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Remarques sur le travail de J. Neukirchen concernant la
diffusion des rayons γ durs
V. Trkal
To cite this version:
REMARQUES
SUR LE TRAVAIL DE J. NEUKIRCHEN CONCERNANT LA DIFFUSION DES RAYONS 03B3 DURSPar V. TRKAL.
Sommaire. 2014 Le lecteur y trouvera la théorie aussi rigoureuse que possible de l’arran-gement expérimental de M. Neukirchen (1) qui permet de déterminer le coefficient de
diffusion 03C3a, correspondant à l’effet d’absorption des rayons 03B3 durs.
Avant d’exposer certains procédés de résolution applicables à divers problèmes de la
méthode de M. Neukirchen, il n’est pas inutile de signaler que la formule de M. Neukir-chen Jd = Jo (1 + ad)
e-03BCd
est inacceptable. (Jo =- intensité des rayons03B3 durs en un
point quelconque M, situé à la distance R de O [= centre de la sphère de faible diamètre
qui renferme la substance
radioactive],
Jd = intensité après la traversée d’un corpsdiffusant homogène qui remplit uniformément tout l’espace compris entre les deux sphères concentriques de rayons r et R = r + d, ayant pour centre le point 0; 03BC = coefficient
global d’absorption, 03C3 = coefficient de diffusion des rayons 03B3 durs.) 2014 Cf.
fig. 1. Pour ces raisons, il faut tenir compte des lois élémentaires du rayonnement; il en
résulte que la valeur Jd est donnée par la relation suivante
On obtient facilement pour Jd/Jo le développement
In étant l’intégrale D’autre part, on a :
en posant
Il résulte donc que le coefficient 03C3a peut être
représenté
par la série suivanteavec Jd/Jo = 1 2014
~. On peut
simplifier
aisément les formules précédentes dans levoisi-nage de la valeur x = 1.
(Cf. §
6).M. Neukirchen a proposé, dans le cas du rayonnement 03B3 dur d’une source renfermant Ra C qui donne naissance pratiquement à deux composantes du rayonnement, la relation
03BC’
et 03BC" > 03BC’ désignant respectivement les coefficients de deux composantes durayonne-ment 03B3 dur Ra C mesurées en 1917 par M. Kohlrausch (2). Cette relation de M. Neukirchen
ne s’accorde pas avec des mesures précises.
La solution du probiène considéré nécessite la connaissance de trois mesures de l’inten-sité Jd donnée par la formule
pour trois valeurs distinctes de l’épaisseur di du diffuseur. Le système des équations
(1) J.
NEUKIRCHEN, Ueber Streuung der 03B3-Shahlen des RaC, Z. Physik, 6 (1921), 101-117. (2) K. W. F. KOHLRAUSCH, Wien. Ber., Mitteil Ra-Inst. (1916), Nr. 97, 98, 99, 102.(avec $$ A=(1-)03C3’a + 03C903C3’a,
B=(1-)03C3’a2+03C3’n2,C=(1-03C9)03C3’a3+03C903C3’n3, Jd/J0=1-rn)
définit donc les valeurs A, B, C en fonctions des ~i, di, In, d’où l’on déduit les formules
1. Position du Le
problème
dont nous allons nous occuperpeut
être formulé ainsi :Soit
pI~
Finiensité des rayons y durs en unpoint quelconque
situé à la distance R de 0(--
centre de lasphère
de faible diamètrequi
renferme la substanceradioactive)
et soit cetet’lis
pa1.ibus
J~
l’intensité en 1."11après
la traversée d’un corps diffusanthomogène qui remplit
uniformément toutl’espace compris
entre les deuxsphères
8’i ,
S’2
de rayons r et R = r-~- d, ayant
pour centre lepoint
0. -Quelle
est la relationqui
lieJ~
à l’intensitéTel est
l’arrangement expérimental
de M. Neukirchen~’)
qui permet
de àpartir
de mesures sur l’affaiblissement des rayons y durs lecoefficient
decorrespondant
à l’effet ’Mais.
d’après
la théorie de M.Neukirchen,
u
désignant
le coefficientglobal
d’absorption
et c le coefficient de diffusion des rayons ydurs. Cette formule est
inacceptable. ;
on sait bien que l’affaiblissementtotal P,.
