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Philosophical Magazine; Tome XV. — 1er semestre 1908

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(1)

HAL Id: jpa-00241606

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Submitted on 1 Jan 1910

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Philosophical Magazine; Tome XV. - 1er semestre 1908

C. Tissot

To cite this version:

C. Tissot. Philosophical Magazine; Tome XV. - 1er semestre 1908. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9

(1), pp.98-112. �10.1051/jphystap:01910009009800�. �jpa-00241606�

(2)

98

PHILOSOPHICAL MAGAZINE;

Tome XV. 2014 1er semestre 1908.

A.-C; et A.-F. JESSUP. - The évolution and devolution of the elements

(L’évolution et la dissolution des éléments). - P. 21.

Les récents travaux de M. et M’8 Curie, de BB1. Ram say et Soddy,

ont montré que certains éléments simples sont capables de se trans-

former en d’autres éléments. Ce n’est donc plus une idée trop hardie

que de supposer actuellement que tous les éléments dérivent les uns

des autres par voie d’évolution. C’est dans les mondes en formation

qu’il convient de rechercher l’origine des éléments que nous con- naissons.

Le spectre des nébuleuses les moins condensées se compose de trois raies seulement. L’une d’elles appartient à l’hydrogène, mais on ne peut identifier les autres avec celles d’aucun élément connu. Dans un

état de condensation plus avancé, apparaissent deux nouvelles raies

qui appartiennent à l’hydrogène et à l’liélium. A mesure que la con- densation progresse, on voit apparaître des éléments de poids ato- miques plus élevés : le fer, le carbone, le calcium, le silicium ét le magnésium.

Les raies de ces divers éléments sont d’ailleurs renforcées, ce ren- forcement paraissant dépendre, ainsi que l’a indiqué M. Lockyer, des

conditions de température élevée et de forte tension électrique aux- quelles les éléments se trouvent soumis.

On doit supposer que les premiers éléments qui apparaissant sont

ceux dont dérivent tous les autres par voie d’évolution.

La cônsidération des raies spectrales des nébuleuses conduit l’au- teur à admettre que ces éléments primitifs ou

«

protons » sont au

nombre de quatre : l’hydrogène, l’hélium et deux éléments inconnues

qu’il désigne sous les noms de proto-glucinium et de proto-bore.

L’auteur se reporte ensuite à la table de Mendeleeff.

Cette même table rassemble dans le même groupe des corps qui

offrent des propriétés bien différentes. Chacun de ces groupes est, il

est vrai, divisé en deux sous-groupes distincts (ainsi le groupe 1 est divisé en sous-groupe A ® H, Li, Na, K, Rb, Cs; et sous-groupe

B--Cu; Ag et Au).

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01910009009800

(3)

99 Tandis qué lés éléments d’un même sous-groupe présentent entre

eux d’étroites analogies, des différences notables apparaissent entre

les deux sous-groupes d’une même famille.

Ceci peut être interprété en supposant que l’évolution se produit,

non pas d’un corps à l’autre dans l’ordre des poids atomiques crois-

sants, mais selon une marche différente dans chacun des sous-

groupes. Cette interprétation se trouve corroborée par le fait que, dans l’ordre des poids atomiques croissants, on compte sept élé-

ments entre le sodium et le potassium, tandis qu’on en compte dix- sept entre le potassium et le rubidium. On peut en inférer qu’à par- tir du potassium le nombre des colonnes s’est accru, c’est-à-dire

que certains éléments ont donné naissance à plusieurs rameaux.

L’auteur est amené, selon ces idées, à apporter certaines modifica-~

tions à la table périodique de Mendeleeff et à établir des formules récurrentes qui lui permettent d’obtenir par le calcul, avec une grande approximation, les valeurs des poids atomiques des éléments

successifs d’une même famille.

Le mécanisme de l’évolution serait le suivant :

A l’origine, la matière était uniquement constituée de corpuscules.

