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Submitted on 1 Jan 1884
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absorption
A. Crova
To cite this version:
A. Crova. Sur une méthode de graduation des hygromètres à absorption. J. Phys. Theor. Appl.,
1884, 3 (1), pp.390-393. �10.1051/jphystap:018840030039000�. �jpa-00238270�
SUR UNE MÉTHODE DE GRADUATION DES HYGROMÈTRES A ABSORPTION ;
PAR M. A. CROVA.
Les
hygromètres
àabsorption et, plus spécialement, l’hygromètre
à
cheveu, peuvent rendre,
dans les stationsmétéorologiques,
comme instruments
d’interpolation,
des services utiles etpeut-être
trop peu
appréciés ;
leshygromètres
à condensation ne peuvent servir à des observations courantes et sont presque exclusivement des instruments decontrôle;
lespsychromètres peuvent,
dans des mainsexercées,
donner de bonsrésultats,
mais ils sont trop souvent mal observés et leursindications, lorsque
latempérature
baisse au-dessous de zéro ou
lorsque
la différence des deux thermomètresdépasse
12°, laissentbeaucoup
à désirer(1).
Comme le ditRegnault (2),
« lepsychromètre
doit être considéré comme uninstrument
empirique, analogue
àl’hygromètre
à cheveu deSaussure;
il aseulement,
sur ce dernierinstrument, l’avantage
d’être
beaucoup
moinsaltérable;
mais ses indications sont encoreplus dépendantes
des circonstances locales o.En
comparant
des séries d’observations faites avec lepsychro-
mètre et
l’hygromètre
àcheveu,
dansplusieurs
stations météoro-logiques, j’ai
constatéqu’un hygromètre
àcheveu,
bien construitet muni d’une bonne Table de
graduation, peut
donner des résultats très satisfaisants etparfaitement comparables.
Ila deplus l’avantage
de se mettre très vite en
équilibre
avec l’étathygrométrique
del’air.
Pour
cela,
il faut avoir un bonhygromètre
à cheveu eupouvoir
construire et contrôler
fréquemment
sa courbe degraduation.
Je n’insisterai pas sur les conditions que doit réaliser un bon
hygromètre
àcheveu;
on trouvera ces indications dans les beaux travaux deRegnaultsurl’hygron1étrie rajouterai seulement que l’on
peut facilement se procurer d’excellents instruments pour
lesquels
(’ ) Voir, à ce sujet, les travaux de Regnault sur l’hygrométrie (_4nnales de Clainiie et de Physique, 3° série, t. XN’, p. 129, et t. XXxVII, p. 257) et dans le
Jouinal de Physique les publications de M. A.nbot (t. X, p. 112) et de 1B1. Macé
de Lépinay (t. X, p. 17).
(2) Annales, 3e série, t. XXXVII, p. 283.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018840030039000
rigoureusement règles
établies par de
Saussure;
ils ont deplus apporté
deuxprincipaux perfectionnements qui
sont :1° L’emploi
du bronze d’aluminium pour la confection del’aiguille
et des
pivots;
on réunit ainsi les conditions delégèreté
etd’inoxy- dabilité ;
2°
L’emploi
d’un ressortspiral
en or à laplace
dupoids
ha-bituellement
employé;
on obtient une tensionrégulière,
aussifaible que l’on veut. On peut ainsi la rendre sensiblement
égale
àcelle de 0gr, 2 que Saussure a
indiquée
comme lameilleure,
et que l’ondépasse beaucoup
trop dans les instrumentsusuel,
où elleest souvent de
1gr, 8;
cette circonstance contribuebeaucoup,
ditRegnault (t. XV,
p.167)
auxirrégularités
que l’onreproche
àl’hygrolnètre
àcheveu;
l’instrument peut aussi être observé danstoutes les
positions.
Des méthodes
précises
degraduation
de cethygromètre
ont étédonnées par
Regnault,
dans ses travauxdéjà cités;
mais ses deuxprocédés exigent
desopérations longues
et délicates.Dans le cours de mes recherches sur
l’hygrométrie (1 ), j’ai
étéconduit à faire usage d’une méthode
simple
etprécise, qui
seprête
à un contrôle
fréquent.
L’hygromètre
àgraduer
estsuspendu
dans une cloche tubuléereposan t sur un
plan
deglace rodée;
la tubulure est munie d’un bouchon de caoutchouc traversé par deux tubes :l’un,
dont l’orificed’aspiration
arrive vers le milieu ducheveu, communique
avec unaspirateur
ou même une trompe à eau; l’autre est relié à un tubeen T
auquel
sontadaptés
deux caoutchoucs 111unrs depinces
deserrage à
becs, qui
permettent derégler
la vitesse de l’airaspiré
par chacun d’eux.
