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Th´eor`eme de De Rham simplicial et contraction de Dupont

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Th´eor`eme de De Rham simplicial et contraction de Dupont

Notes d’expos´ e du groupe de travail Topologie Alg´ ebrique

(Nantes) Salim RIVIERE

F´ evrier 2012

La r´ ef´ erence principale pour cet expos´ e est [Get04].

e

0

, ..., e

n

d´ esigne la base canonique de R

n+1

, K est un corps de caract´ eristique 0.

Rappelons qu’un ensemble simplicial est la donn´ ee d’un foncteur X

: ∆

op

Ens

n 7→ X

n

o` u ∆ est la cat´ egorie simpliciale dont les objets sont les ensembles finis ordonn´ es n := {0, · · · , n} et les morphismes sont les applications croissantes, et Ens est la cat´ egories des ensembles. Une alg` ebre diff´ erentielle gradu´ ee simpliciale est d´ efinie de la mˆ eme mani` ere, en rempla¸ cant la cat´ egorie Ens par celle des alg` ebres diff´ erentielles gradu´ ees. La cat´ egorie des ensembles simpliciaux sera not´ ee Sset.

Le n-simplexe g´ eom´ etrique standard est le ferm´ e ∆

n

de R

n+1

d´ efini par

n

:= {t :=

n

X

i=0

t

i

e

i

, X

i

t

i

= 1 , t

i

∈ [0, 1]}

Le notation ∆

n

d´ esigne l’ensemble simplicial repr´ esentable Hom

(•, n). Les k- simplexes de ∆

n

est celui des applications croissantes de k dans n.

1 Formes diff´ erentielles polynomiales simpliciales

efinition 1.0.1. L’alg` ebre des formes diff´ erentiel les est l’alg` ebre diff´ erentielle gradu´ ee commutative simpliciale

dont les n-simplexes (lorsque K = R ) sont les formes diff´ erentielles polynomiales sur le n-simplexe g´ eom´ etrique standard.

En d’autre termes,

n

:= S

V /I

est le quotient de l’alg` ebre commutative diff´ erentielle gradu´ ee libre S

V , o` u V = (V

, d

) est l’espace vectoriel gradu´ e d´ efini par

V

0

= vect

K

(t

0

, · · · , t

n

) , V

1

= vect

K

(dt

0

, · · · , dt

n

) , V

k

= {0} ∀k > 2 , d

t

i

= dt

i

∀i ∈ n,

(2)

par l’id´ eal I engendr´ e par les relations

1 −

n

X

i=0

t

i

et

n

X

i=0

dt

i

Si X

est un ensemble simplicial, l’alg` ebre diff´ erentielle gradu´ ee commutative des formes diff´ erentielles polynomiales sur X

, not´ ee

(X

), est d´ efinie en degr´ e k par

k

(X

) := sSet(X

,

k

)

Remarque 1.0.2. 1. La structure simpliciale sur

provient du fait que n → ∆

n

est un espace cosimplicial qui envoie chaque morphisme f ∈ Hom

(m, n) sur l’application affine

f : ∆

n−1

→ ∆

n

P

k

= 0

n−1

t

k

e

k

7→ P

n j=0

P

k∈f−1({j})

t

k

e

j

En particulier la i-eme face simpliciale d

i

: n-1n est envoy´ ee sur l’inclusion de la i-` eme face g´ eom´ etrique

d

i

: ∆

n−1

→ ∆

n

P

k

= 0

n−1

t

k

e

k

7→ t

0

e

0

+ t

1

e

1

+ · · · + t

i−1

e

i−1

+ t

i

e

i+1

+ · · · + t

n−1

e

n

En post-composant par le foncteur

poly

des formes polynomiales, ces derni` eres induisent des faces d

i

:= (d

i

)

: Ω

n

→ Ω

n−1

qui sont les op´ erations de tirage en arri` ere des formes par les inclusions de faces. Les eg´ en´ erescences s’obtiennent de mani` ere analogue.

2. Lorsque K = R ,

(X

) peut s’interpr´ eter comme l’alg` ebre des formes diff´ erentielles polynomiales sur la r´ ealisation g´ eom´ etrique |X

| de X

. Supposons que |X

| est une vari´ et´ e

1

. Une k-forme diff´ erentielle ω sur |X

| est dite polynomiale lorsque pour tout n-simplexe xX

n

, le tir´ e en arri` ere σ

x

ω de ω par le simplexe canonique σ

x

: ∆

n

→ {x} × ∆

n

→ |X

| est une forme polynomiale sur

n

. Ainsi, ` a toute k-forme polynomiale sur |X

| est associ´ ee une famille ψ

(ω) := (ψ

n

(ω))

n>0

d’applications ψ

n

(ω) : X

n

→ Ω

kn

efinies par ψ

n

(ω)(x) := σ

x

ω pour tout x dans X

n

. Pour voir que ψ(ω) est un morphisme d’ensembles pr´ esimpliciaux, il suffit de remarquer que comme

n−1

di

σdi x

## G

G G G G G G G

n σx

// |X

|

commute pour tout n-simplexe xX

n

et pour tout i dans {0, · · · , n}, ψ

n

(ω)(d

i

x) := σ

d

ix

ω = (d

i

)