La condensation a donné naissance à un certain nombre d’édifices stables différents : ce sont les quatre

«

protons » . Chacun de ces

«

protons » , comme uri atome central, appelle dans sa sphère d’at-

traction d’autres corpuscules en nombre de plus en plus grand, ce qui donne naissance à des systèmes de plus en plus compliqués et

de poids atomiques de plus en plus éievés.

Ces systèmes sont caractérisés par la structure de l’assemblage corpusculaire ou de l’anneau qui est lié à l’atome central ; toutes

les principales propriétés chimiques d’un élément sont e~tièremei~t déterminées par la structure de F~~e~M.

Indépendamment des corpuscules qui constituent l’anneau, un

certain nombre d’autres corpuscules (on les désignera sous le nom d’électrons) sont liés au système d’une manière différente. Ces élêé-1.

trons ont une tendance marquée à entrer dans le système au nombre

de huit, ou de multiples de huit. Ce sont d’eux que dépendent les va-

lences respectives des éléments. L’auteur montre alors comment s’impose nécessairement la notion de valence multiple.

L’évolution des éléments conduit à leur dissolution (le mot étant

employé dans le sens que lui a donné H. Spencer). Cette dissolution

des éléments à poids atomiques élevés donnerait naissance aux élé-

(4)

100

ments anormaux et peu répandus que l’on désigne sous le nom de

°

«

terres rares » . On trouverait en particulier une

«

terre rare »

comme terme final de la dégradation des produits des éléments

radio-actifs.

L.-V. 3IEAD0WGR0F’I. - On the curvation and torsion of a helix on any

cylinder and on a surface of revolution (Sur la courbure et la torsion d’une hélice sur un cylindre et sur une surface de révolution).

-

P. 5J.

L’auteur donne une méthode analytique simple qui permet de re-

trouver aisément les relations connues.

D.-N. MALLIK. - A potential problem (Un problème de potentiel).

-

P. 63.

Si V est le potentiel d’un ellipsoïde et X, Y, Z les composantes de la force, de sorte que :

,

Pour tout point intérieur, A, B, C sont des constantes, et l’on peut

écrire :

L’auteur montre que la même méthode est applicable pour un

point extérieur.

D.-N. MALLIK. - Experimental determination of magnetic induction in an elongated spheroid (Détermination expérimentale de l’induction magnétique

dans un ellipsoïde allongé).

-

P. 65.

L’auteur a établi dans une note précédente (PhiZ. Mag., octobre 1907) que l’induction magnétique totale dans un demi-ellipsoïde allongé a pour expression :

- -

dx désignant un élément du grand axe.

Il en résulte que :

(5)

L’auteur a exécuté une série de mesures pour vérifier l’exactitude de cette relation en employant, au lieu d’un ellipsoïde allongé, un cylindre d’acier doux recuit, terminé par des calottes sphériques.

Ce cylindre était entouré, exactement jusqu’à la moitié de la lon- gueur, par une bobine magnétisante parcourue par un courant

constant.

,

Pour opérer les mesures, on déplaçait de centimètre en centi- mètre selon l’axe, et à partir du milieu de la tige, une petite bobine exploratrice reliée à un galvanomètre balistique.

En portant en abscisses les distances de la bobine mobile à partir

du zéro (milieu de la tige), et en ordonnées les élongations qui cor- respondent aux différentes positions de la bobine, on obtient une ligne droite. La relation est donc bien vérifiée. On peut remarquer

qu’en pareil cas les lignes de forces sont radiales et que leur dis- tribution est uniforme.

Si l’on désigne par m la quantité totale de magnétisme induit,

on a :

C’est-à-dire : 1

en désignant par p la densité du magnétisme.

Et l’on a :

Ainsi, la densité du magnétisme induit dans un cylindre long par

une bobine magnétisante qui recouvre la moitié de sa longueur est

constante.

"

La relation étant établie, l’auteur a utilisé le dispositif expéri-

mental pour déterminer les valeurs de K et a trouvé qu’elles demeu-

raient remarquablement constantes pour des valeurs du courant infé- rieures à 2 ampères.

