HAL Id: jpa-00233151
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Remarques relatives à l’article de M. Posejpal : “ sur le
passage des rayons photoniques par les atomes ”
V. Trkal, F. Záviška
To cite this version:
LE
JOURNAL
DE
PFI~’SfQUE
ET
LE
RADIUM
REMARQUES
RELATIVES A L’ARTICLE DE M. POSEJPAL :« SUR LE PASSAGE DES RAYONS
PHOTONIQUES
PAR LES ATOMES »Par V. TRKAL et F. ZAVISKA.
Sommaire. 2014 1. M. Posejpal imagine que les photons ne pénètrent dans un atome ou
molécule qu’à une certaine profondeur et calcule pour la vapeur d’eau et pour des gaz
rares la distance moyenne a, jusqu’à laquelle le photon h03BD peut pénétrer, cette distance étant comptée à partir du centre du noyau atomique, ou du centre de la molécule. L’au-teur suppose que a est une fonction linéaire de la longueur d’onde et par l’extrapolation
de cette relation il détermine pour des gaz rares les rayons a0 correspondant aux lon-gueurs d’onde 03BB0 déduites de l’équation hv0 = eV, V étant le potentiel d’ionisation des gaz
en question. Ces valeurs doivent être en bon accord avec celles des rayons de la couche
électronique extérieures qui ont été déterminées par MM. Cabrera, Grimm et Schwen-denwein. Ces résultats sont tout à fait erronés.
2. Le coefficient d’absorption des rayons 03B1 et 03B2 a été calculé, il y a dix ans, par M. Wentzel (1922). M. Posejpal (1930) retrouve ce résultat dans le cas de la diffusion des rayons X et 03B3 sans changement de longueur d’onde et obtient le coefficient 03BC = N303C0a2, N3
étant le nombre d’atomes par unité de volume et a la distance moyenne du noyau ato-mique à laquelle un photon de fréquence 03BD peut pénétrer. Cette formule exprimera, d’après M. Posejpal, le coefficient de di’fusion par effet Compton 03BC’ =
ZN303C0r2,
r étant le rayon de l’électron et Z le nombre atomique du diffuseur. Il trouve donc pour le coefficient de diffusion totale par l’électron l’expression $$ 03BCe= 03C0a2 Z
+ 03C0r2 et pour le coefficient spécifiquela
formule $$ 03BC/03C1 = N003C0/A
(a2 + Zr2), où a = 03B1 + 03B203BB (03B1 et 03B2 désignant des quantitéscons-tantes). Il n’est pas utile de s’étendre longuement sur les succès qu’a remportés, d’après M. Posejpal, sa théorie; dans ce court exposé, on montre que ces résultats de M. Posejpal sont erronés; la rélation linéaire a = 03B1 + 03B203BB n’est pas juste et la théorie de M Posejpal
est totalement incapable d’interpréter l’existence de l’extra-absorption du plomb de M. Chao.
3. Enfin, la conception de l’éther proposée par M. Posejpal nous conduit à des consé-quences absolument inadmissibles.
SÉRIE VII. TOME IV.
JUIN 1933.
N° 6.Dans le Journal de
Physique
et leRadiuili, [t.
3(1932), p.
390],
~1.Posejpal
apublié
sous le titre
indiqué
un Mémoire contenantbeaucoup
d’erreurs graves ; nous en voulonsfaire remarquer
quelques -unes,
au moins lesplus
importantes.
1. - La
première partie
du Mémoire de M.Posejpal
est consacrée à l’entraînement de laumière par le
mouvement du milieu. Il suppose l’existence de l’éthercorpusculaire,,
lescorpuscules
éthériens étant des atomes de nombreatomique
égal
à zéro. Cescorpuscules
sontpolarisés
à l’intérieur des atomes et des molécules et deviennent fixés à leursposi-tions,
formant ainsi une enceinte d’étherpolarisé,
qui pénètre
les atomes en étant entraîné par eux. L’éther libre esttoujours
en repos. Soit d letrajet
moyen effectué par lephoton
dans l’enceinte de l’éther
polarisée
celui que ce mêmephoton
aura àparcourir
dans l’étherLE JOURNAL IIR PHYSIQUE ET LE RADIUM. - SÉRIE
VII. -,T. IV. - N° 6. -
JUIN 1933. 19.
