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Philosophical Magazine; Tome XV. - 1er semestre 1908
C. Tissot
To cite this version:
C. Tissot. Philosophical Magazine; Tome XV. - 1er semestre 1908. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9
(1), pp.98-112. �10.1051/jphystap:01910009009800�. �jpa-00241606�
98
PHILOSOPHICAL MAGAZINE;
Tome XV. 2014 1er semestre 1908.
A.-C; et A.-F. JESSUP. - The évolution and devolution of the elements
(L’évolution et la dissolution des éléments). - P. 21.
Les récents travaux de M. et M’8 Curie, de BB1. Ram say et Soddy,
ont montré que certains éléments simples sont capables de se trans-
former en d’autres éléments. Ce n’est donc plus une idée trop hardie
que de supposer actuellement que tous les éléments dérivent les uns
des autres par voie d’évolution. C’est dans les mondes en formation
qu’il convient de rechercher l’origine des éléments que nous con- naissons.
Le spectre des nébuleuses les moins condensées se compose de trois raies seulement. L’une d’elles appartient à l’hydrogène, mais on ne peut identifier les autres avec celles d’aucun élément connu. Dans un
état de condensation plus avancé, apparaissent deux nouvelles raies
qui appartiennent à l’hydrogène et à l’liélium. A mesure que la con- densation progresse, on voit apparaître des éléments de poids ato- miques plus élevés : le fer, le carbone, le calcium, le silicium ét le magnésium.
Les raies de ces divers éléments sont d’ailleurs renforcées, ce ren- forcement paraissant dépendre, ainsi que l’a indiqué M. Lockyer, des
conditions de température élevée et de forte tension électrique aux- quelles les éléments se trouvent soumis.
On doit supposer que les premiers éléments qui apparaissant sont
ceux dont dérivent tous les autres par voie d’évolution.
La cônsidération des raies spectrales des nébuleuses conduit l’au- teur à admettre que ces éléments primitifs ou
«protons » sont au
nombre de quatre : l’hydrogène, l’hélium et deux éléments inconnues
qu’il désigne sous les noms de proto-glucinium et de proto-bore.
L’auteur se reporte ensuite à la table de Mendeleeff.
Cette même table rassemble dans le même groupe des corps qui
offrent des propriétés bien différentes. Chacun de ces groupes est, il
est vrai, divisé en deux sous-groupes distincts (ainsi le groupe 1 est divisé en sous-groupe A ® H, Li, Na, K, Rb, Cs; et sous-groupe
B--Cu; Ag et Au).
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01910009009800
99 Tandis qué lés éléments d’un même sous-groupe présentent entre
eux d’étroites analogies, des différences notables apparaissent entre
les deux sous-groupes d’une même famille.
Ceci peut être interprété en supposant que l’évolution se produit,
non pas d’un corps à l’autre dans l’ordre des poids atomiques crois-
sants, mais selon une marche différente dans chacun des sous-
groupes. Cette interprétation se trouve corroborée par le fait que, dans l’ordre des poids atomiques croissants, on compte sept élé-
ments entre le sodium et le potassium, tandis qu’on en compte dix- sept entre le potassium et le rubidium. On peut en inférer qu’à par- tir du potassium le nombre des colonnes s’est accru, c’est-à-dire
que certains éléments ont donné naissance à plusieurs rameaux.
L’auteur est amené, selon ces idées, à apporter certaines modifica-~
tions à la table périodique de Mendeleeff et à établir des formules récurrentes qui lui permettent d’obtenir par le calcul, avec une grande approximation, les valeurs des poids atomiques des éléments
successifs d’une même famille.
Le mécanisme de l’évolution serait le suivant :
A l’origine, la matière était uniquement constituée de corpuscules.
La condensation a donné naissance à un certain nombre d’édifices stables différents : ce sont les quatre
«protons » . Chacun de ces
«
protons » , comme uri atome central, appelle dans sa sphère d’at-
traction d’autres corpuscules en nombre de plus en plus grand, ce qui donne naissance à des systèmes de plus en plus compliqués et
de poids atomiques de plus en plus éievés.
