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Résonance piézoélectrique du quartz jusqu’à 5 000 atm
J.P. Pérez, P. Johannin
To cite this version:
428
REMARQUES
SUR LES MODES DE VIBRATIONENTIÈREMENT
SYMÉTRIQUES
DEL’ÉTHYLÈNE
(SUBSTITUÉ
OU NONSUBSTITUÉ),
PRINCIPALEMENT DEMOLÉCULES
DU TYPE
RR>C=C>RR
Par C.MANNEBACK,
Université de Louvain,
et J.
LECOMTE,
Laboratoire de Recherches physiques à la Sorbonne.
On sait que les molécules du
type
R>C-CCR,
R Roù R
correspond
à un atome ou à ungroupement
simple,
considéré commeponctuel,
possèdent
troisvibrations entièrement
symétriques,
dutype
Alg,
qui
sont données par les racines d’une
équation
du troi-sièmedegré.
Ellescorrespondent
à des raies Ramanpolarisées (vibrations
interdites
enabsorption)
et ellessont
représentées
par les schémas de vibrationsui--
vants,
danslesquels
nous avons donné desampli-tudes arbitraires aux masses vibrantes.
D’après
unOuvrage
récent[1],
l’attribution se fait aisément « par continuité » avec les nombres d’ondes suivants :,v, VI V.
Pour
l’éthylène
ou letétradeutéroéthylène, ’11
et V3représentant respectivement
des vibrations de valenceet de déformation CH ou
CD,
dont on retrouve bien les nombres d’ondes connus. Pour letétrachloréthy-lène,
v3correspond
à une vibration de déforma-tion C,-CI : il est donc naturel de trouver une fré-quence basse.On remarquera que, dans la vibration nl,
l’ampli-tude de
vibration
des substituants R diminue àmesure que leur masse
augmente
et le contraire a lieupour les atomes de carbone. Alors que, pour
l’éthy-lène,
les atomesde . carbone_
restaient presqueimmo-biles,
pour letétracbloréthylène,
ils’agit
principa-lement d’une vibration de deux atomes de carbone
« doublement liés ».
La
vibration ’12
restetoujours
principalement
unmouvement des deux
parties
de la moléculeCR2 CR2,
l’une par
rapport
à l’autre et il est normalqu’elle
éprouve
unegrande
variation enpassant
del’éthy-lène au
tétrachloréthylène.
Dès
lors, lorsque
l’onrapproche
les deux nombresd’ondes 16z3 cm-1 de
l’éthylène
et157I
cm-1 dutétrachloréthylène,
en disantqu’ils
sontcaractéris-tiques
d’une « double liaison »C=C,
on ne commetpratiquement
pas une trèsgrande
erreur; maisl’analyse,
que nous venons dedonner,
montrequ’ils
procèdent
de « vibrations différentes » dont nousavons pu
préciser
la nature.Divers
auteurs,
enparticulier
W. R.Angus
[2],
indiquent,
pour une forte raieRaman,
correspondant
à des molécules où les substituants
R, R’,
R",
R"" sont autres queCOOH, OH,
Cl, Br,
H et où il n’existe pas deconjugaison
avec C=C, parexemple,
les nombres moyens suivants :On
explique,
de la même manièreque
précé-demment,
en suivantpar
continuité ledéplacement
des
fréquences
devibration,
comment lerempla-cement d’un ou
plusieurs
atomesd’hydrogène
dansl’éthylène
conduit à une élévation defréquence,
caril ne
s’agit
pas du même mode d’oscillation de lamolécule.
-La même
méthode,
qui
consiste à comparer entre eux lesspectres
de moléculespossédant
une struc-tureidentique,
mais avec diverses masses vibranteset des constantes de force
différentes,
estapplicable,
avec moins de
rigueur,.pour
lacomparaison
d’édificespossédant
dessymétries
variables. Parexemple,
lechangement
desymétrie
lève lesdégénérescences
(dérivés halogénés
du méthane[3])
et l’onpeut
suivre les modes de vibration dans leremplacement
d’unhalogène
par un autre et par un atomed’hydrogène;
ou bien encore, le nombre des vibrations reste le
même,
mais lasymétrie
de la molécule se modifie etl’on
obtient
des « encadrements defréquences » qui
permettent
une identificationplus
sûre des modesde vibration
(dérivés
deutérés del’éthylène [4]).
Manuscrit reçu le 10 mai 1952. BIBLIOGRAPHIE.
[1]
HERZBERG G. - Molecularspectra and molecular
struc-ture, Van Nostrand, New-York, I947, p. 329. [2] ANGUS W. R. - Proc. Indian. Acad.
Sc., I938, 8, 529-565.
[3]
LECOMTE J. - Ann.Physique, I94I, 15 et G. HERZBERG,
loc. cit., p. 3I9.