270
libre avant
qu’il atteigne
une autre enceinteéthérienne ;
deplus,
soit c la vitesse de la lumière dans l’étherlibre, c’
celle dans l’enceinteéthérienne,
c, la vitesse de la lumièredans le milieu en repos et C2 celle dans le milieu entraîné par la
vitesses
dans la direction du rayon, toutes ces vitesses étant mesurées parrapport à
l’éther fixe. Dans le cas du milieu en repos, on ad’après
l’auteurdans le cas du milieu en
mouvement,
l’auteur arrive àl’équation
En
posant
~2 -. e,+
kp,
où ù est t le coefficient d’entraînement de la lumière deFresnel,
an tire des
équations (1)
et(2) pour k
l’expression
n =
c/Ci
étant l’indice de la réfraction du mîlieu et deplus
Pour trouver une vérification
expérimentale
de cetteexpression
dek,il
serait nécessaire tout d’abord de déterminer les valeurs d et~,
ou du moins leurrapport.
C’est ce queFauteur ne fait pas du
tout,
il se contente d’affirmer que pour les gaz et les vapeurs sousfaibles
pressions
la Yale-ur 1 est sensiblementégale
àfin.
Voilà sa démonstration : En écri-vant dansl’équation
(1)
- -
-en a
et si la
négligeable à
côté des membres de cetteéquation,
onCi e
a tout =
2013
et alorsc ~~ ~l
lci
sansdoute,
c"est lapartie principale
de la démonstrationqui
manque, savoir quela valeur absolue de la
différence d - e -
est en effetnégligeable
pour les gaz et leset c
-vape-ur-s sous faibles
pressions à
côté des autres membres del’équation
(5).
Mais parce que dans le est trèspetit
parrapport à
ô,
il suffit de démnutrer que la valeur absolue de la est trèspetite
parrapport
àd.
Nous avonsOr,
l’équation (6)
est en défaut à moins que la valeur absolue du dernier membrene
, , , d
soit pas très
petite
parrapport
à .
c
Quant
à cettecondition, grâce
aux nombres calculés par M.Posejpal
dans son Mémoire pour la vapeurd’eau,
onpeut
se convaincrefacilement,
si elle est satisfaite ou non. En seservant des mesures de 31.
Zeeman,
l’auteur a calculée que lerapport
décroît de0,103
à0,052,
si lalongueur
d’onde croît de 4 500 à 6 870Angstrôm.
Il s’ensuit que lerapport (-/c’
°croît dans cet intervalle de 10 à 20
approximativement.
Or,
la valeur absolue de laùiffé-rence -
1
n
2013 2013 )
est contenue entre8 -
etI~3 ~
et parconséquent
elle n’est pas trèscBc
c c c 1d
petite
parrapport
à-.
Voilàpourquoi
la démonstration del’équation (6)
donnée par pc
M.
Posejpal
n’est pas valable pour la vapeur d’eau : onpeut
direqu’il
en est de même pourles autres gaz.
Pour faire voir que
l’équation (6)
est assez bien satisfaite pour la vapeur d’eau aumoins,
l’auteur calcule les valeurs 1 ~pour leslongueurs
d’ondeemployées
parZeeman,
la densité de la vapeur étant O,o00p) de la manière suivante : En
tenant
compte
del’équa-tion
( 1 )
on trouveAinsi on
peut
substituer dans le dernier membre de cetteéquation
les valeursc’,’c,
calculées parl’auteur,
cequi
nous rend 1. L’auteur dit que la différence 1- 1
ne fait queil
0,0137 à a,0
pour 100 de la valeur de1,
cequi
estjuste,
comme le montre le tableau I. TABLEAU I. -d’eau,
densité0,0005.
