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Annalen der Physik ; t. XLII, nos 11 et 12 ; 1913

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(1)

HAL Id: jpa-00241944

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Annalen der Physik ; t. XLII, nos 11 et 12 ; 1913

Paul de la Gorce, P. Job, R. Jouaust

To cite this version:

Paul de la Gorce, P. Job, R. Jouaust. Annalen der Physik ; t. XLII, nos 11 et 12 ; 1913. J. Phys.

Theor. Appl., 1914, 4 (1), pp.72-85. �10.1051/jphystap:01914004007201�. �jpa-00241944�

(2)

72

A. FERGUSON. - Sur les forces agissant sur une sphère solide en contact

avec une surface liquide.

-

P. 925-934.

L’auteur étudie théoriquement ce problème et vérifie expérimenta-

lement avec Ja benzine, l’alcool et l’eau, la formule qu’il déduit des

calculs.

Il. VIGNERON.

ANNALEN DER PHYSIK ;

T. XLII, nos 11 et 12 ; 1913.

K.-F. LINDMANX. 2013 Sur l’absorption des oscillations hertziennes dans le fer.

P. 30-44.

Des recherches antérieures ont montré que l’absorption des ondes électriques dans les masses métalliques dépend de la nature du mé-

tal et en particulier de sa conductivité et de ses propriétés magné- tiques. C’est ce dernier point que l’auteur s’est attaché à étudier et à vérifier. Il se servait d’un réseau de résonateurs circulaires cons-

titués soit par des fils de cuivre, soit par des fils de fer, et il mesu-

rait l’intensité du rayonnement passant à travers le réseau et réfléchi par lui. La longueur d’onde des oscillations utilisées était de 26 cen-

timètres. Les résultats des expériences mirent en évidence que l’in- tensité de rayonnement à travers le réseau de résonateurs est plus

faible quand ceux-ci sont en fer que lorsqu’ils sont en cuivre. Il en

est de même du rayonnement réfléchi par le réseau. On peut déduire

des chiffres trouvés que l’absorption d’énergie rayonnée est d’au

moins ’l 0/0 plus grande dans le fer que dans le cuivre. Cette diffé-

rence tient principalement aux propriétés magnétiques du fer sans

que la résistance du résonateur intervienne d’une manière notable.

En effet des mesures réalisées avec des fils de fer de différents dia- mètres conduisirent à des résultats très voisins.

L’auteur a complété son étude en comparant le pouvoir réfléchis-

sant pour les ondes électriques de deux miroirs plans identiques, l’un

en fer, l’autre en cuivre. Il trouva que l’intensité de rayonnement était un peu plus faible dans le cas du fer. Mais la différence (1 à 2 0/0)

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01914004007201

(3)

73 est de l’ordre des erreurs d’expérience. Ce résultat se concilie assez

bien avec la l’ormule théorique indiquée par Drude (4) :

où r est le rapport des intensités des ondes réfléchies et incidentes,

u la perméabilité du milieu réfléchissant, a sa conductivité, c la

vitesse de propagation des ondes dans l’air, et T leur période de

vibration. Si on admet, d’après les recherches de Klémencic (~), que la perméabilité du fer pour les ondes hertziennes est de l’ordre de 100, l’équation précédente donne pour r : 0,998. L’auteur conclut que les propriétés magnétiques du fer subsistent même aux fré- quences de 109 par seconde, la valeur de la perméabilité étant au

moins égale à celle qu’a indiquée Klëmencic.

PAUL DE LA GOITCE.

CARL BENEDIKS. - Obtention de la loi de la répartition de l’énergie de Planck

à partir de l’hypothèse de l’agglomération ; relation simple entre la durée et

la fréquence. - P. 133-162.