E.-Ii. BARTON. - On spherical radiation and vibrations in conical pipes (Sur

la propagation d’une onde sphérique et les vibrations dans les tuyaux coniques).

-

P. 69.

L’auteur établit d’une manière élémentaire les équations de la

~

(6)

102

propagation d’une onde sonore sphérique dans l’air, afin de les ap-

pliquer au cas des tuyaux coniques.

Les résultats principaux du calcul sont les suivants :

Dans un tuyau conique ouverte, la hauteur du son fondamental et la distribution des harmoniques sont les mêmes que dans un tuyau cylindrique. Les ventres sont équidistants, mais il n’en est pas de de même des noeud.

Dans un tuyau conique fermés, la distribution des concamérations est fournie par les solutions de l’équation transcendante :

où R désigne la longueur de la génératrice du cône. Les valeurs ainsi calculées concordent avec celles que lord Rayleigh a obtenues par

une analyse plus complète.

E.-H. BARTON. - On the rupture of materials under combined stress : tension and hydrostatic pressure (Sur la rupture de matériaux sous des efforts combi- nés de tension et de pression hydrostatique). - P. 15.

La pression hydrostatique était obtenue au moyen d’une pompe à écrou de Schaffner et Budenberg, munie d’un manomètre de Bourdon dont l’échelle s’étendait jusqu’à ~.~00 atmosphères.

Les échantillons étaient soumis aux essais dans un cylindre d’acier

creux : longueur 80 centimètres ; diamètre intérieur, 4 centimètres ;

diamètre extérieur, 10 centimètres.

Les éprouvettes étaient brisées par une traction progressive,

exercée par le noyau d’un électro-plongeur.

Le maximum de l’effort exercé était obtenu par un courant de 16 ampères. La force atteignait alors la valeur de 4 kilogrammes

et les frottements ne dépassaient jamais 1 0/0 de la force totale.

La pression uniforme et normale exercée par la presse hydrau- lique pouvait atteindre 900 atmosphères, soit 9 kilogrammes par millimètre carré.

Les expériences ont porté sur différentes substances cristallines et, en particulier, sur le sel gemme.

Elles montrent que la rupture se produit sensiblement pour une même valeur de la traction sous la pression atmosphérique, ou sous

la pression de 9 kilogrammes par millimètre carré.

Ces expériences infirment donc nettement la loi énoncée par Pon-

(7)

103

celet, que la rupture se produit lorsque l’allongement le plus grand

atteint une certaine limite.

Mais elles confirment les expériences de Voigt et s’accordent avec

la théorie de Tresca selon laquelle la rupture se produit lorsque la

différence entre la tension la plus grande et la plus petite dépasse

une certaine limite.

_

K. HONDA, T. TE1~ADA et D. ISITANI. - On the secondary modulations of oceanic tides (Sur les oscillations secondaires des marées de l’Océan),

~

P, 88.

Divers observateurs ont attiré l’attention sur les oscillations secon-

daires qui accompagnent fréquemment les courbes tracées par les

marégraphes enregistreurs, et deviennent surtout sensibles dans les baies et les estuaires.

1

Ces oscillations secondaires ont été souvent rapprochées des seiches, et on les a attribuées à des variations de pression baromé- trique.

Le phénomène est particulièrement apparent sur les côtes du Japon il est bien connu et désigné communément par les noms de Yota et de Abiki. Il est généralement observé pendant le calme qui précède l’approche d’une dépression barométrique.

Les nombreuses observations qu’ont faites les auteurs, observations

qui s’étagent sur plusieurs années, les conduisent aux conclusions suivantes (le détail des observations est donné dans le mémoire qui

est fort long).

Le phénomène ne se produit d’une manière parfaitement régulière

que dans les baies ou estuaires dont la largeur n’est pas très grande

par rapport à la longueur et dont la profondeur est sensiblement cons-

tante.

Les oscillations secondaires comportent une oscillation fondamen- tale accompagnée d’harmoniques.

