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La variation du coefficient d'absorption des rayons γ durs en fonction du numéro atomique

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(1)

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La variation du coefficient d’absorption des rayons γ

durs en fonction du numéro atomique

W. Gentner, J. Starkiewicz

To cite this version:

(2)

LA

VARIATION

DU COEFFICIENT

D’ABSORPTION

DES RAYONS 03B3 DURS

EN FONCTION DU

NUMÉRO

ATOMIQUE

Par W. GENTNER et J. STARKIEWICZ.

Institut du Radium. Laboratoire Curie.

Sommaire. 2014 Nous avons mesuré les coefficients d’absorption des rayons y de Th C" (h03BD = 2,65 106 e V)

dans différents éléments. Deux méthodes de mesure ont été employées, l’une consistant à déterminer les courbes d’absorption, l’autre à comparer les pouvoirs absorbants totaux de grandes épaisseurs des filtres examinés. Les résultats obtenus sont en très bon accord avec les calculs théoriques.

1. Introduction. -

L’absorption

des rayons y

pé-nétrants du Th C"

(~==:

4,65

U.

X ;

h v ~

f , 65

X

avait été examinée par différents auteurs

(Meitner

et

Hupfeld (1),

Tarrant

(2),

Chao

(3),

Jacobsen

(l).

Tous

ces travaux ont mis en évidence l’existence d’une

absorption supplémentaire

dont

l’origine,

comme nous

le savons

d’après

les travaux de Blackett et

Occhia-lini

(5)

et de Curie et Joliot

(1), provenait

de l’effet de la matérialisation des

photons.

Comme de

grandes

férences existaient entre les valeurs obtenues par dif-férents

auteurs,

il nous sembla intéressant de mesurer encore une fois les coefficients

d’absorption

dans

cer-tains corps, afin d’éclaircir

quelques

questions qui

s’imposaient.

-Comparons

d’abord les valeurs des coefficients

d’ab-sorption,

obtenues

jusqu’à

maintenant

(fig. 1).

Citons

quelques

différences les

plus

évidentes.

Fig. 1.

Il Les valeurs des coefficients

d’absorption

trouvées par Tarrant dans les cas des corps

légers

sont

plus

éle-( t) L. 3IEiTXER et H. H. HUPFELD. 2. Physik, 1931, 67, p. 141.

(2) G. F. B. TARRANT. Proc. Roy. Soc., 1932,135, p. 223.

(3)C. J. CHAO. troc- lVnt. Acad. Sci., 1930, 16, p. 431.

(’) S. C. JACOBSEN. Z. 1931, 70, p. 145.

(5) BLACKETT et OCCHIALINJ. l’roc. Roy. Soc., 1933, 139, p. 699. (6) I. CuRiE et F. JûUOT. J. Phys., ~933, 4, p. 491:.

vées que

d’après

les résultats d’autres auteurs. Surtout

la constance de ces valeurs élevées nous semble assez

improbable.

2o Les valeurs de Meitner et

Hupfeld

se montrent moins élevées dans le cas des corps

légers

et

beaucoup

plus

élevées dans le cas de

quelques

éléments

plus

lourds,

que

d’après

les observations des autres auteurs

(par exemple

pour

l’argent).

3° Il en résulte un saut du coefficient

d’absorption

qui, d’après

Meitner et

Hupfeld,

a lieu entre le

magné-sium et l’aluminium. Il

n’y

a pas d’indications d’un

saut

pareil d’après

les autres observateurs.

Remarquons

que c’est surtout pour le

magné~ium

et pour le

plomb

que les données de différents auteurs sont presque conformes entre elles.

Depuis

la découverte du

phénomène

de

l’absorption

anormale,

de nombreux travaux

théoriques

ont été

publiés

en vue

d’expliquer

d’une

façon

quantitative

les valeurs des coefficients de

l’absorption,

soit par l’effet

photoélectrique,

soit par la matérialisation des

pho-tons. Dans le travail

précédent

(W.