Ut est évident
qu’il
y abeaucoup
d’autres valeursapproximatives
pour1,
qui
nousrien-draient le même
service,
en étantplus
satisfaisantes. Une telle valeur est parexemple
1. Mais envérité,
ce n’est pas la valeur de 1 dont on abesoin,
c’estplutôt
celle de 1 - /. L’auteurimagine
que lesphotons
nepénètrent
qu’à
une certaineprofondeur
dans l’ell-ceinte éthérienne. Il déduit pour la distance moyrenne a, jusquelaquelle
lephoton
Avpeut
pénétrer,
cette distance étantcomptée
àpartir
du centre du noyauatomique (ou
du centre de la moléculesupposée
sphérique), l’équation
272
à celui de la molécule. Il substitue dans cette
équation tilt
à1,
d’où il suit que c’est la valeur de aqu’il
calcule ainsi del’équation
En tenant
compte
du tableauI,
on trouve immédiatement que pour la vapeur d’eaules valeurs 1
- 1
sont de 9 à l9 foisplus grandes
que celles de 1 -/, de
manière quen
la solution de
(8)
ne satisfait pas à 7 >, mêmeapproximativement.
Si l’onprend,
suivant,
l’auteur, 1,45 À
pour le rayon R de la moléculed’eau,
on en
déduit, gràce
à(7),
pour leslongueurs
d’onde du tableauI, a
=:: f,41 ;
1,41 ;
1,43 ;
1,43
Á, tandis que l’auteur -qui
au fond cherche la solution del’équation (8)
- a trouvé a =U,9~~. ;
0,925: 0,936;
0,9fi5
Â. Il reste absoluIDPntincompréhensible,
quel’auteur,
après
avoir calculé les valeurs 1 pour la vapeurd’eau,
cherche la solution del’équation
(8)
au lieu de se servir de( i , ~.
Cela
fait,
l’auteur aappliqué
le même calcul aux gaz rares. Mais il cherche de nouveaula solution de
(8),
car il ne cesse pas de substituer1/n
à / dans(7) quoiqu’il
soitsûr,
qu’il
n en a pas le droit. En
effet,
onpeut
trouveur sans difficultél’expression
laplus
générale
et en mêmetemps
exacte pour 1 - /. Il suffit ~z cet effet derapprocher
la formule(3~)
decelle,.
trouvée par H. A.
Lorentz,
savoirCe calcul nous donne
Cette
expression
donne des valeurs considérablementplus petites que
-1
et parn
conséquent
toutes les valeurs du tableau IV du Mémoire de M.Posejpal
sonterronées,
leur calcul étant fautif. D’ailleurs la solutionjuste
de (7)
est pour nousdépourvue
d’intérêt,
cette
équation
étant déduite à son tour d’unefaçon
qui
n’est pas moins fausse.L’auteur a calculé les valeurs de a pour 6 ou 7
longueurs
d’onde,
qui
sont situées dans lespectre
visible. Ces valeurs ne sont que très peu influencées par lalongueur
d’onde ;
si À croît de 4 800 à 6 3481B,
la valeur a décroît de1,5
pour 100 pourXe,
ou bien0,06
pour 100 pour He. Mais celan’empêche
pas du tout l’auteur de supposer que a soit une fonction,linéaire de l,. De
plus,
pour déterminer le rayon ao pour lalongueur
d’ondequi
correspond
au
potentiel
d’ionisation du gaz enquestion,
il suppose que cette relation linéairepuisse
être
appliquée
aussi aux valeurs considérablementplus petites (504 À
pour He !).D’ailleurs,
l’équation
(7)
elle-même nousapprend
que ladépendance
fonctionnelle de a et X n’est patsdu tout linéaire. L’auteur affirme que les valeurs trouvées pour le rayon ao s’accordent bien avec les rayons de la
première
coucheélectronique,
déterminés par MM. Cabrera.Grimm et Schwendenwein.
Quant
àcela,
si l’on tientcompte
du tableau V de l’auteurlui-même,
on nepeut
guère parler
d’un accord. Deplus,
nous croyons d’avoir suffisammentdémontré que le calcul des valeurs a, fait par
l’auteur,
est erroné.En résumant ce que nous venons d’établir
ici,
on trouve que la conclusion de la pre-mièrepartie
du Mémoire de :~1.Posejpal,
savoir,
que les distancesauxquelles
pénètrent dans
l’enceinte éthérienne les
photons correspondent
aux niveauxatomiques
de la mêmeénergie,
c’est à-dire del’énergie
eVégale
auquantum
Av,
repose sur des considérationserronées-2. -
Malheureusement,
la mêmeobjection
peut
ètre faitequant
aux résultats de la~deuxième
partie
du Mémoire enquestion.
