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Philosophical Magazine; Tome XV; 1er semestre 1908

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(1)

HAL Id: jpa-00241520

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Submitted on 1 Jan 1910

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Philosophical Magazine; Tome XV; 1er semestre 1908

C. Tissot

To cite this version:

C. Tissot. Philosophical Magazine; Tome XV; 1er semestre 1908. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9 (1),

pp.236-276. �10.1051/jphystap:019100090023601�. �jpa-00241520�

(2)

236

,_ 3° Il serait intéressant de rechercher quelle est la fraction de l’énergie W 2 du secondaire, qui est transformée en chaleur sur

l’anticathode. La difficulté est d’évaluer W 2.

Il faudrait pour mesurer directement vV 2 un voltmètre donnant le

voltage moyen ; ces appareils ne sont pas d’usage courant, et je n’ai

pu m’en procurer un.

Si l’on connaissait le rendement de la bobine, on pourrait avoir W2 avec une certaine approximation. D’après plusieurs auteurs [Armagnat (1), Bailey (’ ) I, ce rendement ne dépasse jamais 50 0/0 et, d’autre part, la soupape supprime une onde du courant induit.

Il semble cL priori que le rapport devra être trouvé voisin de

.

1~,~7, puisque l’énergie des rayons X est très faible, d’après les au-

teurs que j’ai cités au début.

PHILOSOPHICAL MAGAZINE;

Tome XV; 1er semestre 1908.

J.-Rose INNES. - On the practical attainment of the thermodynamic scale of temperature (Sur les moyens pratiques d’atteindre l’échelle thermodynamique

des températures). - P. 301. ..

Plusieurs physiciens ont conservé quelques doutes au sujet de la rigueur des mesures exécutées par Joule et lord Kelvin sur le re- froidissement des gaz par détente. Aussi y a-t-il quelque intérêt à

chercher à faire reposer la théorie du thermomètre à gaz sur des données expérimentales plus certaines. Il est possible de le faire en

tirant partie des nouveaux documents expérimentaux qui ont été ras-

semblés sur les gaz depuis les expériences déjà anciennes de Joule (1) AR~IAGNAT, la Bobine d’induction, 1905, Gauthier-Villars.

(~) B--1.11,Ey, The Physical Review, 1908.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019100090023601

(3)

237 et lord Kelvin. En partant de l’équation différencielle connue qui régit le passage d’un gaz à travers une paroi poreuse :

on peut trouver des expressions dans lesquelles l’effet Joule-

Thomson ne figure que par sa valeur relative, beaucoup mieuxcon-

nue comme ordre de grandeur que sa valeur absolue.

L’équation fondamentale peut recevoir une forme simple si l’on remplace le second membre JK 2013

par son développement en une 1p

série ordonnée selon les puissances décroissantes de t, soit £ t’z

n part de la valeur zéro et prend des valeurs positives croissantes.

La discussion montre que la série S 1 -~ tn doit être choisie de manière

à satisfaire à trois conditions :

Il L’effet « Joule-Thomson » observé à différentes températures

doit être proportionnel aux valeurs de l’expression ) -~

2" La valeur

de(2013’) t représente le produit pv, et le sym-

bole

(-,’-) indique que l’on différentie par rapport à p à tempéra-

B Mp/t t

Lure constante et égale à t] doit être représentée par l’expres-

sion S (~ -~B) ~ prise avec le Signe -J

3° La variation observée dans le coefficient de dilatation doit être

en accord avec la valeur calculée.

Pour l’hydrogène et l’azote, on satisfait à ces conditions en prenant :

En tenant coinpte des données expérimentales les plus récentes,

on obtient les valeurs suivantes pour les constantes ao, ai, a2 :

(4)

238

Vo représente le volume de 1 gramme de gaz à la température de

et à la pression de 760 millimètres.

L’auteur calcule la correction à apporter aux indications d’un ther- momètre à gaz (hydrogène et azote), en admettant que l’effet Joule- Thomson puisse être représenté par une expression de la forme :

et en se servant des déterminations expérimentales de Chappuis.

On obtient en particulier une parfaite concordance pour les valeurs calculées du point de fusion de la glace, soit avec l’hydrogène (~73°,~.31~, soit avec l’azote (~’13°,~.36~.

La forme algébrique donnée pour l’expression de l’effet Joule-

Thomson n’est numériquement exacte que dans les limites où cet effet a été observé. Il y aurait grand intérêt à étendre les mesures au delà de ces limites.

J. Bo WLKER. - On the factors serving to determine the direction of sound (Sur les facteurs qui servent à déterminer la direction du son).

-

P. 3~18.

L’auteur a été conduit à entreprendre les présentes expériences à

la suite d’une collision entre bâtiments, à laquelle il assista, et qui

lui parut manifestement causée par une erreur d’appréciation sur le gisement d’une corne de brume.

,

Des essais préliminaires ayant indiqué que la différence de phase

des ondes sonores qui atteignent chacune des oreilles paraît exercer

une influence capitale sur la position que l’on attribue à la source

sonore, on s’est efforcé de faire varier cet élément méthodiquement.

Pour obtenir le résultat d’une manière simple, on applique sur chaque oreille des bouts de tuyaux métalliques de longueur variable.

Quand ces longueurs sont inégales, et que l’on fait face à la source

sonore, on a l’impression que la source se trouve déplacée du côté

de l’oreille à laquelle est appliqué le tuyau le plus court.

