HAL Id: jpa-00233343
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La variation du coefficient d’absorption des rayons γ
durs en fonction du numéro atomique
W. Gentner, J. Starkiewicz
To cite this version:
LA
VARIATION
DU COEFFICIENTD’ABSORPTION
DES RAYONS 03B3 DURSEN FONCTION DU
NUMÉRO
ATOMIQUE
Par W. GENTNER et J. STARKIEWICZ.
Institut du Radium. Laboratoire Curie.
Sommaire. 2014 Nous avons mesuré les coefficients d’absorption des rayons y de Th C" (h03BD = 2,65 106 e V)
dans différents éléments. Deux méthodes de mesure ont été employées, l’une consistant à déterminer les courbes d’absorption, l’autre à comparer les pouvoirs absorbants totaux de grandes épaisseurs des filtres examinés. Les résultats obtenus sont en très bon accord avec les calculs théoriques.
1. Introduction. -
L’absorption
des rayons ypé-nétrants du Th C"
(~==:
4,65
U.X ;
h v ~f , 65
Xavait été examinée par différents auteurs
(Meitner
etHupfeld (1),
Tarrant(2),
Chao(3),
Jacobsen(l).
Tousces travaux ont mis en évidence l’existence d’une
absorption supplémentaire
dontl’origine,
comme nousle savons
d’après
les travaux de Blackett etOcchia-lini
(5)
et de Curie et Joliot(1), provenait
de l’effet de la matérialisation desphotons.
Comme degrandes
férences existaient entre les valeurs obtenues par dif-férentsauteurs,
il nous sembla intéressant de mesurer encore une fois les coefficientsd’absorption
danscer-tains corps, afin d’éclaircir
quelques
questions qui
s’imposaient.
-Comparons
d’abord les valeurs des coefficientsd’ab-sorption,
obtenuesjusqu’à
maintenant(fig. 1).
Citonsquelques
différences lesplus
évidentes.Fig. 1.
Il Les valeurs des coefficients
d’absorption
trouvées par Tarrant dans les cas des corpslégers
sontplus
éle-( t) L. 3IEiTXER et H. H. HUPFELD. 2. Physik, 1931, 67, p. 141.
(2) G. F. B. TARRANT. Proc. Roy. Soc., 1932,135, p. 223.
(3)C. J. CHAO. troc- lVnt. Acad. Sci., 1930, 16, p. 431.
(’) S. C. JACOBSEN. Z. 1931, 70, p. 145.
(5) BLACKETT et OCCHIALINJ. l’roc. Roy. Soc., 1933, 139, p. 699. (6) I. CuRiE et F. JûUOT. J. Phys., ~933, 4, p. 491:.
vées que
d’après
les résultats d’autres auteurs. Surtoutla constance de ces valeurs élevées nous semble assez
improbable.
2o Les valeurs de Meitner et
Hupfeld
se montrent moins élevées dans le cas des corpslégers
etbeaucoup
plus
élevées dans le cas dequelques
élémentsplus
lourds,
qued’après
les observations des autres auteurs(par exemple
pourl’argent).
3° Il en résulte un saut du coefficient
d’absorption
qui, d’après
Meitner etHupfeld,
a lieu entre lemagné-sium et l’aluminium. Il
n’y
a pas d’indications d’unsaut
pareil d’après
les autres observateurs.Remarquons
que c’est surtout pour lemagné~ium
et pour leplomb
que les données de différents auteurs sont presque conformes entre elles.Depuis
la découverte duphénomène
del’absorption
anormale,
de nombreux travauxthéoriques
ont étépubliés
en vued’expliquer
d’unefaçon
quantitative
les valeurs des coefficients del’absorption,
soit par l’effetphotoélectrique,
soit par la matérialisation despho-tons. Dans le travail
précédent
(W.
Geutner,
J.Phys.,
1935,
6,
p. 2~ 4.)
une discussionapprofondie
a été faite par l’un de nous de toutes cesquestions.
Nous.nevou-lons citer ici que les valeurs des coefficients
d’absorp-tion,
qui
résultent de cette discussion commel’expres-sion définitive des
prévisions théoriques
(tabl. I).
A côté de ces valeurs nous donnons
également
la valeur du coefficientd’absorption
par l’effet deComp-ton,
résultant de la formule de Klein-Nishina pour lalongueur
d’onde de~~,~6
U. X.(c’est-à-dire
la valeurconnue de
l@934>10-23
cm2 parélectron).
