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Annalen der Physik;T. XXI, n° 12; 1906

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(1)

HAL Id: jpa-00241277

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241277

Submitted on 1 Jan 1907

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P. Lugol

To cite this version:

P. Lugol. Annalen der Physik;T. XXI, n° 12; 1906. J. Phys. Theor. Appl., 1907, 6 (1), pp.984-991.

�10.1051/jphystap:019070060098400�. �jpa-00241277�

(2)

984

ANNALEN DER PHYSIK;

T. XXI, n° 12; 1906.

A. WINKELlBIANN. - Untersuchung einer von E. Abbe gezogenen Folgerung aus

dem Interferenzprinzip. (Recherches sur une conséquence tirée par Abbe du

principe d’interférence).

-

P. 270-280.

D’après Abbe (~), si deux rayons issus de deux sources A et B, de longueur d’onde À, interfèrent sous un angle de contingence (ù, on

obtient des franges de largeur b =: 2013201320132013- Dans la région d’interfé-

2 si

.

2 sin

rence se forme un système d’ondes dont la longueur apparente )..’

est donnée par

où, en première approximation,

. ,

Si donc on place un réseau dans un système de franges de ma-

nière à faire coïncider les maxima avec les ouvertures du réseau,

tout se passe comme si celui-ci formait la surface de séparation de

deux milieux différents, et par conséquent, si le réseau est oblique à

la bissectrice de l’angle de contingence, il se produit des phénomènes

de réfraction.

L’auteur a vérifié qu’en effet, si on dispose un réseau dans la région commune aux faisceaux renvoyés par des miroirs de Fresnel recevant de la lumière parallèle, on peut amener en coïncidence, sur

le prolongement de la bissectrice de l’angle de contingence, le pre-

mier spectre de droite du faisceau de gauche, et le premier spectre de gauche du faisceau de droite, en réglant convenablement l’angle

des miroirs. La constanle du réseau est alors égale au double de la

distance des franges. Si alors on incline le réseau d’un angle ~, il (i) Gescunrnlle Abhandlungen, t. II, p. 213 ; 1906.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019070060098400

(3)

faut, pour ramener cette coïncidence, modifier l’angle des faisceaux,

et la direction dans laquelle elle a alors lieu fait avec la normale un

o ; il y a entre ces angles la relation indiquée par Abbe,

c’est-à-dire :

-

Il montre également que la diffraction seule peut donner lieu à ce

phénomène, même avec des faisceaux non interférents, à condition que les deux spectres du premier ordre tombent dans l’angle des

directions d’incidence.

A. LIENHOP. - Ueber die lichtelektrische Wirkung bei tiefer Temperatur (Sur l’effet photoélectrique à basse température).-P. 281-304. (Extrait d’une disserta- tion de Kiel.)

Lenard a montré que la vitesse des charges libérées par la lumière ultra-violette dépend uniquement de la nature de la lumière, et

nullement de son intensité (’). Si cette vitesse tire son origine non de l’énergie lumineuse, mais de l’énergie interne de l’atome, elle doit

être indépendante de la température. C’est ce que l’auteur a vérif é,

en comparant les courbes de rayonnement ~courbes Y de Lenard (2),

liant les charges émises au potentiel de l’électrode irradiée~ J obte-

nues à la température ordinaire, à la température de l’air liquide et à

la température du mélange C02-éther. Il déduit également de l’étude

de ces courbes que la force superficielle antagoniste à la déperdi-

tion et la distance à laquelle elle étend son action ne dépendent pas de la température. Les charges photo-électriques sont probablement identiques, d’après cela, aux électrons qui sont, d’après Lenard, des éléments essentiels de l’atome, et dont les vibrations produiraient les lignes « hors série » de Schumann, non excitables par la chaleur dans les spectres métalliques.

L. PF AUNDLEH. - Bemerkung zu Hans Lehmanns Abhandlung iiber die Zen- kerschen Streifen (Remarque sur la communication de Hans Lehmann relative

aux franges de Zenker). - P. 399.

L’auteur explique par un malentendu les critiques adressées par M. Lehmann à son mode de calcul, et maintient son point de vue

relativement à la base théorique du procédé Lippmann.

11) Ann. d. Phys.,t. VIII, p. 149; 1902.

(2) J. cle Phys., 4e série, t. 1, p. 781; 1902.

(4)

986

N° 9.3.