L’observateur arrive, avec un peu d’entraînement, à déterminer la

position angulaire apparente de la source sonore, ou de l’image so-

nore, à 1° ou 2° près.

On constate que la direction de cette image sonore dépend essen-

tiellement de la différence de marche des rayons sonores à chaque

oreille. Cette différence de marche pouvant être modifiée à volonté à

(5)

239

l’aide des tuyaux utilisés, l’emploi d’un tel dispositif permet de faire

l’analyse d’un son complexe.

Si un observateur, dont les oreilles sont armées de tuyaux d’iné-

gales longueurs, se place face à une source sonore complexe, c’est-

à-dire à une source qui émet des sons de différentes hauteurs, il a l’impression que ces sons de différente hauteur sont émis dans des

.

directions différentes, les images sonores se trouvant réparties sur

une circonférence dont l’observateur occupe le centre, sur la droite

ou sur la gauche de la source.

On peut modifier la position de l’image sonore d’une source, soit

en faisant varier le rapport des longueurs .des tuyaux appliqués

aux oreilles, soit en faisant varier la hauteur du son émis par la

source.

L’un des résultats les plus saillants est que l’image sonore saute brusquement de la droite à la gauche (ou inversement), quand la dif-

férence de marche atteint une demi-longueur d’onde.

D’une manière générale, on vérifie que l’on a très sensiblement

en désignant par D la différence des longueurs des tuyaux appli- qués aux oreilles, par 0 et 6’ les déplacements angulaires respectifs

de l’image sonore sur la droite et sur la gauche, par ~ la longueur

de l’onde sonore émise par la source.

T.-H. HAVELOCK . - On certain Bessel integrals and the coefficients of mutual induction of coaxial coils (Sur certaines intégrales de Bessel et les coefficients d’induction mutuelle de bobines coaxiales).

-

P. 332.

Expression de coefficients d’induction mutuelle et de self-induction

en termes de fonctions de Bessel.

Les séries obtenues sont rapidement convergentes et se prêtent

aisément au calcul numérique.

Lord RAYLEIGH. - Effect of a prism on Newton’s rings (Effet d’un prisme sur les anneaux de Newton). - P. 345.

Lorsqu’on regarde à travers un prisme (ou un réseau) des anneaux

de Newton, on observe que ces anneaux se produisent pour des

~

épaisseurs inusitées en même temps que leur nombre augmente.

La première partie du phénomène (déjà observée par Newton)

(6)

240

s’explique aisément en considérant le système de franges que l’on obtiendrait avec deux plans formant un angle très aigu. Observé

sans prisme, le système des franges qui correspondent aux diffé- rentes longueurs d’onde coïncide avec la frange noire d’ordre zéro

qui se produit à l’intersection des plans, l’épaisseur est nulle.

Observées au travers d’un prisme de petit angle dont l’arête est parallèle à l’intersection des plans, les franges ne se superposent plus à la frange d’ordre zéro, et il est toujours possible de choisir le

pouvoir dispersif du prisme de manière à amener la frange d’ordre

en coïncidence avec des couleurs déterminées quelconques.

Quant au nombre de franges visibles, on peut voir qu’il est doublé,

attendu qu’elles se produisent alors de chaque côté de la frange achromatique.

Dans le cas où les surfaces sont cylindriques (ou sphériques;, une

discussion simple permet de se rendre compte des phénomènes. En

un point situé à une distance x de l’origine, l’épaisseur peut être re- présentée par :

où b dépend de la courbure,

La frange noire du nme ordre pour la longueur d’onde ~ se produit quand :

c’est-à-dire :

Le déplacement de la frange d’ordre n, quand on regarde à travers

le prisme, étant ~, le déplacement relatif pour la longueur d’onde À peut être représenté par

en désignant par 5 le pouvoir dispersif du prisme, par D la distance à laquelle il se trouve du système

Pour que cette nmc frange soit achromatique, il faut que l’on ait : -.

(7)

241 Ce qui donne l’équation :

dont les racines n, et ~2 satisfont à la relation :

si a =--- o (lames en contact),

Et l’ordre de la frange achromatique va en croissant avec le pou- voir dispersif du prisme et avec la distance à laquelle on le tient.

La valeur correspondante de x est :

.

On voit qu’elle croît dans le même sens.

Quand ~c prend une valeur finie, il n’y a pas de frange achroma- tique tant que D demeure inférieure à une valeur limite (facile à

obtenir en considérant les conditions de réalité des racines de

1

l’équation du deuxième degré obtenue plus haut).

Pour cette valeur limite, les racines sont égales, et l’on a :

ce qui est la condition pour qu’il y ait un seul système achroma- tique de franges.

Pour des valeurs plus grandes de D, il y a deux franges achroma- tiques distinctes.

L’expérience permet de retrouver toutes ces conséquences de la .

théorie. L’auteur indique les précautions qu’il convient de prendre

pour faire apparaître les phénomènes d’une manière nette.

N. àIALLIK. - Mutuai induction (Induction mutuelle;.

-

P. 364.

Calcul des coefficients d’induction mutuelle en partant de l’expres-

sion de l’énerg ie potentielle de deux feuillets :

. ,

(8)

242

~ et ~’, puissance des feuillets ;

(Ù, angle solide sous lequel l’un des feuillets est vu d’un point de l’ autre ;

dn, élément de la normale (extérieure), et ds élément de surface du

premier feuillet.