L’un de ces tubes
s’adapte
à un barboteur à acidesulfurique monohydraté,
surmonté d’uneallonge
à poncesulfurique ;
endesserrant la vis de
caoutchouc,
un courant d’air sec estaspiré
àtravers la cloche.
L’autre
s’adapte
à un barboteuridentique
auprécédent,
danslequel
l’acide estremplacé
par de l’eaudistillée ;
ildonne,
dansles mêmes
conditions,
un courant d’air sa turé d’humidité.(1) Journal de Phj,sique, 2e série, t. II, p. 66 et 437.
Si l’on
règle
convenablement les vis de serrage des deux caout-choucs,
on envoie dans la cloche un courantcomposé
d’unmélange
d’air sec et d’air saturé
d’humidité ;
on peut donc ainsi amener à volontél’aiguille
del’hygromètre
à undegré déterminé ;
il suffirade chercher l’état
hygrométrique
de cetair, correspondant
à laposition
del’aiguille
sur sagraduation.
Pour cela
j’adapte
au tubed’aspiration qui
va de la cloche à latrompe l’une des tubulures de mon
hygromètre
à condensation intérieure1’),
dont la seconde tubulurecommunique
avec latrompe
aspirante;
le tube à air del’hygromètre
est ainsi parcouru d’une manière continue par un courant d’air dont onrègle
la vitesseà
volonté, puisé
dans le milieu où se trouvel’hygromètre
àcheveu.
Si alors on insuffle de l’air à travers le sulfure de carbone contenu
lans la boîte de
l’hygromètre,
on détermine lepoint
de rosée et,au moyen des Tables de tension de la vapeur d’eau
de Regnault,
oncalcule l’état
hygrométrique
en fonction destempératures
connuesdu
point
de rosée et du thermomètre fixéà l’hygromètre
à cheveu.Modifiant alors au moyen des deux
pinces
laproportion
des deuxcourants d’air sec et
humide,
on amènel’aiguille
sur un autrepoint
de lagraduation;
on obtient de même l’étathygrométrique correspondant
et l’on échelonne des déterminations dans toutel’étendue de la
graduation;
il suffit alors de tracer la courbe dont les abscissessont les degrés
centésimaux del’hygromètre
àcheveu,
et les ordonnées les états
hygrométriques.
Il est inutile de sepréoccuper
de la non-coïncidence despoints extrêmes, puisque
l’échelle centésimale est utilisée comme absolument
arbitraire;
ilsuffit de tracer la
portion
de la courbequi
donne les étatshygro- métriques compris
entre lepoint
de saturation et la fraction minima que l’onpeut
observer par les temps lesplus
secs.On peut aussi installer à demeure
l’hygromètre
à condensation intérieure sous l’abrimétéorologique,
en faisant aboutir son tubed’aspiration
d’air au niveau du cheveu del’hygromètre,
faire deloin en loin
quelques
déterminations d’étathygrométrique,
etcontrôler ainsi d’une manière
permanente
la courbe de l’in-strument.
(1) .Journal cle Physique, 2e série, t. Il, p. 166.
rajouterai quel’emploi l’hygromètre
peut
rendre d’utiles services pourdéterminer,
dans des conditionsanalogues
auxprécédentes,
l’étathygrométrique
variable d’un cou-rant gazeux
aspiré
dans le cours d’un essai ou d’uneanalyse.
THERMOGALVANOSCOPE ;
PAR M. P.
MAYENÇON.
Cet
instrument,
fondé sur la dilatationcalorifique
des fils deinétal,
m’a d’abord servi àremplacer
lepyromètre
à cadran dansles cours élémentaires.
La fig.
i lereprésente
vu deface,
etla fig.
2 est une coupe suivant ABperpendiculaire
auplan
de lafig.
1.Fig. i.
Un limbe vertical divisé en
degrés
est soutenu par deux co-lonnes en laiton
C, D,
au moyen de deuxcylindres
de verrepleins
horizontaux
E,
F. Toutl’appareil
repose sur uneplanche
debois
G, H,
munie de viscalantes,
et surlaquelle
se trouvent deuxbornes
ox, B
en communication avec les colonnesC,
D et le filmétallique
tendu horizontalement entre les deuxcylindres
deverre. Le fil est ainsi isolé et peut transmettre un courant.