• Aucun résultat trouvé

Effets des désintégrations radioactives sur les électrons des couches internes de l'atome

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Effets des désintégrations radioactives sur les électrons des couches internes de l'atome"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00235217

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235217

Submitted on 1 Jan 1955

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Effets des désintégrations radioactives sur les électrons des couches internes de l’atome

J.S. Levinger

To cite this version:

J.S. Levinger. Effets des désintégrations radioactives sur les électrons des couches internes de l’atome.

J. Phys. Radium, 1955, 16 (7), pp.556-561. �10.1051/jphysrad:01955001607055600�. �jpa-00235217�

(2)

556.

EFFETS DES DÉSINTÉGRATIONS RADIOACTIVES SUR LES ÉLECTRONS

DES COUCHES INTERNES DE L’ATOME Par J. S. LEVINGER,

Louisiana State University, Baton Rouge, Louisiana (U.S.A.).

Summary. - The probability of emission of atomic electrons due to beta decay is proportional

to I/Z2 in accord with results of many workers. The value given for the emission probability due to

alpha decay is smaller than that calculated by Migdal, or Schaeffer. The approximations are discussed.

JOURNAL PHYSIQUE 16, JUILLET 1955,

1. Introduction. - Aux premiers temps de leur développement, la Physique atomique et la Phy- sique nucléaire étaient considérées comme appar- tenant à des domaines distincts; aujourd’hui nous

consacrons un colloque entier à la discussion de

l’interdépendance entre les phénomènes atomiques

et nucléaires dont l’étude dans ces dernières années, s’est révélée comme une source féconde d’informa- tions tant des propriétés de l’atome que des pro-

priétés du noyau : telle l’étude de la conversion interne ou de l’atténuation des corrélations angulaires

des rayons y. Ce sont des effets importants qui peuvent être mesurés avec une bonne précision

et qui dépendent de caractéristiques nucléaires

telles que le changement de moment, angulaire ou

le moment magnétique du noyau. Les effets des

désintégrations radioactives sur les électrons des couches internes dont je parlerai sont, je le crains,

d’un intérêt moindre. Ce sont de petits effets, de

l’ordre de Z2 , qui sont difficiles à mesurer et souvent obscurcis par d’autres phènomènes. De plus, ces petits effets, étudiés dans cet article se sont révélés

insensibles aux propriétés nucléaires ou atomiques spécifiques.

Je me propose, dans cette Communication, de discuter les effets des désintégrations nucléaires

radioactives (émission a ou P) sur les électrons des

couches internes de l’atome. Je suggère d’appeler

« ionisation interne » le phénomène d’émission d’élec- trons appartenant à l’atome qui subit la désinté-

gration nucléaire. Un des buts, utile quoique mineur,

de ce Colloque, serait de décider si cette termi-

nologie est appropriée et, dans le cas contraire,

d’en proposer une autre. (Notons que l’atome peut

être excité et non ionisé comme lorsqu’une parti-

cule ce ou p extérieure traverse l’atome. Je propose d’inclure cette « excitation interne )) dans le nom

d’ionisation interne.)

D’autres phénomènes nucléaires - tels que la capture K, l’émission de neutron, la fission, la capture

de mésons - peuvent également provoquer l’arra- chement d’électrons atomiques entourant le noyau.

(Daudel [1] a également proposé le phénomène de

« .création d’électrons ».)

Ces divers types d’ionisation interne peuvent être calculés par des méthodes analogues à celles utilisées pour l’ionisation interne en émission a ou P. Toutefois je me limiterai ici à l’étude des effets de l’émission

« et fi et de plus à l’ionisation interne des électrons intérieurs (K et L) des atomes moyens et lourds, ce

qui permet d’utiliser les fonctions d’onde coulom- biennes non relativistes des électrons pour une

première approximation.

Des calculs d’ionisation interne ont été faits indé-

pendamment il y a 13 ans par Feinberg [2] et Migdal [3]. Plus récemment, des calculs par moi- même [4], Schwartz [5], Primakoff et Porter [6],

Serber et Snyder [7] et Winther [8] ont montré

l’intérêt accru de ce problème. Tous ces auteurs

ont calculé l’ionisation interne en émission P, Migdal

et moi-même avons également calculé l’ionisation interne en émission a. En émission p, les différents calculs sont en accord, en accord également avec les expériences faites. En émission a, les deux calculs

ne concordent pas, non plus qu’avec l’expérience.