Chaque baie est caractérisée par une oscillation fondamentale don~’

on peut calculer approximativement la période par la formule :

où 1 désigne la longueur de la baie (estimée de l’entrée vers le fond),

h la profondeur moyenne, et g l’accélération de la pesanteur.

(8)

104

La phase du phénomène est d’ailleurs toujours la même sur tout

le pourtour de la baie.

On est ainsi conduit à interpréter le phénomène par un effet de résonance. La masse d’eau contenue dans une baie est susceptible

d’osciller avec une période propre.

Lorsque des ondes de différentes périodes atteignent le rivage et pénètrent dans la baie, celles-là seules sont renforcées qui ont une période en accord avec la période propre de la baie.

Les auteurs estiment que l’on pourrait chercher dans la même voie

l’interprétation de phénomènes oscillatoires à longue période dans

certains golfes parmi lesquels ils citent :

°

La mer Adriatique, le canal de Bristol, la baie de Saint-Malo, etc.

ALBERT CAMPBELL. - On the use of variable mutual inductances (Sur l’emploi d’un dispositif à coefficient d’induction mutuelle variable).

-

P. 155.

La mesure exacte des faibles self-inductions et celle des petites ca- pacités ont pris depuis quelques années une certaine importance en

raison de leurs applications à la télégraphie sans fil.

L’auteur indique une méthode, basée sur l’emploi d’un dispositif à

coefficient d’induction mutuelle variable, qui permet de mesurer des self-inductions comprises entre 1 et 200 micro-henrys.

On peut observer qu’un étalon d’induction mutuelle présente sur

un étalon de self-induction plusieurs avantages :

La valeur absolue en peut être obtenue par le calcul en fonction des dimensions géométriques avec une certitude beaucoup plus grande.

La distribution du courant dans un conducteur varie avec la fré- quence, ce qui entraîne des variations dans la valeur de la self-in- duction. Quand les circuits sont suffisamment éloignés l’un de l’autre,

cet effet n’entraîne aucune modification sensible de l’induction mu-

tuelle.

Enfin, tandis qu’avec un étalon de self-induction on ne peut obtenir que des valeurs positives, avec un étalon d’induction mutuelle va-

riable, on peut obtenir des valeurs positives et des valeurs négatives.

Le dispositif proposé se compose d’un circuit primaire qui com- prend deux bobines identiques C, C’ de même axe et enroulées dans

le même sens, disposées parallèlement l’une à l’autre, et d’un circuit,

(9)

secondaire qui comprend ’ deux autres bobines plates plus petites

D et F également reliées en série.

La bobine F est fixe et disposée concentriquement à la bobine C’ ;

la bobine D est mobile et peut tourner autour d’un axe excentré per-

pendiculaire à son plan, de manière à demeurer parallèle à C et C’ :

Elle est placée au milieu de l’intervalle qui sépare C et C’.

La bobine F est divisée en 10 sections de 0,1 de milli-henry qui peuvent être associées en série à volonté à l’aide d’un commu-

tateur.

L’échelle de la bobine mobile s’étend de - 0,002 à + 0,11 milli- henry. Les lectures se font sur un cadran divisé sur lequel se déplace

un index lié à la bobine D.

Pour obtenir la valeur du coefficients d’induction mutuelle d’un enroulement comprenant un circuit primaire et un circuit secon- daire, on relie en série le primaire, le primaire de l’étalon et une source alternative; les secondaires sont reliés ég alement en série,

mais avec les tours en opposition, et un galvanomètre à vibration

est intercalé dans le circuit.

L’inductance variable est réglée de manière que le galvanomètre

demeure au zéro, et la lecture donne directement la valeur du coeffi- cient d’induction mutuelle cherché.

Pour obtenir la mesure d’un coefficient de self-induction, on opère

de la manière suivante :

La self-induction à mesurer L2 constitue l’une des branches d’un pont de Wheastone dont les autres branches sont constituées par deux résistances non-inductives R et S et par le secondaire, L, de

l’étalon variable.