On remplace w par sa valeur :

où dn’ et ds’ représentent, pour le second feuillet, les mêmes élé- ments que dn et ds pour le premier, et 011 p désigne la distance de deux points de chacun des feuillets.

Et l’on prend l’expression de M sous la forme :

J. JOLY. - The radioactivity of sea-v~ater

(La radioactivité de l’eau de mers P. 385.

L’auteur a opéré sur des échantillons d’eau de mer de provenances diverses recueillies avec toutes les précautions voulues.

Il obtient des valeurs plus fortes que celles qui ont été données prudemment par Strutt et Eve.

La teneur en radium est exprimée dans les valeurs numériques

suivantes en grammes par centimètre cube.

La moyenne générale serait de 0,0255 X 10-12 grammes de radium

par centimètre cube.

Lord KELVIN. - On the formation of concrete matter from atomic origins (La formation de la matière concrète à partir des origines atomiques).

-

P. 397.

Ce mémoire posthume recuelli par T. Bottomley et que lord

(9)

243 Kelvin écrivit quelques jours seulement avant sa mort, contient le résumé des dernières idées de l’illustre savant sur la formation du

système solaire et, en particulier, de notre globe, à partir de la né-

buleuse primitive.

Lord Kelvin insiste sur les points suivants :

’1° La solidification progressive du globe terrestre à partir du

centre et non de la surrace ;

~° La formation de la Lune conformément à la théorie de George

Darwin.

La conclusion du mémoire est que : L’énergie potentielle de gra- vitation paraît être l’origine primitive (l’ultime création) de tout le

mouvement, la chaleur et la lumière qui existent actuellement dans l’univers.

G. BAE~KER. - On the theory of surface forces.

-

The physical meaning of

the unstable part of the isotherm of James Thomson (Sur la théorie des forces

de surface.

-

La signification physique de la portion instable de l’isotherme de J.-J. Thomson). - P. 413.

L’auteur a démontré précédemment que dans une couche capillaire plane d’un liquide seulement en contact avec sa vapeur, la pression hydrostatique P1 perpendiculaire à la surface est égale à la pression

de la vapeur, tandis que la pression hydrostatique parallèle à la sur-

face de la couche capillaire a un « gradient » selon la normale à la surface.

Dans le présent mémoire, il étend ces considérations au cas d’une couche capillaire sphérique (bulle de vapeur dans un liquide et goutte de liquide dans sa vapeur), et énonce la proposition sui-

vante :

Le gradient de la pression hydrostatique _p, selon la normale à la surface en un point d’une couche capillaire sphérique, est égal au produit de l’écart de la loi de Pascal par la courbure de la sur-

face :

lI.-A. BUNISTEAD.-- On the heating effects produced by Rôntgen rays in lead and zinc (Sur les effets calorifiques produits par les rayons de Rôntgen dans

le plomb et le zinc).

-

P. 432.

1° Le résultat précédemment obtenu par l’auteur, que la quantité

de chaleur développée dans le plomb par les rayons de Rôntgen est

(10)

244

deux fois plus grande que la chaleur développée dans le zinc, ne

s’est pas trouvé confirmé par les présentes expériences. Les quan- tités de chaleur développées dans les deux métaux sont égales (à moins de 5 p. 100 près). L’erreur provenait de l’imperfection de

l’isolation thermique des métaux soumis aux essais.

~° Il n’existe aucuns rayons capables de provoquer la scintillation d’un écran de blende phosphorescente dans le faisceau des radia- tions secondaires, qui proviennent du plomb exposé aux rayons de Rôntgen ;

3° La désintégration du dépôt radio-actif de l’émanation du tho- rium n’est pas hâtée par l’exposition aux rayons de Rôntgen.

W.-J. SMITH. - On the contact potential differences determined by means of

null solutions (Les différences de potentiel au contact déterminées à l’aide de

« solutions zéro »).

-

P. 418.

L expression de « solution zéro » qui a été introduite par Palmaer,

résulte des considérations suivantes :

,

Lorsque certaines conditions (complètement discutées par Pas-

chen) se trouvent remplies, une électrode de mercure immergée

dans une solution diluée de chlorure de potassium (concentration

10 prend un potentiel plus élevé de 0~,57 que lorsque l’électrode est constituée par un filet de mercure qui s’écoule.

Par l’addition de certaines substances à la solution de chlorure de

potassium, Palmaer trouva que l’on pouvait réduire la différence de

potentiel à une valeur nulle, et même amener le changement de signe. De pareilles solutions, pour lesquelles la différence de poten- tiel prend une valeur nulle, sont désignées par le nom de « solutions zéro ». On peut les obtenir, soit en ajoutant à la solution de chlorure de potassium de faibles quantités de cyanure de potassium, de cyanure de mercure, ou d’hydrate de potasse, soit en additionnant la solu- tion primitive d’une petite quantité d’acide acétique ou d’hydrogène

sulf uré.

L’étude de ces solutions présente un grand intérêt pour l’interpré-

tation des phénomènes électro-capillaires.