Je n’entreprendrai pas ici une comparaison détaillée

avec les résultats expérimentaux. J’espère que ceci pourra être fait ultérieurement au cours du Colloque.

Au paragraphe suivant, j’exposerai le formalisme de la théorie des perturbations dépendant du temps

pour ce problème et montrerai quelle forme parti-

culière il prend dans les deux cas limites de pertur- bation brusque et de perturbation adiabatique.

Les calculs de perturbation brusque (émission P)

sont traités dans le troisième paragraphe, et les

calculs de perturbation adiabatique (pour les élec-

trons intérieurs en émission a) sont traités dans le dernier paragraphe. J’estimerai l’ordre de grandeur

des erreurs que l’on commet en se limitant aux per- turbations du premier ordre, en traitant les émis- sions a et P comme des processus limites et par

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001607055600

(3)

557

l’emploi de fonctions d’onde coulombiennes non relativistes. Je résumerai rapidement le contenu

de mon article précédent [4], et j’insisterai sur les

corrections apportées à ce travail. Vous constaterez que les calculs ne sont pas encore complètement

satisfaisants. En fait, je crois que l’intérêt essentiel de l’ionisation interne est que de nombreuses erreurs (certaines très importantes) ont été faites tant dans

les calculs que dans les expériences dans ce domaine.

J’y ai pour ma part certainement contribué quelque

peu [4], [9]. L’ionisation interne offre également

l’intérêt d’un exercice sur la théorie des perturba-

tions où les deux limites brusque et adiabatique sont

toutes deux importantes.

2. Théorie d’une perturbation qui dépend

du temps. - Si l’hamiltonien H est une fonction

du temps, l’équation de Schrôdinger peut être

écrite à l’aide des dérivées par rapport au temps

des amplitudes an’ des différentes fonctions propres

[ci. [10] et I, éq. (36)].

Dans une théorie de perturbation au premier ordre, nous supposons que l’amplitude an est l’unité

pour l’état fondamental (désigné par o) et zéro

pour les états excités, à chaque instant, et que la

perturbation commence à l’instant zéro. La diffé-

rence d’énergie A = hw est supposée indépen-

dante du temps. Les fonctions d’onde un(t) et un’(t)

utilisées pour évaluer l’expression dH ( dH/dt n’n n’nsont aussi

supposées indépendantes du temps. Avec ces approxi-

mations on a [cf. I, éq. (37)] :

Puisque nous nous sommes limité à la théorie des perturbations au premier ordre, les résultats

obtenus sont valables seulement pour de petites perturbations : notre approximation revient à négliger

les termes de l’ordre de , - (Notons que dans les limites extrêmes d’une perturbation adiabatique

ou d’une perturbation brusque, l’amplitude an, peut être calculée sans faire l’hypothèse que la

perturbation est petite; mais le développement

fait ici ne serait plus valable.) _ L’approximation d’une perturbation brusque

consiste à remplacer exp (i Ct) t) par l’unité dans

l’équation (2), comme nous ouvons le faire si dH/dt

est appréciable seulement pendant des temps petits comparés aux périodes atomiques, Ct)-1. Nous

obtenons alors une expression pour l’amplitude de

l’état n’ due à une perturbation brusque.

Cette expression semble différente du dévelop- pement habituel de la fonction d’onde initiale à

l’aide de la fonction d’onde finale, mais elle peut

être exprimée de la façon usuelle. Soit, par exemple,

l’émission P, dans laquelle le changement brusque

de l’hamiltonien

Nous désignerons par u (r) la fonction d’onde de l’électron que nous considérons et par v la fonction d’onde de l’ensemble des autres électrons de l’atome.

Puisque les fonctions d’onde uo et u’ sont supposés indépendantes du temps, nous pouvons prendre

pour la première uo(Z, r) correspondant à une charge nucléaire Z, et pour la deuxième u(Z-pi, r) correspondant à la charge du noyau final. Dans notre

approximation, v ne change pas, puisque tous les

autres électrons sont supposés rester dans l’état fondamental, si bien que l’intégration sur les coor-

données de tous les autres électrons donne l’unité.

