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Variations d’une suite réelle

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

C0. S

UITES NUMÉRIQUES

Julie Scholler - Bureau B246

14 janvier 2019

I. Généralités sur les suites réelles

Définition

Une suite réelle u = (un)n∈N est une fonction dont l’ensemble de départ est N (ou Jn0,+∞J avec n0 ∈ N)

u : N −→ R, n 7−→ un un est appelé le terme général de la suite.

Son indice ou rang est n.

Une suite peut être définie de différentes façons :

de façon explicite : pour tout entier positif n, on a un = f(n)

de façon récurrente : pour tout entier positif n, on a un+1 = f (un) ou un+k = f(un+k−1,un+k−2, . . . ,un)

(2)

I. Généralités sur les suites réelles

Exemples

Investissement sur un compte épargne : un = 1000× 1.05n

Dépôt d’argent dans sa tirelire : vn = 100 + 10n

wn = 1 1 + n

xn = (−1)n

(yn)n∈N tel que y0 = 0, y1 = 1, ∀n > 2, yn = 2

zn = −n2

tn = 5n ×(−1)n

sn = (−1)n

n + 1

(rn)n∈N tel que r0 = 2 et un+1 = √ un

I. Généralités sur les suites réelles

Variations d’une suite réelle

On dit qu’une suite réelle (un)n∈N est

croissante (resp. strictement croissante) si

∀n ∈ N, un+1 > un (resp. un+1 > un)

décroissante (resp. strictement décroissante) si

∀n ∈ N, un+1 6 un (resp. un+1 < un)

monotone si elle est soit croissante soit décroissante

strictement monotone si elle est soit strictement croissante soit strictement décroissante.

Une suite constante à partir d’un certain rang est dite stationnaire.

(3)

I. Généralités sur les suites réelles

Exemples

Investissement sur un compte épargne : un = 1000× 1.05n

Dépôt d’argent dans sa tirelire : vn = 100 + 10n

wn = 1 1 + n

xn = (−1)n

(yn)n∈N tel que y0 = 0, y1 = 1, ∀n > 2, yn = 2

zn = −n2

tn = 5n ×(−1)n

sn = (−1)n

n + 1

(rn)n∈N tel que r0 = 2 et un+1 = √ un

I. Généralités sur les suites réelles

Suites majorées, minorées, bornées

On dit qu’une suite (un)n∈N est majorée si

∃M ∈ R, ∀n ∈ N, un 6 M.

On dit qu’une suite (un)n∈N est minorée si

∃m ∈ R, ∀n ∈ N, un > m.

On dit qu’une suite (un)n∈N est bornée si elle est minorée et majorée :

∃m ∈ R, ∃M ∈ R, ∀n ∈ N, m 6 un 6 M. ou de manière équivalente

∃M ∈ R, ∀n ∈ N, |un| 6 M.

(4)

I. Généralités sur les suites réelles

Exemples

Investissement sur un compte épargne : un = 1000× 1.05n

Dépôt d’argent dans sa tirelire : vn = 100 + 10n

wn = 1 1 + n

xn = (−1)n

(yn)n∈N tel que y0 = 0, y1 = 1, ∀n > 2, yn = 2

zn = −n2

tn = 5n ×(−1)n

sn = (−1)n

n + 1

(rn)n∈N tel que r0 = 2 et un+1 = √ un

II. Nature d’une suite

Suite convergente

Une suite (un)n∈N est dite convergente s’il existe un nombre ` ∈ R tel que, si on attend suffisamment (c’est-à-dire pour n assez grand), un va se rapprocher d’aussi près que l’on veut de `.

`

` + ε

` ε

n0

+

+ + + + + + +

+ + + + + + +

Toute suite convergente est bornée.

Quand une suite est convergente, sa limite est unique.

(5)

II. Nature d’une suite

Exemples

Investissement sur un compte épargne : un = 1000× 1.05n

Dépôt d’argent dans sa tirelire : vn = 100 + 10n

wn = 1 1 + n

xn = (−1)n

(yn)n∈N tel que y0 = 0, y1 = 1, ∀n > 2, yn = 2

zn = −n2

tn = 5n ×(−1)n

sn = (−1)n

n + 1

(rn)n∈N tel que r0 = 2 et un+1 = √ un

II. Nature d’une suite

Suite divergente

Une suite est divergente si elle n’est pas convergente.