L’auteur a obtenu des solutions présentant le mème caractère

avec d’autres sels que KCI [KCy, KI, KOI-i~ et a été conduit aux

conclusions suivantes :

(11)

245

~° Les différences de potentiel entre les différentes « solutions zéro » et le mercure, ne sont pas les mêmes ;

2° Les valeurs de différences de potentiel entre le mercure et la

solution normale de chlorure de potassium varient de OV,53 à 0~79;

3° Paschen a établi que la force électromotrice de polarisation né-

cessaire pour produire le maximum de tension superficielle entre

une électrode de mercureet un électrolyte donné, est égale dans plu-

sieurs cas à la force électromotrice du circuit de l’électrode en

goutte. La relation demeure vérifiée dans les cas particuliers

cette force électromotrice est nulle.

Dans aucun de ces cas, la différence de potentiel entré le mercure

et l’électrolyte n’est d’ailleurs nulle ;

4° La relation de Paschen cesse d’être applicable lorsqu’il se pro- duit une action chimique de l’oxygène atmosphérique sur l’électrode

en goutte ;

~° La force électromotrice de Paschen entre le mercure et une so-

lution de chlorure de potassium n’est pas modifiée par l’addition à la solution de petites quantités de sulfure de sodium, bien que la dif- férence de potentiel normale entre le mercure et la solution de chlo-

rure de potassium varie alors de plus d’un demi-volt;

6° Pour un certain pourcentage critique de sulfure de sodium, la

différence de potentiel normale varie très rapidement.

JoHNMORROW. 2013 On the lateral vibrations of bars supported at two points

with one end overhanging (Sùr les vibrations latérales des verges supportées

en deux points, et dont l’une des extrémités est en porte-à-faux).

-

P. 497.

La période propre de vibration est déterminée par l’équation :

(cosh r~al sin rni

-

sinh rnl cos ml) (cosh me sin rnc

-

sinh mc cos me)

-

2sinh ml sin nîl ( fl- cosh o2c cos me) = o

où l’on prend :

E, module d’élasticité; I, moment d’inertie de la section droite par rapport à un axe perpendiculaire au plan de flexion; w, section;

p, densité ; N, nombre de vibrations par seconde. 1 est la longueur comprise entre les appuis, et c la longueur de la portion en porte-à-

faux.

(12)

246

L’auteur a calculé avec précision les valeurs numériques de 6 = nil qui correspondent à différentes valeurs du rapport y : ces valeurs

sont données dans un tableau. Lorsque 7 est petit on peut se servir

de la relation approchée (donnée par Chree) :

Quant au nombre N des vibrations par seconde, il est donné en

fonction de 6 par la relation :

W .-C.-M. LEWIS. - An expérimental examination of Gibbs’s theory of surface concentration, regarded as the basis of absorption, with an application to the theory of dyeing (Examen expérimental de la théorie de Gibbs de la concen-

tration superficielle envisagée comme base de l’absorption, avec une applica-

tion à la théorie de la teinture).

-

P. 499.

En modifiant l’expression fondamentale de Gibbs pour la concen- tration superficielle, on obtient une équation qui donne la masse de

soluté absorbée par centimètre carré en fonction de la concentration de la solution et de la variation de tension superficielle à la sur-

face de contact : solution aqueuse - hydrocarbure liquide.

Les expériences ont été exécutées avec des solutions aqueuses de

glycocholate de sodium et de taurocholate de sodium, l’absorption s’opérant dans de l’huile minérale chimiquement inerte. La masse

absorbée par centimètre carré de surface d’huile était déterminée par deux méthodes différentes susceptibles de se contrôler.

Les mesures de tension superficielle étaient effectuées par la mé- thode de la pipette à goutte.

Les résultats indiquent un écart considérable entre la quantité

absorbée et celle que la théorie de Gibbs permet de calculer. L’ab-

sorption mesurée est de vin gt fois à quatre-vingts fois plus grande que la valeur théorique.

Les expériences exécutées avec des étoffes teintes conduisent à

des conclusions identiques.

(13)

247

EDGAR BUCMNGHAM. 2013 The thermodynamic corrections of the nitrogen scale (Les corrections thermodynamiques de l’échelle de l’azote).

-

P. 526.

Discussion des corrections données par les différents auteurs pour l’échelle du thermomètre à azote, soit entre et 100", soit aux températures élevées, et choix des valeurs à adopter.

HAas GEIGER. - The irregularities in radiation from radio-active bodies

(Les irrégularités dans le rayonnement des corps radio-actifs).

-

P. 539.

Dans toutes les circonstances où l’on s’efforce d’obtenir sur un

électromètre l’équilibre de deux courants d’ionisation dus à deux substances radio-actives, on constate qu’il est impossible d’arriver à

un équilibre rigoureux.

L’auteur a institué des expériences pour voir si les irrégularités

sont dues à des variations dans le rayonnement même des corps radio-actifs ou à quelque cause secondaire susceptible d’être éli- minée.

Ces expériences montrent que les irrégularités constatées tiennent bien à l’émission radio-active. Les phénomènes sont d’ailleurs diffé- rents selon que l’ionisation est provoquée par les rayons ce, ou par les rayons ~. Tandis que l’aiguille de l’électromètre (équilibré) subit

d’incessantes oscillations quand l’ionisation est due aux rayons x, elle demeure à peu près immobile quand l’ionisation est due aux

rayons ~.

°

Si l’on suppose que ces oscillations de l’aiguille, c’est-à-dire que les variations de courant sont dues à la variation du nombre des atomes brisés par les rayons u, on peut obtenir la valeur des écarts par un calcul de probabilité.