== 1: durayonnement
-; dur est dû à peuprès
totalement à l’effet de diffusion cr.D’autre
part,
la formule considérée est uneapproximation imparfaite
de la relationJ~
lorsque
cr diminue. Le désaccord de la formule de M. Neukirchen avecl’expérience
a une causebeaucoup plus profonde ;
il réside dans une faute deraisonne-ment : les lois élémentaires du
rayonnement
exigent
que l’intensité~,
soit liée à l’in-tensitéJo
par la relation suivanteoù
De
plus,
lkl. Neukirchen aproposé,
dans le cas durayonnement y
dur d’une sourcerenfermant R,a
C,
la relation~’
désignant respectivement les
coefficients de deuxcomposantes
durayonnement
~ dur(RaC)
mesurée en 1917 par M. Kohlrausch(2).
Cette rel’atioll de Neukirchenne s’accorde pas avec des mesures
précises
~3~.
(’) J. NEUKlaCHBN, Z. 6 (1921), 101..11i. ’
(w) K. W. F. KOHLRAVSCH, Wterter Ber. Mitteil. (i~1’~), NI’.
97, 98,
99,
102.(3) En tout cas, il est très remarquable que 1B1. V. Posejpai a utilisé encore en 1930 les données expé-rimentales de M. Neukirchen ; cf. V. POSEJpAL Il Détermination directe ctu volume de l’électron », C. R.,
dans-ces conditions le
problème
de lacomposition
durayonnement
consiste surtoutdans le calcul de la raison w à
partir
des mesures à de la formule1. -
Rayonnement
homogène (Th
l’~’j~
~. Théorie de la méthode de M. Neukirchen. - la lui de
Lambert,
onpeui écrire ’ )
)
d/Í fIl P:--t flux ou
iaô.unneinenl y
qà’eii;oie
unn « source » (lu) v unc surface’Id
,
situéeFig.1.
11 UI1t’
x, 9
eti désignant lcs
angles
que fait la droitequi
joint
avec les normale& / t’I lk’ aux surfaces d.(j) et dQ(fig. 1).
cc L’éclat » est mesuréparl le ’flux
durayon-!iem’’nt ;,
envoyé
par Fumté de surface d’une ceitaint,- « source »’(5’1)
sur unesurface umLé située à l’unité de
distance,
l’une et Vautre de ces surfaces étantnormales
àla droite
qui
i lesjoint.
ComnK’on a
une iaute de raisonnement : d’après cette théorie le coefficient L massique de diffusion [des rayons y durs
lans 1+hydrogène serait iddépendant de la fi éqijence du rayonnement y incident. Ce résultat est inadmis-ible00FF au contraire, on sait depuis longtemps que les coefficients massiques de diffusion des rayons - ducs dans le cas des éléme,its légers diminuent quand la fréquence s’abaisse )
)
Le
rapport
de l’intensitéJd
en unpoint
quelconque
Y,
situé à la dislanee R J1Ltntensité
primaire
., 0 enJV,
s’exprime
par :!
Si on
prend
comme variable ;x au lieu de9’,
on doit considérer queLe calcul donne
,
ou
L’intégration
parparties
donne la formuled’oit iious pouvons tirer
oii
C =
0,5772156649015 ...
désignant
la constante d’Euler. On déduit aisément desprécédentes
que- -
-3.
Développement
de -Proposons-nous
dedévelopper
(1)
1 suivant les
puissances
de8. En par
12,
onpeut
écrire(’)
et,
enremplaçant
e-~8 par la série on obtient pourt
ce
qu’on exprime
par lu relationsymbolique :
dans
laquelle
on aremplacé
les /" par lesintégrales
On trouve successivement
La formule
précédente
devient(1) En remplaçant 1 par
,
on peut écrire :1.
Développement
de e~ -L’intégrale
considérée -’.J, 1/~,lo
peut
s’écrire
aussisons la forme
ce
’lui donne,
en substituant ledéveloppement
de e- lÉ- 1 ’ ~ .en
posant
En
appliquant
les formules de réduction pour lesintégrales
de différentielles binomes bienconnues, on ramènera cette
intégrale
au calcul del’intégrale
On a
L’intégrale
précédente
se calcule aisément ; on a immédiatement la valeur de cetteintégrale
La formule
précédente
permet
de
calculerl’intégrale
définiece
qui
donne ensuitesuccessivement,
en faisant Il ---0, !,
2,
3,~..,
etc.
ce
qui
donneL’intégrale
considérée devient parconséquent :
c’est-à-dire
Il est clair
clue V, est
divisible par le facteur( 2013
1)’.