Des travaux récents (C. Benediks, ‘’V. Broniewski, E. Holm,

A. Smits, A. Nigaud, etc.) ont montré qu’il se produit très proba-

blement dans les corps solides des transformations moléculaires lentes d’une très grande importance. Il ne faut donc plus admettre

a priori que les corps solides sont n10noatomiques. Au contraire, l’hypothèse d’une association, ou plutôt d’une « agglomération » des.

atomes mobiles, en complexes immobiles, pourrait pent-ètre rendre compte des variations de la chaleur spécifique (F. Richarz, J. Du- claux). Cette agglomération augmenterait quand la température

baisse.

Par un calcul rapide, basé sur des hypothèses certainement

inexactes, l’auteur montre d’abord que l’agglomération permet d’ob- tenir des courbes de chaleurs spécifiques voisines des courbes expé-

rimentales.

Puis l’auteur évalue l’énergie des corps agglomérés. Elle est de

la forme :

(1) P. DRUDE, Physik des Âthers, p. 574; 1894.

J. iILEMENCIC, Wied. Ann,, L, p. 456; 1893.

(4)

74

En première approximation

Et, si l’on admet que V’102 est proportionnel à la cohésion (durée)

du corps solide et inversement proportionnel à son poids atomique,

on trouve que Wo est proportionnel à une fréquence :

La valeur exacte de F (T) est :

c’est-à-dire une fonction analogue à celle que Langevin obtient pour le paramagnétisme.

A partir de ces relations, on peut obtenir la formule de Planck

sous l’une des deux formes suivantes :

Enfin l’auteur obtient une relation aussi exacte que la formule de Lindemann entre la fréquence v, le volume atomique V, le poids atomique A, la densité p et le coefficient de dilatation linéaire :

On peut donc, par une voie purement physique et sans s’appuyer

-sur l’hypothèse des quanta, obtenir l’équation de répartition de Planck,

en supposant qu’il existe des agglomérations d’atomes à basse tem-

p érature. ,

HANS SCHMIDT. - Emission et absorption du gaz carbonique chauffé.

P. 415-458.

L’auteur mesure pour une série de températures (90° à 30°) et de

(5)

75

longueur d’onde (l!B93 à ~,69) le pouvoir émissif E et le pouvoir ab-

sorbant A d’une couche de C02. Si la loi de Kirchhoff est applicable,

l doit être égal au pouvoir émissif du corps noir dans les mêmes A

conditions ; l’auteur rnesure ce pouvoir émissif dans le même appa- reil.

Les résultats de son travail sont les suivants :

Le gaz carbonique, même chauffé d’une manière homogène, émet

un spectre d’émission ou d’absorption discontinu tel que l’avait trouvé

Paschen ;

A pression constante, l’absorption dans les bandes, surtout du

coté des grandes longueurs d’onde, augmente quand la température s’élève, mais les bandes s’élargissent peu ;

Il est très probable que la loi de Kirchhofî s’applique quantitati-

vement au rayonnement du gaz carbonique régulièrement chauffé;

Si l’on appelle rayonnement thermique, le rayonnement produit uniquement par l’élévation de la température, l’émission discontinue du C02 a bien le caractère d’un rayonnement thermique.

P. J on.

R. LADENBURG et F. REICHE. - L’absorption sélective.

-

P. 181-209.

I. Ce mémoire comprend deux parties. Dans la première les

auteurs calculent d’après la théorie de la dispersion de Drude la

quantité de lumière de fréquence comprise entre v et v + Sv,qui est

absorbée par une couche d’épaisseur donnée 1 d’une substance. Ils se

limitent au cas où le produit nx de l’indice de réfraction n par le coefficient d’extinction x est petit par rapport à l’unité. D’après la

théorie de Drude, dans le cas d’une bande d’absorption isolée,

d’intensité moyenne, correspondant à la fréquence Vo et à un nombre

N d’électrons par unité de volume, et à l’intérieur de laquelle l’in-

dice de réfraction varie peu, le produit nx est donné par la formule :

no étant l’indice de réfraction au voisinage de vo, p étant égal à

e 9. 47rN - et v’ représentant le coefficient d’amortissement.