Commel’absorption
totale est due aux troisphénomènes
cités(c’est-à-dire
à l’effetphotoélectrique,
à l’effet de la matérialisation et à l’effet deCompton),
nous obtenons par lasimple
somme les valeursthéoriques
descoeffi-cients
d’absorption,
citéeségalement
dans le tableau. C’est avec ces valeurs que la courbe dite «théorique n
a été tracée dans la
figure
i. Nous voulons remarquerque c’est encore seulement dans les cas du
magnésium
et du
plomb
que les valeurs de tous les auteurs sont enassez bonne concordance avec la courbe
théorique.
En outre les écarts entre les valeursexpérimentales
des341
coefficients
d’absorption
et celles de la courbethéo-rique
aussi bien que les différences entre les valeurs données par les différentsauteurs,
ont mis en évidencela nécessité de mesurer avec
précision
les coefficientsd’absorption
des rayons y du ThG’’
très filtrés dans lesdifférents
éléments,
et de comparer ces coefficients avec les valeursthéoriques.
C’est le but duprésent
travail.TABLEAU 1.
2.
Dispositif
expérimental. -
Nos observationson télé faites par les deux méthodes
différentes,
décritesplus
bas,
la méthode directe et la méthode de compa-raison. Comme nous nous sommes servis du mêmedis-positif
pour les deuxméthodes,
nous lereprésentons
d’abord dans la
figure
2.Fig. 2.
Nous
disposions
pour nos recherches d’une sourceancienne de mésothorium
qui
étaitdepuis longtemps
déjà
enéquilibre
avec sesdérivés,
équivalant
enrayons y à 100 mg de radium. La
grande
sensibilité ducompteur
deGeiger-Müller
qui
nous a servi commeinstrument de mesure nous a
permis
de filtrer lerayonnement
par 8 cm deplomb,
quoique
la distanceentre la source et le tube
compteur
fût de 300 Cill. Ilen résulte une ouverture du faisceau de
1/L) degré.
I)ecette manière aucune correction n’était nécessaire ni pour la diffusion des rayons dans le filtre de mesure ni pour la
composition
durayonnement
y- Les autresdétails du
dispositif
sontindiqués
dans lafigure
‘~. Lapureté
des éléments étudiés avait été examinéepar une
analyse chimique
(1)
et d’autrepart
nous avons vérifiéchaque
fois laproportionnalité
dutube-comp-teur
avec l’intensité
durayonnement
y. 3. Méthode directe. - La méthodeexpérimentale
pour la définition du coefficient
d’absorption, employée
parexemple
par MeitneretHupfeld,
consistait à tracer des courbesd’absorption
pour les éléments examinés.C’était cette méthode dont nous nous sommes servis dans la
première
partie
de notre travail. Nous remar-quons que nous avonspoursuivi
nos mesuresjusqu’à
ce que le
rayonnement
f utréduit,
à cause del’absorp-tion dans les
écrans,
à ~0 pour 100 de son intensitépri-maire. Seulement dans le cas du
lithium,
nous nedis-posions
que d’uneépaisseur
des filtres absorbant 50 pour 100 de l’intensitéprimaire.
Nous avons fait pourchaque
élémentquelques
courbesd’absorption
diffé-rentes afin de connaître exactement les erreurs pos-sibles.Chaque
courbe était déterminée par 6 à 10points
et
chaque point
était le résultat d’au moins 1 000 coups dutube-compteur.
Dans ces conditions l’erreurstatis-tique
relative àchaque
point
d’une courbe était de 3 pour 100 environ. Parconséquent
on devait s’attendre à ce que l’erreur de la valeur du coefficientd’absorption,
déterminéed’après
une courbeparti-culière,
nepuisse
êtresupérieure
à 2 pour 100 environ. Néanmoins lacomparaison
des valeurs obte-(1) lous tenons à remercier Servigne qui a bien voulunues
d’après
les courbes différentes pour le mêmeélément nous a monlré que les écarts observés étaient
de 4-5 pour ï(1o. Nous avons cherché
l’explication
dece fait dans les
changements
de l’activité dulabora-toire et par
conséquent
dans les fluctuations de lana-ture
non-statistique
du nombre dimpulsions
du comp-teur. Il fallait faire lastatistique
d’un nombre beau-coupplus
élevé de coups ducompteur
pour éliminer l’influence de ceschangements.