Nous récrirons alors l’équation (3)

L’expression finale pour une perturbation brusque s’appliquera, comme il a été dit ci-dessus, même

la perturbation n’est pas petite.

Nous avons exposé en quelques détails cette

démonstration assez classique [11], car précé-

demment (ci. [4], note 27) certaine confusion s’était

introduite concernant la valeur de la différence

d’énergie h ca.

Dans cette approximation, il ne faudrait pas inclure une estimation de l’ionisation interne par le processus suggéré parfois « de conversion interne du rayonnement de freinage interne ». Le processus d’interaction de la particule avec un électron K . par le champ électromagnétique est déjà compris

dans le calcul de perturbation brusque donné

ci-dessus.

L’approximation adiabatique, nécessaire dans le

cas de l’émission «, a été étudiée dans mon précédent

article (ci. [41, éq. (37)). Nous effectuons un dévelop- pement semi-convergent en puissance de la vitesse de la particule « par intégrations successives par

parties de l’équation (2)

Comme il a été discuté dans I, le’ premier terme du développement est le terme dipolaire calculé par

Migdal [4] avec cette différence que notre résultat

(4)

558

donne une réduction d’un ordre de grandeur de ce

terme due au recul nucléaire. Le deuxième terme

ou terme quadripolaire a été calculé dans [4], mais

dans cette Communication je désire corriger certaines

erreurs de calcul faites dans mes précédents calculs.

3. Calculs pour l’émission p. - Puisque la plupart des particules P (positrons ou électrons)

sont émises avec une vitesse grande devant celle des électrons périphériques, l’ionisation interne

en émission P peut être traitée comme une pertur-

bation brusque. Nous insistons sur le fait que

l’approximation d’une perturbation brusque implique

l’existence d’une source illimitée d’énergie pour l’ionisation des électrons atomiques. Si une quantité

limitée d’énergie est libérée par l’émission j3, alors l’approximation brusque ne s’applique plus stric-

tement [12]. En réalité, l’énergie utilisée pour ioniser l’électron atomique diminue l’énergie que se

partagent la particule fi et le neutrino, diminuant

ainsi le volume disponible dans l’espace des phases

pour l’électron et le neutrino, et rendant ainsi moins

probable le processus d’ionisation interne. En

première approximation, les résultats d’un calcul de perturbation brusque devraient être réduits par

un facteur donné par :

f est ici la fonction utilisée dans le calcul des valeurs de Il pour l’émission p; Wo est l’énergie libérée par l’émission P; tandis que nw est l’énergie donnée à

l’électron éjecté. Puisque f varie rapidement avec l’énergie, ce facteur réduit de. façon appréciable le

nombre d’ionisations internes vers une énergie positive élevée et réduit aussi la probabilité totale

d’ionisation interne.

Le facteur S n’a pas été inclus dans mon précédent

travail. Un facteur analogue a été inclus par Pri- makoff et Porter [6]. pour l’ionisation interne par

capture-K et l’emploi de ce facteur a été indiqué

par eux. pour le cas de l’émission P.

Le calcul d’ionisation interne des électrons K par un changement brusque de la charge du noyau

a été fait par plusieurs auteurs [2], [3], [4J, [5], [6J en

utilisant des fonctions d’onde coulombiennes non

relativistes. Leurs résultats concordent pour la forme du spectre des électrons éjectés ([4], éq. (14))

et aussi pour la probabilité d’ionisation interne par électron K

o, 65

ou 0,65/Z2 pour la couche

K.

Ici

W est l’énergie cinétique de l’électron éjecté

et Ek est l’énergie de liaison de l’électron K. La

probabilité d’excitation d’un électron K vers des niveaux discrets peut aussi être calculée à cette

approximation en utilisant les équations (3) ou (4) (voir les résultats pour des fonctions d’onde coulom- biennes dans I). La majorité de l’excitation se fait

vers le niveau 2s; et la majorité du reste vers le

niveau 3s. Pour des atomes où les niveaux 2s et 3s sont déjà occupés, l’excitation des électrons K est

négligeable comparée à l’ionisation.

