• Aucun résultat trouvé

Sur l'indiscernabilité des corpuscules IIIe partie

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Sur l'indiscernabilité des corpuscules IIIe partie"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00233678

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00233678

Submitted on 1 Jan 1939

HAL is a multi-disciplinary open access

archive for the deposit and dissemination of

sci-entific research documents, whether they are

pub-lished or not. The documents may come from

teaching and research institutions in France or

abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents

scientifiques de niveau recherche, publiés ou non,

émanant des établissements d’enseignement et de

recherche français ou étrangers, des laboratoires

publics ou privés.

Sur l’indiscernabilité des corpuscules IIIe partie

Paulette Février

To cite this version:

(2)

IIIe PARTIE

Sommaire. 2014 L’indiscernabilité des corpuscules de même espèce entraînant l’indéterminisme, on en étudie les répercussions sur les lois générales de prévisions. Une condition générale est obtenue.

En adjoignant le principe des interférences et le principe de linéarité de l’opérateur hamiltonien, on est

conduit à diviser les corpuscules en deux classes : ceux pour lesquels les fonctions d’onde sont symétriques et

ceux pour lesquels les fonctions d’onde sont antisymétriques. On retrouve ainsi un résultat de la mécanique ondulatoire sans avoir fait intervenir de conditions quantiques.

Puis le passage à la mécanique macroscopique est examiné ; celui-ci ne se présente pas de la même façon

qu’en mécanique quantique, car la constante de Planck n’intervient pas. On montre qu’à l’échelle

macrosco-pique les localisations sont telles que l’indiscernabilité n’a plus lieu.

VII. L’indiscernabilité et les lois de

prévision.

-

-21. Prévisions. - Dans la

partie

II,

nous avons

supposé qu’une

théorie

physique

contenait :

10 Des résultats de mesures ; un résultat de mesure r sur un

système

est considéré comme une fonction du

système

physique

observé S et de

l’appareil

de mesure utilisé A. r =

f (S, A).

20 Des

prévisions ;

une

prévision

faite pour une

certaine

grandeur physique

concernant un

système S,

à

partir

d’un certain résultat de mesure, est considérée

comme une fonction de la

grandeur

G pour

laquelle

on fait la

prévision

9:,

de l’instant

t pour

lequel

on la

fait,

du

système

observé

S,

du résultat r de la mesure

effectuée

à to :

:

30 Des lois

physiques ;

les lois

physiques

s’expriment

au moyen des conditions

imposées

aux fonctions F et

f.

Nous allons étudier maintenant les

conséquence

de

l’hypothèse

de l’indiscernabilité des

corpuscules

de même

espèce

sur les

prévisions.

M. J. L. Destouches

(1)

a démontré

qu’on

pouvait,

dans tous les cas, associer

aux résultats de mesures r des éléments abstraits

Xa

et aux

prévisions S

des éléments abstraits X dont

l’ensemble constitue un espace

(ae)

tels que :

Cette dernière relation

exprime

que les

prévisions

’?

s’obtiennent pour

l’instant t,

à

partir

de l’élément

X(t)

par des lois

indépendantes

du

temps.

Il a démontré en

outre,

d’une

part,

que les élé-ments X obéissaient à une

équation,

dite

équation

d’évolution,

de la forme

, ,>

1) L. J. DESTOUCHES. Bull. de l’Acad. roy. de Belgiqu.e, 1936,

22, No 4, p. 524 ; février 1937, 23, N- ?, p. 159 ; Journal de

Phy-tique, juillet 1936, 7, N° 7; p. 305.

ae étant un

opérateur

de

l’espace

(a) ;

d’autre

part

que, si l’on considère un

système

constitué de

corpus-cules

indépendants, l’opérateur

Jeo

du

système

est la somme des

~~i

des différents

corpuscules i

du

sys-tème :

Et si les éléments du

système

sont en

interaction,

l’opérateur

ae est :

- - .

-où Jl est

appelé

opérateur

d’interaction.

22. Lois de

prévisions

pour un

système

conte-nant des

corpuscules

indiscernables. -- Si

le sys-tème contient des

corpuscules

indiscernables,

comme une

permutation

de deux

corpuscules

indiscernables est sans

signification physique,

elle ne

peut

en aucune manière altérer les

prévisions.

Ceci a pour

conséquence

que, si deux

corpuscules

numérotés

primitivement i et j

sont

indiscernables,

on doit avoir :

Jti

lie

Ceci est

vérifié,

car une théorie

plus complète

mon-trerait que la forme des

opérateurs

a ne

dépend

que de

l’espèce

des

corpuscules

considérés.