Un galvanomètre à vibration est intercalé dans l’une des diago-

nales du pont. Sur l’autre diagonale on dispose, en série avec le pri-

maire de l’étalon une source alternative.

Lorsque, par.réglage convenable des résistances et de l’inductance variable, on a amené le galvanomètre au zéro, on a :

en désignant par P et Q les résistances respectives des branches L, et L2, et par M la valeur de l’induction mutuelle qu’il faut donner

à l’étalon pour obtenir l’équilibre.

(10)

106

Si l’on fait S .--r R, il vient simplement :

Au cours de ce travail, l’auteur établit des formules théoriques qui permettent d’obtenir par le calcul la valeur du coefficient d’in- duction mutuelle de deux bobines circulaires plates excentrées.

G.-A. SCHOTT. - The electron theory of matter and the explanation of magnetic properties (La théorie électronique de la matière et l’explication des propriétés magnétiques), - P. 172,

~

Les effets magnétiques qu’il s’agit d’expliquer peuvent être groupés comme suit :

i Q Les effets dus aux actions mutuelles des molécules de la subs- tance considérée. C’est à ces actions que l’on peut rapporter l’hys-

térésis et la force coercitive;

2° Les effets dus aux actions mutuelles internes des cctomes dans les molécules. Le magnétisme très faible des oxydes et sels de fer et de cobalt doit être rapporté à un tel effet ;

3° Les effets dus à la constitution même de l’atome.

Le fait mis en lumière par Nagaoka que les amalgames de fer et

de cobalt sont, en proportion de leur concentration, aussi fortement

magnétiques que le fer et le cobalt mêmes, ne peut guère s’inter- préter qu’en supposant que le magnétisme est une propriété ato- 1nique, et que la valeur élevée du magnétisme du fer et de ses congé- nères correspond à une structure particulière de l’atome.

Les expériences de Meyer, qui montrent que le magnétisme est

une fonction périodique du poids atomique, conduisent à la même conclusion. Selon Meyer, le fer n’occuperait pas d’ailleurs une place

absolument exceptionnelle parmi les éléments, et l’erbium dans

Eb?01 serait quatre fois plus magnétique que le fer dans Fe2o3.

Dans un mémoire théorique, l’auteur montre comment l’on peut

faire découler les propriétés magnétiques (diamagnétiques et para-

magnétiques) de la structure de l’atome, en faisant dépendre ces propriétés du nombre et de la configuration du système d’électrons

qui le constituent.

(11)

107

J.-A. TOMKINS. - Note on the focometry of a concabe leus

(Note sur la focométrie d’une lentille concave). - P. 198.

1° Une lentille convergente auxiliaire L, donne en F l’image réelle

d’un réticule C. Un miroir plan M est disposé en arrière de F, et

la lentille concave à essayer, L, est placée entre L, et F, de manière

à ce que le faisceau réfléchi donne, après retour par L et L ~ , une image de C dans son plan. La distance focale cherchée est égale à

la distance entre L et F.

~° Même disposition, sauf que le miroir M est remplacé par une lunette mise au point sur l’infini. La position de la lentille concave L est réglée de manière à ce que l’image du réticule C se forme dans

le plan focal de l’objectif. La distance focale cherchée est alors égalp

à la distance LF comme dans le cas précédent.

3° On vise à l’aide d’une lunette un objet éloigné, et l’on met au point après avoir intercalé devant l’objectif (et à une certaine dis- tance) la lentille concave. On enlève ensuite la lentille concave et,

sans changer le tirage de la lunette, on dispose une mire S à une

distance telle que son image se forme dans le plan focal de l’ob- jectif. La distance focale est égale à la distance SL.

MENDENHALL et INGERSOLL. - On certain phenomena exhibited by small particles on a Nernst glower (Sur certains phénomènes présentés par de petites particules déposées sur une lampe de Nernst).

