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Cours Suites - Séries

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

I) Suites réelles

u

n

n u N

n ∈ → =

∀ ( )

R N u : →

1) Définition : Une suite réelle est une fonction , qui associe à . On note par la suite de terme général

u

net de premier terme . (En général =

u

0)

)

0

( u

n nn

n0

u u

n0

2) Une suite peut être définie :

1 3 2

+

= + n un n

3 7

2 = 2 u 5

1=

a) par une fonction :

u

n

= f (n )

. Exemple : ; (

u

0

= 3

, u , ...) a) par une relation de récurrence:

u

n+1

= f ( u

n

)

. Exemple:

u

n+1

= 2 u

n

− 3

, de

u

0

= 1

; (

u

1

= − 1

,

u

2

= − 5

) 3) La représentation graphique d’une suite

( n, u

n

) nN

Est l’ensemble des points du plan, de coordonnées , . Ce n’est pas une courbe.

4) Suites monotones : Une suite s’appelle :

)

0

( u

n nn

+1

n

n

u

u u

n

< u

n+1

- croissante (strictement) si pour tout

nN

, ( ) - décroissante (strictement) si pour tout

nN

,

u

n

u

n+1 (

u

n

> u

n+1) Exemple :

a)

u

n

= 3 n − 1

est strictement croissante, car

u

n+1

u

n

= 3 > 0 , ∀ nN

, donc

u

n+1

> u

n

, ∀ nN

. b)

u

n

= 1 / n

,

∀n ≥ 1

, est strictement décroissante, car

u

n+1

u

n

= − 1 / n < 0 , ∀ n ≥ 1

.

Conclusion : Pour déterminer la monotonie d’une suite, on calcule la différence de 2 termes consécutifs.

- Si

Δ = u

n+1

u

n

≥ 0

, pour

nN

, la suite est croissante - Si

Δ = u

n+1

u

n

≤ 0

, pour

nN

, la suite est décroissante.

II) Suites arithmétiques

1) Définition : Une suite , de premier terme donné, est une suite arithmétique s’il existe un réel r, appelé raison de la suite arithmétique tel que :

)

0

( u

n nn

u

0

r u u

n+1

=

n

+ N

n

, .

2) Propriétés :

nr u

u

n

=

0

+ u

n

= u

1

+ ( n − 1 ) r

a) Le terme général en fonction du premier: ou ,

∀n ≥ 1

.

p

nr

p n u

u

n

=

p

+ ( − )

Le terme général en fonction d’un terme d’ordre p : , . b) Chaque terme est la moyenne arithmétique de ses voisins :

2

1

1 +

+

=

n n

n

u

u u

,

∀n ≥ 1

. c) La somme des n (premiers) termes consécutifs est :

2 ) 1

. 2 (

...

1

2 1

terme dernier

terme termes er

u no n u

u u

u

S

n

= + + +

n

= +

n

= × +

2 ... 1

2

1 +

= + + +

= n

n n S

n

Exemple : La somme des n premiers nombres naturels : . 3) Monotonie : Soit

( u

n

)

n0une suite arithmétique de raison r.

- si

r > 0

,

( u

n

)

n0est strictement croissante - si

r < 0

,

( u

n

)

n0est strictement décroissante - si

r = 0

,

( u

n

)

n0est constante

N n const r

u

u

n+1

n

= = , ∀ ∈

. Dém : On calcule la différence de 2 termes consécutifs :

(2)

III) Suites géométriques

1) Définition : Une suite , de premier terme donné, est une suite géométrique s’il existe un réel q, appelé raison de la suite géométrique tel que :

)

0

( u

n nn

u

0

n

n

q u

u

+1

= × N

n

, .

2) Propriétés :

a) Le terme général en fonction du premier:

u

n

= u

0

× q

n ou

u

n

= u

1

× q

(n1) ,

∀n ≥ 1

.

) (n p p

n

u q

u = ×

Le terme général en fonction d’un terme d’ordre p : ,

np

.

b) Chaque terme est la moyenne géométrique de ses voisins :

u

n

= u

n1

× u

n+1

≤ 0

,

∀n ≥ 1

. c) La somme des n premiers termes consécutifs est :

⎪⎩

⎪ ⎨

− ≠

× −

− =

=

×

= +

+ + +

= + + +

=

1 1 ,

1 1 1

1

, 1 , )

...

1 (

...

.

1 1 1

2 1 1

2

1

si q

q terme q

q u q

q si u n q

q q u

u u

u

S

n n n n er notermes .

Exemple : La somme des n premières puissances naturelles d’un nombre q :

1

1 ,

... 1

1

1 2 1

= − + + + +

=

si q

q q q

q q S

n n

n .

Monotonie : Soit

( u

n

)

n0une suite géométrique de raison q.

si

q > 1

,

( u

n

)

n0est

⎩ ⎨

<

>

0 u si te décroissan t

strictemen

0 u si croissante t

strictemen

01 0

si

q ∈ ( 0 , 1 )

,

( u

n

)

n0est

⎩ ⎨

<

>

0 u si croissante t

strictemen

0 u si te décroissan t

strictemen

0 0

- si

q = 0

, alors

( u

n

)

n0est constante. - si

q < 0

, alors

( u

n

)

n0est alternée (n’est pas monotone).