Désignons

par

[1]

et

[j]

les variables attachées aux

corpuscules i

et j supposés

indiscernables.

L’indiscer-nabilité

exige

que l’on ait :

En faisant intervenir les éléments le on devra avoir :

Cette

équation

(4)

exprime

les conditions

exigées

par l’indiscernabilité dans le cas de deux

corpuscules.

Si l’on a p

corpuscules

indiscernables

parmi

les n du

système,

la relation

précédente

devra être satisfaite

pour toute

paire

de

corpuscules

indiscernables.

23. Les

conséquences

du

principe

des

interfé-.

rences. -

Complétons

la théorie

développée jusqu’ici

(3)

320

par le

principe

des

interférences,

que nous énoncerons ainsi :

PRINCIPE DES INTERFÉRENCES

(~).

- ’.L~ Dans le cas d’un

corpuscule unique,

la

probabilité

de

présence

du

corpuscule

dans un volume dr entourant un

point

M est donnée par

1 X 2dr,

X étant l’élément de

prévision

auquel

nous pouvons donner dans ce cas le nom de fonction d’onde car ce

principe

nous fournit le raccord

avec la

mécanique

ondulatoire ;

20 Dans le cas d’un

système

de n

corpuscules,

les n

points figuratifs

des

corpuscules

du

système

peuvent

être

représentés

par un

point

de

l’espace

de

configura-tion. La

probabilité

de

présence

du

point figuratif

du

système

dans un élément de volume der autour d’un

point

M est donnée

par ~

X 2

d ’t"3 n,

X étant l’élément de

prévision

du

système

que nous pouvons

appeler

fonc-tion d’onde car ce

principe

constitue le raccord avec

la

mécanique

ondulatoire des

systèmes.

30 Cet énoncé

peut

être étendu à la

mécanique

ondu-latoire relativiste des

systèmes

en utilisant

l’espace

de

configuration-temps

de

M.

J.-L. Destouches et en

géné-ralisant le résultat de M. Louis de

Broglie

pour la

pro-babilité de

présence

du

photon.

On

peut,

semble-t-il,

admettre ce

principe

des

inter-férences

généralisé :

la

probabilité

de

présence

du

point

figuratif

du

système

dans un élément de volume autour d’un

point

1~T est donnée par :

.X étant l’élément de

prévision

du

système,

A un cer-tain

opérateur.

L’tlément X

peut

être considéré comme

un vecteur à p

composantes,

l’espace

(1)

étant dans

ce cas le

produit

cartésien de p sous-espaces et

l’opéra-teur A est tel que,

Xz

étant une des p

composantes

et Si

signifiant

+ 1

ou -1 ou 0 suivant la valeur de

1,

l’expression

de la

probabilité

de

présence

prend

la forme :

Uonsiaerons alors un système contenant aes

cor-puscules

indiscernables. En utilisant les notations

du

paragraphe précédent,

nous devons

avoir,

en vertu de la relation

(4) :

Au lieu d’utiliser les carrés des modules

[ X 2

nous

pouvons

adopter

l’écriture

équivalente

X*

X,

en

désignant

par X*

l’imaginaire conjuguée

de X. La relation

précédente

peut

s’écrire,

en

supprimant

les

éléments de volumes :

Cette

équation

se

décompose

en les

équations

sui-vantes :

B1) Louis DE BROGLIE. Introd. à la Jlécanique ondul. (Her-mann, 1930, Paris), p. 93. Théorie de la quantification dans la nouvelle mécanique (Hermann, 1932, Paris), p. 20 et 84.

«

et

étant des nombres arbitraires.

Comme en

mécanique

ondulatoire on a

toujours

de

tels facteurs arbitraires ei r nous pouvons faire OE - p

= 0

puisqu’il

reste

toujours

un facteur arbitraire ei v.

Les deux solutions de

l’équation

(5)

sont donc :

24. La condition de linéarité. - Si nous admet-tons encore un nouveau

principe

suivant

lequel

l’opé-rateur hamiltonien ae d’un

système

de

corpuscules

est

linéaire,

nous allons

pouvoir

tirer des

conséquences

des solutions 10 et 2~ ci-dessus de

l’équation

(5).