m

Cela posé, pour le calcul qu’ils ont en vue, les auteurs distinguent

(6)

76

deux sortes d’absorption sélective : l’absorption d’ensemble (Ge- samtabsorption schleelîtin), quand la source lumineuse est une petite portion de spectre continu; l’absorption par raies (Linienccb- sorption), quand la source lumineuse est une raie spectrale, émise par

un corps identique au corps absorbant.

i° Pour calculer rabsorption d’ensemble, ils admettent que, si Eadv est l’intensité d’un faisceau incident de rayons parallèles, l’in-

tensité du faisceau transmis Eddv sera, d’après la loi de Biot-Lam- bert, donnée par l’expression :

et par suite :

Si Ea est constant dans l’intervalle des fréquences que l’on consi-

dère, l’absorption A sera donnée par l’intégrale :

où l’on fait ~. = vl - v et v. fil- v - wo dans l’intervalle considéré.

En intégrant,on obtient d’une façon générale :

J. et J, étant les fonctions de Bessel d’ordre zéro et d’un ordre un, ,b la fonction des erreurs, et r étant mis pour Pl

= or

la fonction des erreurs, et r étant mis pour " 20132013; === -’

Les deux derniers termes de la parenthèse sont négligeables en première approximation. Il résulte de là que l’on a :

pour les valeurs de r plus petites que 1 ;

pour r de l’ordre de 1 ;

pour les valeurs de r plus grandes, mais telles que 1

(7)

77 On arrive ainsi pour l’absorption d’ensemble aux conclusions sui- vantes : 1° elle est inversement proportionnelle à la largeur repré-

s entée par 2i de la portion de spectre continu qui sert de source lumineuse ; quand r est petit, c’est-à-dire quand le nombre des

centres absorbants est petit, elle est proportionnelle au nombre de

ces centres et indépendante du coefficient d’amortissement v’ ;

3° quand le nombre des centres absorbants augmente, elle est en première approximation proportionnelle à la racine carrée du pro- duit de ce nombre des centres par le coefficient d’amortissement.

2° Pour calculer l’absorption par raies, il faut se donner la distri-

bution de l’intensité à l’intérieur de la raie qui sert de source lumi-

neuse, c’est-à-dire la fonction Ea ( v). Ladenburg et Reiche posent :

~ étant considéré comme constant dans l’intervalle étudié.

De cette sorte l’intégrale qui donne l’absorption AL est :

L’intégrale Q’ qui figure au numérateur de cette expression a pour valeur :

Celle qui figure au dénominateur a déjà été rencontrée à propos de

l’absorption d’ensemble. En ne conservant dans ces dieux intégrales

que le premier terme, on a en première approximation :

(8)

78

On voit ainsi que l’on a :

~

AL ==: Opour les très petites valeurs de r (r 1) ;

AL ::Z:r 2 =~ ~2013-201320132013, pour les valeurs moyennes de r ; AL ZZ 2 ~2 - 0,585-,5 pour les grandes valeurs de r.

Il résulte de cette dernière conclusion que si deux couches d’une même substance émettant une même raie d’intensité i sont placées

l’une derrière l’autre, le rapport de l’intensité i’ de la raie donnée par l’ensemble des deux couches à l’intensité i :

aura pour limite, pour r très grand, la valeur V2. Ces résultats

s’appliquent aussi si dans l’intervalle considéré, on a plusieurs raies

assez séparées pour qu’il n’y ait pas d’influence entre les courbes

d’absorptions correspondantes.

3° Si l’on admet, comme l’ont fait Ladenburg et Reiche, qu’à l’in-

térieur d’une raie la distribution de l’intensité est proportionnelle à la

distribution de l’absorption, on obtient, pourl’énergie totale contenue

dans une raie, l’expression E = et l’on retrouve pour les rela- tions entre E et le nombre des centres actifs d’une part et le coeffi- cient d’amortissement d’autre part les conclusions qui ont été .

données à propos de l’absorption d’ensemble.