Différents types de suites divergentes :

celles qui ont tendance à prendre des valeurs de plus en plus grandes : on dit qu’elles ont pour limite +∞;

celles qui ont tendance à prendre des valeurs de plus en plus petites : on dit qu’elles ont pour limite −∞;

celles qui ne convergent pas mais n’ont pas non plus pour limite +∞ ou −∞.

(6)

II. Nature d’une suite

Exemples

Investissement sur un compte épargne : un = 1000× 1.05n

Dépôt d’argent dans sa tirelire : vn = 100 + 10n

wn = 1 1 + n

xn = (−1)n

(yn)n∈N tel que y0 = 0, y1 = 1, ∀n > 2, yn = 2

zn = −n2

tn = 5n ×(−1)n

sn = (−1)n

n + 1

(rn)n∈N tel que r0 = 2 et un+1 = √ un

II. Nature d’une suite

Nature d’une suite

On appelle nature d’une suite son caractère convergent ou divergent.

(7)

III. Étude de la nature

Propriétés et résultats

Opérations sur les limites

Croissances comparées

Soient a et b deux réels tel que a > 0 et b > 1. Alors

n→+∞lim na

bn = 0, lim

n→+∞

na

n! = 0, lim

n→+∞

bn n! = 0

Encadrement

Si les suites (un)n∈N et (wn)n∈N admettent la même limite réelle ` et si

∀n ∈ N, un 6 vn 6 wn

alors la suite (vn)n∈N converge et admet pour limite `.

III. Étude de la nature

Suites extraites

Soit (un)n∈N une suite.

On appelle suite extraite des termes d’indices pairs la suite (u2n)n∈N.

On appelle suite extraite des termes d’indices impairs la suite (u2n+1)n∈N.

Théorème des suites extraites

Soit (un)n∈N une suite. Soit ` un réel ou +∞ ou −∞.

La suite (un)n∈N admet pour limite ` si et seulement si les suites (u2n)n∈N et (u2n+1)n∈N admettent pour limite `.

(8)

IV. Suites usuelles

Premiers exemples de suite récurrente

Suites arithmétiques

∀n ∈ N, un+1 = un +r avec r ∈ R Suites géométriques

∀n ∈ N, un+1 = qun avec q ∈ R

(9)

C1. S

UITES RÉCURRENTES D

ORDRE

1

OU

É

QUATIONS AUX DIFFÉRENCES FINIES D

ORDRE

1

Julie Scholler - Bureau B246

janvier 2019

.

Suite récurrente

On dit qu’une suite (un)n∈N est une suite récurrente d’ordre p ∈ N s’il existe une fonction f telle que

∀n ∈ N, un+p = f (un+p−1,un+p−2, . . . ,un,n)

Suite récurrente linéaire à coefficients constants

On dit qu’une suite (un)n∈N est une suite récurrente linéaire à coefficients constants d’ordre p ∈ N s’il existe des réels

a1, . . . ,ap,b et une fonction f tels que

∀n ∈ N, un+p = a1un+p−1 + a2un+p−2 + · · ·+apun + f(n) un+pa1un+p−1a2un+p−2 − · · · −apun = f(n)

(10)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Suites récurrentes linéaire d’ordre 1 à coefficients constants et à second membre constant

∀n ∈ N, un+1 = aun +b

Cas particuliers

a = 0 : suite constante égale à b à partir du rang 1

b = 0 : suite géométrique de raison a

a = 1 et b = 0 : suite constante

a = 1 et b 6= 0 : suite arithmétique de raison b

Suites arithmético-géométriques

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Exemples

Compte épargne :

u0 = 100 et ∀n ∈ N, un+1 = (1 +t)un + 10

Évolution de capital :

Kn+1 = (1− δ)Kn + I avec 0 < δ < 1

Questions

Compte épargne :

Combien d’argent aura-t-on sur le compte au bout d’un an (12 périodes) ?

Au bout de combien de temps aura-t-on 1000 euros sur le compte ?