C’estpourquoi
nousavons tracé
quelques
courbes danschaque
cas d’un élément examiné. Ainsi nous avons obtenu pourchaque
élémentquelques
valeurs du coefficientd’ab-sorption.
Les écarts entre ces valeurs nous ontpermis
d’évaluer l’erreur
probable
de la valeur moyenne ducoefficient
d’absorption.
Cette erreur s’est montrée de 3 pour 100 environ et nous croyonsqu’il
étaitprati-quement
presqueimpossible
d’obtenir une meilleure exactitude dans nos conditions de travail. Nous donnons dans le tableau 2 les valeurs que nous avonsobtenues pour
quelques
corpslégers,
notamment pour :Li, 1120,
Mg,
Al, S,
Cu,
Zn. Nous donnonségalement
la valeur du coefficient
d’absorption
pour leplomb
mesuré par l’un de nous dans des conditionsexpéri-mentales semblables
(1).
TABLEAU II.
Ces valeurs sont
représentées
par lespoints
dans lafigure
3,
où nous avonsreproduit également
la courbe«
théorique
» de lafigure
1. Il estremarquable
que nosvaleurs tombent
près
de la courbe et que leurs écarts nedépassent
pas les limites de l’erreur.~
Fig. 3.
D‘après
ces mesures et surtoutd’après
les valeurstrouvées dans les cas de
Li,
deH20
et doMg,
onpeut
conclure
qu’il
ne semble pas que la constance des valeursexiste,
sur un niveau assezélevé,
supposé
par Tarrant pour les élémentslégers.
Nous croyonsplutôt
à une diminution
régulière
des valeurs des coefficientsd’absorption
avec le numéroatomique
décroissant. Cette diminutioncorrespond
seulement à la diminutionde l’effet de la
matérialisation,
parce quel’absorption
par l’effet deCompton
garde
sa valeur constante(par
électron)
etl’absorption
due à l’effetphotoélectrique
estnégligeable
pour des éléments aussilégers.
S’ils’agit
de lamatérialisation,
lagrandeur
de cephéno-mène doit être
proportionnelle
au carré du numéroatomique.
Ainsi on doit s’attendre à une variationlinéaire du coefficient
d’absorption
(par
unélectron),
due à cet
effet,
et c’estpourquoi
la courbethéorique
de lafigure
1 ou 3 est une droite dans le domaine desélé-ments
légers.
S’ils’agit
de l’observation de Meitner etHupfeld,
concernant le saut entre les coefficientsd’absorption
trouvés pour lemagnésium
et pourl’alu-minium,
nous n’avons pas eu d’abord lapossibilité
d’éclairer cette
question
d’unefaçon
absolumentsûre,
parce que l’exactitude des mesures exécutées par la méthode directe n’était pas suffisante. D’abord nous avons retrouvé ce saut(fig.
3)
mais il s’est montréplus
petit
que celui de Meitner etHupfeld.
La différenceentre les valeurs pour le
magnésium
et pourl’alumi-nium n’était d’ailleurs pas
plus
élevée que l’erreur desmesures. Comme un saut
pareil (mais
dans le senscontraire)
s’estégalement
montré entre le cuivre et le zinc(fig. 3),
l’existence réelle de cesirrégularités
nous sembla d’autantplus
douteuse. Nous avons cherché unmoyen pour éclaircir cette
question importante
et c’est seulementgrâce
à une amélioration réelle de laméthode,
que nous avons pu bien comparer lescoeffi-cients
d’absorption
pour l’aluminium et pour lemagné-sium. Nous allons décrire nos
expériences
avec ces éléments.Ajoutons
que nous avons examiné d’unefaçon
analogue
les coefficientsd’absorption
dansl’argent,
dans le zinc et dans leplomb.
Cela nous apermis
d’éclairer aussi les désaccords entre les valeurs obtenues par les différents auteurs dans le domainedes éléments lourds.
4. Méthode de
comparaison. -
La méthodeemployée
dans la deuxièmepartie
de notre travail343
consistait en
principe
il comparer lesabsorptions
totalesproduites
par des couches trèsépaisses
d’élé-ments
différents ;
lesépaisseurs
furent choisies defaçon
que les couchespossédassent
lespouvoirs
absor-bants totauxégaux.