Ces systèmes sont caractérisés par la structure de l’assemblage corpusculaire ou de l’anneau qui est lié à l’atome central ; toutes
les principales propriétés chimiques d’un élément sont e~tièremei~t déterminées par la structure de F~~e~M.
Indépendamment des corpuscules qui constituent l’anneau, un
certain nombre d’autres corpuscules (on les désignera sous le nom d’électrons) sont liés au système d’une manière différente. Ces élêé-1.
trons ont une tendance marquée à entrer dans le système au nombre
de huit, ou de multiples de huit. Ce sont d’eux que dépendent les va-
lences respectives des éléments. L’auteur montre alors comment s’impose nécessairement la notion de valence multiple.
L’évolution des éléments conduit à leur dissolution (le mot étant
employé dans le sens que lui a donné H. Spencer). Cette dissolution
des éléments à poids atomiques élevés donnerait naissance aux élé-
100
ments anormaux et peu répandus que l’on désigne sous le nom de
°«
terres rares » . On trouverait en particulier une
«terre rare »
comme terme final de la dégradation des produits des éléments
radio-actifs.
L.-V. 3IEAD0WGR0F’I. - On the curvation and torsion of a helix on any
cylinder and on a surface of revolution (Sur la courbure et la torsion d’une hélice sur un cylindre et sur une surface de révolution).
-P. 5J.
L’auteur donne une méthode analytique simple qui permet de re-
trouver aisément les relations connues.
D.-N. MALLIK. - A potential problem (Un problème de potentiel).
-P. 63.
Si V est le potentiel d’un ellipsoïde et X, Y, Z les composantes de la force, de sorte que :
,
Pour tout point intérieur, A, B, C sont des constantes, et l’on peut
écrire :
L’auteur montre que la même méthode est applicable pour un
point extérieur.
D.-N. MALLIK. - Experimental determination of magnetic induction in an elongated spheroid (Détermination expérimentale de l’induction magnétique
dans un ellipsoïde allongé).
-P. 65.
L’auteur a établi dans une note précédente (PhiZ. Mag., octobre 1907) que l’induction magnétique totale dans un demi-ellipsoïde allongé a pour expression :
- -
dx désignant un élément du grand axe.
Il en résulte que :
L’auteur a exécuté une série de mesures pour vérifier l’exactitude de cette relation en employant, au lieu d’un ellipsoïde allongé, un cylindre d’acier doux recuit, terminé par des calottes sphériques.
Ce cylindre était entouré, exactement jusqu’à la moitié de la lon- gueur, par une bobine magnétisante parcourue par un courant
constant.
,Pour opérer les mesures, on déplaçait de centimètre en centi- mètre selon l’axe, et à partir du milieu de la tige, une petite bobine exploratrice reliée à un galvanomètre balistique.
En portant en abscisses les distances de la bobine mobile à partir
du zéro (milieu de la tige), et en ordonnées les élongations qui cor- respondent aux différentes positions de la bobine, on obtient une ligne droite. La relation est donc bien vérifiée. On peut remarquer
qu’en pareil cas les lignes de forces sont radiales et que leur dis- tribution est uniforme.
Si l’on désigne par m la quantité totale de magnétisme induit,
on a :
’
C’est-à-dire : 1
en désignant par p la densité du magnétisme.
Et l’on a :
Ainsi, la densité du magnétisme induit dans un cylindre long par
une bobine magnétisante qui recouvre la moitié de sa longueur est
constante.
"
La relation étant établie, l’auteur a utilisé le dispositif expéri-
mental pour déterminer les valeurs de K et a trouvé qu’elles demeu-
raient remarquablement constantes pour des valeurs du courant infé- rieures à 2 ampères.
E.-Ii. BARTON. - On spherical radiation and vibrations in conical pipes (Sur
la propagation d’une onde sphérique et les vibrations dans les tuyaux coniques).
-
P. 69.
L’auteur établit d’une manière élémentaire les équations de la
~
102
propagation d’une onde sonore sphérique dans l’air, afin de les ap-
pliquer au cas des tuyaux coniques.
Les résultats principaux du calcul sont les suivants :
Dans un tuyau conique ouverte, la hauteur du son fondamental et la distribution des harmoniques sont les mêmes que dans un tuyau cylindrique. Les ventres sont équidistants, mais il n’en est pas de de même des noeud.