Évolution de capital : comportement sur le long terme

(11)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Point d’équilibre

Un point d’équilibre ou une valeur stationnaire d’une équation aux différences finies est une valeur de u0 pour laquelle le système est stationnaire, c’est-à-dire un+1 = un, pour tout entier positif n.

Point fixe

Un point d’équilibre est un point fixe de la fonction f définissant la relation de récurrence.

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Terme général d’une suite arithmético-géométrique Soit (un)n∈N telle que ∀n ∈ N, un+1 = aun +b, avec a 6= 1.

On pose ` l’unique solution de l’équation ` = a` +b.

Alors

la suite de terme général un` est une suite géométrique de raison a

pour tout entier n positif ou nul, on a

un = an(u0`) +` = an−1(u1`) +`

(12)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Limite

Soit (un)n∈N telle que ∀n ∈ N, un+1 = aun +b, avec a 6= 1.

La suite (un)n∈N converge si et seulement si |a| < 1.

Si elle converge, alors sa limite est ` = b 1− a. Point d’équilibre

Quand une suite arithmético-géométrique converge, sa limite est le point d’équilibre de l’équation aux différences finies vérifiée par la suite.

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Exemples

Compte épargne

u0 = 100 et ∀n ∈ N, un+1 = (1 +t)un + 10

un = 1.01n(u0 + 1000)−1000 = 1.01n×1100−1000 −−−−→

n→+∞ +∞

Évolution de capital

Kn+1 = (1− δ)Kn + I avec 0 < δ < 1

(13)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Modèle de Cobweb

Demande : Qtd = αβPt (α, β > 0) Offre : Qts = −γ + δPt−1 (γ, δ > 0) Équilibre : Qtd = Qts

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Les différents comportements

Cas particuliers

Cas a = 1 :

divergence régulière

`

× × × × × ×

Cas a = −1 :

divergence oscillatoire,

oscillations entretenues `

× × ×

× × ×

(14)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Les différents comportements : cas où a > 1

a > 1 et u0 > ` : divergence régulière

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6

`× × ×

×

×

a > 1 et u0 < ` : divergence régulière

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6

`× × ×

×

×

×

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Les différents comportements : cas où 0 < a < 1

• 0 < a < 1 et u0 < ` : convergence régulière

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

`

×

×

× × × ×

• 0 < a < 1 et u0 > ` : convergence régulière

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

`

×

×

× × × ×

(15)

I. SRLO1 à coefficients constants et à second membre constant

Les différents comportements : cas où a < 0

a < −1 : divergence oscillatoire, oscillations explosives

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6 u7

u7 u8

u6

`× × ×

× ×

×

• −1 < a < 0 : convergence oscillatoire, oscillations amorties

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6

`

×

× ×

× × ×

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Équation aux différences finies non linéaire homogène du premier ordre

yt+1 = f(yt), ∀t ∈ N ou

un+1 = f(un), ∀n ∈ N avec f : I → R, I ⊂ R

On se limite au cas où f est continue sur I. Premiers exemples

∀n ∈ N, un+1 = un2

∀n ∈ N, vn+1 = √ vn

∀n ∈ N, wn+1 = 1 1−wn

(16)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Existence du processus

Intervalle stable par une fonction

Soit f une fonction telle que f : D → R avec D ⊂ R.

On dit qu’un intervalle I ⊂ D est stable par f si et seulement si f (I) ⊂ I.

Cas de bonne définition d’une suite

Si l’intervalle I est stable par f et si le premier terme u0 appartient à l’intervalle I, alors pour tout entier naturel n, le terme un existe et appartient à I.

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Point d’équilibre

valeur de u0 telle que un+1 = un, ∀n ∈ N Point fixe de f

valeur x telle que f(x) = x

Les points d’équilibre de l’équation un+1 = f(un) correspondent aux points fixes de la fonction f .

Limite potentielle

Si la suite (un)n∈N converge, alors elle converge vers un point fixe de la fonction f , c’est-à-dire vers un de ses états d’équilibre.

(17)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Théorème de la limite monotone

Toute suite réelle monotone admet une limite (finie ou infinie).