σ

x

ω = d

i

ψ(ω)(x)

1. Dont la structure de variet´e fait des simplexes canoniques de |X|des applications diff´erentiables

(3)

La commutation aux d´ eg´ en´ erescences s’obtient de mani` ere analogue ce qui montre que ψ(ω) est un morphisme d’ensembles simpliciaux. Nous avons donc construit une correspondance ψ : Ω

kpoly

(|X

|) → Hom

Sset

(X

,

k

) qui est injective.

efinition 1.0.3. Le sous-complexe simplicial des formes ´ el´ ementaires C

⊂ Ω

est celui engendr´ e (comme complexe de K -espaces vectoriels) par les formes

´

el´ ementaires ω

i0,i1,···,ik

efinies par

ω

i0,i1,···,ik

:= k!

n

X

j=0

(−1)

j

t

ij

dt

i0

dt

i1

· · · dt d

ij

· · · dt

ik

lorsque n et k parcourent N , et (i

0

, · · · , i

k

) parcourt les (k + 1)-uplets d’´ el´ ements de n = {0, · · · , n}.

Proposition 1.0.4. Le complexe C

est effictivement un sous-complexe sim- plicial de

.

emonstration. Admettons la partie simpliciale. Pour v´ erifier que C

n

est stable par la diff´ erentielle de De Rham, il suffit de calculer l’image d’un g´ en´ erateur :

d

i0···,ik

) =k!

k

X

j=0

(−1)

j

dt

ij

dt

i0

· · · dt d

ij

· · · dt

ik

=(k + 1)!dt

i0

· · · dt

ik

=

n

X

i=0

(k + 1)!t

i

dt

i0

· · · dt

ik

=

n

X

i=0

ω

i,i0,···,ik

− (k + 1)!

k

X

j=0

(−1)

j+1

t

ij

(

n

X

i=0

dt

i

)dt

i0

· · · dt d

ij

· · · dt

ik

=

n

X

i=0

ω

i,i0,···,ik

Remarque 1.0.5. ω

i0,···,ik

est nulle d` es lors que les i

p

ne sont pas distincts deux ` a deux. De plus, si τ est une permutation du (k + 1)-uplet (i

0

, · · · , i

k

),

ω

τ(i0,···,ik)

= sgn(τ)ω

i0,···,ik

efinition 1.0.6. Le complexe simplicial d’un ensemble simplicial X

, not´ e C

(X

), est le complexe de cochaˆınes d´ efini en degr´ e k par

C

k

(X

) := Hom

Sset

(X

, C

k

)

Rappelons qu’il existe un complexe simplicial (normalis´ e) usuel C

simp

(X

) associ´ e ` a tout ensemble simplicial X

, d´ efini par C

simpk

(X

) := ( K X

k

/ P

i∈

k K σ

i

X

k+1

)

et d

ksimp

:= P

k+1

i=0

(−1)

i

d

i

: C

simpk

(X

) → C

simpk+1

(X

).

(4)

Proposition 1.0.7. L’application d’int´ egration I : C

C

simp

(∆

) efinie par

I(ω) :=

K ∆

nk

/ P

i

K s

i

nk

→ K

σ 7→ I

σ

(ω) := R

σ

ω

pour toute k-forme ω dans C

nk

, est un isomorphisme de complexes de cochaˆınes simpliciaux.

emonstration. Commen¸ cons par pr´ eciser le sens de l’int´ egrale apparaissant dans la d´ efinition de I. ` A toute k-forme polynomiale ω := t

α00

· · · t

αnn

dt

j1

· · · dt

jk

sur ∆

n

et ` a tout k-simplexe σ :=< e

i0

, · · · , e

ik

> de ∆

n

est associ´ ee l’int´ egrale I

i0,···,ik

(ω) :=

Z

σ=<ei0,···eik>

ω :=

Z

k

σ

ω

o` u l’int´ egrale des k-formes sur le k-simplexe standard (qui correspond ` a l’int´ egrale Riemannienne usuelle si K = R ) ∆

k

est l’unique courant R

k

: Ω

kk

→ K v´ erifiant Z

k

t

a11

· · · t

akk

dt

1

· · · dt

k

= a

1

! · · · a

k

!