Geutner,

J.

Phys.,

1935,

6,

p. 2~ 4.)

une discussion

approfondie

a été faite par l’un de nous de toutes ces

questions.

Nous.ne

vou-lons citer ici que les valeurs des coefficients

d’absorp-tion,

qui

résultent de cette discussion comme

l’expres-sion définitive des

prévisions théoriques

(tabl. I).

A côté de ces valeurs nous donnons

également

la valeur du coefficient

d’absorption

par l’effet de

Comp-ton,

résultant de la formule de Klein-Nishina pour la

longueur

d’onde de

~~,~6

U. X.

(c’est-à-dire

la valeur

connue de

l@934>10-23

cm2 par

électron).

Comme

l’absorption

totale est due aux trois

phénomènes

cités

(c’est-à-dire

à l’effet

photoélectrique,

à l’effet de la matérialisation et à l’effet de

Compton),

nous obtenons par la

simple

somme les valeurs

théoriques

des

coeffi-cients

d’absorption,

citées

également

dans le tableau. C’est avec ces valeurs que la courbe dite «

théorique n

a été tracée dans la

figure

i. Nous voulons remarquer

que c’est encore seulement dans les cas du

magnésium

et du

plomb

que les valeurs de tous les auteurs sont en

assez bonne concordance avec la courbe

théorique.

En outre les écarts entre les valeurs

expérimentales

des

(3)

341

coefficients

d’absorption

et celles de la courbe

théo-rique

aussi bien que les différences entre les valeurs données par les différents

auteurs,

ont mis en évidence

la nécessité de mesurer avec

précision

les coefficients

d’absorption

des rayons y du Th

G’’

très filtrés dans les

différents

éléments,

et de comparer ces coefficients avec les valeurs

théoriques.

C’est le but du

présent

travail.

TABLEAU 1.

2.

Dispositif

expérimental. -

Nos observations

on télé faites par les deux méthodes

différentes,

décrites

plus

bas,

la méthode directe et la méthode de compa-raison. Comme nous nous sommes servis du même

dis-positif

pour les deux

méthodes,

nous le

représentons

d’abord dans la

figure

2.

Fig. 2.

Nous

disposions

pour nos recherches d’une source

ancienne de mésothorium

qui

était

depuis longtemps

déjà

en

équilibre

avec ses

dérivés,

équivalant

en

rayons y à 100 mg de radium. La

grande

sensibilité du

compteur

de

Geiger-Müller

qui

nous a servi comme

instrument de mesure nous a

permis

de filtrer le

rayonnement

par 8 cm de

plomb,

quoique

la distance

entre la source et le tube

compteur

fût de 300 Cill. Il

en résulte une ouverture du faisceau de

1/L) degré.

I)e

cette manière aucune correction n’était nécessaire ni pour la diffusion des rayons dans le filtre de mesure ni pour la

composition

du

rayonnement

y- Les autres

détails du

dispositif

sont

indiqués

dans la

figure

‘~. La

pureté

des éléments étudiés avait été examinée

par une

analyse chimique

(1)

et d’autre

part

nous avons vérifié

chaque

fois la

proportionnalité

du

tube-comp-teur

avec l’intensité

du

rayonnement

y. 3. Méthode directe. - La méthode

expérimentale

pour la définition du coefficient

d’absorption, employée

par

exemple

par Meitneret

Hupfeld,

consistait à tracer des courbes

d’absorption

pour les éléments examinés.

C’était cette méthode dont nous nous sommes servis dans la

première

partie

de notre travail. Nous remar-quons que nous avons

poursuivi

nos mesures

jusqu’à

ce que le

rayonnement

f ut

réduit,

à cause de

l’absorp-tion dans les

écrans,

à ~0 pour 100 de son intensité

pri-maire. Seulement dans le cas du

lithium,

nous ne

dis-posions

que d’une

épaisseur

des filtres absorbant 50 pour 100 de l’intensité

primaire.