ERNST NIÜLLER. - Untersuchungen uber die Absorption des Lichtes in Losun- gen (Recherches sur l’absorption de la lumière par les solutions).

-

P. 515-534.

Les mesures ont été faites au moyen du spectrophotomètre de Mar-

tens et Grünbaum (’ ) avec des sources donnant des raies peu nom-

breuses, mais très brillantes : He, 667,8, et H, 656,3 (rouges);

l-le,387,6, et Hg, 577,8 (jaunes); Hg, 546,1, et He, 501,6 (vertes);

H, 486,1 ; He, 447,1 et Hg, 436,0 (bleues).

Contrairement aux résultats de Grünbaum (‘-’), qui avait trouvé un

coefficient d’extinction - (inverse de l’épaisseur qui réduit l’intensité

au dixième de sa valeur) variable avec la longueur traversée, l’auteur

a toujours trouvé la même valeur dans les mêmes conditions, avec

des cuves de longueurs diflérentes. Il a, de plus, étudié l’influence de la concentration et de la température (les tubes contenant les solu-

tions étaient chauflés par un courant traversant un solénoïde étroite- ment enroulé sur le tube lui-même), et cherché si la théorie de la dissociation peut expliquer les changements de couleur par dilution,

comme elle explique les écarts à la loi de Beer (3).

Concentration.

-

En désignant la concentration d’une solution par le nombre -1 de molécules-grammes de sel anhydre dans 1 centimètre

cube de solution, et par 8 le degré de dissociation, le coefficients

d’extinction moléculaire pour une solution dans laquelle le solvant

ne peut former avec les molécules ou les ions ni hydrates ni ions complexes peut s’exprimer par :

A étant relatif aux molécules complètes, et B aux molécules dis- sociées.

Pour SO’CU, ’ est indépendant de la concentration; pour CuCl’

"’f}

à 180, n’est pas une fonction linéaire de la variation de la concen-

n

(1) Ann. de t. XII, p. 984; 1903.-, - et J. de 4e série, t. Ill, p. 222;

1904.

(2) J. d. Phys.., 4, série, t. III, p. 223; 1904.

(~~) J. de Phys., 4e série, t. III, p. 2’I8 ; 1904.

(5)

donc la formation d’hydrates ou de complexes,

résultat également obtenu par Vaillant j’).

Pour S01CU, la variation de e avec la tempéra-

ture est linéaire entre 10 et 700. Il n’en est pas de même pour les solutions de CuCl2, sauf pour la solution à 288g,49 de sel anhydre pour 1000 centimètres cubes de solution à 101, et pour = ~~6,1,

conditions dans lesquelles F est à peu près constant .

.

La courbe de E en fonction de t s’éloigne d’autant plus d’une droite

que les variations de sont plus grandes; pour les faibles longueurs

d’onde en particulier, la courbe monte très vite, ce qui explique le

passage au vert de la solution bleue étendue quand on la chauffe ;

mais ce vert, n’est pas celui des solutions concentrées.

Les expériences ont porté en outre sur des solutions troubles

(mastic et silicate de sodium), sur NiSO et sur CrOK", mais pour

une seule température.

R.-A. HOUSTOUN. - Untersuchungen über den Einfluss der Temperatur auf lie Absorption des Lichtes in isotropen Korpern (Recherches sur l’influence de la

température sur l’absorption de la lumière par les corps isotropes).

-

P. 535-

573.

-

D’après une dissertation de Goettingen. (Deux planches hors texte, courbes d’absorption.)

L’auteur a : ~1° comparé qualitativement les spectres d’absorption

de deux échantillons de même épaisseur, l’un à la température ordi- naire, l’autre chauffé ; et fait au spectrophotomètre des mesures

d’intensité qui lui ont permis de calculer l’indice d’absorption nx (défini par I’ ^ le ’, où l est l’épaisseur traversée; n, l’indice de réfraction; À, la longueur d’onde). Les expériences ont porté sur :

deux verres au didyme, un verre d’urane, un verre rubis à l’or, un

verre de cobalt, un verre au cuivre à couche superficielle, un verre à

la potasse et au manganèse ; des solutions de chlorure de didyme, de

chlorure de cobalt, de fuchsine (eau et alcool), de vert malachite (ea»

et alcool), de chlorophylle (alcool).

Les solides pouvaient être chauffés jusqu’à 5001, les liquides jusque

vers 80°.