Dans mon travail précédent, j’ai vérifié ces résul-

tats pour l’ionisation et l’excitation interne des électrons par des calculs numériques de l’énergie

moyenne libérée par émission fi. Mes résultats numé-

riques de 1,998 Ry sont en accord avec le calcul

de Serber et Snyder [7] qui donne 2 Ry.

Le spectre et la probabilité d’ionisation pour les électrons L a été calculé par trois auteurs [3], [4], [5] et ceux pour les électrons M par deux -auteurs [3], [5]. Les différents résultats pour les électrons L sont comparés dans le tableau I de mon article précédent [4]. Schwartz et moi-même trouvent une probabilité d’ionisation de, 2,I/Z2 pour la couche L, tandis que Migdal trouve une probabilité d’ionisation

plus grande.

-

Remarquons qu’à cette approximation l’on

néglige I/Z la probabilité d’ionisation interne est la même pour les émissions f3+ et g- [elle est réduite

par un facteur d’environ 4, pour la capture e par l’effet d’écran et les effets de corrélation (6)]. L’em- ploi d’un Z effectif de Slater dans le calcul numé,

rique des résultats devrait être une bonne approxi-

mation. De plus, comme il a été dit ci-dessus, le spectre et la probabilité d’ionisation interne sont réduits par le facteur S qui dépend de l’énergie disponible pour l’émission P.

Précédemment, j’ai calculé les corrections d’écran

en écrivant la probabilité d’ionisation I -P remain-P excit

Premain est la probabilité que l’électron reste dans son état initial: Les probabilités d’excitation étaient calculées en utilisant l’équation (3) avec des

fonctions d’onde de Hartree pour Hg. Les résultats

ne sont pas corrects puisqu’on a pris une mauvaise

valeur pour l’énergie au dénominateur. Depuis, j’ai calculé les probabilités d’excitation pour l’émis- sion p+ de A en utilisant des fonctions d’onde de Hartree-Fock pour A et CI- dans l’équation (4).

Des intégrations numériques très précises ont été

nécessaires puisque les fonctions d’onde sont presque

orthogonales. Des calculs numériques en utilisant

les fonctions d’ondes atomiques du continu sont

encore à faire.

(5)

559

Puisque le changement brusque de la charge

nucléaire est la cause principale d’ionisation interne, la probabilité d’ionisation interne est indépendante

du degré d’interdiction de l’émission P, et de la forme

de l’interaction P. Plusieurs études expérimentales

récentes sur les rayonnements caractéristiques X-K

excités dans l’émission p sont en accord satisfaisant

avec ces calculs. Jè n’ai trouvé aucune expérience

sur l’ionisation interne des électrons L en émis- sion fi.

4. Calculs pour l’émission a. - On peut traiter

l’ionisation interne sur les électrons extérieurs du

cortège dans l’émission ce par la méthode de pertur- bation brusque car la vitesse des particules a est

nettement plus grande que la vitesse moyenne des électrons (environ I/-2oe fois la vitesse de la lumière par rapport à environ I/I37e fois la vitesse de

lumière). L’ionisation interne due à la variation

brusque de la charge nucléaire est quatre fois celle

qui se produit dans le cas de l’émission fi, car la variation de la charge nucléaire intervient au carré.

De plus, il y aura une ionisation interne supplé- mentaire, appréciable, due au recul de l’atome,

qui pourrait être calculée par les méthodes décrites dans cet article (comme il a été montré dans [4J

le faible recul en émission P donne un effet négligeable dans ce problème). Toutefois pour les électrons les plus internes .le recul nucléaire diminue grandement la probabilité d’ionisation interne dans l’émission a.

Pour les électrons K de Po, la vitesse des parti-

cules ce est environ I/I 2e de celle des électrons, laquelle

Zc

est égale i Ceci permet une approximation adia-

137

batique, en utilisant le développement semi-conver-

gent de l’équation (5). Je prends pour l’hamiltonien

H(t) l’énergie cinétique de l’électron plus son énergie

coulombienne dans le champ de la particule a se déplaçant dans une direction, et dans le champ du noyau résiduel en recul dans la direction opposée.

