
+
y−Imβ α
2
= |β|2−αγ α2
PuisqueπN :S2\ {N} →Cest bijective, l’hypoth`ese queS2∩ P soit un vrai cercle sur S2 ´equivaut `a ce que le cercle obtenu dans C ne soit ni vide ni r´eduit `a un singleton, c’est-`a-dire|β|2 > αγ.
R´eciproquement, tout cercle de Ca une ´equation (x−x0)2+ (y−y0)2=R2, avec R >0, et on obtient la forme voulue en posantα= 1,β=−x0+iy0,γ =|β|2−R2 et donc a=−x0, b=−y0, c= 1−|β|22+R2, d=c−1.
• SiP passe par le pˆole Nord, on ac=d. L’image par la projection st´er´eographique de (S2∩ P)\ {N}a pour ´equationa1+|z|2 2
z+¯z
2 +b1+|z|2 2
z−¯z
2i +c|z|1+|z|2−12 =c. En posant α = 0,β =a−ibetγ =−2c, on obtient
βz+ ¯βz¯+γ = 0 (β∈C, γ∈R, (β, γ)6= (0,0)).
Autrement dit, c’est une droite d’´equation 2(Reβ)x−(2Imβ)y+γ = 0. L’hypoth`ese que S2∩ P soit un vrai cercle sur S2 ´equivaut `a ce que cette droite deCobtenue par projection de S2∩ P)\ {N}ne soit pas vide, c’est-`a-direβ6= 0, autrement dit
|β|2> αγ. R´eciproquement, toute droite deCest de cette forme.
(b) Montrons que les homographies pr´eservent (globalement) les cercles-droites
On sait que les homographies sont engendr´ees par les similitudes directes et l’applica- tionι:z7→1/z. Or les similitudes directes transforment les cercles (resp. les droites) en cercles (resp. en droites) car ce sont des compos´ees de translations, homoth´eties, rotations ; de plus elles fixent ∞. Il suffit donc de montrer que les ´equations de la formeαzz¯+βz+ ¯βz¯+γ = 0 (o`u α, γ ∈ R, |β|2 > αγ) sont globalement pr´eserv´ees parι.
L’ensemble des z ∈ C∗ tels que αz¯z +βz+ ¯βz¯+γ = 0 est transform´e par ι en l’ensemble desz0 ∈C∗ tels que
α z0z¯0 + β
z0 + β¯
¯
z0 +γ = 0,
c’est-`a-dire α+βz¯0+ ¯βz0 +γz0z¯0 = 0. De plus, si z = 0 appartient au cercle-droite d’´equationαz¯z+βz+ ¯βz¯+γ = 0, alorsγ = 0, donc l’ensemble obtenu apr`es transfor- mation parz 7→1/z est une droite ; et commeι(0) =∞, on obtient bien une droite augment´ee de l’infini (i.e. un cercle de ˆCpassant par∞).
Image par une homographie d’un disque ou d’un demi-plan
Soit h : ˆC → Cˆ une homographie : elle transforme un cercle-droite C en un cercle- droiteC0. Puisque les homographies sont des hom´eomorphismes de ˆC, h´echange les composantes connexes de ˆC\C et celles de ˆC\C0.
• SiC est le cercle de centreaet de rayonr, ˆC\C a deux composantes connexes : le disque ouvert D(a, r) et Ω := {z ∈ C/ |z−a| > r} ∪ {∞}. En effet, ce sont deux ouverts disjoints qui recouvrent ˆC\C; D(a, r) est connexe par arcs donc connexe ; Ω est l’image du connexe D(a, r) par l’hom´eomorphisme z7→ a+ z−a1 , donc est connexe.
• Si C est une droite de C augment´ee de l’infini, son compl´ementaire dans ˆC est le compl´ementaire de la droite dansC; il a donc pour composantes connexes les deux demi-plans correspondants.
Ainsi, l’image d’un disque ou d’un demi-plan par une homographie est soit un disque, soit un demi-plan, soit le compl´ementaire d’un disque ferm´e dans ˆC.