Nous avons fait pour

chaque

élément

quelques

courbes

d’absorption

diffé-rentes afin de connaître exactement les erreurs pos-sibles.

Chaque

courbe était déterminée par 6 à 10

points

et

chaque point

était le résultat d’au moins 1 000 coups du

tube-compteur.

Dans ces conditions l’erreur

statis-tique

relative à

chaque

point

d’une courbe était de 3 pour 100 environ. Par

conséquent

on devait s’attendre à ce que l’erreur de la valeur du coefficient

d’absorption,

déterminée

d’après

une courbe

parti-culière,

ne

puisse

être

supérieure

à 2 pour 100 environ. Néanmoins la

comparaison

des valeurs obte-(1) lous tenons à remercier Servigne qui a bien voulu

(4)

nues

d’après

les courbes différentes pour le même

élément nous a monlré que les écarts observés étaient

de 4-5 pour ï(1o. Nous avons cherché

l’explication

de

ce fait dans les

changements

de l’activité du

labora-toire et par

conséquent

dans les fluctuations de la

na-ture

non-statistique

du nombre d

impulsions

du comp-teur. Il fallait faire la

statistique

d’un nombre beau-coup

plus

élevé de coups du

compteur

pour éliminer l’influence de ces

changements.

C’est

pourquoi

nous

avons tracé

quelques

courbes dans

chaque

cas d’un élément examiné. Ainsi nous avons obtenu pour

chaque

élément

quelques

valeurs du coefficient

d’ab-sorption.

Les écarts entre ces valeurs nous ont

permis

d’évaluer l’erreur

probable

de la valeur moyenne du

coefficient

d’absorption.

Cette erreur s’est montrée de 3 pour 100 environ et nous croyons

qu’il

était

prati-quement

presque

impossible

d’obtenir une meilleure exactitude dans nos conditions de travail. Nous donnons dans le tableau 2 les valeurs que nous avons

obtenues pour

quelques

corps

légers,

notamment pour :

Li, 1120,

Mg,

Al, S,

Cu,

Zn. Nous donnons

également

la valeur du coefficient

d’absorption

pour le

plomb

mesuré par l’un de nous dans des conditions

expéri-mentales semblables

(1).

TABLEAU II.

Ces valeurs sont

représentées

par les

points

dans la

figure

3,

où nous avons

reproduit également

la courbe

«

théorique

» de la

figure

1. Il est

remarquable

que nos

valeurs tombent

près

de la courbe et que leurs écarts ne

dépassent

pas les limites de l’erreur.

~

Fig. 3.

D‘après

ces mesures et surtout

d’après

les valeurs

trouvées dans les cas de

Li,

de

H20

et do

Mg,

on

peut

conclure

qu’il

ne semble pas que la constance des valeurs

existe,

sur un niveau assez

élevé,

supposé

par Tarrant pour les éléments

légers.

Nous croyons

plutôt

à une diminution

régulière

des valeurs des coefficients

d’absorption

avec le numéro

atomique

décroissant. Cette diminution

correspond

seulement à la diminution

de l’effet de la

matérialisation,

parce que

l’absorption

par l’effet de

Compton

garde

sa valeur constante

(par

électron)

et

l’absorption

due à l’effet

photoélectrique

est

négligeable

pour des éléments aussi

légers.

S’il

s’agit

de la

matérialisation,

la

grandeur

de ce

phéno-mène doit être

proportionnelle

au carré du numéro

atomique.

Ainsi on doit s’attendre à une variation

linéaire du coefficient

d’absorption

(par

un

électron),

due à cet

effet,

et c’est

pourquoi

la courbe

théorique

de la

figure

1 ou 3 est une droite dans le domaine des

élé-ments

légers.