II. Dans la deuxième partie, les résultats de la théorie sont com-

parés avec les résultats des expériences, et en particulier de celles

de Gouy.

10 Les expériences de Gouy sur les flammes des sels de sodium j,

montrent, comme l’indique la théorie, que le rapport Z 2 tend vers

une limite égale à B/2 quand on fait croître la densité de la vapeur.

L’ensemble des valeurs obtenues il

pour 7 t par le calcul et par l’expé-

rience pour des valeurs différentes de la densité présente un accord satisfaisant, d’autant meilleur que dans le calcul on pousse plus loin l’approximation. Les expériences de Gouy confirment aussi le rap-

port établi par la théorie entre l’énergie E d’une raie spectrale et la

(9)

79

ï7 FT

densité de la vapeur. Le P rapport E PP il varie de 1 à 31, tandis que q A

reste constant quand on fait croître la densité ;

2" La formule donnée par lord Rayleigh pour la distribution de l’intensité à l’intérieur d’une raie spectrale ne semble au contraire

pas représenter exactement les phénomènes observés par M. Gouy.

J. STARK. - Discussion sur le système des séries du mercure : remarques

sur les explications de M. Paschen. - P. 238-240.

L’auteur maintient que les raies du mercure 2536 et 4078 n’ap- partiennent pas à la même série. En effet :

1° Elles ne donnent pas le même effet Doppler dans les rayons-- canaux : 4 078 est due à un atome-ion positif tri valent, 2536 à l’atome neutre;

2° L’identité de la décomposition magnétique de 4078 et de 2 536-

n’est pas établie et ne suffirait d’ailleurs pas à prouver que ces raies

appartiennent à la même série.

Stark ajoute que, d’après les variations de leurs intensités, les raies

~ ~0$ et 4078, rangées par Paschen dans des séries différentes,

doivent appartenir à un même système de séries.

J. STARK, G. WENDT, H. KIRSGHBAUM et R. KUNZER. - Raies monovalentes et raies polyvalentes des spectres de l’aluminium, de l’argon et du mercure

dans les rayons-canaux. - P. 241-302.

I. 41u,»iinium.

-

L’aluminium peut donner dans les rayons-canaux des atomes-ions positifs monovalents, divalents et trivalents. Ces diffé- rents atomes-ions produisent des spectres de raies différents.

Les raies À 3 961,7 et 3944,2, qui sont les deux composantes de- rang m = 1,5 de la deuxième série secondaire de Al, sont dues à

l’atome-ion monovalent.

La raie non sériée ~ 4663,5 est une raie divalente.

Les raies non sériées ~ 4529,7, I~~i3,0 et 4 480,0 sont trivalentes.

II. Argon. - Les raies du spectre rouge de l’argon sont dues à

l’atome-ion positif monovalent.

Dans la région visible, les raies du spectre bleu sont pour la

plupart des raies divalentes; quelques-unes sont trivalentes. Ces~

(10)

80

dernières sont celles qui apparaissent élargies dans le spectre blanc

de Eder et Valenta.

III. Mercure.

-

Les raies À 2847 et 222.1, que Stark considère, -d’après Rydberg, comme les composantes de même rang d’une deuxième série secondaire double, sont dues à l’atome-ion positif

monovalent.

Les raies des deux séries secondaires triples sont données par l’atome-ion positif divalent.

Les raies À 4916, .4 339, 4 347, 4 109 et 4 078 appartiennent àl’atome-

ion positif trivalent.

Les raies h £ 79î, h 707, 4486 et 4398, qui sont données par la lueur négative des tubes de Geissler, proviennent d’atomes-ions

positifs tétravalents.

~

.