L’auteur démontre que le coefficient de diffusion{~B
3 =-= nombre d’atomes dans l’unité devolume, a
= distance du noyaucorrespondant
auniveau
atomique
del’énergie
Ve =h,,).
Il dit : « Cette
équation
quej’ai
déduite pour lapremière
fois en 1930[Rospravy
de la2e classe de l’Académie
tchèque,
année40,
n° 3(1930),
(1)]
donne le coefficient de diffusion des rayonsphotoniques
sur les niveauxatomiques
dans le cas idéal de l’absence desélec-.trons
périphériques
»(Journ.
dePhys.,
t. 3(1932),
p.398).
Mais on trouve une démons-trationparfaitement
rigoureuse
de la formule(9)
dans le Mémoire deUTentzel,
Zur Theorie derStreuung
vonp-Strahlen,
Phys.,
fi9(1922),
p.355,
pour les rayons cx est~;
elle est totalementindépendante
de toute formeparticulière
du rayon a de lasphère
deprotection
du noyauatomique.
Il est clair que les diverscorpuscules (ac
ou~)
sedépla-ceront en
ligne
droite,
tant que cecorpuscule
ne rencontrera pas la surface de lasphère
de,protection
d’un noyau.Cette méthode est
ici,
dans le cas actuel(diffusion
desrayons X
ety),
inapplicable ;
ladiffusion des rayons X et y sur les atomes matériels est un
phénomène complexe :
unepartie
de la radiationprimaire
est diffusée suivante un mécanisme dont seule la théorie desquanta
(effet
Compton)
a renducompte.
M.
Posejpal
dit que le coefficient de diffusion des rayons de hautefréquence
par l’effetCompton s’exprimera
par la formuleoù r ---
t,872.10
i3 cm(rayon
del’électron). D’après
cette formule le coefficientp.’
seraitindépendant
de lafréquence v
durayonnement incident,
supposé monochromatique.
Aucontraire,
on saitdepuis longtemps
que lescoehf icients N.’
de diffusion des rayons - dursdans le
cas des élémentslégers
diminuentquand
lafréquence v
s’abaisse ;
p’
tend vers zérolorsque
lalongueur
d’onde diminue indéfiniment. Les résultatsexpérimentaux
obtenus par MM.Ahmad, Tarrant,
Mlle Meitner et M.Hupfeld,
MM.Jacobsen,
Chao s’accordentparfai-tement avec la formule de MM. Klein et
Nishina,
comme le prouve,par exemple :
C.-Y.Chao,
The
AbnormalAbsorption
ofHeavy
Elements for Hardy-Rays.
[Proc.
Roy.
Soc. A,
vol. 135(I932), p.
206]
(1).
,
M.
Posejpal
amontré,
par un raisonnement trèssimple
(mais imparfait
etde‘plus
abso-lument
incorrect) qu’on pouvait
tenircompte
de cettedépendance
de lafréquence,
tout enconservant la formule
~en
remplaçant
la distance cc parl’expression
suivante,
qui dépend
de lalongueur
d’ondedu
rayonnement
incident,
--où a
et~
désignent
desquantités
constantes. En comlinant cette relation avec leséquations
,précédentes,
il vient= coefficient de diffusion totale par
électron, p
=poids
spécifique, A
=poids
atomique,
.Z--- nombre
atomique,
= nombred’-Xvogadro).
(1) D’après ce Mémoire de M. Posejpal (cf. aussi Bull. intern. de l’Académie des Sc. de Bohê1ne, :XXXI (1930), p. 140-li5, et V. Posejpal, Détermination directe du volume de l’électron, C. R. de l’.4cademie des Sc.; t. 191 (1930), No 21, p. 1000-1002) le coefficient massique
(a,’p)jj de
diffusion des rayons y durs dansl’hydrogène s’exprime par la formule évidemment érronée a(/P)tr = - 0,068 em2 g-1
(r == 1,9.40- 1.3 cm = rayon de l’électron, ni,, == 1,662.10- 14 g = masse de 1 atome d’hydrogène); voir aussi la critique de V. Trkal, Passage des rayons durs à travers une matière ne renfermant que des éléments très légers, Bull. interne de l’Acad. des Sc. de Bohême, XXXIII (1932), et Rozprary de la 2e classe de l’.4cad. tchèque, année 42, n° 15, 1930, pp. 1-26.