-

P. 205.

Au cours d’un travail sur la détermination des points de fusion à hautes températures, les auteurs ont eu l’occasion d’observer cer- tains phénomènes curieux qui se produisent, lorsque des parcelles

ténues de différents métaux sont déposées sur le cylindre incandes-

cent d’une lampe Nernst.

L’un 4e ces phénomènes est la surfusiort remarquable que prié-

sentent des globules de métaux fondus (platine, rhodiurn, argent, ,.)

sur le cylindre incandescent.

Les globules conservent l’état liquide à une température inférieure

de 501, et parfois 300°, à la température de solidification normale.

La solidification se produit alors brusquementet est accompagnée

d’un

«

éclair » ou éclat subit du globule. Le phénomène se produit de

la même manière dans une atmosphère de gaz carbonique. L’inten-

(12)

108

sité de l’éclat est d’autant plus grande que la surfusion est plus pro- noncée.

«

L’éclair » paraît précéder la solidification, et la durée du phénomène est d’autant plus longue que le globule est plus gros.

Il semble que ce ne soit pas un phénomène direct de luminescence,

mais un phénomène lié à la surfusion et causé par le dégagement brusque de la chaleur latente emmagasinée, au moment de la solidi-

fication du globule.

Un phénomène tout différent est le déplacement que subissent les

parcelles métalliques ténues à la surface du cylindre incandescent d’une lampe de Nernst.

Ce phénomène, qui se présente sous des aspects un peu différents pour les globules métalliques fondus et pour les parcelles solides (parcelles d’oxydes métalliques), consiste en un roulement ou glis-

sement des globules ou parcelles à la surface du support incandes-

cent.

Le déplacement est lié au courant qui parcourt le cylindre incan-

descent. Selon le métal employé, il se produit dans le sens même

du courant ou en sens contraire. La vitesse de déplacement d’un glo-

bule ou d’une parcelle métallique dépend de la nature du métal, et augmente, tant avec la température du cylindre incandescent qu’avec

la densité du courant. La forme même de la parcelle solide déposée

n’intervient en rien dans le déplacement. Les forces qui produisent

le mouvement paraissent localisées au point de contact. En fait, un champ électrostatique ou un champ magnétique ne modifient pas le

phénomène.

Il semble que l’explication en doive être recherchée dans les actions électrolytiques dont le cylindre de la lampe Nernst est le siège. Si l’on considère une parcelle de métal à la surface incandes- cente des oxydes, cette parcelle est baignée dans un flux de courant.

En amont l’oxygène est mis en liberté, tandis qu’il est absorbé en

aval. De là peuvent naître, sur chacun des côtés de la parcelle métal- lique, des forces de cohésion différentes capables de l’entraîner en la faisant glisser ou tourner.

On a observé que les métaux qui ont un poids atomique plus élevé

que le zirconium et l’yttrium (dont les oxydes entrent dans la compo- sition du cylindre incandescent) se déplacent dans le sens du cou-

rant, tandis que,les métaux qui ont un poids atomique plus faible

se déplacent en sens contraire. Ce fait, qu’aucune considération plau-

sible ne parait expliquer, est peut-être fortuit.

(13)

E.-L. HANCOCK. 2013 Effect of combined stresses on the elastic properties of steel (Effet d’efforts combinés superposés sur les propriétés élastiques de l’acier).

- P. 21~.

Les expériences ont été exécutées sur des éprouvettes d’acier sou-

mises simultanément à un effort de torsion et de traction, de com- pression ou de flexion.

Des tableaux numériques et des courbes en représentent les ré-

sultats. Ils peuvent se résumer comme suit :

1° La superposition d’un effort de traction et de torsion abaisse la limite d’élasticité de torsion ;

2" La superposition d’un effort de compression et de torsion abaisse

également la limite d’élasticité de torsion ;

3° La superposition d’un effort de torsi,on et de flexion abaisse la limite d’élasticité de flexion ; mais l’abaissement est moindre que dans les cas précédents ;

.