Admettons donc :

PRINCIPE DE LINÉARITÉ. -

L’opérateur

hamilto-nien le de

l’équation

d’évolution d’un

système

de n

cor-puscules

est linéaire :

Considérons en

particulier

un

système

formé de

corpuscules indépendants. L’opérateur

DC étant la

somme des

Ici,

un élément de

prévision

X est le pro-duit d’éléments de

prévisions

des différentes

cor-puscules

ou une combinaison linéaire de tels

élé-ments X :

Supposons

que les

corpuscules i et j

soient

indiscer-nables,

les éléments

ayant

une

signification physique,

c’est-à-dire les

prévisions,

ne devront pas être altérées par une

permutation

de i en

j. D’après

la condition

(5),

X devra satisfaire soit à la condition 1~ soit à la

condi-tion 2~. Ceci ne pourra avoir lieu que si tous les termes

de la somme

figurant

dans

(6)

satisfont aussi à la même condition.

Nous en concluons que les

corpllscllles

doivent étie

rangés

en deux

catégories :

Ceux pour

lesquels

les

fonctions

d’onde sont

triques

(condition

1 °) ;

Ceux pour

lesquels

les

fonctions

d’onde sont

métriques (condition 2°).

Nous retrouvons ainsi les résultats connus de la

mécanique

ondulatoire

(1)

comme

conséquence

unique-ment du

principe

des interférences et du

principe

de

linéarité,

indépendamment

de l’intervention

explicite

de conditions

quantiques

(non

intervention de

h).

Ce~ résultats s’étendent à la

mécanique

relativiste des

systèmes

en utilisant le

principe

des interférences

géné-ralisé. Mais il ne nous est pas

possible

ainsi de décider

quels

sont les

corpuscules

à fonction d’onde

(4)

Comme dans la théorie

quantique

habituelle,

il faut un

postulat

pour

préciser quels

sont les

corpuscules

de

chaque catégorie.

25.

Passage

à la

mécanique

macroscopique.

-A

partir

de la

mécanique

ondulatoire on retrouve la

mécanique classique

quand

on considère des corpus-cules de

grande

masse, ou encore

lorsqu’on

fait tendre

la constante de Planck h vers 0. Nlais nos considéra-tions sur l’indiscernabilité sont vraies

indépendam-ment de la masse des

corpuscules

et de la constante de Planck. Elles devraient donc être encore valables à notre échelle. Il y a donc apparence de

paradoxe

puis-qu’il

ne semble pas y avoir raccord avec la

mécanique

classique.

On

pourrait

chercher à lever le

paradoxe

en disant que les corps

macroscopiques

contenant un très

grand

nombre de

corpuscules,

il

n’y en

a pas deux

qui

sont constitués exactement du même nombre de

corpus-cules et on pourra les discerner.

Mais c’est là une mauvaise raison. Le

paradoxe

s’explique

de la

façon

suivante :

lorsque

nous

exami-nons un corps

macroscopique,

les conditions initiales sont telles que

pendant

un

temps

très

long

nous sommes certains que les

corpuscules

constituants deux corps

macroscopiques

distincts n’auront pas une

région

de

présence

commune. Tout se passe comme s’il y avait entre eux des barrières

infranchissables ;

la discernabilité se trouve alors établie et

plus

rien

n’empêche

le raccord avec la

mécanique classique.

Examinons sur un

exemple particulier

le passage à

la

mécanique macroscopique, d’après

un raisonnement

que nous a

communiqué

NI. Lou~s de

Broglie.

Soient deux

corpuscules susceptibles

de se mouvoir le

long

d’un axe ox. A un instant = 0 on mesure la

position

des deux

corpJscules

et leurs vitesses. Pour le

premier,

on trouve que l’abscisse est

comprise

entre x, et xi

-~-

ÕX,

pour le second

qu’elle

est

comprise

entre

x, et x2 - ÕX.

Quant

aux

vitesses,

on trouve que celle du

premier

corpuscule

est

comprise

entre 0 et ô vx

et celle du second entre 0 et A l’instant

t, la

position

du

premier corpuscule

peut

se trouver entre xi

et x, -- ô x + et celle du second entre x, et

Si 2 1 x + c’est-à-dire

il y a

empiètement

de

régions

de

présence

et indiscer-nabilité. On

peut

supposer ôx

négligeable

devant

X2 -

x,. On a alors sensiblement pour condition

d’indis-cernabilité :

Avec la relation de

Heisenberg :

et en

prenant

le

signe

d’égalité

pour se

placer

dans le

cas le

plus

favorable,

on a :

Pour et ~x

donnés,

tiiiin est d’autant

plus

grand

que m est

plus grand,

ce

qui explique

la discer-nabilité

pratique

des corps

macroscopiques.

Si l’on admet seulement la relation d’incertitude

(plus

faible) :

on aura dans le cas le

plus

favorable :

ou Ir ieux :

car ici ô x

peut

être nul.

tmin ne

dépendrait plus

de m, ce

qui

est moins satis-faisant pour le raccord avec le

macroscopique.