274
L’erreur
provient
de ce que ~I.Posejpal
dit,
en bas de la page398,
3(’ligne,
que«
l’équation {JL
exprimera
ce même coefficient avec uneprécision
suffisante dans lecas réel des rayons de haute
fréquence frappant
un corpsléger
de nombreatomique
Z tel que leurquantum
h v soit suffisant pouréloigner n’importe lequel
des électronspériphé-riques
par l’effetCompton :
il est naturel d’admettre que dans ce cas-là lesphotons arrivent,
pendant
leurs rencontres avec les électrons dans l’enceinleéthérienne,
jusqu’à
la surface même desélectrons,
cequi
nousdonne,
en vertu del’équation p.
= pour leurcoeffi-cien de diffusion par l’effet
Compton
la formule’ = Z.’3 7, 2l;
en désignant par
coefficient a2de diffusion totale par
électron,
nous avonsa
+
et pour le coefficientd’absor-Z
t . r . f. d t d l f 1 fJ. 1BÜ
ï:(
9+
r2)
. tption spécifique
des rayons très durs laformule
== 2013
(a2
--
cequi
est unep A inadvertance manifeste.
Nous montrerons
maintenant,
parquelques exemples
que cette relation de M.Posejpal
n"est pas
juste.
Sur lafigure
1, les
points indiqués
par despetits
cerclesrepré.
sentent les valeurs dedéduites des coeffIcientes
masssiques d’absorption
des rayons X observées(voir
leTa6les,
Vol.’YI,
Table5,
p.15)
pour lesélémentsCG,lBfgt2,AI13,
S 16,
Cu 29. Les valeurs
théoriques
de y, calculées àpartir
de la formule dePosejpal
a ! ~
+ §À,
sont les ordonnées desdroites,
indiquées
enpointillé - - - -
sur laligure
1.Pour soumettre la théorie de
Posejpal (d’après laquelle
lespoints représentés
par depetits
cercles blancs o o o seplacent,
dans le cas du mêmeélément,
presquerigoureuse-ment sur
droite,
indiquée
enpointillé ----
sur lafigure 1)
au contrôle del’expérience,
onpeut
considérer les courbes ...o...o...o...o choisies de la manière à relier le mieuxpos-sible les résultats
expérimentaux.
Ces résultats erronés sont-ils fortuits ? Proviennent-ils de la méthode
imaginée
par 31.Posejpal
(’)’?
Ce sontquestions
que nous n’avons pas le loisir de résoudre.Voici un autre
exemple
dù ils’agit
des résultatsd’expérience,
obtenus par la méthodede M. Chao
[The
AbnormalAbsorption
ofHeavy
Eléments for HardRays,
¡J’roc.Roy.
soc. ,
yA,
Vol. 135(i93~),
p.206],
et de ceux dePosejpal qui
nouspermettent
de calculer les valeurscorrespondantes
de l1"e
tirées de la formulethéorique
de M.Posejpal
où
~° - 1,8Î~.’10.-’~
cm(rayon
del’électron),
et
À étant la
longueur
d’onde en ~0-1~ cm.(1 ) 81. Posejpal n’a utilisé
pour -
que les nombres dont la valeur numérique de y correspondante est,, P
dans la fig. 1, représentée par de petits cercles blancs ooo.
275
Fig. 1. -
Graphique
de lafonction
z‘ P
= coefficient massique d’absorption des rayons X, ), = longueur d’onde des rayonsX. )
. p /
2013’2013’20132013
Les droites y = ex de :M. Posejpal (flf. Journal de
Physique,
1. c., p. 399, fig. 3)ne s’accordent pas avec l’expérience.
-0-·-0-1-·-1- Les reproduisent les mesures,
d’après les Internat. Crilic. Tables, Vol. VI, Table 5, p. 14.
276
TABLEAU Il. -
Coefficient d’absorption
par électron(p.,),
Fig. -. 2.
-
Graphique du
coefficient
d’absorption par electron,’tl-e.1027 pour les rad. À = 5,9; 6,6 ; 7,9; 9,3.10-11 cm.
Désaccord : les rayons ,1 durs sont moins diffusés que ne
l’indique
la théorie de M.Posejpal.