4° Les modules d’élasticité, tant pour la torsion que pour la flexion,

sont légèrement diminués quand les efforts sont superposés.

RICHÀRDSON. - A freehand graphic way of determining stream lines and equipotentials (Un procédé graphique à main levée pour déterminer les lignes

de flux et les lignes équipotentielles).

-

P. 237.

Les méthodes analytiques qui permettent de résoudre l’équation

de Laplace sont susceptibles d’une haute précision, mais elles en-

traînent des calculs pénibles et dont la longueur se trouve souvent

en disproportion avec l’objet que l’on désire atteindre. Dans les ap-

plications pratiques, il importe d’avoir des méthodes simplement approchées, mais rapides, et capables d’être utilisées avec des con-

ditions aux limites très diverses.

L’auteur montre par des exemples simples le parti avantageux que l’on peut tirer de solutions graphiques.

l~.-~’. WOOD. -- Anomalous magnetic rotatory dispersion of neodymium (Dispersion rotatoire magnétique anomale du néody·me). - P. 270.

Les expériences ont été exécutées avec du nitrate de didyme pré-

paré par précipitation à l’acide oxalique du nitrate d’ammonium et

du didyme, calcination et dissolution dans l’acide nitrique. La solu-

(14)

110

tion de nitrate est évaporée jusqu’à consistance sirupeuse. Si l’on en dépose une goutte sur une lame de verre, elle se solidifie sans crins- tailiser en demeurant transparente.

On constitue un petit prisme d’angle de 40~ en comprimant la

substance entre deux lames de verre chaudes.

Une dispersion anomale apparaît alors dans le voisinage de la

bande d’absorption, à la longueur d’onde 5790.

Il convient de se servir de pellicules d’épaisseur modérée, de 0,1

à 0,5 de millimètre, par exemple.

La lumière d’une lampe à arc passe à travers un nicol, puis dans

le noyau d’un gros électro de Ruhmkorff entre les pôles duquel est disposée la pellicule. Elle traverse ensuite un second nicol et est reçue sur la fente d’un spectroscope. Les nicols étant à l’extinction,

l’excitation de l’électro fait apparaître la lumière dans toute l’étendue du spectre avec les pellicules épaisses, l’intensité prenant toutefois

une valeur plus grande au voisinage de la bande d’absorption.

Avec les pellicules minces, l’apparition de la lumière est localisée

au voisinage immédiat de la bande d’absorption au centre de laquelle

se montre une ligne étroite brillante. La rotation est de sens op-

posé à celle qui résulte de l’interposition dans le faisceau pola-

risé d’une lame de verre placée entre les pôles de l’électro-aimant.

En général, quand la lumière est rétablie entre nicols croisés par excitation du champ magnétique, on voit, en faisant tourner

l’analyseur dans le sens de rotation du plan de polarisation, une

bande sombre se déplacer du rouge vers le violet. Avec le nitrate de didyme, c’est l’inverse qui se produit, la bande se déplace du bleu

vers le jaunè, ce qui indique une rotation anomale comme dans le

cas de la vapeur de sodium.

En comprimant du nitrate de didyme, préparé comme il a été indiqué ci-dessus, entre deux lamelles de verre, de manière à cons-

tituer un prisme très aigu, on peut obtenir par photographie la

i‘orme de la courbe d’absorption.

Différentes épreuves ainsi obtenues sont jointes au mémoire.

Avec des pellicules plus épaisses, on peut observer également une

forte rotation ânômalè dans le vert.

Dans la région bleu vert, la bande sombre se déplace vers la bande

d’absorption dans le jaune.

(15)

111

R~-W. 1V00D. - On the existence of positive electrons in the sodium atom (Sur l’existence d’électrons positifs dans l’atome de sodium). - P. 2’fi~.

Le fait expérimental sur lequel s’appuie l’auteur est la rotation

magnétique du plan de polarisation des lignes d’absorption de la

vapeur de sodium.