La raie A 2536,7, que Stark considère comme le premier terme

d’une série de raies simples dont la raie X 1849 serait le second ,terme, est émise vraisemblablement par l’atome neutre du mercure.

Dans tous les cas considérés ici, il existe un équilibre mobile entre

les atomes-ions de valence différente. Plus la chute cathodique est forte, plus grandeest laproportion des atomes-ions de valence supé-

rieure. L’existence de cet équilibre mobile rend difficile l’attribution des raies à un atome-ion de valence déterminée.

E. ZSCHIMMER et H. sCHULZ. - La biréfringence des verres d’optique

en fonction de leur composition chimique et de leur forme. - P. 345-396.

La question de l’homogénéité des verres d’optique est de la plus

;haute importance au point de vue de la construction des objectifs de grandes dimensions. Les auteurs de ce mémoire, dont une partie a déjà été publiée]sous une forme XIII, 1912, p. 1017),

ont étudié systématiquement les biréfringences des verres plus ou

moins fortement trempés. La masse de verre étudiée était placée

-entre deux nicols sur le trajet d’un faisceau de lumière parallèle et

,

monochromatique. La biréfringence était mesurée au moyen d’un

compensateur de Babinet associé à un biprisme de Lummer. L’ap- pareil de Lummer est constitué par un système de deux prismes à

réflexion totale, dont les faces hypoténuses sont en regard et sépa-

trées par une couche d’air de £ de millimètre environ. En faisant 1000

tomber un faisceau lumineux sur l’une des faces rectangles, on

(11)

81 obtient pour la lumière réfléchie et pour la lumière transmise un

phénomène d’interférences. Le phénomène d’interférences obtenu dans la lumière réfléchie est caractérisé par un système de franges

noires fines, entre lesquelles on obtient encore un autre minimum

d’intensité quand la lumière incidente est polarisée rectilignement.

Ce second système de franges appelées franges de redoublement

Verdopplîtngstreilen) se déplace par rapport au premier quand la polarisation de la lumière incidente devient elliptique, et ce déplace-

ment, qui croît très rapidement avec l’ellipticité, quand l’ellipticité

est petite, peut servir à la mesurer. D’ailleurs ces franges ne sont

pas déplacées par une rotation du plan de polarisation et ne s’éva-

nouissent pas même pour des variations très sensibles de la biré-

fringence à l’intérieur de la section de la masse de verre étudiée.

C’est ce dernier fait qui a déterminé l’emploi de ce dispositif.

Voici les résultats obtenus :

Il 0 Variations de la biréfringence avec la température T à partir de laquelle se produit la trempe. - On peut considérer que la biréfrin- gence d’une masse de verre donne la mesure de la pression ou tension

intérieure produite par suite du ref’roidissement. Ils ont trouvé que, pour les températures notablement inférieures à la température de

ralTIollissem3nt du verre, la rolation entre l’ et s est donn~e par la relation :

ou 1"0 représente la température de ramollissement du verre, so la valeur minimum de la tension et C une constante. Quand la tempé-

rature de trempe est voisine de T,, la tension s est à peu près indé-

pendante de la température.

2’ Variations de T,, 80 et C avec la c01npo8ition chionique.

-

Les

verres étudiés sont des verres au plomb. La température To semble décroître légèrement quand augmente la proportion de PbO. Les

constantes s~ et C augmentent d’abord rapidement avec la pro-

portion de PbO, passent par un maximum quand la propor- tion de PbO est de 40 à 60 0/0, pour décroître à nouveau pour des proportions de plomb yplus considérables. L’extrapolation des

courbes obtenues donne pour une proportion de Pb() égale à 16 0/0

une valeur nulle à la fois pour 80 et C, de sorte qu’un verre de cette composition ne présenterait pour la lumière monochromatique con-

sidérée À aucune biréfringence, quel que soit le mode de re-

J. de Phys., Je série, t. IV. (Janvier 1914.) 6

(12)