S’il

s’agit

de l’observation de Meitner et

Hupfeld,

concernant le saut entre les coefficients

d’absorption

trouvés pour le

magnésium

et pour

l’alu-minium,

nous n’avons pas eu d’abord la

possibilité

d’éclairer cette

question

d’une

façon

absolument

sûre,

parce que l’exactitude des mesures exécutées par la méthode directe n’était pas suffisante. D’abord nous avons retrouvé ce saut

(fig.

3)

mais il s’est montré

plus

petit

que celui de Meitner et

Hupfeld.

La différence

entre les valeurs pour le

magnésium

et pour

l’alumi-nium n’était d’ailleurs pas

plus

élevée que l’erreur des

mesures. Comme un saut

pareil (mais

dans le sens

contraire)

s’est

également

montré entre le cuivre et le zinc

(fig. 3),

l’existence réelle de ces

irrégularités

nous sembla d’autant

plus

douteuse. Nous avons cherché un

moyen pour éclaircir cette

question importante

et c’est seulement

grâce

à une amélioration réelle de la

méthode,

que nous avons pu bien comparer les

coeffi-cients

d’absorption

pour l’aluminium et pour le

magné-sium. Nous allons décrire nos

expériences

avec ces éléments.

Ajoutons

que nous avons examiné d’une

façon

analogue

les coefficients

d’absorption

dans

l’argent,

dans le zinc et dans le

plomb.

Cela nous a

permis

d’éclairer aussi les désaccords entre les valeurs obtenues par les différents auteurs dans le domaine

des éléments lourds.

4. Méthode de

comparaison. -

La méthode

employée

dans la deuxième

partie

de notre travail

(5)

343

consistait en

principe

il comparer les

absorptions

totales

produites

par des couches très

épaisses

d’élé-ments

différents ;

les

épaisseurs

furent choisies de

façon

que les couches

possédassent

les

pouvoirs

absor-bants totaux

égaux.

Nous avons calculé ces

épaisseurs

d’après

les valeurs

théoriques.des

coefficients

d’absorp-tion,

données dans le tableau I. Etant donné que l’on

a

employé

pour

chaque

élément une,

seule

épaisseur

déterminée de la couche

absorbante,

aucune

détermi-nation

directe du coefficient

d’absorption

n’était pos-sible. Si les

prévisions théoriques,

avec

lesquelles

les nombres du tableau 1 ont été calculés étaient

justes,

on

devrait s’attendre à une intensité

égale après

le

pas-sage du

rayonnement

par les couches

absorbantes,

quel

que soit l’élément examiné.

Si,

au

contraire,

des sauts existaient entre les valeurs des coefficients

d’ab-sorption

pour les éléments

différents,

ou si une dévia-tion

systématique

se

produisait

entre les valeurs vraies

et les valeurs

théoriques,

on devrait constater ces

écarts en

comparant

les intensités mesurées.

Indiquons quelques

avantages

de la méthode

employée.

D’abord c’est la stabilité des conditions du fonctionnement du

tube-compteur.

En

effet,

le comp-teur était soumis à l’action d’un faisceau de rayons 1 d’une intensité stable et pas

trop

élevée. Ainsi était

complètement supprimé

le

danger

d’un défaut de

pro-portionalité

éventuel des indications du

compteur

avec

l’augmentation

de l’intensité.

Remarquons

que ce

danger présentait

un

grand

inconvénient de la méthode

directe, surtout,

quand

il

s’agissait

de tracer de

longues

courbes

d’absorption.

En

effet,

si l’on voulait avoir une intensité facilement mesurable vers la fin de la courbe

(dans

nos

expériences,

au moins

égale

au mouvement

propre du

compteur),

l’intensité

primaire

serait

telle-ment élevée que le fonctionnement du

tube-compteur

pourrait

ne pas être très

régulier.

La

suppression

de l’inconvénient énoncé nous a per-mis

d’employer

des couches absorbantes très

épaisses.