Mais on

peut

écrire,

au lieu de :

l’inégalité :

soit : à cause de = et par suite : ou mieux : en faisant ÕX =

0;

étant

supposé

être une constante

pUL

universelle et x, -ri étant

donné,

tnlin est d’autant

plus grand

que m est

plus

geand,

ce

qui

est satisfaisant.

Ce raisonnement montre que la forme la

plus

commode des

inégalités

du

§

18 est :

constante

universelle de dimension

201320132013.

u. masse

Conclusion.

1. A la base de l’atomisme se trouvent deux

prin-cipes :

un

principe

finitiste et le

principe

de Dalton. Ces

(5)

322

ponctuelle qu’avec

une

mécanique

ondulatoire,

aussi

bien avec la discernabilité des

corpuscules

de même

espèce

qu’avec

leur indiscernabilité. Ces deux ques-tions : choix de la

mécanique,

choix de la discernabi-lité ou de

l’indiscernabilité,

dominent la construction des théories

atomiques,

pour

laquelle

deux ordres

peuvent

être suivis :

10 On fait choix de la

mécanique,

en l’occurence la

mécanique

ondulatoire,

et la

question

de la discerna-bilité ou de l’indiscernabilité se trouve résolue par le théorème 2 : si les

corpuscules

obéissent aux lois d’une

mécanique

ondulatoire le

principe

de Dalton a pour

conséquence

que les

corpuscules

de même

espèce

sont

indiscernables. C’est l’ordre suivi habituellement dans

les théories

quantiques ;

20 On

peut,

au

contraire,

examiner en

premier

lieu

si l’on doit admettre la discernabilité ou

l’indiscerna-bilité des

corpuscules.

Ceci

exige

avant tout une défi-nition

précise

des notions de discernabilité et

d’indis-cernabilité,

et l’étude d’un certain nombre de leurs

propriétés.

Il convient de renforcer le

principe

de Dal-ton et d’admettre l’indiscernabilité des

corpuscules

de même

espèce.

Partir ainsi du renoncement à l’indiscernabilité des

corpuscules

pour édifier les théories

atomiques,

c’est

suivre la voie

préconisée

par M.

Langevin, qui

espé-rait

qu’on pourrait

par là rétablir le déterminisme.

Mais nous avons vu que cette

espérance

n’est pas réa-lisable. En

effet,

le choix fait de l’indiscernabilité influe

sur le choix de la

mécanique :

suivant le théorème

5,

une

mécanique ponctuelle exige

la discernabilité des

corpuscules ;

par

suite,

si les

corpuscules

de même

espèce

d’un

système

sont

indiscernables,

aucun sys-tème contenant

plusieurs corpuscules

de même

espèce

ne

peut

être

régi

par une

mécanique ponctuelle.

En

outre,

nous avons établi que l’indiscernabilité entraîne

l’indéterminisme

mécanique,

en

premier

lieu pour tout

système

contenant des

corpuscules

de même

espèce,

puis

pour un

corpuscule unique,

enfin pour un sys-tème

quelconque

de

corpuscules.

On obtient ces

con-clusions en

s’appuyant uniquement

sur

l’hypothèse

de

l’indiscernabilité

indépendamment

de toute considé-ration

quantique.

L’indéterminisme

peut

donc être

considéré,

non comme une

conséquence

des

hypothèses

quantiques,

mais comme une

conséquence

de

l’indis-cernabilité.

2. Résumons la manière dont on obtient ce résultat.

D’abord la discernabilité et l’indiscernabilité sont

définies en liaison avec des résultats

d’expériences

(définitions

1 et

2).

Le

principe

de Dalton montre

alors que les seuls caractères distinctifs

possibles

pour

des

corpuscules

de même

espèce

sont liés au

mouve-ment,

par

exemple

à la localisation ou à la

quantité

de

mouvement. D’autre

part,

une étude sur la

possibilité

d’ordination des

corpuscules

d’un

système

montre que cette

possibilité

est

équivalente

à la

discernabilité,

et nous avons fait usage de cette

équivalence

au cours des démonstrations.

Pour

que,le

choix entre la discernabilité et

l’indis-cernabilité se pose

nécessairement,

il

faut,

en

prelnier

lieu,

prouver l’irréductibilité d’une théorie

supposant

la discernabilité à une théorie

supposant

l’indiscrer-nabilité ;

ceci amène à

préciser

les éléments

qui

sont

à la base d’une théorie

physique

et à définir les

change-ments de

théories,

les théories

isomorphes,

les théories

physiquement

identiques.

Il est

possible

alors de prou-ver le caractère

objectif

de

l’indiscernabilité,

c’est-à-dire l’irréductibilité de l’indiscernabilité à la discer-nabilité.