(c) Montrons queh:z7→iz−iz+i est un biholomorphisme de D(0,1) sur{z |Imz <0}
L’application h est une homographie : il suffit donc de v´erifier qu’elle transforme le cercle unit´e en (Ox)∪ {∞} pour savoir qu’elle transforme biholomorphiquement le disque unit´e (ouvert) en l’un des deux demi-plans {z | Imz <0} ou {z | Imz <0}.
Et comme l’image du cercle unit´e est forc´ement un cercle-droite, il suffit pour savoir lequel de regarder l’image de trois points distincts du cercle. Or :
h(−i) =∞ ; h(i) = 0 ; h(1) = 1
Ainsi l’image par h du cercle unit´e est l’unique cercle-droite passant par les points
∞, 0 et 1, c’est donc (Ox)∪ {∞}.
De plush(0) =−i, donc l’image deh est n´ecessairement le demi-plan{z |Imz <0}.
(d) Action des homographies sur ˆC
Soitz10, z20, z30 ∈Cˆ deux `a deux distincts : montrons qu’il existe une unique homogra- phieh telle queh(∞) =z10,h(0) =z20 eth(1) =z30. Pour cela, ´ecrivons les conditions surh:z7→ az+bcz+d :
h(∞) =z01 h(0) =z02 h(1) =z03
⇐⇒
a c =z01
b d =z02
a+b c+d =z30
•Siz10 =∞: n´ecessairementc= 0 ; comme alorsz20 6=∞etz036=∞,d6= 0 etb=dz02, et donca=dz03−b=d(z30 −z20). Cela d´efinit de fa¸con unique l’homographie donn´ee par la matrice
z30 −z20 z20
0 1
.
• Siz10 6=∞ : n´ecessairement c6= 0, et a=cz10.
∗ Si z20 = ∞, on a d = 0 et donc b = cz30 −a = c(z30 −z10). Cela correspond `a l’homographie donn´ee par la matrice
z10 z03−z10
1 0
.
∗ Siz20 6=∞, on ad6= 0 etb=dz02, d’o`u cz10c+d+dz02 =z30 : siz30 =∞, alorsd=−cet on obtient
z10 −z20 1 −1
; si z30 6=∞,cz10 +dz20 = (c+d)z30, ce qui donne czz100−z30 3−z20 =d.
On v´erifie que dans chacun des cas, la matrice obtenue est inversible (la derni`ere est de d´eterminant (z10 −z30)(z10−z02)), et que r´eciproquement l’homographie correspondante convient bien.
Soit maintenant z1, z2, z3 ∈ Cˆ (resp. z10, z20, z30) deux `a deux distincts : il existe une (unique) homographie g (resp. h) telle que g(∞) = z1,g(0) =z2 etg(1) =z3 (resp.
h(∞) =z10,h(0) =z20 et h(1) =z30). Posonsf =h◦g−1 : c’est une homographie, et par construction f(zj) =zj0 (j = 1,2,3).
Supposons queF soit une autre homographie v´erifiant cette propri´et´e : alorsf◦g et F◦gsont deux homographies transformant (∞,0,1) en (z10, z20, z30), doncf◦g=F◦g et doncf =F.
(e) Homographie transformant le demi-plan{z|Rez <0} en le disque unit´e
Pour trouver une telle homographie, il suffit de choisir z1, z2, z3 sur (Oy)∪ {∞} et z01, z02, z30 sur le cercle unit´e : l’unique homographieh v´erifiant h(zj) =zj0 (j = 1,2,3) transformera (Oy)∪ {∞}en le cercle unit´e, et le demi-plan{z|Rez <0}en le disque unit´e ou bienen {z∈C ||z|>1} ∪ {∞}. Pour arriver dans le bon domaine, il suffit de respecter l’orientation : les deux triplets de points doivent par exemple ˆetre choisis dans l’ordre respectant l’orientation usuelle du bord d’un domaine.
On peut donc prendre (z1, z2, z3) = (0, i,∞) et (z10, z20, z30) = (1, i,−1). Il s’agit alors de trouver a, b, c, d tels que db = 1, ai+bci+d = i, ac = −1. Avec c = 1, on obtient a = b = d = −1, autrement dit h(z) = −z+1z+1 . On v´erifie que h(−1) = 0, donc h transforme bien le demi-plan{z|Rez <0} en le disque unit´e.