Nous avons calculé cesépaisseurs
d’après
les valeursthéoriques.des
coefficientsd’absorp-tion,
données dans le tableau I. Etant donné que l’ona
employé
pourchaque
élément une,seule
épaisseur
déterminée de la couche
absorbante,
aucunedétermi-nation
directe du coefficientd’absorption
n’était pos-sible. Si lesprévisions théoriques,
aveclesquelles
les nombres du tableau 1 ont été calculés étaientjustes,
ondevrait s’attendre à une intensité
égale après
lepas-sage du
rayonnement
par les couchesabsorbantes,
quel
que soit l’élément examiné.Si,
aucontraire,
des sauts existaient entre les valeurs des coefficientsd’ab-sorption
pour les élémentsdifférents,
ou si une dévia-tionsystématique
seproduisait
entre les valeurs vraieset les valeurs
théoriques,
on devrait constater cesécarts en
comparant
les intensités mesurées.Indiquons quelques
avantages
de la méthodeemployée.
D’abord c’est la stabilité des conditions du fonctionnement dutube-compteur.
Eneffet,
le comp-teur était soumis à l’action d’un faisceau de rayons 1 d’une intensité stable et pastrop
élevée. Ainsi étaitcomplètement supprimé
ledanger
d’un défaut depro-portionalité
éventuel des indications ducompteur
avecl’augmentation
de l’intensité.Remarquons
que cedanger présentait
ungrand
inconvénient de la méthodedirecte, surtout,
quand
ils’agissait
de tracer delongues
courbesd’absorption.
Eneffet,
si l’on voulait avoir une intensité facilement mesurable vers la fin de la courbe(dans
nosexpériences,
au moinségale
au mouvementpropre du
compteur),
l’intensitéprimaire
seraittelle-ment élevée que le fonctionnement du
tube-compteur
pourrait
ne pas être trèsrégulier.
La
suppression
de l’inconvénient énoncé nous a per-misd’employer
des couches absorbantes trèsépaisses.
Lesépaisseurs
sont données dans le tableau 3. Elles font diminuer dans lerapport
23,6 :
1 environ l’inten-sité durayonnement
dans le cas dechaque
élémentexaminé. Une
absorption
aussiimportante
était réa-lisée pour mettre en évidence des différences éven-tuelles entre les coefficientsd’absorption
vrais et leurs valeursthéoriques
admises d’avance. Eneffet,
un cal-culsimple
nous montrequ’une
variation de i pour 100de la valeur du coefficient
d’absorption
fait varier de3 pour 100 l’intensité du
rayonnement
après
sonpas-sage par une couche dans
laquelle
l’intensité diminue dans lerapport 23,6 :
-. 1. Si l’on avaitemployé
les couches absorbantes moinsépaisses,
les variations de l’intensité(correspondant,
parexemple
à une varia-tion de I. pour 100 du coefficientd’absorption)
seraientbeaucoup
moins évidentes.Remarquons
qu’il
fallait diminuer à 3 cml’épaisseur
de
plomb
employé
comme filtreprimaire
pour obtenirl’intensité suffisante du
rayonnement ;
dans ces condi-tions l’intensité durayonnement
mesuré était un peuplus
élevée que la valeur du mouvement propre ducompteur.
L’inconvénient éventuel d’unehomogénéité
insuffisante durayonnement
nepouvait jouer
aucun rôledans nos
expériences,
étant donnél’épaisseur
élevéedes écrans absorbants. Si même des
composantes
mollesexistaient encore dans le
rayonnement
i,après
lefil-trage
de 3 cm deplomb,elles
devraientêtre arrêtées dans les écrans. Celaprésente
un autreavantage
de notre méthode decomparaison,
la méthode directeexigeant
un
filtrage plus
fort et unehomogénéité
parfaite
durayonnement
lelong
de toute la couche absor-bante.Il nous reste encore à
indiquer
lafaçon
d’après
laquelle
les’mesures decomparaison
avec les corps dif-férents avaient été exécutées. Nous avonschangé
alter-nativement les corps examinés pour éliminer une
influence éventuelle des
changements
de l’activité du laboratoire. Une mesureparticulière
ne durait que 5 min. Nous avons examiné d’abordd’après
cette manière :l’aluminium,
lemagnésium
etl’argent
etaprès :
lezinc, l’argent
et leplomb.