Les

épaisseurs

sont données dans le tableau 3. Elles font diminuer dans le

rapport

23,6 :

1 environ l’inten-sité du

rayonnement

dans le cas de

chaque

élément

examiné. Une

absorption

aussi

importante

était réa-lisée pour mettre en évidence des différences éven-tuelles entre les coefficients

d’absorption

vrais et leurs valeurs

théoriques

admises d’avance. En

effet,

un cal-cul

simple

nous montre

qu’une

variation de i pour 100

de la valeur du coefficient

d’absorption

fait varier de

3 pour 100 l’intensité du

rayonnement

après

son

pas-sage par une couche dans

laquelle

l’intensité diminue dans le

rapport 23,6 :

-. 1. Si l’on avait

employé

les couches absorbantes moins

épaisses,

les variations de l’intensité

(correspondant,

par

exemple

à une varia-tion de I. pour 100 du coefficient

d’absorption)

seraient

beaucoup

moins évidentes.

Remarquons

qu’il

fallait diminuer à 3 cm

l’épaisseur

de

plomb

employé

comme filtre

primaire

pour obtenir

l’intensité suffisante du

rayonnement ;

dans ces condi-tions l’intensité du

rayonnement

mesuré était un peu

plus

élevée que la valeur du mouvement propre du

compteur.

L’inconvénient éventuel d’une

homogénéité

insuffisante du

rayonnement

ne

pouvait jouer

aucun rôle

dans nos

expériences,

étant donné

l’épaisseur

élevée

des écrans absorbants. Si même des

composantes

molles

existaient encore dans le

rayonnement

i,

après

le

fil-trage

de 3 cm de

plomb,elles

devraientêtre arrêtées dans les écrans. Cela

présente

un autre

avantage

de notre méthode de

comparaison,

la méthode directe

exigeant

un

filtrage plus

fort et une

homogénéité

parfaite

du

rayonnement

le

long

de toute la couche absor-bante.

Il nous reste encore à

indiquer

la

façon

d’après

laquelle

les’mesures de

comparaison

avec les corps dif-férents avaient été exécutées. Nous avons

changé

alter-nativement les corps examinés pour éliminer une

influence éventuelle des

changements

de l’activité du laboratoire. Une mesure

particulière

ne durait que 5 min. Nous avons examiné d’abord

d’après

cette manière :

l’aluminium,

le

magnésium

et

l’argent

et

après :

le

zinc, l’argent

et le

plomb.

Nous avons pu lier toutes nos mesures de

comparaison

par intermé-diaire de

l’argent,

mesuré ainsi deux fois. Dans le tableau 111 nous

représentons

également

les résultats des mesures. Les nombres totaux

d’impulsions

du comp-teur étaient de

~0 000

au moins

(pour chaque

élément).

L’erreur

statistique

était ainsi de 1 pour 100 seu-lement. Nous donnons

également

le

temps

de la durée des observations et les valeurs moyennes des intensités

observées,

par minute.

Après

avoir retranché la valeur de

9,7min.

du mouvement propre du

tube-compteur,

nous avons obtenu les nombres relatifs

exprimant

les intensités réelles du

rayonnement.

En admettant 100 comme valeur de l’intensité dans le cas du

magnésium.

nous avons trouvé pour les autres

éléments les valeurs relatives

indiquées également

dans le tableau III.

Ajoutons

ici que la valeur de

102,65

pour le cas de

l’argent

est évaluée directement

d’après

les

mesures de

comparaison

avec le

magnésium.

En admet-tant cette valeur nous avons pu calculer les valeurs

correspondantes

pour le zinc et pour le

plomb,

les deux éléments

qui

n’ont été

comparés

avec le

magnésium

que par l’intermédiaire de

l’argent.