1. Soit (un)n∈N une suite croissante.

Si (un)n∈N est majorée par M, alors elle converge vers ` 6 M.

Si (un)n∈N n’est pas majorée, alors elle diverge vers +∞.

2. Soit (un)n∈N une suite décroissante.

Si (un)n∈N est minorée par m, alors elle converge vers ` > m.

Si (un)n∈N n’est pas minorée, alors elle diverge vers −∞.

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= u

n2

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5

(18)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= u

n2

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= u

n

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5

(19)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= u

n

u0

u1

u1

u2

u2

u3

u3

u4

u4

u5

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Cas où f est croissante

Si f est croissante, alors la suite (un)n∈N est monotone.

Plus précisément on a :

1. si u0 6 u1, la suite (un)n∈N est croissante ; 2. si u0 > u1, la suite (un)n∈N est décroissante.

(20)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Méthode quand f est croissante

Si (un)n∈N est croissante et majorée par M, alors elle converge vers un point fixe ` de f tel que ` 6 M.

Si (un)n∈N est décroissante et minorée par m, alors elle converge vers un point fixe ` de f tel que ` > m.

Si (un)n∈N est croissante (resp. décroissante) et ne semble pas majorée (resp. minorée), on peut raisonner par l’absurde en supposant que la suite converge vers un réel ` et on essaie de trouver une contradiction concernant `.

Dans ce cas, la suite ne converge pas et puisqu’elle est croissante (resp. décroissante), elle diverge vers +∞ (resp.

−∞).

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= u

n−2

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4

(21)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Méthode quand f est décroissante

Sous-suites extraites des rangs pairs et impairs

∀n ∈ N, an = u2n et bn = u2n+1. On a

an+1 = u2(n+1) = u2n+2 = f(u2n+1) = f(f(u2n)) = (f ◦f )(an) an+1 = (f ◦f)(an)

On remarque que la fonction ff est croissante.

On peut étudier comme précédemment les suites (an)n∈N et (bn)n∈N.

Puis on compare leurs limites.

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Exemple de modèle de Cobweb non linéaire

Rappel : cas linéaire

Demande : Qtd = αβPt (α, β > 0) Offre : Qts = −γ + δPt−1 (γ, δ > 0) Équilibre : Qtd = Qts

État initial : P0 = p0 (p0 ∈ [0 ; 1]) Exemple de situation non linéaire

Demande : Qtd = 1− Pt

Offre : Qts = P

1 2

t−1

Équilibre : Qtd = Qts

État initial : P0 = p0 (p0 ∈ [0 ; 1])

(22)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Cobweb non linéaire : u

n+1

= 1 u

n

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6 u7

u5

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Si f n’est pas monotone

Exemple d’une population de poissons avec pêche : yt+1 = 2yt(1 −yt) −H

= 2yt −2yt2H

avec H prélèvement autorisé de poisson fixé par convention internationale (ici H = 0.08).

Points d’équilibre : ` = 2`2`+H = 0 ⇔ ` = 0.4 ou ` = 0.1.

Représentation graphique :

f(x) = −2x2 −2x −0.08, f0(x) = 2− 4x : f 0(x) = 0 ⇔ x = 0.5 f0(0.4) = 0.4, f0(0.1) = 1.4, f(0) = −0.08, f(0.5) = 0.42,

f(x) = 0 ⇒ x ' 0.98 ou 0.02

(23)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08

0.1 0.4

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08 avec u

0

< 0.1

0.1 0.4

(24)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08 avec 0.1 < u

0

< 0.4

u0 u1

u1 u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6 u7

0.1 0.4

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08 avec 0.4 < u

0

< 0.6

u0 u1

u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6 u7

0.6 0.4 0.5

(25)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08 avec 0.6 < u

0

< 0.9

u0 u1

u2

u2 u3

u3 u4

u4 u5

u5 u6

u6 u7

u7 u8

0.1 0.4 0.6 0.9

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

u

n+1

= 2u

n

(1 u

n

) 0.08 avec 0.9 < u

0

< 0.958

u0 u1

u2

u2 u3

u3 u4

u4

u5 0.1 0.9

(26)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Suite logistique : u

n+1

= ru

n

(1 u

n

)