Nous avons pu lier toutes nos mesures decomparaison
par intermé-diaire del’argent,
mesuré ainsi deux fois. Dans le tableau 111 nousreprésentons
également
les résultats des mesures. Les nombres totauxd’impulsions
du comp-teur étaient de~0 000
au moins(pour chaque
élément).
L’erreurstatistique
était ainsi de 1 pour 100 seu-lement. Nous donnonségalement
letemps
de la durée des observations et les valeurs moyennes des intensitésobservées,
par minute.Après
avoir retranché la valeur de9,7min.
du mouvement propre dutube-compteur,
nous avons obtenu les nombres relatifsexprimant
les intensités réelles durayonnement.
En admettant 100 comme valeur de l’intensité dans le cas dumagnésium.
nous avons trouvé pour les autreséléments les valeurs relatives
indiquées également
dans le tableau III.Ajoutons
ici que la valeur de102,65
pour le cas del’argent
est évaluée directementd’après
lesmesures de
comparaison
avec lemagnésium.
En admet-tant cette valeur nous avons pu calculer les valeurscorrespondantes
pour le zinc et pour leplomb,
les deux élémentsqui
n’ont étécomparés
avec lemagnésium
que par l’intermédiaire del’argent.
Etant donné que « le mouvement propre » du
comp-teur
atteignait
presque la moitié de l’intensité totalemesurée,
nous n’avons pas admis comme valeur del’erreur de l’intensité
4réelle
durayonnement
la valeur de 1 pour100,
correspondante
à 10 000 coups dutube-compteur,
mais la valeur de1,5
pour 100 correspon-dant à 5 000impulsions
seulement. Ainsi nous sommes amenés à la valeur de2,5
pour 100environ,
exprimant
l’exactitude de
la’comparaison
des intensités durayon-nement dans le cas de
l’aluminium,
dumagnésium
et del’argent,
ou bien1; dans le cas de lacomparaison
ana-logue
duzinc,
del’argent
et duplomb.
Nous avons ditplus
haut que la variation de 1 pour 100 du coefficientd’absorption provoquerait
une variation de 3 pour 100de l’intensité du
rayonnement
dans nos conditionsexpérimentales.
Or,
l’exactitude de nos mesures étantà
2,5
pour 100près,
un écart de0,8
pour 100 entre lavaleur du coefficient
d’absorption
réelle et la valeurthéorique
admise doit êtredéjà
constaté.Les nombres retatifs
exprimant
les intensités dans lecas
de Mg,
Al etAg
sont :100 ;
100,56
et10~),,65.
Dans le cas de lacomparaison
entreZn,
Ag
et Pb noustrou-vons les nombres suivants :
99,3t ; 102,fi6
et98,66.
Nous pouvons donc conclure :11
Qu’il
n’existe aucun saut de la valeur ducoef-ficient
d’absorption
entre lemagnésium
etl’alumi-nium.
TABLEAU III.
2°
Qu’il
n°’existe aucun excès de la valeur ducoeffi-cient
d’absorption
dans le cas del’argent
au-dessus de la valeurthéorique.
Nous sommes amenés à cerésultat aussi bien par les mesures de
comparaison
entrel’argent,
lemagnésium
etl’aluminium,
que parles mesures
analogues
avecl’argent,
le zinc et leplomb
co mme absorbants.
Ajoutons
que ces conclusions sont valables avec exactitude à 1pour 100 près.
Nous avons
éprouvé
la sensibilité de la méthode par345
plomb
au lieu de6,74
cm(la
valeurd’après
label.111).
Après
avoir obtenu les nombresd’impulsions
ducolllp-teur aussi élevés
(au- des8us
de10000)
que dans lesautres mesures, nous avons trouvé le nombre de
92,75
comme valeur relative de
l’intensité,
au lieu de98,66.
Ainsi le
changement
de l’intensité observée était de5,9
1 pour 100. Il est facile de voir que lechangement
de
l’épaisseur
de la couche absorbante doitjouer
le même rôlequ’une
variation de la valeur du coefficientd’absorption.
Parconséquent,
l’augmentation
de2 pour 100 de
l’épaisseur
de la couche absorbante doitproduire
une diminution de 2 X ~ ~ 6 pour 100 del’intensité observée. Cette valeur était en accord
complet
avec la valeur trouvée(5,91
pour100).
Il estévident que la méthode était très sensible et
qu’une
faible variation de
l’épaisseur
de la couche absorbantes’est manifestée par une forte diminution de l’intensité.