(a

1

+ · · · + a

k

+ k)! ∀a

1

, · · · , a

k

∈ N et l’application σ

: Ω

n

→ Ω

k

est le morphisme d’alg` ebres d´ efini par

σ

(t

i

) =

t

j

si i = i

j

0 si i / ∈ {i

0

, · · · , i

k

} pour tout i dans n := {0, · · · , n}.

Remarquons que la famille F constitu´ ee des ω

σ

:= ω

i0,···,ik

lorsque σ :=

(i

0

, . . . , i

k

) parcourt tous les k-simplexes non d´ eg´ en´ er´ es de ∆

n

(i.e les (k + 1)- uplets (i

0

, · · · , i

k

) d’´ el´ ements de n tels que i

0

< i

1

< · · · < i

k

) est une famille g´ en´ eratrice de C

nk

. D’autre part, le complexe des chaˆınes normalis´ ees admet pour base la famille F

0

des classes de ces mˆ emes simplexes non d´ eg´ en´ er´ es. Or il est facile de voir que pour tout k-simplexe non d´ eg´ en´ er´ e σ := (i

0

, · · · , i

k

), I

σ

σ0

) = 0 d` es lors que σ 6= σ

0

(en particulier lorsque σ

0

est d´ eg´ en´ er´ e). De plus

I

σ

σ

) =k!

Z

k

(t

0

dt

1

· · · dt

k

+

k

X

j=1

(−1)

j+1

t

j

dt

0

dt

1

· · · dt c

j

· · · dt

k

)

=k!( 1

k!k

(k + 1)! + k (k + 1)! )

=1

Ceci montre non seulement que I(ω

σ

) reste bien d´ efinie modulo les simplexes d´ eg´ en´ er´ es, mais ´ egalement que l’image de la famille g´ en´ eratrice F n’est rien d’autre que la base de C

simpk

(∆

n

) duale de F

0

. Ceci implique que l’in´ egalit´ e dim

K

C

kn

= dim

K

FF 6 dim

K

F

0

= dim

K

C

simpk

(∆

n

) est en fait une ´ egalit´ e, prou- vant ainsi la bijectivit´ e de I.

Corollaire 1.0.8. Les complexes de cochaˆınes C

(X

) et C

simp

(X

) sont iso- morphes.

emonstration. Il s’agit de montrer que Hom

sSet

(X

, C

simp

(∆

)) ∼ = C

simpn

(X

)

ce qui est fait dans [FHT01]. L’isomorphisme associe ` a un homomorphisme

simplicial f ∈ Hom

sSet

(X

, C

n

) la n-cochaˆıne simpliciale σX

n

7→ f (σ)(Id n),

o` u Id n ∈ ∆

nn

est la classe fondamentale de ∆

n

.

(5)

2 Th´ eor` eme de De Rham simplicial

Si X

est un ensemble simplicial, ¯ X

n

d´ esigne le sous-ensemble de X

k

con- stitu´ e des simplexes non d´ eg´ en´ er´ es.

Maintenant que le complexe des cochaˆınes simpliciales a ´ et´ e identifi´ e au sous-complexe des formes polynomiales engendr´ e par les formes ´ el´ ementaires, d´ efinissons une projection associ´ ee ` a cette inclusion.

efinition 2.0.9. Sous les notations de la section pr´ ec´ edente, la projection P

: Ω

C

est le morphisme de complexes de cochaˆınes simpliciaux d´ efini par

P

n

(ω) := X

σ∈∆¯nk

I

σ

(ω)ω

σ

pour toute k-forme ω sur

n

efinition 2.0.10. Soit i dans n. L’application φ

i

: [0, 1]×∆

n

→ ∆

n

est d´ efinie par

φ

i

(u, t) := ut + (1 − u)e

i

L’homotopie h

in

: Ω

n

→ Ω

∗−1n

est le morphisme de complexes de cochaˆınes simpliciaux d´ efini par

h

in

(ω) :=

Z

1

0

du ι

∂u

φ

i

ω .

Enfin, l’´ evaluation sur le i-` eme sommet ε

in

: Ω

n

→ K est donn´ ee par ε

in

(ω) :=

ω(e

i

) si ω ∈ Ω

0n

, 0 sinon.

Proposition 2.0.11. [Lemme de Poincar´ e] h

in

est une homotopie entre entre Id

n

et ε

in

, i.e

dh

in

+ h

in

d = Id − ε

in

De plus, en notant E

i

le champ de vecteurs auquel φ

i

est associ´ ee, qui v´ erifie E

i

(t) := te

i

,

h

in

(ω) = Z

1

0

u

−1

du φ

i

ι

Ei

ω (1) emonstration. L’´ egalit´ e est vraie dans le cas K = R , il reste ` a voir que h

in

est bien d´ efinie pour K arbitraire ce dont on se convainc en ´ evaluant formellement h

in

sur une forme polynomiale puis en ´ evaluant le r´ esultat sur des vecteurs tangents en remarquant que la fonction obtenue est un polynome en u et en les t

i

` a coefficients dans K et que son int´ egrale a alg´ ebriquement un sens (puisque K contient Q .)