Donc la formule de M.Posejpal
a - a+
~)B
e~t même ici fausse. On voitqu’on
ne doit pas,
grâce
à ces résultats, considérer la relation mentionnée comme valable.M.
Posejpal
considère,
en bas de la page401,
aussi leséquations :
277 et la valseur limite de la distance du noyau
atomique
sensiblement
égale
à celle que M. Rutherfordappelle
le rayon du noyauatomique.
Il est clair que ce résultat est tout à fait fortuit.Puisque
la relation a == ~-~- ~~ ~ n’est pas
valable, on voit sanspeine
que leséquations
(J 2)
et(13)
n’ont aucun sensphysique.
D’autrepart
il est clair que la conclusion dueM.
Posejpal
surl’extra-absorption
duplomb
de M. Chao(d’après
M.Posejpal,
Ibid.,
p.405,
406,
discontinuité dansl’absorption
de l’aluminium et dumagnésium)
est évidemment erronée. Eneffet,
la valeur limite de lalongueur
d’onde~,, (voir
l’équation
(12))
n’a aucun sensphysique,
car on l’obtient enemployant
l’équation
a = a--~- ~3 ~,
démontréefausse,
ainsi que
l’équation
(i l ,j
introduite tout à fait arbitrairement par l’auteur.Enfin,
nous pouvons affirmer que la conclusion finale de M.Posejpal (p. 407) :
« Lesphotons
nepénètrent
dans l’intérieur des atomesqu’aux
niveauxd’énergie e V égale
à leurquantum où ils
éprouvent,
en l’absence desélectrons,
une diffusion cohérente » n’est pasjuste.
Sadémonstration, reposant
surl’emploi
de la formule a = x-~- ~ î,,
est entièrementinadmissible. 3. - Pour
point
dedépart
de ses considérations sur le passage desphotons
par les atom es:B1.
Posejpal
utilise laconception
que « l’éther a une structurecorpusculaire,
lescorpuscules
éthériens étant des atomes de nombreatomique égal
àzéro,
dont le noyau est formé par unproton
et un électron »(cf,
p39 i ).
L’auteur a eu l’occasiond’exposer
ailleurs ces idées.Il dit
(1.
c. p.24Õ) :
« Vu que le diamètre de l’électron est sensiblement mille foisplus grand
que celui du
proton,
nous admettons que, dans leurunion,
leproton
vient seplacer
aucentre de l’électron. Nous admettons de
plus,
commeévident,
que cett,e union n’a paschangé
leurspropriétés physiques,
de sorte que l’un comme l’autre conservera son volumeet sa
charge électrique
et sera alors soumis aux forces duchamp
électromagnétique
de même que s’il était lihre. Cesforces,
étanttoujours égales
et de senscontraire,
nepeuvent
effectuer de travail sur lecorpuscule
autrementqu’en
augmentant
sonénergie
interne(énergie
poten-tielle),
mais elles ne l’accélèrent pas. D’autrepart,
la masse inerte duproton
et de l’électronen repos,
qui
estégale
àl’énergie
potentielle
avant leurunion,
disparaîtra
après
cette union en mêmetemps
que cetteénergie-là,
de sorte que lecorpuscule
éthérien normal nepossède
pas de masse inerte. Deplus,
de même que dans l’atomel’énergie
potentielle
setransforme en radiation
d’après
la relation duquantum,
nous admettons pour lecorpuscule
éthérien,
la même loi o .La formation de
chaque corpuscule
éthérien est doncd’après
l’auteur suivie de l’émis-sion dûquantum
Il ’1 =.;J1c2,
fêtant la masse duproton
en repos, etl’espace
occupé
par,l’éther doit être
rempli
d’une radiation defréquence v
=2,28.1023
sec-i. Pour la densitéd’énergie
de cette radiation dans l’éther libre l’auteur obtient une valeur énorme0,55,,101»-~
erg/cm’.
Nous tenons poursuperflu
de démontrer que ces idées(2)
sont llladmiS-sibles.(1) Bull. intern. de l’Acadéniie des .Sc. de Boitême, XXIX (1J2~’), p. 254.
v
(2) Voir aussi la critique de F.
Zàviskadangle
Bull. interne de l’Académie des Sc. de XXXIJ,l (1931), p. 31.