La concordance entre les valeurs ainsi calculées et celle que donne l’observation directe est très satisfaisante.

Lord RAYLEIGH. - Further measurements of wave-lengths, and miscellaneous notes on Fabry and Perot’s apparatus (Nouvelles mesures de longueurs d’onde,

et observations diverses sur l’appareil de Fabry et Perot).

-

P. 548.

Les mesures de longueur d’onde ont été exécutées avec l’appareil

de Fabry et Perot modifié par l’auteur et qu’il a décrit précédem-

(14)

248

ment. Ces mesures confirment, d’une manière générale, les résultats numériques donnés par Fabry et Perot et les complètent (en ce qui

concerne la mesure des raies de l’hélium). La valeur (636~,34~) don-

née par Fabry et Perot pour la longueur d’onde de la raie rouge du zinc paraît devoir être corrigée et portée à 6362,350.

Les tubes à vide que l’auteur emploie lui donnent des résultats constants même pour le thallium.

On sait que Perot et Fabry condamnent l’usage des tubes à thal-

lium à cause de leur durée éphémère.

La plupart des glaces, même quand elles sont travaillées avec soin, présentent une courbure très légère. Cette courbure peut être cor-

rigée à l’aide d’une pression convenable appliquée à la plaque. Des

considérations analytiques élémentaires montrent que l’on doit tou-

jours pouvoir, par l’application de forces convenables sur les bords,

rendre la distance entre les plaques constantes aux termes du troi- sième ordre près.

L’expérience confirme cette manière de voir.

Pour des mesures qui n’exigent pas une précision extrême, il est possible de corriger des glaces ordinaires du commerce en exécutant des retouches locales, par l’application ménagée d’acide fluorhy- drique et se laissant guider par l’examen optique.

J. KIRKBY. - The positive column in oxygen

~

(La colonne positive dans l’oxygène).

-

P. 559.

L’auteur désigne sous le nom de « colonne positive » la portion

luminescente de la décharge qui se produit dans un tube cylindrique

entre électrodes planes soumises àune différence depotentiel constante

et le long de laquelle le gradient de potentiel demeure constant.

4

Pour des pressions de l’ordre du millimètre de mercure, cette co- lonne s’étend de l’anode à une distance de 6 centimètres environ de la cathode dans le voisinage immédiat de laquelle se produit la « chute

.

cathodique )).

Dans l’oxygène, cette forme de décharge présente certaines par- ticularités intéressantes :

1° Le gradient du potentiel est beaucoup plus faible dans l’oxygène

que dans les autres gaz ;

~° Au lieu de varier toujours dans le mème sens quand la pression

(15)

249

du gaz diminue, il passe par un minimum (4’",5 par centimètre)

pour une pression de 2 millimètres ;

3° Il se produit une discontinuité remarquable à la pression de

O~n’~,8, le gradient du potentiel (force électrique en volts par centi-

mètre) passe sans transition de 12 volts à 20 volts.

Le fait peut être rapproché de l’anomalie signalée par Bohr, qui a

trouvé qu’à la pression de Omm, 7 l’oxygène s’écartait de la loi de Mariotte (le fait a d’ailleurs été controuvé par lord Rayleigh).

R.-W. WOOD. - The resonance spectra of sodium vapour

(Le spectre de résonance de la vapeur de sodium). - P. 581.

Quand on fait tomber un faisceau intense de lumière blanche sur

de la vapeur de sodium, elle devient fluorescente et émet un spectre qui est exactement complémentaire du spectre d’absorption et pré-

sente une grande complexité.

Le phénomène est plus simple si on excite la vapeur de sodium par un faisceau de lumière monochromatique.

On obtient alors des séries de raies brillantes distribuées à inter- valles sensiblement égaux le long d’un spectre normal, et séparées

les unes des autres par une distance égale à 37 unités Angstrôm.

Le changement. de la source excitatrice monochromatique fait ap-

paraître des séries différentes de raies et modifie la distribution de l’intensité dans les différentes régions du spectre.

Dans chaque cas, la vapeur émet toujours de la lumière de même

longueur d’onde que la lumière excitatrice et, en même temps, un nombre plus ou moins grand de radiations d’autres périodes.

Le phénomène présente à première vue l’aspect d’un phénomène

de fluorescence; mais il convient plutôt de l’interpréter en sup- posant qu’il traduit une véritable résonance des électrons.

Dans le présent mémoire, l’auteur donne de nombreux tableaux de longueurs d’onde de raies de spectres de résonance excités dans la vapeur de sodium par des spectres d’émission très divers (cad- mium, zinc, lithium, baryum, magnésium, plomb, bismuth, argent, cuivre).

Des photographies de ces spectres de résonance sont jointes au

mémoire.

(16)

250

R.-A. LEHFELDT. - The electrochemical équivalents of oxygen and hydro-

gen ~Les équivalents électrochimiques de l’oxygène et de l’hydrogène).

~- P . 6’14.

L’auteur décrit un voltamètre à gaz de précision. Les meilleures solutions à employer comme électrolyte pour déduire du volume de

l’hydrogène mis en liberté la quantité d’électricité, seraient une so-

lution de sulfate de sodium (10 à 30 0/0) ou une solution de bichro-

mate de potassium (5 à 10 0/0).