Etant donné que « le mouvement propre » du

comp-teur

atteignait

presque la moitié de l’intensité totale

mesurée,

nous n’avons pas admis comme valeur de

l’erreur de l’intensité

4réelle

du

rayonnement

la valeur de 1 pour

100,

correspondante

à 10 000 coups du

tube-compteur,

mais la valeur de

1,5

pour 100 correspon-dant à 5 000

impulsions

seulement. Ainsi nous sommes amenés à la valeur de

2,5

pour 100

environ,

exprimant

l’exactitude de

la’comparaison

des intensités du

rayon-nement dans le cas de

l’aluminium,

du

magnésium

et de

l’argent,

ou bien1; dans le cas de la

comparaison

ana-logue

du

zinc,

de

l’argent

et du

plomb.

Nous avons dit

plus

haut que la variation de 1 pour 100 du coefficient

d’absorption provoquerait

une variation de 3 pour 100

de l’intensité du

rayonnement

dans nos conditions

expérimentales.

Or,

l’exactitude de nos mesures étant

à

2,5

pour 100

près,

un écart de

0,8

pour 100 entre la

(6)

valeur du coefficient

d’absorption

réelle et la valeur

théorique

admise doit être

déjà

constaté.

Les nombres retatifs

exprimant

les intensités dans le

cas

de Mg,

Al et

Ag

sont :

100 ;

100,56

et

10~),,65.

Dans le cas de la

comparaison

entre

Zn,

Ag

et Pb nous

trou-vons les nombres suivants :

99,3t ; 102,fi6

et

98,66.

Nous pouvons donc conclure :

11

Qu’il

n’existe aucun saut de la valeur du

coef-ficient

d’absorption

entre le

magnésium

et

l’alumi-nium.

TABLEAU III.

Qu’il

n°’existe aucun excès de la valeur du

coeffi-cient

d’absorption

dans le cas de

l’argent

au-dessus de la valeur

théorique.

Nous sommes amenés à ce

résultat aussi bien par les mesures de

comparaison

entre

l’argent,

le

magnésium

et

l’aluminium,

que par

les mesures

analogues

avec

l’argent,

le zinc et le

plomb

co mme absorbants.

Ajoutons

que ces conclusions sont valables avec exactitude à 1

pour 100 près.

Nous avons

éprouvé

la sensibilité de la méthode par

(7)

345

plomb

au lieu de

6,74

cm

(la

valeur

d’après

label.

111).

Après

avoir obtenu les nombres

d’impulsions

du

colllp-teur aussi élevés

(au- des8us

de

10000)

que dans les

autres mesures, nous avons trouvé le nombre de

92,75

comme valeur relative de

l’intensité,

au lieu de

98,66.

Ainsi le

changement

de l’intensité observée était de

5,9

1 pour 100. Il est facile de voir que le

changement

de

l’épaisseur

de la couche absorbante doit

jouer

le même rôle

qu’une

variation de la valeur du coefficient

d’absorption.

Par

conséquent,

l’augmentation

de

2 pour 100 de

l’épaisseur

de la couche absorbante doit

produire

une diminution de 2 X ~ ~ 6 pour 100 de

l’intensité observée. Cette valeur était en accord

complet

avec la valeur trouvée

(5,91

pour

100).

Il est

évident que la méthode était très sensible et

qu’une

faible variation de

l’épaisseur

de la couche absorbante

s’est manifestée par une forte diminution de l’intensité.

5.

Conclusions.

-Nous avons

dit plus hautque

nous n’avons pas eu la

possibilité

de déterminer les valeurs

absolues des coefficients

d’absurption

par la

méthode

1

décrite. En effet elle n’était

qu’une

méthode de compa- xl’

raison.