(Ij Ann. cde ChÎ1n. et de Phys., 7, série, t. XXVIII, p. 213; 1903.

(6)

988

Le mémoire contient de nombreux résultats numériques et des courbes, et une partie théorique, comparaison des résultats avec les théories de l’absorption et de la dispersion. L’auteur n’a pas constaté de déplacements de maximums d’absorption, mais seulement des

variations de distribution de l’intensité dans les bandes. Les chan-

gements déterminés par l’élévation de température lui paraissent

dus à une variation du nombre des électrons à vibrations propres par unité de volume. On peut élargir la théorie de la dispersion, par la considération des forces alternatives des électrons.

ER:’iST WAGNER. - Notiez über eine stroboskopische Erscheinung an Schwin- genden Stimm-abeln (Note sur un phénomène stroboscopique présenté par des

diapasons vibrants).

-

P. 574-582.

En face d’un diapason dont le plan de vibration est horizontal, on

installe un tambour mobile autour d’un axe vertical, et muni, suivant

un certain nombre de génératrices équidistantes, de tiges verticales

bien éclairées (aiguilles à coudre, par exemple), ou plus simplement

une roue horizontale munie sur sa tranche de repères équidistants.

On place l’ceil de façon à apercevoir par réflexion sur la branche voisine du diapason (munie au besoin d’un petit miroir) une image

des repères. Si on met le diapason en vibration et si on fait tourner

le tambour, on voit dans le miroir des images stroboscopiques des aiguilles, qui paraissent immobiles dans des conditions convenables.

C’est un effet de contraste dû à ce que, pendant une moitié de la pé-

riode du diapason, le mouvement de ce dernier déplace l’image d’un repère dans le même sens que la rotation du tambour, tandis que, dans l’autre moitié, ces déplacements sont de sens inverse ; l’image peut donc rester sensiblement immobile pendant un temps assez

court. La condition qui assure le maximum de netteté est l’égalité

de la vitesse maximum du diapason et de la vitesse linéaire des re-

pères. On en déduit facilement, entre l’amplitude de la vibration, ou plutôt l’angle des deux positions extrêmes de la branche vibrante,

et sa distance 7z de la circonférence du tambour, la relation :

On peut appliquer cette disposition à la mesure soit de la vitesse

d’une roue, soit de la fréquence d’un diapason.

(7)

NI 14.

J. SCHNIEDERJOST. - Ueber das Spektrum des eiektrischen Hochspannungs- bogen in Luft (Sur le spectre de l’arc électrique à haute tension dans l’air).

-

P. 848.

Réclamation de priorité relative à un travail de M. B. Walter sur

le même sujet (J. de Phys., 4e série, t. IV, p. 766 ; 1.905).

N° 15.

HOBEHT POHL. - Ueber Zersetzung von Ammoniak und Bildung von Ozon durch

Stille elektrische Entladung (Sur la décomposition de l’ammoniac et la forma- tion de l’ozone par la décharge électrique silencieuse).

-

P. 879-900.

L’ammoniac. - Le gaz étant enfermé sous une pression initiale

connue dans un tube à ef’tluves, l’auteur mesurait, d’une part, la quan- tité décomposée dans un temps donné en notant la variation de pres- sion à volume constant, et, d’autre part, la quantité d’électricité passée

dans ce temps par conduction à travers le gaz ; il a étudié l’influence de l’humidité, de la pression initiale, de la différence de potentiel

entre les électrodes, de leur grandeur et de la densité du courant.

La quantité d’électricité se déduisait facilement de la différence de

potentiel, mesurée à l’électromètre, entre les extrémités d’une résis- tance connue et très grande (150000 ohms) mise en série, dans le

circuit de charge, avec le tube à effluves.

Les phénomènes lumineux de l’effluve ont également été étudiés.

D an s le gaz sec, on voit d’innombrables pinceaux lumineux mobiles, qui s’élargissent en diminuant d’éclat sous l’influence de la moindre trace d’humidité, et se rejoignent si l’humidité augmente, jusqu’à ce

que le tube s’illumine entièrement ; la clarté générale est alors mi- nimum, et le courant de conduction maximum. Il s’est vraisembla- blement déposé sur le verre une mince couche d’eau, qui enlève aux

résultats toute signification. Il est donc indispensable d’opérer sur

un gaz parfaitement sec.

Résultats.