(La particule a est suffisamment lourde pour être traitée comme une particule classique et notre

résultat ne dépend pas du moment angulaire emporté

par la particule ce). En utilisant cette expression de l’hamiltonien, nous trouvons un terme dipolaire

évalué à l’instant de l’émission ce, égal à celui obtenu

par Migdal [4], à part un facteur A-2Z/A-4. A - 4 Ce calcul

est exposé dans mon travail antérieur, l’on obtient le même résultat par un calcul plus physique consi-

dérant la vitesse du centre de charge dans le système

de la particule a et du noyau de recul (le facteur

donné ci-dessus est égal au rapport de la vitesse du centre de charge à celle de la particule a). Ce facteur

intervient au carré car nous portons au carré l’ampli-

tude du terme dipolaire, si bien que nos probabilités

d’ionisation interne sont inférieures à celles de

Migdal d’un facteur

pour des valeurs numériques s’appliquant à 2lopo (toutes les valeurs numériques seront données pour

ce noyau, car il semble que ce soit le meilleur cas

pour l’étude expérimentale de l’ionisation interne

en émission a).

Comme le terme dipolaire subit cette réduction particulière, j’ai poursuivi le développement de l’équation (5) et calculé l’amplitude du terme d2H/dt2,

ou terme quadripolaire. Comme il a été montré dans [4] le terme quadripolaire n’est pas modifié par le recul nucléaire, à l’approximation de

notre calcul. Pour des fonctions d’onde coulom- biennes non relativistes, les éléments, de matrices dipolaires ont été évalués par Migdal à l’aide dès

méthodes habituelles. Les éléments de matrice

quadripolaires, de la forme [r-3P2(COSO)]on, ont été

évalués dans mon article précédent par une méthode

d’intégration sur le contour, développée par H. A.

Bethe. Mais j’ai fait dans cet article certaines erreurs

de calcul. Je donne dans 1’ttppendice les éléments

de. matrice quadripolaires corrigés. Les résultats numériques pour la probabilité d’ionisation de 210pO sont donnés dans le tableau I.

TABLEAU I.

Ionisation interne de 210PO’

Ces résultats numériques montrent que pour les électrons .K et Li, le terme quadripolaire est négli- geable, bien que, le terme dipolaire soit nettement

réduit par le recul nucléaire. Mais pour les élec- trons Ln et LUI le terme quadripolaire 2p-n’p prédomine et contient presque toute l’ionisation interne dans la couche L (le terme 2 p-n’ f est très faible).

Mes résultats à la fois pour les couches K et L sont d’un ordre de grandeur inférieur aux valeurs

obtenues à partir des rendements expérimentaux

des rayons X caractéristiques émis par po [14].

Il est possible que les rendements expérimentaux

soient dus en grande partie à la conversion interne de raies nucléaires, toutefois la divergence nous

(6)

560

suggère d’examiner les calculs plus précis qui pour- raient augmenter la probabilité calculée d’ioni-

sation interne.

Pour les électrons K, les corrections d’écran sont estimées dans [4] comme donnant une augmentation

de 4o pour 100 de la probabilité d’ionisation. On

peut s’attendre à, ce que les corrections relativistes

produisent une augmentation appréciable.

Pour les électrons L, les effets relativistes seraient

petits. Toutefois la probabilité d’ionisation donnée dans le tableau 1 est augmentée par deux effets : les corrections d’écran et l’utilisation de termes

supplémentaires dans le Héveloppement semi- conver- gent de l’équation (5). Dans mon article précédent, je supposais que les corrections d’écran seraient

grandes. Toutefois les calculs numériques utilisant

les fonctions d’onde atomiques non relativistes de

Ramberg [15], et les fonctions d’onde atomiques

relativistes de Reitz [16], montrent que les correc-

tions d’écran ne sont pas grandes. Comme il est

montré dans le tableau I, les transitions sont presque toutes entre les états 2p et n’p, si bien que seulement.

les termes correspondants doivent être corrigés

de l’effet écran. Les corrections d’écran sont seu-

lement d’environ 1 o pur ioo pour Z .- 80 et deux

énergies positives de 2 et 25 keV. Sans attendre de nouveaux calculs numériques, il semble clair que les corrections d’écran ne peuvent rendre compte

pour une part appréciable de la grande différence

entre les rendements calculés et expérimentaux

des rayons X L émis par Po.