[4]
MANNEBACK C. - Ann. Soc. Sc. Brux., B,I936, 56, 349; I937, 57, 33 et I20.
RÉSONANCE
PIÉZOÉLECTRIQUE
DUQUARTZ
JUSQU’A
5 000 ATMPar J. P. PÉREZ et P.
JOHANNIN,
Laboratoire des Hautes Pressions, Bellevue. En collaboration avec A.
Michels,
l’un de nous acommencé une étude de la variation de la
fréquence
429
propre du
quartz
sous l’effet d’unepression
hydro-statique [1].
’Nous reprenons ces
expériences,
enplongeant
cette fois le cristal nonplus
dans un gaz, mais dans l’étherde
pétrole.
Nous avons ainsi atteint 5 oooatm,
sansconstater un amortissement
gênant
sur l’acuité de la résonance.A titre
d’exemple,
lafréquence
d’une lame de coupeY,
excitée en vibrations transversalesparallèles
à X(fréquence
initiale,
3 265kHz),
subitune variation
linéàire
de coefficientf AP
égale
à-
3,I.
I0-6cm2 jkg.
Cet effet ne
peut
être attribué entièrement à la variation des dimensions(effet
de même sens, maisenviron 10 fois
plus
petit); il
s’explique
par la varia-tiondu
module d’élasticitécorrespondant.
Le milieu où estplongé
le cristal et dont le rôle est de trans-mettre lapression, agit,
enoutre,
par sacompressi-bilité
et,
accessoirement,
sa viscosité. Aupoint
devue de
l’amortissement,
le milieuliquide
paraît
plus
avantageux,
étant moinscompressible
que le gaz à densitécomparable,
dans le domaine despressions
explorées.
, Manuscrit reçu le 19 mai 1952.
[1] Physica, I95I, 17, 563.
CONTRIBUTION DU RAYONNEMENT
NUCLÉAIRE
AU SPECTRE CONTINU 03B3 ACCOMPAGNANT LA
RADIOACTIVITÉ 03B2
Par J.
HOROWITZ,
Service de Physique mathématique,
Commissariat à
l’Énergie
atomique,
Fontenay-aux-Roses.
L’émission du
rayonnement
y continuaccompa-gnant
une-désintégration p :
est décrite d’habitude
[1]
par leschémq
Un autre schéma
possible
estoù
Nô
etN*1
sont des états excités des noyauxNo
et
NI.
Dans(2),
c’estle g qui
émet le y enpassant
de e’ à e. Dans
(3),
c’est le noyauqui
rayonne avantou
après
ladésintégration
p.
Pour les
transitions g permises,
la contribution dueà
(3)
estnégligeable.
Il n’en est pas nécessairementde même dans le cas de
désintégrations f3
interdites si lestransitions g
intermédiaires(N 0 -+
Ni
ou
N*0 --. Ni)
sont moins’ interdites queNo - NI.
L’élément de matrice
Hlo
pour le processus(3)
pet
s’écrire sous une formeparticulièrement
compacte
dans le cas d’un
rayonnement dipolaire électrique.
On trouvek
et s
sont le nombre d’onde et le vecteur depolari-sation du
photon,
BBi,
l’hamiltonien de lai
--> --> +
°
,
radioactivité
P,
R
Y, eiri,
où el etri
sont lescharges
i
-et les
positions
des nucléons(ei
= epour un
proton,
ei = o
pour un
neutron).
Dans l’établissement de larelation
(4),
on anégligé l’énergie
1ick duphoton
devant les
énergies
d’excitation E(N*)
- E(No)
et E
(Ni)
- É
(N,),
approximation
presquetoujours
valable
vu
la faibleénergie
desphotons
defreinage
interne.(4) peut
être mis ’sous la formeoù E est la
charge
:.t edu p
émis.L’introduction du processus
(3)
modifie lescaracté-ristiques
duspectre g
-y à la fois par le terme
H10 2
et par interférence avec le processus(2).
I,e casdes
transitions g
interdites AJ =2, avec
couplage
tensoriel ou
pseudovectoriel
estparticulièrement
intéressant. Ces transitions sont caractérisées sans
ambiguïté
par la forme de leurspectre p
et le calcul durayonnement
defreinage
internepeut
se faireentiè-rement sans faire
appel
à un modèle nucléaireparti-culier. Soit y
(0,
W,
k)
d W dk de laprobabilité
élé-mentaire d’émission d’un électrond’énergie
totaleW,
d’un
photon d’énergie
neck dont lesimpulsions
font entre elles unangle
0. On trouvele
signe
+correspondant
aucouplage
tensoriel,
lesigne
- aucouplage
pseudovectoriel. z’
et z"pro-viennent du processus