Dans un tuyau conique fermés, la distribution des concamérations est fournie par les solutions de l’équation transcendante :
où R désigne la longueur de la génératrice du cône. Les valeurs ainsi calculées concordent avec celles que lord Rayleigh a obtenues par
une analyse plus complète.
’
E.-H. BARTON. - On the rupture of materials under combined stress : tension and hydrostatic pressure (Sur la rupture de matériaux sous des efforts combi- nés de tension et de pression hydrostatique). - P. 15.
La pression hydrostatique était obtenue au moyen d’une pompe à écrou de Schaffner et Budenberg, munie d’un manomètre de Bourdon dont l’échelle s’étendait jusqu’à ~.~00 atmosphères.
Les échantillons étaient soumis aux essais dans un cylindre d’acier
creux : longueur 80 centimètres ; diamètre intérieur, 4 centimètres ;
diamètre extérieur, 10 centimètres.
Les éprouvettes étaient brisées par une traction progressive,
exercée par le noyau d’un électro-plongeur.
Le maximum de l’effort exercé était obtenu par un courant de 16 ampères. La force atteignait alors la valeur de 4 kilogrammes
et les frottements ne dépassaient jamais 1 0/0 de la force totale.
La pression uniforme et normale exercée par la presse hydrau- lique pouvait atteindre 900 atmosphères, soit 9 kilogrammes par millimètre carré.
Les expériences ont porté sur différentes substances cristallines et, en particulier, sur le sel gemme.
Elles montrent que la rupture se produit sensiblement pour une même valeur de la traction sous la pression atmosphérique, ou sous
la pression de 9 kilogrammes par millimètre carré.
Ces expériences infirment donc nettement la loi énoncée par Pon-
103
celet, que la rupture se produit lorsque l’allongement le plus grand
atteint une certaine limite.
Mais elles confirment les expériences de Voigt et s’accordent avec
la théorie de Tresca selon laquelle la rupture se produit lorsque la
différence entre la tension la plus grande et la plus petite dépasse
une certaine limite.
_
K. HONDA, T. TE1~ADA et D. ISITANI. - On the secondary modulations of oceanic tides (Sur les oscillations secondaires des marées de l’Océan),
~
P, 88.
Divers observateurs ont attiré l’attention sur les oscillations secon-
daires qui accompagnent fréquemment les courbes tracées par les
marégraphes enregistreurs, et deviennent surtout sensibles dans les baies et les estuaires.
1
Ces oscillations secondaires ont été souvent rapprochées des seiches, et on les a attribuées à des variations de pression baromé- trique.
’
Le phénomène est particulièrement apparent sur les côtes du Japon où il est bien connu et désigné communément par les noms de Yota et de Abiki. Il est généralement observé pendant le calme qui précède l’approche d’une dépression barométrique.
Les nombreuses observations qu’ont faites les auteurs, observations
qui s’étagent sur plusieurs années, les conduisent aux conclusions suivantes (le détail des observations est donné dans le mémoire qui
est fort long).
Le phénomène ne se produit d’une manière parfaitement régulière
que dans les baies ou estuaires dont la largeur n’est pas très grande
par rapport à la longueur et dont la profondeur est sensiblement cons-
tante.
Les oscillations secondaires comportent une oscillation fondamen- tale accompagnée d’harmoniques.
Chaque baie est caractérisée par une oscillation fondamentale don~’
on peut calculer approximativement la période par la formule :
où 1 désigne la longueur de la baie (estimée de l’entrée vers le fond),
h la profondeur moyenne, et g l’accélération de la pesanteur.
104
La phase du phénomène est d’ailleurs toujours la même sur tout
le pourtour de la baie.
On est ainsi conduit à interpréter le phénomène par un effet de résonance. La masse d’eau contenue dans une baie est susceptible
d’osciller avec une période propre.
Lorsque des ondes de différentes périodes atteignent le rivage et pénètrent dans la baie, celles-là seules sont renforcées qui ont une période en accord avec la période propre de la baie.