82

froidissement. Si on prolonge les courbes au delà de leur point de croisement, la courbe des

-

so, qui se trouvait au-dessus de la courbe des C, qui correspondait à une biréfringence négative, se

trouvera maintenant au-dessous, ce qui donne une biréfringence négative. Les mesures faites sur un verre contenant 90 0/0 de PbO

confirment cette conclusion. Il est très remarquable d’ailleurs que la proportion 76 0/0 soit la même que celle que Pockels avait trouvée pour un verre qui ne deviendrait pas réfringent sous l’influence d’une action mécanique.

3° 1/ ariations de la biréfringence avec l’orientation.

-

Dans un

échantillon de verre coloré par du sulfure de cadmiuin, taillé en

forme de prisme à base carrée, la biréfringence était la même dans

les angles opposés de cette base et différente dans les angles adja-

cents. L’orientation des particules de la matière colorante explique peut-être ce phénomène.

° Variations de la biré fringenee avec le à la

ordinaires.

-

Quand la biréfringence est grande, elle décroît lente-

ment avec le temps. Pour le verre 0.118, une différence des indices de réfraction originairement égale à 24,6 . 10-6 a diminué de 3,2

en un mois environ. Quand la biréfringence initiale est faible, elle

s’accroît au contraire avec le temps ; pour le même verre et une dif- férentielle initiale d’indices égale à 0,22 ~10-~, l’accroissement est de 0,10 dans le même intervalle de temps.

5" Variations avec la forme. - En comparant divers échantillons de verre, taillés en forme de prismes de même base et dont la lon- gueur varie de 4 à 21 millimètres, on trouve que la biréfringencc

croît d’abord avec la longueur suivant une loi linéaire, puis un peu

°

moins vite que d’après une telle loi. ,

G. SZlVESSY. - Théorie du compensateur à pénombre

de Babinet-Soleil.

-

P. 555-568.

L’auteur décrit un dispositif de compensateur à pénombre dont

les éléments essentiels sont : 1 ° nn compensateur de Babinet-Soleil constitué, comme l’on sait, par deux lames de quartz d’égale épais-

seur taillés parallèlement à l’axe, dont la deuxième, sciée de manière

à former deux coins, a ses sections principales respectivement per-

pendiculaires à celles de la première; un système de deux lames

de quartz d’égale épaisseur taillées parallèlement à l’axe et dont

(13)

83 chacune a été partagée en deux moitiés qui ont été recollées avec

leurs sections principales croisées ; les sections principales des moi-

tiés en contact dans les deux lames superposées sont croisées et, une fois cette disposition obtenue, la deuxième lame a été sciée de manière à former deux coins, dont les arêtes sont respectivement perpendiculaires à celles des coins du compensateur.

Le champ d’observation est ainsi divisé en deux moitiés. L’auteur calicule pour chacune de ces moitiés du champ l’azimut de l’axe prin- cipal et les grandeurs des axes de l’ellipse de vibrations de la .lumière qui a traversé ce système de lames, pour le cas d’une onde plane polarisée elliptiquement et d’une incidence normale. Il trouve que l’égalité d’éclairement des deux mo itiés du champ est obtenue, ,quand on observe avec un nicol analyseur, toutes les fois que la lumière sort du compensateur polarisée rectilignement. Si l’on désigne par d, et d~, les épaisseurs respectives de la lame fixe et de

la lame en coins dans le compensateur, o et e les vitesses de propa-

gations respectives de l’onde ordinaire et de l’onde extraordinaire dans le quartz, et si l’on pose :

,eette conditioo est réalisée quand :

a2 étant un nombre entier et 5 la différence de phase de ces deux com- posantes de la vibration elliptique incidente. Ceci arrive donc pour.

deux systèmes de positions relatives des coins du compensateur, correspondant respectivement aux valeurs paires et impaires de net