En l les coefficients de mêmes
puissances
dans les deuxexpression.s
(t 2’),
1 12",1
pour a, entre
autres,
l’identité5. Calcul de ô. - Pour résoudre
l’équation symbolique
(î j
dans
laquelle
ou aremplacé
les 1" par lesint orales
(8)
par
rapport
àc, on
l’écriten
posant
tSi l’on considère dans
l’équation
proposée e
comme la variableindépendante
et 1,comme
une fonction de E, cette
équation admet,
d’après
un théoièmegénéral
sur les fonctionsnnpiicites
d’unevariable,
une racine et une seulequi
tend vers zéro avec s, et cette racine672
En différentiant par
rapport
à la variable s les deux membres del’équatinti
on
parvient
à une suite de relations suivantes :1
Remplaçons,
dans les formulesprécédentes, F-
parzéro;
il vientLes coefficients ci. c2. se déterminent sans
peine
deproche
enproche;
on trouveainsi
Il résulte donc que la racine a considérée comme fonction
de r,
etde z, peut
représentée
par la série suivante .avec
Lorsque
x tendvers 1:
fi la fonction ô tend vers- -
Y3)
- car oii aalors lU. = 1.
En
posant 8
=Il
y, r, =;’ lo,
on obtient : -.ou
.,Nmboliqttemeiit
il suffit de
remplacer
ici I" par1,,, n =
0,
1, 2,...
On déduit immédiatement de cette série pour à, suivant la méthode de l’inversion
(’j,
le
développement
de y
=ci Ii ;
on retrouve donc bien le résultatprécédent (16) @:
6. Formules
approximativt-s
pour etûa(2).
-Nous allons maintenantsimpli-îkir l’S formules
précédentes
dans levoi,,inage
de la valeur Y. = 1. Posonsl’i1tte substitution
l’expression
en
li est. larile de voir que la rela tion
pe,ymet
de calculer deproche
enproche
les valeurs despolynomes
pour s =5, 6, 7,
...on connaît:
rnu obtient sans
peine
le tableau suivantv) Cf. Ù. E. VàN Reversion of Power Séries >3’ Phil. Maq. (6), 19
(:1910),366..
1 ’ ’ ’(S) Nous ne pouvons entrer n’i dans les très longs calculs qu’entraine la déduction de ces résultats et
nous renvoyons le lecteur à l’article de V. TREAL, « Sur la diffusion des rayons y (RaC) » Bulletin
La loi de la construction des
polynornes
est évidente.
On aura
donc,
ennégligeant
les termes due l’oi-olre Z-1,’B...
la formuleapproxi-mative suivante,
ou
Ainsi,
si l’onprend
on ot)tiendra la formuleapproximative
suivanteVoici la formule
approximative qui
quand
on connaîtII. -
Rayonnement
nonhomogène
(Ra GT).
1. Deux
composantes
durayonnement. -
La filtration d’unrayonnement
~{ d’unesource renfermant Ra C dans un écran de
plomb
de0,3
àf,8
cm donne(d’après
M.runsch)
naissancepratiquement
à deuxcomposantes
durayonnement :
l’une des deuxcomposantes
observéespossède
le coefficient de diffusion,,6a’
et a un coefficient lediffusion un peu
supérieur
les deux relatifs à l’effetd’absorption.
Larépartition
durayonne.menl,
dépend
surtout de la raison t-.)qui
caractèrise larépartition
de t’intenteprimaire J,
=[(1
-w)
.~-
w)]
J~o.
Leproblème
consiste dans le calcul de l’intensitéEn substituant le
développement
el on obtienten introduisaBt
Portons notre attention sur les
expressions
On tire de là
Comme
on voit que
On voit
également
queou
On vérifie facilement les identités suivants :
d’où
D étant
l’expression
(On
peut
également exprimer
(1 en fonction d(~ trois~,
8, (’ d’une manièreanalogue.
Ceci
posé,
nous allons utîliser ces relations pour donner àl’équation
pour uneforme
plus
convenable . .8.
Trois mesures de l’intensité diffusée(correspondant
à l’effetd’absorption).
- On
peut
donc trouver lesgrandeurs
quand
on connaît trois valeurs de -1,c’est-qui correspondent
à trois valeurs distinctes ded,
savoirdI, da,
diii.
Si on ne conserve que les
premiers
3 termes del’équation
(38)
pourIl,
on a1 °n calcul facile donne
oit
Remplaçant
ensuite par dans(38),
il vient :On en déduit les valeurs
de z4,
B,
C d’unf- matièreanalogue
que dans le casprécé-dent
fef.
(4(b)l.
Le résultat final pour les
inconnues
/~. une foisobtenu,
onpeut trouver 6a’
et6a"
comme au
paragraphe précédent [c/. (3~)].
Les formules de ce
paragraphe
ne sont pas valables. ça va sansdire,
que si x nechange
pas avec
dl,
d,,,.
Dans le cas contraire le calcul seraitanalogue,
quoique
un peuplus
.