Pour l’´ egalit´ e (1), remarquons que pour toute forme ω sur ∆

n

, ι

∂u

φ

i

ω = ω

φi

( ∂φ

i

∂u , T φ

i

−, · · · , T φ

i

−)

Or ∂φ

i

∂u (u, t) = t − e

i

= u

−1

E

i

i

(u, t)) donc

ι

∂u

φ

i

ω = u

−1

φ

i

ι

Ei

ω

(6)

Remarque 2.0.12. En particulier, la valeur de ι

Ei

est bien d´ et´ ermin´ ee sur les formes ´ el´ ementaires :

ι

Ei

ω

σ

=

k

X

p=0

(−1)

p−1

δ

i,σ(p)

ω

dpσ

(2)

pour tout k-simplexe non d´ eg´ en´ er´ e σ : kn. En effet, i 6= σ : ι

Ei

ω

σ

=(k + 1)!

k

X

j=0

( X

p<j

(−1)

j+p+1

t

ij

t

ip

dt

i0

· · · dt d

ip

· · · dt d

ij

· · · dt

ik

+ X

p>j

(−1)

j+p

t

ij

t

ip

dt

i0

· · · dt d

ij

· · · dt d

ip

· · · dt

ik

)

= 0 Et dans le cas o` u i = i

q

: ι

Ei

ω

σ

=(k + 1)!( X

j<q

(−1)

j+q+1

t

ij

dt

i0

· · · dt d

ij

· · · dt d

iq

· · · dt

ik

+ X

j>q

(−1)

j+q

t

ij

dt

i0

· · · dt d

iq

· · · dt d

ij

· · · dt

ik

)

=k(−1)

q+1

ω

i

0,···,iˆq,···,ik

De la remarque pr´ ec´ edente d´ ecoule le lemme Lemme 2.0.13. Pour tout σ dans ∆ ¯

nk

:

h

i

ω

σ

=

k

X

p=0

(−1)

p+1

δ

i,σ(p)

ω

dpσ

(3)

Nous pouvons maintenant ´ enoncer le th´ eor` eme principal de cet expos´ e : Th´ eor` eme 2.0.14. [Getzler, thm 3.7] La projection P

: Ω

C

efinie pr´ ec´ edemment fait de C

un r´ etract par d´ eformation de

. Plus pr´ ecis´ ement, l’application simpliciale s

: Ω

→ Ω

∗+1

efinie par

s

:= X

k>0

X

σ∈∆¯k

ω

σ

h

σ

avec h

σ

:= h

ik

h

ik−1

· · · h

i0

pour tout k-simplexe σ = (i

0

, · · · , i

k

) dans

k

, est une contraction, i.e v´ erifie

[s

, d] := s

d + ds

= Id

P

Corollaire 2.0.15. [Thm de De Rham simplicial] Pour tout ensemble simplicial X

, les complexes

(X

) et C

(X

) sont quasi-isomorphes.

emonstration du th´ eor` eme. Commen¸ cons par ´ etablir le lemme technique Lemme 2.0.16.

I

σ

= (−1)

k

ε

σ(k)

h

dkσ

(7)

Alors

[d, s

n

] = X

k>0

X

σ∈∆nk n

X

i=0

ω

h

σ

+ X

k>0

X

σ∈∆nk

ω

σ

(h

σ

d + (−1)

k

dh

σ

)

= X

k>0

X

σ∈∆nk n

X

i=0

ω

h

σ

+ X

k>0

X

σ∈∆nk k

X

j=0

(−1)

j

ω

σ

h

σ(k)

· · · [h

σ(j)

, d] · · · h

σ(0)

= X

k>0

X

σ∈∆nk n

X

i=0

ω

h

σ

+ X

k>1

X

σ∈∆nk k

X

j=0

(−1)

j

ω

σ

h

σ(k)

· · · h [

σ(j)

· · · h

σ(0)

+

n

X

i=0

t

i

Id

− X

k>0

X

σ∈∆nk

(−1)

k

ω

σ

ε

σ(k)

· · · h

σ(0)

Le dernier terme est −P

n

par le lemme. Le premier et le second se simplifient pour k > 1. Le troisi` eme (qui provient de k = 0) est l’identit´ e.

ef´ erences

[FHT01] Yves F´ elix, Stephen Halperin, and Jean-Claude Thomas. Rational homotopy theory, volume 205. Springer Verlag, 2001.

[Get04] Ezra Getzler. Lie theory for nilpotent l-infinity algebras. arXiv

preprint math/0404003, 2004.

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