à deux valeurs différentes de l’intensité. Dans la pratique, on choisit le système pour lequel l’éclairement du champ est le plus faible. La

sensibilité de l’appareil est alors plus grande, et les meilleures condi- tions sont obtenues quand l’azimut afl de l’analyseur correspondant

à l’égalité d’éclairement est :

-

b et a étant les amplitudes maxima des composantes de la vibration

elliptique incidente, et qu’en même temps la différence relative de-

(14)

84

phases CPo produite dans ces conditions par le système à pénombre

est aussi voisine que possible d’un multiple entier de x. On a auss i

deux systèmes de valeurs de 90 correspondant aux multiples pairs

ou impairs de ~. On doit prendre pour po les multiples de même

parité que pour e

-

~. F. CROZE.

GEORGE JAFFÉ. - Théorie de l’ionisation en colonnes. - P. 303-344.

Pour expliquer certains phénomènes observés par Brag g et Klee-

mann dans l’ionisation des gaz par les rayons «, Langevin a émis l’hypothèse que les ions ne sont pas, au début, répartis également

dans tout le volume gazeux, mais sont rassemblés sur le parcours

rectiligne des particules a. Cette théorie s’applique aux phénomènes

observés par Moulin et à l’ionisation d’un diélectrique liquide étu-

diée par l’auteur.

G. J a ffé développe la théorie de ce phénomène en tenant compte

de la diffusion et de la recombinaison des ions, dans le cas où le

champ est parallèle, perpendiculaire ou dans une direction quel-

conque par rapport à la colonne. Les courbes de saturation théo-

riques et expérimentales concordent dans le cas : 1° des gaz à la

pression normale ionisés par les rayons « ; 2° des gaz à pression

élevée ionisés par les rayons ~ ; de l’hexane ionisé par les rayons

ce ou ~.

Les modifications de la courbe de saturation sous l’influence des variations de pression, de densité d’ionisation et de température sont

en concordance quantitative avec la théorie.

M. LAUE. - Photographies de symétrie ternaire dans l’interférence des rayons de Rôntgen. - P. 397-414.

Ce travail montre que les rayons considérés ont des longueurs

d’onde formant deux séries, les unes multiples de 4,75 les

autres ‘de 4,9~ . 10-3a (c~ = constante du réseau). C’est là une sorte

de loi spectrale valable aussi bien pour le spath et le diamant que pour la blende.

Pour faciliter le calcul, l’auteur assimile le réseau cubique à un

réseau hexagonal hémiédrique dont les deux axes sont dans un

rapport particulier. P. JOB.

(15)

85

JoHAKN KERN. - Induction dans les cylindres oscillants.

-

P. 461-484.

Un cylindre conducteur mobile autour de son axe oscille dans un

champ magnétique d’un mouvement amorti suivant la formule :

DA étant l’amortissement dû à l’air et DR l’amortissement dû aux cou- rants induits par le champ dans le cylindre métallique.

L’auteur cherche à calculer une valeur approchée de DH en suppo- sant que le champ magnétique dans lequel oscille le cylindre reste

constant en dépit des courants induits.

Il obtient la relation :

n T7:1 / ’1 ’-

~ étant la densité du métal du cylindre, ci sa conductivité exprimée

d ans le système d’unités de Lorenz, c la vitesse de la lumière, A la

demi-hauteur du cylindre, a son rayon et f h a une fonction de la

forme :

Wn étant la racine d’ordre n de la fonction de Bessel J~ (W).

En général il suffit de limiter la série aux deux premiers termes.

Dans le cas d’un cylindre de longueur g infinie, la fonction f h a a, est

égale à 1 et est nulle pour une plaque mince.

L’auteur a fait quelques expériences pour vérifier cette formule, qui peut être utilisée pour la mesure des résistivités ou l’étude de la variation de ces résistivités en fonction de la température.

R. JOUAUST.

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