Remarquons

maintenant que la connaissance

d’un seul coefficient

d’a.bsorption

pour l’un des

corps

1 examinés nous

permettrait

de déterminer les valeurs de tous les autres coefficients. Nous avons constaté 1

auparavant

que, dans le cas du

magnésium

(ainsi

que dans celui du

plomb),

les observations de différents

auteurs étaient en concordance évidente. En

effet,

nous

trouvons pour le

magnésium

la valeur :

1,257

(Meitner

et

Hupfeld),

1,297

(Tarrant),

1,~’70

(nos mesures),

tandis que la valeur

théorique

est

1,279.

Nous croyons que l’on

pourrait

accepter

la valeur de

1,279

(théorique)

sans avoir commis une erreur

plus grande

que celle de 1 pour 100. En admettant cette valeur du coefficient

d’absorption

pour le

magnésium

nous avons calculé facilement les autres coefficients et les valeurs obtenues par cette voie sont données à la fin du tableau III.

Comme nous l’avons

indiqué plus

haut,

l’exactitude de la

comparaison

directe de deux coefficients était à

0,8

pour

cent

près.

Il est évident que la limite de l’erreur

commise dans la détermination des coefficients

d’ab-sorption

pour l’aluminium et pour

l’argent

sera aussi

de

0,

8 pour cent à condition que la valeur

de ~ ,2?9

admise pour le

magnésium

soit exacte. S’il

s’agit

de zinc et de

plomb

ces éléments n’étaient pas

comparés

directement avec le

magnésium.

Cette

comparaison

a

été faite par l’intermédiaire de

l’argent.

Par

conséquent

nous avons admis la valeur de

1,2

pour 100 comme

la limite de l’erreur de la détermination des coefficients

d’absorption

pour ces deux

éléments,

toujours

à condition que la valeur admise pour le

magnésium

soit exacte.

Comparons

les valeurs des

coefficients,

obtenues par cette

voie,

avec les valeurs

théoriques

(indiquées également

dans le

tableau),

ou bien avec la courbe

théorique (fig.

4).

Nous constatons une

concor-Fig. 4.

d ance

parfaite

avec la courbe

théorique.

Nous voyons aussi que la valeur du coefficient pour le

plomb

est absolument conforme aux valeurs des autres auteurs

(8)

et aussi à notre valeur mesurée

parla

méthode directe. Nous trouvons dans ce fait une

justification

évidente

de l’admission de la valeur de

1,279

(théorique)

pour le

magnésium.

Dans ces conditions nous avons admis comme valeurs définitives de l’erreur : 1 pour 100 pour les coefficients

d’absorption

de l’aluminium et de

l’argent et 1,5

pour 100 pour le zinc et le

plomb.

Nous avons

indiqué

ces limites d’erreur dans la

figure

4. Nous donnons dans le tableau IV des valeurs

expéri-mentales des coefficients

d’absorption

pour les corps examinés soit par la méthode

directe,

soit par la méthode de

comparaison.

Etant donné une concordance

complète

de toutes ces valseurs

théoriques

(représentée

également

dans le tableau

IV),

ainsi que l’absence discutée

plus

haut des excès visibles des valeurs des coefficients

d’absorption,

nous pouvons conclure que

la théorie de l’effet de la matérialisation

(les

résultats

théoriques

de Bethe et

Heitler)

ainsi que la théorie de l’effet

photoélectrique (les

calculs de Hulme et

collabo-rateurs) expliquent

entièrement tous les résultats des observations concernant

l’absorption

des rayons y du Th C".

(hv

---

2,

65 X

106eV).

Ce travail a été effectué à l’Institut du Radium de Paris. Nous adressons notre

respectueux

remerciement à M. Debierne pour l’intérêt

qu’il

a

pris

à notre

travail,

ainsi que pour les moyens de l’Institut

qu’il

a mis à notre

disposition.

Nous remercions

également.

F. Jo-liot avec

qui

nous nous sommes entretenu souvent de ce

travail.

L’un de nous

(.T. S.)

tient à remercier le Fonds

National de la Recherche

Scientifique

de

Pologne,

dont l’intervention lui a

permis

d’exécuter ce

tra-vail.

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