5.
Conclusions.
-Nous avonsdit plus hautque
nous n’avons pas eu lapossibilité
de déterminer les valeursabsolues des coefficients
d’absurption
par laméthode
1décrite. En effet elle n’était
qu’une
méthode de compa- xl’raison.
Remarquons
maintenant que la connaissanced’un seul coefficient
d’a.bsorption
pour l’un descorps
1 examinés nouspermettrait
de déterminer les valeurs de tous les autres coefficients. Nous avons constaté 1auparavant
que, dans le cas dumagnésium
(ainsi
que dans celui duplomb),
les observations de différentsauteurs étaient en concordance évidente. En
effet,
noustrouvons pour le
magnésium
la valeur :1,257
(Meitner
et
Hupfeld),
1,297
(Tarrant),
1,~’70
(nos mesures),
tandis que la valeurthéorique
est1,279.
Nous croyons que l’onpourrait
accepter
la valeur de1,279
(théorique)
sans avoir commis une erreur
plus grande
que celle de 1 pour 100. En admettant cette valeur du coefficientd’absorption
pour lemagnésium
nous avons calculé facilement les autres coefficients et les valeurs obtenues par cette voie sont données à la fin du tableau III.Comme nous l’avons
indiqué plus
haut,
l’exactitude de lacomparaison
directe de deux coefficients était à0,8
pourcent
près.
Il est évident que la limite de l’erreurcommise dans la détermination des coefficients
d’ab-sorption
pour l’aluminium et pourl’argent
sera ausside
0,
8 pour cent à condition que la valeurde ~ ,2?9
admise pour lemagnésium
soit exacte. S’ils’agit
de zinc et deplomb
ces éléments n’étaient pascomparés
directement avec le
magnésium.
Cettecomparaison
aété faite par l’intermédiaire de
l’argent.
Parconséquent
nous avons admis la valeur de
1,2
pour 100 commela limite de l’erreur de la détermination des coefficients
d’absorption
pour ces deuxéléments,
toujours
à condition que la valeur admise pour lemagnésium
soit exacte.
Comparons
les valeurs descoefficients,
obtenues par cettevoie,
avec les valeursthéoriques
(indiquées également
dans letableau),
ou bien avec la courbethéorique (fig.
4).
Nous constatons uneconcor-Fig. 4.
d ance
parfaite
avec la courbethéorique.
Nous voyons aussi que la valeur du coefficient pour leplomb
est absolument conforme aux valeurs des autres auteurset aussi à notre valeur mesurée
parla
méthode directe. Nous trouvons dans ce fait unejustification
évidentede l’admission de la valeur de
1,279
(théorique)
pour lemagnésium.
Dans ces conditions nous avons admis comme valeurs définitives de l’erreur : 1 pour 100 pour les coefficientsd’absorption
de l’aluminium et del’argent et 1,5
pour 100 pour le zinc et leplomb.
Nous avonsindiqué
ces limites d’erreur dans lafigure
4. Nous donnons dans le tableau IV des valeursexpéri-mentales des coefficients
d’absorption
pour les corps examinés soit par la méthodedirecte,
soit par la méthode decomparaison.
Etant donné une concordancecomplète
de toutes ces valseursthéoriques
(représentée
également
dans le tableauIV),
ainsi que l’absence discutéeplus
haut des excès visibles des valeurs des coefficientsd’absorption,
nous pouvons conclure quela théorie de l’effet de la matérialisation
(les
résultatsthéoriques
de Bethe etHeitler)
ainsi que la théorie de l’effetphotoélectrique (les
calculs de Hulme etcollabo-rateurs) expliquent
entièrement tous les résultats des observations concernantl’absorption
des rayons y du Th C".(hv
---2,
65 X106eV).
Ce travail a été effectué à l’Institut du Radium de Paris. Nous adressons notre
respectueux
remerciement à M. Debierne pour l’intérêtqu’il
apris
à notretravail,
ainsi que pour les moyens de l’Institut
qu’il
a mis à notredisposition.
Nous remercionségalement.
F. Jo-liot avecqui
nous nous sommes entretenu souvent de cetravail.
L’un de nous
(.T. S.)
tient à remercier le FondsNational de la Recherche
Scientifique
dePologne,
dont l’intervention lui apermis
d’exécuter cetra-vail.