Il est à présent difficiles d’estimer la précision du développement semi-convergent de l’équation (5) appliqué à l’ionisation interne sur les électrons L

en émission ce. Dans mon article précédent, je sup-

posais que la précision pourrait être assez faible

et que les termes supérieurs des séries augmenteraient probablement la probabilité d’ionisation interne.

Nous pouvons estimer une limite supérieure de la probabilité d’ionisation interne en utilisant le résultat pour la variation brusque de deux unités de la charge

nucléaire (il faut prendre seulement cela comme un

ordre de grandeur estimé, ce ne peut être même

pas la vraie limite supérieure). Pour les six élec- trons 2p, la variation brusque de charge donne une probabilité d’ionisation de 5/Z2 Z2 = 8. 104 (voir tableau . I de mon article précédent). Cette limite supérieure approchée est 16 fois la somme des transitions

dipolaire et quadripolaire du tableau 1 et est fortui-

tement en bon accord avec la probabilité d’ioni-

sation déduite des rendements expérimentaux des

rayons X L.

Nous croyons que nos calculs de l’ionisation interne en émission a sont en général corrects. Toute- fois des corrections relativistes sont nécessaires pour les électrons K ; et des calculs numériques sont

nécessaires pour les électrons L afin de remplacer l’ap- proximation adiabatique, qui apparaît insuffisante,.

Appendice. - Les éléments de matrice quadri- polaires pour des fonctions d’onde coulombiennes

non relativistes ont été calculées dans [4] par une méthode d’intégration sur le contour. Les résultats

pour les transitions 2 s -n’d et 2 p -font été corri- gés par J. Scandrett et D. C. Kent tandis que les résul- tats pour les transitions I s-n’d et 2 p-n’p étaient

contrôlés. Les résultats sont donnés ci-dessous.

Discussion de M. Levinget. - Après avoir écrit

ma Communication sur l’ionisation interne en

émission ce et g j’ai eu connaissance de calculs récents de G. W. Schaeffer (M. A. Thèsis, Uni- versity of Toronto, Canada, 1953, non publié).

Schaeffer calcule la probabilité d’ionisation interne des électrons K du Po lors de l’émission ce et obtient des résultats tout à fait différents des miens. La méthode qu’il utilise semble très raisonnable mais

je n’ai pas contrôlé ses calculs en détail.

En bref, Schaeffer évite le développement semi- convergent de mon travail en commençant par

développer la perturbation en harmoniques splié- riques. Il effectue ensuite les intégrations sur les

fonctions d’onde radiales de l’électron et sur le

temps, et obtient un développement convergent

pour la probabilité d’ionisation. Il trouve : a. une

probabilité appréciable de transitions monopo-

Références

Documents relatifs

À une altitude de 20 000 km, le satellite a une vitesse d’environ 3,85 km/s par rapport à la Terre, ce qui entraîne un retard de 82 picosecondes par seconde entre l’horloge

Si on imagine que comme pour le pigeon, ces messages contiennent leur heure d’émission, alors connaissant la vitesse de transmission des ondes (qui est celle de la lumière), on

Cependant pour une même valeur de n le < Z ef f > de l'alcalin est toujours presque deux fois plus petit que celui du gaz rare le plus proche dans le tableau de Mendeleiev

Le vent se produit par un déplacement de l’air d’une zone de basse pression vers une zone de haute pression L’épaisseur de l’atmosphère est environ 50km. Exercice

Nous allons dans cette activité introduire la notion de groupe caractéristique et rechercher ces groupes dans des molécules présentes dans la vie quotidienne

La surface d’un quadrilatère est maximum quand celui-ci est inscriptible dans un cercle.. Cette propriété résulte de la formule de Bretscheider qui donne l’aire A

S’il est facile d’imaginer la configuration de l’énoncé, sa construction effec- tive demande

Il a donc un centre de sym´ etrie qui est confondu avec O puisqu’il est le point de concours des parall` eles aux c´ eviennes ` a mi-distance entre les c´ eviennes et les hauteurs