---

Le nombre de coulombs nécessaire pour détruire une molécule d’ammoniac diminue quand la pression augmente, quand

la tension augmente et quand la surface utile des électrodes augmente.

Entre 13’7 millimètres et 852 millimètres de pression de mercure, entre

G 780 et 10 750 volts, on a trouvé de 1 950 à 6500 coulombs. La loi de

(8)

990

Faraday ne s’applique donc pas à ce phénomène ; les quantités

d’électricité requises sont d’ailleurs très inférieures à celles que l’élec-

trolyse met en jeu.

Le rapport e du nombre des molécules restantes à l’instant t au

nombre des molécules initiales (déterminé en donnant à l’expérience,

dans des conditions données, des durées différentes) peut être repré-

senté sensiblement, en fonction du temps, par

ce qui indique une action monomoléculaire, comme le sont d’ordi-

naire les actions photochimiques ; l’action photocathodique, s’il y en

a une, est donc négligeable,.

Le nombre des molécules non détruites au bout d’une quarantaine

de minutes a été trouvé (expérimentalement) plus grand que le nombre calculé d’après cette relation ; le désaccord est dû à une for- mation d’ainmoniac sous l’action de l’effluve ; d’après des mesures

faites sur un mélange d’azote et d’hydrogène, l’auteur évalue à 2,4-2,8 0/0 la proportion d’ammoniac formé quand l’équilibre est

établi.

Ozone. L’air ou l’oxygène passaient dans le tube à effluves avec une vitesse suffisante pour annihiler l’effet de l’action désozonisante de l’effluve. L’influence d’un accroissement de la tension s’exerce dans le même sens que pour l’ammoniac, c’est-à-dire diminue le nombre de coulombs nécessaire pour former une molécule d’ozone.

Entre 4000 et ~.0 000 volts, on a trouvé de 360 à 1000 coulombs. Le rendement en ozone paraît également augmenter avec la rapidité de

variation de la tension.

sElTZ. - Die Beugung der Lichtes an einem dünnen, zylindrischen Drahte

.

(Diffraction de la lumière par un fil fin cylindrique).

-

P. 1013-1029.

Extension aux ondes lumineuses (au moins rouges ou infra-rouges)

de la théorie relative aux perturbations subies par une onde heurt- zienne rencontrant une sphère ou un fil cylindrique de longueur

infinie perpendiculaire à la direction de propagation. Application numérique des formules obtenues à un fil d’or de 0,’7~6 ~. de diamètre, pour

~

1,5 p (constantes optiques empruntées au mémoire de

Hagen et Rubens sur l’absorption par les métaux).

(9)

L’auteur conclut à la possibilité de vérifier la théorie au moyen du

bolomètre, en employant une source rayonnante très intense et prolongeant suffisamment la radiation, le fil étant placé dans le vide.

P. LUGOL.

COMPTES RENDUS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES ;

T. CXLIV ; 1er semestre 1907.

H. MOISSAN et TOSIO WATAN ABE. - Sur la distillation des alliages Ag-Cu, Ag-Sn, Ag-Pb. - P. I6.

La distillation au four électrique d’alliages Ag-Cu, A g-Sn, Ag-Pb permet de classer ces métaux, d’après leur point d’ébullition crois- sant, dans l’ordre suivant : plomb, argent, cuivre et étain.

JEAN MERLIN. - Résultats des mesures micrométriques faites lors de l’éclipse

du 30 août 90~ à Roquetas et à Saint-Denis-Javal.

-

P. 20.

L’auteur montre qu’il y a lieu de corriger les positions relatives

du Soleil et de la Lune données dans la Connaissance des te1nps. La correction ne modifie pas la trajectoire apparente de la Lune par rapport au Soleil ; elle ne fait qu’avancer la position de la Lune sur

cette trajectoire et elle correspond à une avance de sur les instants calculés des contacts.

PIERRE Sur la théorie des propriétés magnétiques du fer

au delà de la température de transformation . - P. 25.

La théorie cinétique du magnétisme, complétée par l’hypothèse

d’un champ intérieur NI proportionnel à l’intensité 1 d’aimantation et dirigé comme elle (’), rend compte des propriétés complexes du

fer aux températures élevées. On peut retrouver la constante de Curie

à la condition d’admettre que la molécule de fer, soit oc, soit p, soit y, est formée de deux atomes, tandis que celle de fer 8 en contient trois.

(1) Voir C. R., t. CYLIII ; 1906.

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