Les mesures exécutées conduisent à adopter les valeurs sui- vantes :

1 « Faraday » (c’est-à-dire la quantité d’électricité associée à un

gramme équivalent de matière) décompose un poids d’eau de 9,0072 grammes, contenant 8 grammes d’oxygène et ’1~P,00?~

d’hydrogène.

La valeur du « Faraday » ainsi définie est’ de 96590 coulombs.

Ce qui fixerait la valeur de l’équivalent électrochimique de l’ar- gent à 0,0011174 (un peu au-dessous de la valeur adoptée 0,001118).

C. TISSOT.

T. XVI ; 2e semestre 1908.

EAIIHART. - Discharge from electrified point and the nature of the discharge occurring through very small distances (Décharge d’une pointe électrisée et nature de la décharge qui se produit pour de très petites distances).

-

P. 48.

Les expériences les plus récentes indiquent qu’une différence de

potentiel de 350 volts environ paraît nécessaire pour produire l’ioni-

sation de l’air à la pression atmosphérique.

Il peut se produire cependant des décharges à des distances extrê- mement faibles pour une différence de potemtiel moindre.

De pareilles décharges ne seraient vraisemblablement pas dues à l’ionisation du gaz entre les électrodes, mais à un afflux de corpus- cules chassés des électrodes.

Les présentes expériences ont été effectuées sur des décharges

entre pointe et plan. La pointe étant constituée par une fine aiguille d’acier, le plan consistait en un disque d’acier de 2Cill,55 de diamètre.

Ce plan était monté sur le chariot mobile d’un interféromètre de

Michelson.

(17)

251 La différence de potentiel était fournie par une source continue,

batterie de piles et rhéostat liquide, et évaluée à l’aide d’un voltmètre

disposé en dérivation entre les électrodes servant à livrer passage à la décharge.

~

Pour déterminer la position du contact entre la pointe et le plan

on se servait d’un galvanomètre et d’une source auxiliaire de faible force électromotrice, et l’on opérait le rapprochement progressif du plan jusqu’à obtenir une dérivation du galvanomètre.

L’aiguille devait être remplacée après chaque décharge à cause de

l’altération de la pointe. Les distances auxquelles se rapportent les

mesures sont très faibles et sont évaluées en longueurs d’ondes de la lumière du sodium.

Pour observer le potentiel explosif correspondant à une distance donnée, on agissait sur le rhéostat de manière à faire croître progres- sivement la différence de potentiel. Il arrive un moment cette dif-

férence de potentiel demeure sensiblement constante, malgré une

diminution ultérieure de résistance; cela indique la production

de ce que l’on peut appeler une décharge. Une pareille décharge est

d’ailleurs obscure, c’est-à-dire se produit sans étincelle ni effluve

apparente.

L’auteur donne plusieurs tableaux de mesures qui se rapportent

aux potentiels explosifs de ces décharges obscures pour des dis- tances variant de 1 à 50 longueurs d’onde du sodium, et qui corres- pondent soit au cas de la pointe positive, soit au cas de la pointe né- gative. Les expériences ont été exécutées dans l’air bien sec et privé

de poussières à trois pressions différentes (75 centimètres, 37 centi-

mètres et 25 centimètres). Elles ont conduit aux conclusions sui- vantes :

Il Le potentiel d’ionisation pour pointe et plan dans l’air est de 338 volts environ, valeur inférieure d’une douzaine de volts à celui

qui correspond au potentiel d’ionisation entre plans;

2° La différence de potentiel critique est rrloindre pour une pointe négative que pour une pointe positive;

3° Le gradient de la décharge pour des différences de potentiel

moindres que le potentiel minimum d’ionisation est plus rapide dans

le cas « pointe-plan » que dans celui d’électrodes planes. Il est in- dépendant de la polarité de la pointe.

~~° Ce ne sont pas invariablement les corpuscules négatifs qui

servent de véhicules à la décharge quand elle se produit pour des

(18)

252

différences de potentiel moindres que le potentiel minimum d’ionisa- tion.

.

~1.-P. CHATTOCK et A.-M. TYNDALL. - On the changes of pressure which accom- pany point discharge through hydrogen, containing oxygen and nitrogen (Sur

les variations de pression qui accompagnent la décharge d’une pointe électrisée

dans l’hydrogène mélangé d’oxygène et d’azote).

-

P. 24.

Le principal ’objet des expériences était de chercher à évaluer la

complexité moléculaire des ions dans la décharge d’une pointe élec-

trisée dans un gaz à la température et à la pression normales. On

peut imaginer que l’on absorbe, au fur et à mesure de leur mise en liberté, les ions qui prennent naissance dans la décharge, par une électrode de platine ou de palladium.

Le changement de pression résultant de la masse gazeuse (hydro- gène) permettra d’évaluer le nombre de ces ions. Si l’on suppose que la pression et le volume de la masse d’hydrogène soumise à l’expérience soient P et V, et que l’on observe une variation de

pression p lors de la décharge de c coulombs, la variation correspon- dante de volume (pour P constant) est :

Le volume d’hydrogène mis en liberté par 1 coulomb dans un

voltamètre étant de 0~~,116 (à 0° et 760 millimètres) le nombre

des molécules qui ont disparu du gaz, c’est-à-dire qui ont cessé de

contribuer à la production de la pression, lorsque la charge d’un

ion monovalent a passé dans le gaz, est :

"

(le facteur 2 provenant de ce que la molécule d’hydrogène contient

2 ions monovalents).

