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Feuille d’exercices n

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Feuille d’exercices n

o

2

Exercice 1. Soit pM, dq un espace métrique. Montrer que pour tousu, v, xPM, on a |dpx, vq dpx, uq| ¤dpu, vq.

Exercice 2. Montrer que dans un espace métriquepM, dqon aunicité de la limite : une suite pxnq de points deM ne peut pas converger vers deux points différents.

Exercice 3. SoitpM, dqun espace métrique, oùdest la distance discrète. Déterminer les boules ouvertes deM.

Exercice 4. Soit pM, dqun espace métrique quelconque.

(1) On fixe un pointu0 PM. Pour uP E, on définit une fonctionfu :M ÑRen posant fupxq dpx, uq dpx, u0q pour tout x P M. Montrer que la fonction fu est bornée.

(2) Montrer que l’applicationu ÞÑfu est une isométrie depM, dq dans `8pMq; autrement dit, que pour tousu, v P M, on a

}fvfu}8 dpu, vq.

(3) Conclure que M est isométrique à une partie d’un espace vectoriel normé, autrement dit qu’il existe une isométrie bijective deM sur une partieM€d’un evn.

Exercice 5. Soit M un espace métrique, et soit pxnqnPN une suite de points de M convergeant vers un pointa PE. Montrer que l’ensemble K tau Y txn; n PNuest un compact de M.

Exercice 6. Soit pE, dq un espace métrique, et soit pxnqnPN une suite de Cauchy dans E. Montrer que si la suite pxnq possède une sous-suite convergente, alors elle est convergente.

Exercice 7. Soient E et F deux espaces métriques. Montrer que si f :E ÑF est une applicationuniformément continue, alorsf change les suites de Cauchy en suites de Cauchy.

1

(2)

Exercice 8. On note `1pNq l’ensemble de toutes les suite de nombres complexes u pupiqqiPN telles que la série °

upiq est absolument convergente. Pour u P `1pNq, on pose

}u}1 ¸8

i0

|upiq|. (1) Vérifier que} }1 est une norme sur`1pNq.

(2) Montrer que pour toute suite de nombres complexes u pupiqqiPN et pour tout constanteC PR , on a l’équivalence suivante :

uP `1pNq et }u}1 ¤C ðñ

@N PN :

¸N i0

|upiq| ¤ C .

(3) Soitpunqn¥0 une suite de Cauchy d’éléments de`1pNq. Montrer que pour tout iPN, la suite punpiqqn¥0 est convergente dans C.

(4) Montrer que `1pNqest complet pour la norme } }1.

Exercice 9. On note Lip0pRq l’ensemble de toutes les fonctions lipschitziennes f : RÑR vérifiant fp0q 0.

(1) Montrer que Lip0pRq est un espace vectoriel.

(2) Montrer qu’on définit une norme sur Lip0pRq en posant }f} sup

"

|fpyq fpxq|

|yx| ; x, y P R, xy

* .

(3) Montrer que pour toute fonction f : R Ñ R telle que fp0q 0 et toute constanteC PR , on a l’équivalence suivante :

f PLip0pRq et }f} ¤C ðñ @x, y P R : |fpyq fpxq| ¤C|yx|. (4) Montrer qu’on a|fpxq| ¤ }f} |x| pour toutef P Lip0pRq et pour tout xP R;

et en déduire que si pfnqest une suite de Cauchy dans Lip0pRq, alors la suite pfnqconverge simplement sur R.

(5) Montrer que Lip0pRq est un espace de Banach.

Exercice 10. On considère l’espace Cpr0,1sq muni de la norme }f}1

»1 0

|fptq|dt.

(1) Montrer que l’on a effectivement un espace vectoriel normé.

(2) On veut montrer que cet espace n’est pas complet. Pour n¥2, on considère la fonctionfn:r0,1s ÑRvalant 1sur

0,12n1

, valant1sur1

2 1 n,1

, et affine sur r12 n1,12 n1s.

(a) Montrer que pfnq est une suite de Cauchy pour la norme} }1.

(3)

(b) On veut montrer que la suite pfnq n’est pas convergente. Pour cela, on raisonne par l’absurde en supposant que la suite converge au sens de la norme } }1 vers une fonction f PCpr0,1sq.