Exemple avec r = 2

0.5

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Suite logistique avec r = 3

(27)

II. Équations aux différences finies d’ordre 1 non linéaires

Suite logistique avec r qui varie de 1.2 à 4

r = 1.2

(28)

C2. S

UITES RÉCURRENTES LINÉAIRES D

ORDRE

2

Julie Scholler - Bureau B246

février 2019

I. SRLO2 à coefficients constants sans second membre

Suites récurrentes linéaires d’ordre 2 à coefficients constants sans second membre

∀n ∈ N, un+2 + aun+1 + bun = 0 (H) avec a ∈ R et b ∈ R

Exemple : ∀n ∈ N, un+2−2un+1 −3un = 0, u0 = 3,u1 = 1

Recherche de suites usuelles solutions de (H)

constantes ?

arithmétiques ?

géométriques ?

Équation caractéristique

équation du second degré : x2 + ax +b = 0

(29)

I. SRLO2 à coefficients constants sans second membre

∀n ∈ N, un+2 + aun+1 + bun = 0 (H) Terme général d’une suite récurrente linéaire d’ordre 2

Si l’équation caractéristique associée possède deux solutions distinctes r1 et r2, alors il existe un unique couple de réels (α, β) tels que

∀n ∈ N, un = αr1n + βr2n

Si l’équation caractéristique associée possède une unique

solution r0, alors il existe un unique couple de réels (α, β) tels que

∀n ∈ N, un = (α+ )r0n

I. SRLO2 à coefficients constants sans second membre

Cas où le discriminant de l’équation caractéristique est négatif

Les racines r1 et r2 sont complexes non réelles.

Le terme général des suites vérifiant (R) peut s’écrire ρn (αcos(nθ) +βsin(nθ))

avec α et β deux paramètres réels et ρ et θ sont entièrement déterminés par (R).

En particulier, on a ρ = s

b2 − ∆ 4a2 .

(30)

I. SRLO2 à coefficients constants sans second membre

Structure de l’ensemble des solutions de (H)

L’ensemble des solutions de (H) est un espace vectoriel.

Plus précisément c’est un sous-espace vectoriel de dimension 2 de l’espace vectoriel des suites réelles RN.

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Suites récurrentes linéaires d’ordre 2 à coefficients constants avec second membre

∀n ∈ N, un+2 + aun+1 + bun = cn (R) avec a ∈ R, b ∈ R et (cn)n∈N suite à coefficients réels.

Équation homogène associée à (R)

∀n ∈ N, un+2 + aun+1 + bun = 0 (H) avec a ∈ R et b ∈ R

(31)

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Solutions de (R)

Soit up est une suite solution particulière de (R).

Alors toute suite (un)n∈N vérifiant (R) peut s’écrire de la façon suivante :

∀n ∈ N, un = unp +unhuh est une suite vérifiant (H).

Exemple

∀n ∈ N, un+2 − 2un+1 − 3un = −4 u0 = 4

u1 = 2

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Cas d’un second membre constant

∀n ∈ N, un+2 + aun+1 +bun = c (R) avec a ∈ R, b ∈ R et c ∈ R

Recherche de solutions particulières

pour a + b 6= −1 : unp = c 1 +a + b

pour a + b = −1 et a 6= −2 : unp = c a + 2n

pour a = −2 et b = 1 : upn = c 2n2

(32)

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Cas d’un second membre constant

Comportement asymptotique quand a + b 6= −1

pour ∆ > 0 : un = αr1n +βr2n + c 1 + a +b si α 6= 0 et β 6= 0 et

si max (|r1|,|r2|) < 1, la suite converge vers ` = c 1 +a +b

si max (|r1|,|r2|) > 1, la suite diverge.

pour ∆ = 0 : un = (α+ βn)r0n + c 1 + a + b si α 6= 0

si |r0| <1, la suite converge vers ` = c 1 +a +b

si |r0| >1, la suite diverge.

pour ∆ < 0 : la suite oscille.