’
Les auteurs estiment que l’on pourrait chercher dans la même voie
l’interprétation de phénomènes oscillatoires à longue période dans
certains golfes parmi lesquels ils citent :
°
La mer Adriatique, le canal de Bristol, la baie de Saint-Malo, etc.
ALBERT CAMPBELL. - On the use of variable mutual inductances (Sur l’emploi d’un dispositif à coefficient d’induction mutuelle variable).
-P. 155.
La mesure exacte des faibles self-inductions et celle des petites ca- pacités ont pris depuis quelques années une certaine importance en
raison de leurs applications à la télégraphie sans fil.
L’auteur indique une méthode, basée sur l’emploi d’un dispositif à
coefficient d’induction mutuelle variable, qui permet de mesurer des self-inductions comprises entre 1 et 200 micro-henrys.
On peut observer qu’un étalon d’induction mutuelle présente sur
un étalon de self-induction plusieurs avantages :
La valeur absolue en peut être obtenue par le calcul en fonction des dimensions géométriques avec une certitude beaucoup plus grande.
La distribution du courant dans un conducteur varie avec la fré- quence, ce qui entraîne des variations dans la valeur de la self-in- duction. Quand les circuits sont suffisamment éloignés l’un de l’autre,
cet effet n’entraîne aucune modification sensible de l’induction mu-
tuelle.
Enfin, tandis qu’avec un étalon de self-induction on ne peut obtenir que des valeurs positives, avec un étalon d’induction mutuelle va-
riable, on peut obtenir des valeurs positives et des valeurs négatives.
Le dispositif proposé se compose d’un circuit primaire qui com- prend deux bobines identiques C, C’ de même axe et enroulées dans
le même sens, disposées parallèlement l’une à l’autre, et d’un circuit,
secondaire qui comprend ’ deux autres bobines plates plus petites
D et F également reliées en série.
La bobine F est fixe et disposée concentriquement à la bobine C’ ;
la bobine D est mobile et peut tourner autour d’un axe excentré per-
pendiculaire à son plan, de manière à demeurer parallèle à C et C’ :
Elle est placée au milieu de l’intervalle qui sépare C et C’.
La bobine F est divisée en 10 sections de 0,1 de milli-henry qui peuvent être associées en série à volonté à l’aide d’un commu-
tateur.
L’échelle de la bobine mobile s’étend de - 0,002 à + 0,11 milli- henry. Les lectures se font sur un cadran divisé sur lequel se déplace
un index lié à la bobine D.
Pour obtenir la valeur du coefficients d’induction mutuelle d’un enroulement comprenant un circuit primaire et un circuit secon- daire, on relie en série le primaire, le primaire de l’étalon et une source alternative; les secondaires sont reliés ég alement en série,
mais avec les tours en opposition, et un galvanomètre à vibration
est intercalé dans le circuit.
L’inductance variable est réglée de manière que le galvanomètre
demeure au zéro, et la lecture donne directement la valeur du coeffi- cient d’induction mutuelle cherché.
Pour obtenir la mesure d’un coefficient de self-induction, on opère
de la manière suivante :
La self-induction à mesurer L2 constitue l’une des branches d’un pont de Wheastone dont les autres branches sont constituées par deux résistances non-inductives R et S et par le secondaire, L, de
l’étalon variable.
Un galvanomètre à vibration est intercalé dans l’une des diago-
nales du pont. Sur l’autre diagonale on dispose, en série avec le pri-
maire de l’étalon une source alternative.
Lorsque, par.réglage convenable des résistances et de l’inductance variable, on a amené le galvanomètre au zéro, on a :
en désignant par P et Q les résistances respectives des branches L, et L2, et par M la valeur de l’induction mutuelle qu’il faut donner
à l’étalon pour obtenir l’équilibre.
106
Si l’on fait S .--r R, il vient simplement :
Au cours de ce travail, l’auteur établit des formules théoriques qui permettent d’obtenir par le calcul la valeur du coefficient d’in- duction mutuelle de deux bobines circulaires plates excentrées.
G.-A. SCHOTT. - The electron theory of matter and the explanation of magnetic properties (La théorie électronique de la matière et l’explication des propriétés magnétiques), - P. 172,
~