(i) En observant que³a

0|fptqfnptq|dt¤ }ffn}1 pour toutaP r0,1s et n P N, montrer qu’on a ³a

0|fptq 1| dt 0pour tout a P s0,12r. Que peut-on en déduire pour la fonction f sur r0,12r?

(ii) Conclure.

Exercice 11. Soit M s0,8r.

(1) M est-il complet pour la distance usuelle?

(2) Pouru, v PM, on pose

dpu, vq |vu| 1

v 1 u

. (a) Vérifier que d est une distance sur M.

(b) Montrer que d est topologiquement équivalente à la distance usuelle, autrement dit qu’une suite punq „ M converge pour d si et seulement si elle converge pour la distance usuelle.

(3) Montrer que M est complet pour la distance d.

Exercice 12. Soit M r0,8r.

(1) M est-il complet pour la distance usuelle?

(2) Pour u, v P M, on pose dpu, vq v11 u11. Montrer que d est une dis- tance sur M, et que d est topologiquement équivalente à la distance usuelle, autrement dit qu’une suitepunq „M converge pour d si et seulement si elle converge pour la distance usuelle.

(3) Montrer que l’espace métrique pM, dq n’est pas complet.

Exercice 13. On note c0pNq l’ensemble des suites de nombres complexes tendant vers 0 à l’infini.

(1) Montrer que c0pNq est un sous-espace vectoriel de `8pNq. (2) Montrer que c0pNq est complet pour la norme } }8.

Exercice 14. On note C0pRq l’ensemble des fonctions fontinues f :RÑR tendant vers 0 en8.

(1) Montrer que C0pRq est un sous-espace vectoriel de `8pRq. (2) Montrer que C0pRq est complet pour la norme } }8.

(4)

Exercice 15. Soitpun nombre premier. On munitZde la distance p-adique, qui est définie comme suit : pour x, y P Z, on pose dpx, yq Nppxyq avec Nppnq pvppnq où vppnq désigne le plus grand entier k tel que de pk divise n lorsque n 0;

etNpp0q 0.

(1) Justifier que pZ, dqest un espace métrique.

(2) Justifier que la suite xm 1 p2 p2m (où m ¥1) est de Cauchy dans pZ, dq.

(3) L’espacepZ, dq est-il complet ?

Exercice 16. Soit E un espace vectoriel normé. On suppose que toute série nor- malement convergente à termes dans E est convergente. Le but de l’exercice est de montrer queE est complet.

(1) Soit pxnq une suite de Cauchy dans E. Montrer que pxnq possède une sous- suite pxnkqtelle que }xnk} ¤2k pour toutk PN.

(2) Conclure en utilisant l’Exercice 6.

Exercice 17. Montrer qu’il existe une unique fonction f PCpr0,1sq vŕifiant:

@xP r0,1s : fpxq

»8

0

cospxtq f xsinptq

4 t2 dt.

Exercice 18. Soit pM, dq un espace métrique complet et soit Φ : M Ñ M. On suppose qu’il existe un entierd¥1telle que l’applicationΦdΦ Φ(composée d fois) est contractante.

(1) Montrer que Φadmet un unique point fixe.

(2) MOntrer que pour tout x0 P M, la suite pΦnpx0qqnPN converge vers le point fixe de Φ.

Exercice 19. Soit B ¥ 0, soit θ : r0, Bs Ñ r0, Bs une fonction continue, soit a : r0, Bs ÑR une fonction continue, et soit C P R. Pour toute fonctionf PCpr0, Bsq, on définit une fonction Φpfq:r0, Bs ÑR en posant

Φpfqpxq C

»θpxq

0

aptqfptqdt pour tout xP ra, bs.

(1) On pose θ1 θ, et on définit une suite de fonctions pθnqn¥1 en posant θn 1pxq ³θnpxq

0 dt. Montrer qu’il existe une constante M telle que, pour tout nPN, pour toutes f, g PCpr0, Bsqet pour tout xP r0, Bs, on a

npgqpxq Φnpfqpxq| ¤M|θnpxq| }gf}8.

(5)

(2) Dans cette question, on suppose qu’il existe un entiern0 tel que @xP r0, Bs :

n0pxq|  1. Montrer qu’il existe une unique fonction f PCpr0, Bsqtelle que

@xP r0, Bs : fpxq C

»θpxq

0

aptqfptqdt.