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Exemple

∀n ∈ N, un+2 − 2βun+1 +βun = c (R) avec β > 0

(33)

II. SRLO2 à coefficients constants avec second membre

Multiplieur-accélérateur de Samuelson

Avec retard

Ct = cYt−1 0 < c < 1 It = v (Yt−1Yt−2) 0 < v Yt = Ct +It + A

Sans retard

Ct = cYt 0 < c < 1 It = v (Yt−1Yt−2) 0 < v Yt = Ct +It + A

(34)

C3. É

QUATIONS DIFFÉRENTIELLES D

ORDRE

1

Julie Scholler - Bureau B246

mars 2019

I. Introduction

Équation différentielle ordinaire

les solutions sont des fonctions

relation entre la fonction et un certain nombre de ses dérivées Exemple

K0(t) = I(t)− δK(t) avec 0 < δ < 1

(35)

II. Équation « primitive »

Équation « primitive »

Soient I un intervalle et g une fonction de I dans R.

∀t ∈ I, y0(t) = g(t) Les solutions sont les primitives de g sur I.

Exemples

∀t ∈ R+, y0(t) = 1

t2 ⇒ ∃C ∈ R, ∀t ∈ R+, y(t) = −1 t + C

Coût marginal : C0(Q) = 2e−0.2Q et C(0) = 90

Taux de formation du capital : ∀t ∈ R+, K0(t) = I(t) Par exemple avec I(t) = 3t12 et K(0) = 0

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

∀t ∈ R+, K0(t) = I(t)− δK(t) avec 0 < δ < 1

(36)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Équation différentielle linéaire d’ordre 1 Toute équation de la forme

∀t ∈ I, y0(t) +a(t)y(t) = b(t) (E) avec a et b deux fonctions continues sur I.

b : second membre

si a est constante, l’équation est dite à coefficients constants

Solution d’une équation différentielle linéaire

f : I → R est une solution de l’équation y0 +ay = b sur I si et seulement si

la fonction f est dérivable sur I

la fonction f vérifie

∀t ∈ I, f0(t) + a(t)f(t) = b(t).

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Soient δ ∈]0; 1[ et I la fonction constante égale à i

∀t ∈ R+, K0(t) = I(t)δK(t)

⇔ ∀t ∈ R+, K0(t) +δK(t) = i La fonction t 7→ e−δt + i

δ est une solution.

Est-ce la seule solution ?

(37)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

∀t ∈ I, y0(t) +a(t)y(t) = b(t) (E)

Équation homogène associée

∀t ∈ I, y0(t) +a(t)y(t) = 0 (EH)

Solutions d’une équation différentielle homogène

L’ensemble des solutions de (EH) : y0 + ay = 0 sur l’intervalle I est

SH :=

I → R

t 7→ λe−A(t)

; λ ∈ R

A désigne une primitive sur I de la fonction a.

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Exemple

Élasticité constante Soit α ∈ R.

∀x ∈ R+, y0(x) x

y(x) = α

(38)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Cas d’une équation homogène à coefficient constant

(EH) : y0 + ay = 0, avec a est un réel

SH :=

R → R t 7→ λe−at

; λ ∈ R

.

Soit a > 0. Représentation graphique de courbes représentatives de différentes solutions de (EH)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Résolution de l’équation avec second membre

∀t ∈ I, y0(t) +a(t)y(t) = b(t) (E)

Soit f0 une solution de l’équation différentielle linéaire y0 + ay = b.

Alors l’ensemble S des solutions de l’équation y0 + ay = b est S = nf0 + f ; f ∈ SHo

où SH désigne l’ensemble des solutions de l’équation différentielle linéaire homogène y0 +ay = 0.

(39)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Soient δ ∈]0; 1[ et I la fonction constante égale à i.

∀t ∈ R+, K0(t) +δK(t) = i (E)

∀t ∈ R+, K0(t) +δK(t) = 0 (EH)

Solutions de (EH) :

R → R t 7→ λe−δt

; λ ∈ R

Une solution particulière : t 7→ i δ

Solutions de (E) :

R → R

t 7→ λe−δt + i δ

; λ ∈ R

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Cas à coefficient constant et second membre constant

Soient a et b dans R.