Pour que l’expérience soit nette, il convient de se servir d’un

prisme de Fresnel en quartz peu épais et de couvrir la fente du spec- troscope, sauf sur la faible portion qui se trouve juste au-dessus et

au-dessous de la bande unique d’extinction.

Avec ce dispositif, la ligne qui subit la rotation magnétique doit pénétrer dans la bande obscure par-dessus ou par-dessous, selon que

sa rotation est positive ou négative. Comme le spectre rotatoire ma-

gnétique est plus brillant dans la région du bleu et du vert que dans celle du rouge et de l’orangé, c’est dans la première région que les

observations ont été faites. La self-induction de l’électro-aimant em-

ployé était considérable, et il s’écoulait plusieurs secondes après la

fermeture du circuit avant que le courant ne prît sa valeur de régime.

Aussi avait-on tout le loisir d’observer le phénomène.

Dès que le champ magnétique est excité, on voit de nombreuses lignes brillantes qui pénètrent progressivement dans la région sombre, les unes en allant de haut en bas, et les autres en allant de

bas en haut.

Ceci montre que le champ magnétique exerce une action inverse

sur les différentes lignes du spectre d’absorption, faisant tourner le plan de polarisation de certaines de ces lignes dans le sens positif,

tandis qu’il fait tourner le plan de polarisation des autres dans le

sens négatif.

Si l’on admet que la rotation positive de la raie D doive être inter-

prétée par l’existence d’électrons chargés négativement, le fait qu’il apparaît pour certaines raies d’absorption une rotation positive et

pour d’autres raies une rotation n~~c~tive, c’est-à-dire de sens inverse à celle de la raie D, implique l’existence d’électrons positifs et néga-

tifs dans l’atome.

ROBERT HOUSTOU~T, --- A new spectrophotometer of the Hüfner type (Un nouveau spectrophotomètre du type Hüfner). - P. 282.

Le spectrophotomètre Hüfner est constitué par un spectroscope

(16)

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devant la fente duquel sont disposés un prisme de Thompson et un

rhombe de verre dont l’une des arêtes, très aiguë, limite la fente.

Le faisceau supérieur qui tombe surla partie inférieure de la fente est de la lumière naturelle, tandis que le faisceau inférieur, c’est-à-

dire celui qui est reçu par la partie supérieure de la fente est consti-

tué par de la lumière polarisée, soit dans un plan horizontal, soit

dans un plan vertical.

Un nicol est placé sur le trajet des deux faisceaux.

En regardant à l’oculaire, on voit deux spectres superposés dont on peut modifier l’intensité relative par rotation du nicol.

Le faisceau qui tombe sur la partie inférieure de la fente subit en

réalité une polarisation partielle dans le passage à travers le rhombe de verre et le prisme du spectroscope.

Aussi convient-il d’ajuster convenablement le rhombe et le prisme dispersif de manière à détruire cette polarisation. Dans l’appareil

de Hüfner, le résultat est obtenu par un choix convenable des angles

du prisme et du rhombe.

L’auteur propose un prisme de construction particulière, capable

de remplir dans l’appareil les fonctions qui incombent au prisme de Thompson et au rhombe de verre.

Les deux faisceaux se trouvent alors polarisés dans deux plans perpendiculaires, de sorte que le dispositif peut être immédiatement

adapté à un prisme dispersif quelconque.

La pièce, dont la figure’; représente une section, se compose de deux prismes collés au baume. Le prisme ABC est en verre d’in-

dice n ~ 1,526 (pour la raie D). Les côtés AB, BC et CA sont égaux,

et ont chacun une longueur de 2 centimètres.

Le prisme BDEC-est en spath, l’axe est perpendiculaire au plan

de la figure. L’angle en D est égal à 127° i2’ ; l’angle en E est à iiS~49B et l’angle BCE

=

36° 4’.

L’appareil peut être utilisé à faire de la spectrophotométrie dans

l’ultra-violet. Ainsi l’auteur l’a employé pour mesurer par la photo- graphie l’absorption de solutions de sulfate de cuivre de différentes

concentrations. C. TISSOT.

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