(3) Dans cette question on prendθpxq x.

(a) Montrer que l’hypothèse de la question précédente est vérifiée, et identi- fier la fonction f.

(b) On suppose de plus que la fonction a est constante. Calculer Φnp1qpxq pour tout n P Net pour tout xP r0, Bs, et retrouver une formule “bien connue” pour la fonction f.

Exercice 20. Soit E un espace vectoriel normé, et soit K „E une partie non vide, convexe et compacte. Soit également f : K Ñ K une application 1-lipschitzienne.

Le but de l’exercice est de montrer que f possède un point fixe.

(1) On fixe un point x0 PK et pour n PN, on définitfn:K ÑE par fnpxq 1

nx0

1 1 n

fpxq. (a) Montrer que fnpKq „ K.

(b) Montrer que fn possède un unique point fixe xn PK.

(2) Démontrer le résultat souhaité.

Exercice 21. Soit K un espace métrique compact, et soit f :K ÑK. On suppose qu’on adpfpxq, fpyqq  dpx, yqpour tousxydansK. En considérant l’application ϕ :K ÑR définie par ϕpxq dpx, fpxqq, montrer que f admet un point fixe; puis montrer que ce point fixe est unique.

Exercice 22. Soit ϕ : R Ñ R une fonction dérivable vérifiant ϕpxq ¡ 0 et 2   ϕ1pxq  0 pour toutxPR.

(1) Donner un exemple de telle fonctionϕ.

(2) On pose fpxq x ϕpxq. Montrer que la fonction f vérifie |fpyq fpxq|  

|yx| pour tous xy dans R, mais que f n’admet pas de point fixe.

Exercice 23. Dans cet exercice, H est un espace de Banach réel, et on suppose de plus que la norme de H provient d’un produit scalaire, noté x , y. (Un tel espace H s’appelle un espace de Hilbert.) On se donne également une partie non vide, convexe et fermée C „H, et un pointxPH. On pose

distpx, Cq inft}xu}; uPCu.

(6)

Le but de l’exercice est de montrer qu’il existe un et un seul point u P C tel que }xu} distpx, Cq.

(1) Vérifier que si u, u1 PH, alors xu u1

2

2 1

2 }xu}2 }xu1}2 1

4}uu1}2.

(2) Déduire de (1) qu’il existeau plus un pointuPC tel que}xu} distpx, Cq. (3) On posed distpx, Cq, et pour nPN, on définit

Fn

"

uPC; }ux} ¤d 1 n

* En utilisant (1), montrer que diampFnq ¤ n42

8d n (4) Conclure en utilisant le théorème des fermés emboités.

Exercice 24. Soit d une distance sur Q. On suppose que d est topologiquement équivalente à la distance usuelle, ce qui signifie qu’une suite pxnq „ Qconverge pour d si et seulement si elle converge pour la distance usuelle. Le but de l’exercice est de montrer quepQ, dq n’est pas complet.

(1) Montrer que tout singleton tauest d’intérieur vide dans pQ, dq. (2) Conclure en utilisant le théorème de Baire.

Exercice 25. Le but de l’exercice est de montrer que l’espace vectoriel RrXs n’est complet pour aucune norme.

(1) Soit E un evn, et soit F „ E un sous-espace vectoriel strict (i.e. F E).

Montrer que F est d’intérieur vide dans E.

(2) Soit } } une norme sur RrXs. Pour n P N, on note RnrXs l’ensemble des polynômes de degré inférieur ou égal à n. Montrer que Fn est fermé dans pRrXs,} }q.

(3) Conclure en utilisant le théorème de Baire.

Exercice 26. Soit f : R Ñ R une fonction continue. On suppose que pour tout t¡0 fixé, on alimnÑ8fpntq 0.

(1) Soitε¡0. En considérant les ensembles Fk tt ¥0; @n¥k : |fpntq| ¤ εu et en utilisant le théorème de Baire, montrer qu’on peut trouvert un intervalle ouvertsa, br (avec 0 a  b) et un entier k0 tel que

@n¥k0 @t P sa, br: |fpntq| ¤ ε.

(2) Avec les notations de (1), montrer que l’ensemble ”

n¥k0sna, nbr contient un intervalle de la forme sA,8r.

(3) Montrer qu’on a limxÑ8fpxq 0.

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