∀t ∈ I, y0(t) +ay(t) = b (E) Alors l’ensemble des solutions de (E) est

S :=

R → R t 7→ b

a +λe−at

; λ ∈ R

(40)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

∀t ∈ R, y0(t) +y(t) = e2t (E) La fonction t 7→ 1

3e2t est une solution de (E).

Cas à coefficient constant et second membre exponentiel Soient a et m dans R.

∀t ∈ I, y0(t) +ay(t) = emt

Alors la fonction

t 7→ 1

m+ aemt si m 6= −a t 7→ temt si m = −a

est une solution

particulière.

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Exemple

∀t ∈ R+, y0(t)− 1

ty(t) = 1

Cherchons une solution particulière f0 de la forme f0(t) = g(t)t.

(41)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Méthode de la variation de la constante

Consiste à rechercher une solution f0 sous la forme f0(t) = λ(t)e−A(t),

λ est une fonction dérivable sur I et où A désigne une primitive de a.

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Principe de superposition Soient

b1 et b2 deux fonctions continues sur I

f1 une solution de y0 + ay = b1

f2 une solution de y0 + ay = b2

Alors pour tout réel λ, la fonction λf1 + f2 est une solution de l’équation différentielle y0 + ay = λb1 + b2.

(42)

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Problème de Cauchy

Soient t0 et y0 deux réels. On appelle problème de Cauchy de (E) de condition y(t0) = y0 le système

(Et0,y0) :

y0 +ay = b y(t0) = y0

Le problème de Cauchy (Et0,y0) admet une unique solution.

Exemple avec a constant

(t0,y0

III. Équation différentielle linéaire d’ordre 1

Modèle d’ajustement du prix

Demande Qd(t) = αβP(t) (α, β > 0) Offre Qs(t) = −γ +δP(t) (γ, δ > 0) Ajustement P0(t) = q(Qd(t) −Qs(t)) (0 < q < 1)

P0(t) +q(β +δ)P(t) = q(α +γ)

Solutions : S =

R+ → R

t 7→ λe−q(β+γ)t + α+ γ β +δ

; λ ∈ R

Comportement asymptotique : lim

n→+∞P(t) = α+ γ β + δ

(43)

IV. ED non linéaire d’ordre 1 autonomes

ED non linéaire d’ordre 1 autonomes

Soient deux intervalles I et J, une fonction y : I → J et une fonction continue f : J → R.

y0(t) = f y(t), ∀t ∈ I

IV. ED non linéaire d’ordre 1 autonomes

Exemples

y0(t) = 2 q

y(t) pour tout t ∈ R

y0(t) = 2 q

y(t) pour tout t ∈ R y(t) = t2 ×1[0;+∞[(t) est solution

y(t) = (t −k)2 × 1[k;+∞[(t) est solution pour tout réel k

y0(t) = 2 q

y(t) pour tout t ∈ R et y(0) = 0

Les fonctions t 7→ 0 et t 7→ t2 × 1[0;+∞[(t) sont solutions y(t) = (t −k)2 × 1[k;+∞[(t) est solution pour tout réel k > 0

y0(t) = 2 q

y(t) pour tout t ∈ R et y(0) = 1 y(t) = (t + 1)2 ×1[−1;+∞[(t) est solution

(44)

IV. ED non linéaire d’ordre 1 autonomes

Problème de Cauchy

(Pt0,y0) :

y0(t) = f (y(t)) y(t0) = y0

avec y0 ∈ J, t0 ∈ I

Unicité de la solution

Si f est de classe C1 sur J, alors il existe un intervalle ouvert

contenant t0 (]t0ε;t0 +ε[) tel qu’il existe une unique solution au problème de Cauchy (P) définie sur cet intervalle.

IV. ED non linéaire d’ordre 1 autonomes

Conséquence

On considère le problème de Cauchy suivant

(Pt0,y0) :

y0(t) = f (y(t)) y(t0) = y0

avec y0 ∈ J, t0 ∈ I

avec f est C1 sur J.

Soient deux solutions de (P) : y et z.

S’il existe τ tel que y(τ) = z(τ), alors on a y(t) = z(t), pour tout réel t.

« Deux courbes de solutions ne peuvent pas s’intersecter. »

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