Dém : On considère

q > 0

. Si

u

0

> 0

, alors

u

n

= u

0

× q

n

> 0

,

∀n ≥ 1

. Si

u

0

< 0

, alors

u

n

= u

0

× q

n

< 0

. Convergence :Si

( u

n

)

n0est une suite géométrique de raison q et premier terme

u

1, alors

- est convergente ssi

( u

n

)

n0

− 1 < q ≤ 1

et

⎩ ⎨

=

<

<

= −

+∞

, 1

1 1

, lim 0

1

si q

u

q u

n

si

n

-

lim = +∞ , > 1

+∞

u

n

si q

n

- est divergente si

( u

n

)

n0

q ≤ − 1

.

)

n

2 / 1 (

u

n

= u

n

= 2

n

u

n

= ( − 1 / 2 )

n

u

n

= ( − 2 )

n

(3)

IV) Croissance comparée des suites (et des fonctions) de référence Exponentielle – puissance - logarithme

R x ∈ )

( x f

Fonctions et suites de référence Fonctions : , Suites :

u

n ,

nN

Exponentielle de base ‘’a’’

f ( x ) = a

x , (

aR

,

a > 0

)

u

n

= a

n, (

aR

,

a > 0

)

Exponentielle de base ‘’e’’ n

n

e

u = e

x

x f ( ) =

Puissance ‘’p’’ p

n

n

u = x

p

x

f ( ) =

, (

pN

) , (

pN

)

> 0 x ) ln(

)

( x x

f = u

n

= ln(n )

Logarithme , ( ) , (

n > 0

)

> 1 a

Théorème : Quand x tend vers + infini, les fonctions exponentielles de base , les fonctions puissances ‘’p’’ et la fonction logarithme sont toutes croissantes et tendent vers + infini.

Les fonctions exponentielles ( , de base ) ont une croissance plus forte que toute fonction puissance , qui a une croissance plus forte que la fonction logarithme

a

x

x

f ( ) = a > 1 x

p

x

f ( ) = ln( x )

.

Théorème analogue pour les suites.

Conséquences : Limites fondamentales :

R

x ∈ )

( x

fpN

Fonctions : , , Suites :

u

n ,

nN

,

pN +∞

=

+∞

p

n

n

n

lim e +∞

=

+∞

p

x

x

x

lim e

lim

+∞ x

= 0

p

x

e

x lim

+∞ n

= 0

p

n

e

n

+∞

=

+∞

ln( )

lim x x

p

x

+∞

=

+∞

ln( )

lim n n

p

n

> 0 x

, ( ) , (

n > 0

)

) 0

lim

+∞

ln(

p

=

x

x

x ln( ) 0

lim

+∞ p

=

n

n

n

(4)

IV) Séries réelles

Définition : Soit une suite réelle. On note la somme des premiers n termes de cette suite et on l’appelle la somme partielle d’ordre n:

)

0

( u

n n

s

n

=

= + + + +

=

n

k k n

n

s s s s s

s

0 2

1

0

...

La série de terme général , notée

est la suite des sommes partielles de .

≥0 n

u

n

u

n

( s

n

)

n0

( u

n

)

n0

Convergence : On dit que la série

de terme général est convergente ssi la suite des sommes partielles est convergente.

u

n

≥0 n

u

n

)

0

( s

n n

Dans ce cas, on appelle n la somme de la série et on note :

n

lim

+∞

s

n n n

n

s

u lim

0 +∞

=

∑ =

La série géométrique

: Si

( u

n

)

n0 est une suite géométrique, de terme général

u

n

= u

0

q

n,

N

n

, alors la série

∑ ∑

s’appelle série géométrique.

=

0 0

0 n

n

n

u q

u

n

La suite des sommes partielles :

( s

n

)

n0 est la suite de terme général :

⎪⎩

⎪ ⎨

= +

− ≠

= +

+ +

= + + +

=

+

1 ), 1 (

1 1 ,

1 )

...

1 ( ...

0

1 2 0

0 1

0

q si n

u

q q si

u q q

q q u

s s

s s

n n

n n

La convergence : La série géométrique

≥0 0 n

q

n

u

est

1 1 , 1

1

1 0

0 0

0

= lim = lim = <

+ +∞

+∞

=

si q

q u q

u q s

q u

n

n n n n

1

n

<

q

, avec la somme

ƒ convergente ssi

ƒ divergente si , avec la somme 0

( 1 ) , 1

0

0

= lim

+∞

= lim

+∞

+ = +∞ =

=

u q s u n si q

n

n n n

1

n

q =

1 1 ,

1

1

0 0

0

= lim = lim = +∞ >

+ +∞

+∞

=

si q

q u q

s q

u

n

n n n n

ƒ divergente si

q > 1

, avec la somme n

1

1

1

0

q

u q s

n

n

= −

+

ƒ divergente si

q ≤ - 1

, car la suite n’admet pas de limite si

q ≤ − 1

(est alternée).

≥1

1

n

n

α

u

n

= n 1

α

La série de Riemann

: est la série de terme général , (

n ≠ 0

,

α ∈ R

).

Une série de Riemann est :

> 1 α

• convergente ssi

≤ 1 α

• divergente si

≥1

1

n

n

= 1 α

Si , la série s’appelle série harmonique et est divergente.

71 . 2

! ...

2 1

! 1 1 1

! 1

0

= + + +

=

= n

n e La série du nombre e

:

=

= + + + + +

=

0

2

! ...

! ...

2

! 1 1

!

n

x n

n

n e x x

x n

La série exponentielle

:

x

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