Si chaque ion est constitué par un simple atome d’hydrogène, la

valeur de N sera de 0,5. Mais, si cet ion entraîne avec lui un cor-

tège d’atomes, la valeur de N sera égale à la moitié du nombre de

ces atomes.

L’expérience indique que le minimum de contraction que l’on

puisse observer dans l’hydrogène le ~~Z2.cs pur correspond à la valenr

N - 1, soit à ~ ~~ZOZécuZe par zo~.

(19)

253

Mais, pour être certain que cette contraction est bien due unique-

ment à l’effet en question, il était indispensables d’examiner l’influence de traces minimes d’impuretés (oxygène et azote) mélangées à l’hydrogène. Cette étude a conduit 1 auteur à l’observation de cer-

tains faits intéressants au sujet de la contraction de mélanges d’hydrogène et d’oxygène (contenant de très faibles proportions d’oxygène) et a apporté une confirmation à la conclusion énoncée ci-dessus.

ALFRED HOLT et EDwiN IIOPRINSON. - The decomposition of water vapour

by electric sparks (La décomposition de la vapeur d’eau par les étincelles

électriques).

-

P. 92.

La décomposition de la vapeur d’eau par le passage d’une étin- celle électrique présente certains caractères particuliers signalés déjà par Perrot (1861), puis plus récemment par J.-J. Thomson.

J .-J. Thomson en particulier a montré que, s’il apparaît un excès d’oxygène à l’anode et un excès d’hydrogène à la cathode pour des étincelles longues, c’est l’inverse qui se produit pour des étincelles courtes.

La répartition des ions électrolytiques aux électrodes dépend donc

essentiellement de la longueur de l’étincelle .

Chapman et Lidbury (1902) ont observé que le sens de circula- tion de la vapeur par rapport à la position des électrodes exerce un

effet marqué sur la séparation des produits de la décomposition,

l’excès d’oxygène apparaissant toujours à l’électrode la plus éloignée

du point par lequel entre la vapeur.

Il n’est donc pas possible de donner une explication complète du phénomène en faisant simplement appel à l’électrolyse. Les expé-

riences exécutées par l’auteur le conduisent à l’interpréter de la

manière suivante :

La décomposition électrolytique prend naissance tout le long du trajet de l’étincelle et non pas seulement à l’anode et à la cathode. Il

se produit ainsi sur le parcours de l’étincelle un mélange homogène

des produits de la décomposition. La séparation de ces produits a

lieu par suite d’une diffusion ultérieure dans le courant de vapeur.

Cette séparation ne peut d’ailleurs être constatée que si la diffusion des gaz mis en liberté est inégale. A cette interprétation générale

il paraît nécessaire d’ajouter, pour rendre compte de certains

(20)

254

faits expérimentaux, l’action catalytique des électrodes mêmes ou des particules provenant de leur pulvérisation.

S. KINOSH1TA. - Condensation of the actinium and thorium emanations

(Condensation des émanations de l’actinium et du thorium). - P. 9 2’1.

La détermination des températures de condensation et de volatili- sation de l’émanation de l’actinium a été effectuée en se servant de la méthode electrique déjà adoptée par Rutherford et Soddy pour les émanations du thorium et du radium.

L’émanation de l’actinium commence à se condenser à la tempé-

rature de

-

1?0° centigrades, une portion de l’émanation demeu- rant non condensée au-dessous de cette température. La condensa- tion est complète à - 1501.

Aux températures comprises entre - ~ ~0° et

-

120°, la proportion

d’émanation condensée varie avec la pression, la variation avec la

pression étant d’ailleurs d’autant moindre que la pression est plus

forte.

L’émanation du thorium se condense à une température de 2° à 3°

plus élevée que l’émanation de l’actinium.

CHARLES DRYSDALE. - The use of shunts and transformers with alternate current measuring instruments (L’emploi des shunts et transformateurs dans les instruments de mesures pour courants alternatifs).

-

P. 136.

Calcul des erreurs que l’on peut commettre, soit dans le pouvoir multiplicateur, soit dans la phase, par l’emploi de shunts ou de transformateurs associés aux instruments de mesures pour courants alternatifs.Choix des constantes optima à adopter.

JAN BECQ UEREL. - On the dispersion of magnetic rotatory power in the

neighbourhood of bands of absorption in the case of rare earths (Sur la disper-

sion du pouvoir magnétique rotatoire dans le voisinage des bandes d’absorption

dans le cas des terres rares).

-

P. 153.

L’auteur présente certaines remarques au sujet des communica- tions récentes de MM. Wood et Elias et rappelle les résultats qu’il a

obtenus. Ces résultats ont fait l’objet de nombreuses publications

dont il a été rendu compte dans le Journal.

(21)

255

JAKOB KUNZ. - On cathode and canal rays from hollow cathodes

(Surles rayons cathodiques et les rayons-canaux issus de cathodes creuses). - P.i6i L’auteur a institué une série d’expériences’ pour déterminer la nature des rayons décrits par Goldstein comme des rayons-canaux issus de cathodes constituées par deux plaques métalliques paral-

lèles de différentes formes.

R.-W. WOOD. ~-- On the emission of polarized light by fluorescents gases

(Sur l’émission de lumière polarisée par les-gaz fluorescents).

-

P. ’18~.

Les différentes tentatives qui ont été faites jusqu’à présent pour mettre en évidence des traces de polarisation dans la lumière émise par des vapeurs fluorescentes ont donné des résultats négatifs.

En opérant avec certaines précautions, l’auteur a réussi à montrer

que la lumière émise par les vapeurs de potassium et de sodium

fluorescentes était partiellement polarisée. La polarisation est déce-

lée par un polariscope de Savart. Elle est la plus forte quand la tem- pérature est relativement basse ; la proportion de lumière polarisée peut alors atteindre 30 0/0.

L’auteur suggère que la polarisation des gaz fluorescents pourrait

donner une théorie satisfaisante des phénomènes optiques présentés

par la couronne solaire.

LORD RAYLEIGH. - Acoustical notes (Notes sur l’acoustique).

-

P. 235.

Sons rendus par une corde tendue de densité variable. Procédé pour obtenir le maintien des vibrations d’un diapason à l’aide de la chute d’un chapelet de gouttes d’eau. Caractères qui permettent de

distinguer un son qui est produit droit devant ou droit derrière un

observateur.

Remarques sur un microphone sensible à granules de charbon logés dans une cavité hémisphérique (appareil dit « Acousticon »).

Hauteurs des sifflantes.

-

Remarques diverses sur la téléphonie.

(22)

256

L. VEGARD. - Researches upon osmosis and osmotic pressure

(Recherches sur l’osmose et la pression oSL110tique).. - P. 24’1- L’auteur s’est inspiré des travaux de Morse et Frazer pour la pré- paration des membranes semi-perméables (au ferrocyanure de cuivre) et a adopté un dispositif expérimental analogue à celui de Berkeley et Ilartley. Le présent mémoire comprend, avec la descrip-

tion des appareils employés (compresseur, manomètre, etc.) :

i° Une étude des propriétés de la membrane basée sur la manière dont elle se comporte sous l’influence d’nn courant électrique ;

2° Des considérations théoriques sur la mesure directe de la pres- sion osmotique ;

3° Des mesures de la pression d’équilibre pour les solutions de

sucre de canne (saccharose) et la détermination expérimentale des

vitesses du courant osmotique pour différentes pressions.

W.-B. GILL et F.-B. PIDDUCK. - Tbe genesis of ions by collision of positive

and negative ions in a gas. Experiments on argon and helium (La crémation

d’ions par collision d’ions positifs et négatifs dans un gaz. Expériences sur l’argon et l’hélium).

-

P. 280.

Les présentes expériences ont été instituées pour vérifier la théo- rie de l’ionisation due à la rencontre des ions positifs et négatifs

dans les gaz monoatomiques comme l’argon et l’hélium. Le point de départ repose sur les considérations théoriques suivantes : i

On suppose qu’une force électrique constante est maintenue entre deux plaques parallèles dont la distance d est variable.Un nombre

n d’ions négatifs sont libérés par seconde de la plaque négative par la lumière ultra-violette,tandis que n ions arrivent par seconde à la

plaque positive. Si chaque ion négatif donne naissance à ot ions de chaque espèce, et à chacun des ions positifs, en se déplaçant de

1 centimètre sous la force donnée, on a :

D’autre part, si l’on désigne par X la force électrique en volts

par centimètre, et par p la pression en millimètres de mercure,

~ et ~ sont fonction de X ~

p p 2~

(23)

257

La relation 1 ) permet de calculer la distance explosive a. Si l’on

fait 1

--

u, il vient en effet :

Une première vérification des relations précédentes (relations théoriques de Towsend) consiste à mesurer le courant entre les

plaques pour différentes valeurs de leur distance ~ et à comparer les valeurs du courant q à celles que fournit pour n la formule (~.).

Ce contrôle a été opéré, tant pour l’argon que pour l’hélium, à

différentes pressions (de i millimètre à 10 millimètres) et a donné des résultats très satisfaisants.

Une seconde manière de procéder pour obtenir les vérifications

cherchées, consiste à déterminer expérimentalement les potentiels explosifs que la relation (2) permet de calculer pour différentes dis- tances a. L’accord que l’on obtient ainsi est également très bon.

Le potentiel explosif minimum pour l’argon serait 235 volts, et

pour l’hélium pur 200 volts environ.

HOWARD L. Bl10NS0N. - On the relative activity of the emanation and the active deposit from thorium and from actinium (Sur l’activité relative de l’émanation et le dépôt actif du thorium et de l’actinium).

-

P. 29L

Un grand nombre de calculs de radio-activité sont basés sur l’hy- pothèse que chaque atome des différents corps radio-actifs donne naissance, lors de sa transformation, à une seule particule «. Cette hypothèse se trouve vérifiée pour le radium et les divers produits

de sa transformation ; mais il ne paraît pas en être de mème pour le thorium.

C’est en effet ce que montre l’expérience. La méthode employée

par l’auteur consistait à comparer directement l’ionisation produite

par l’émanation et le dépôt actif, lorsque les deux substances se trouvent en équilibre.

L’interprétation la plus simple des résultats obtenus est que : un atome de thorium C donne naissance par sa désintégration au même

nombre de particules oc qu’un atome de thorium B, et un atome

d’émanation de thorium produit un nombre de particules quatre fois plus considérable.

Un atome d’émanation d’actinium en se désintégrant donne nais-

sance à un nombre de particules x deux fois plus grand qu’un atome

de dépôt actif.

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