Enfin,

après

une définition d’une

mécanique

ponctuelle,

les

exigences

d’une telle

mécanique

sont

examinées par

rapport

à la discernabilité.

3. A la suite de ces

préliminaires

nous étudions les

conséquences

de

l’hypothèse

d’indiscernabilité. Le

déterminisme des

positions

étant défini comme la

possibilité

de fixer la

position

des

corpuscules

d’un ’

système

en fonction du

temps,

l’on constate que si un

système

contient des

corpuscules

indiscernables,

il y a indéterminisme des

positions;

il

n’y

a

possibilité

de déterminisme que si tous les

corpuscules

sont en un même

point. ,Le

déterminisme des

quantités

de mou-vement étant défini comme la

possibilité

de les donner

en fonction du

temps,

on établit que si un

système

contient des

corpuscules

indiscernables,

ou bien il

n’y

a pas déterminisme des

quantités

de mouvement, ou bien les

quantités

de mouvement des différents

cor-puscules

indiscernables sont toutes

égales.

Mais alors si l’on est dans le cas où il

peut

y avoir

déterminisme,

et s’il y a effectivement déterminisme des

quantités

de mouvement on ne

peut

effectuer simultanément la

mesure des

quantités

de mouvement et la mesure des

positions

(car

il y aurait déterminisme des

posi-tions), excepté

si tous les

corpuscules

indiscernables sont au même

point

(cas

d’un

corpuscule

complexe).

Nous examinons alors les conditions pour effectuer

des mesures simultanées. Ces mesures simultanées ne

peuvent

dépendre

des résultats de mesures, ce

qui

entraîne que

si,

dans un cas, la mesure simultanée des deux

grandeurs

A et B pour un

système

S est

impos-sible,

elle l’est dans tous les cas.

D’après

ce

qui

pré-cède,

il est alors

impossible

de mesurer simultanément

position

et

quantité

de

mouvement ;

ceci entraine

qu’il

ne

peut

y avoir déterminisme

mécanique

pour

un

système

physique

contenant des

corpuscules

indis-cernables.

Il faut étendre maintenant ce résultat au cas d’un

corpuscule

unique

et au cas d’un

système quelconque.

Ces conclusions étant valables

quelles

que soient les interactions entre les

corpuscules,

elles le sont en

particulier

pour un

système

de

corpuscules

indépen-dants ou pour un

système

constitué par la réunion de deux

systèmes

identiques.

Ceci

permet

de conclure à

l’indéterminisme dans tous les cas.

L’impossibilité

d’énoncer simultanément des résul-tats de mesures pour les

positions

et les

quantités

de mouvement nous

oblige

à modifier les lois du

produit

(6)

4.

Puisqu’il

y a

indéterminisme,

nous pouvons au mieux calculer des

probabilités,

d’où des valeurs moy ennes et des écarts

types.

Le

produit

de l’écart

type

de

la

position

et de l’écart

type

de la

quantité

de

mouvement nous fournit des relations d’incertitude

qui

sont

plus

faibles que celles de

Heisenberg, puisque

toutes nos considérations sont en dehors du domaine

des

quanta,

et que par

conséquent

la constante de

Planck, ne

peut

intervenir.

Pour introduire cette constante et obtenir les rela-tions de

Heisenberg

il faut recourir à un

postulat.

Nous

indiquons

ensuite les bases d’une

géométrie

cinématique

en accord avec les relations d’incertitude

s’appuyant

sur notre

logique

L f.

5. Puis nous examinons les

conséquences

de

l’indis-cernabilité sur les lois formelles

générales

de

prévi-sions. Si l’on admet le

principe

des interférences

(prin-cipe généralisé,

dans le cas

relativiste),

et le

principe

de linéarité de

l’équation

d’évolution,

l’indiscernabilité conduit à diviser les

corpuscules

en deux

catégories,

de même

qu’en mécanique

ondulatoire : ceux pour

lesquels

les fonctions d’onde sont

symétriques,

ceux pour

lesquels

les fonctions d’onde sont

antisymé-triques.

Enfin,

nous examinons le passage à la

mécanique

macroscopique. Puisque

l’indéterminisme a pu être établi

indépendamment

de la constante de

Planck,

le

passage à la

mécanique

macroscopique

ne

peut

pas

s’effectuer de la même manière

qu’en

mécanique

ondulatoire. L’indiscernabilité n’a

plus

lieu pour des

systèmes

macroscopiques,

car leurs localisations sont

telles

qu’il

n’y

a pas de

région

de

possibilité

de

pré-sence commune à

plusieurs systèmes

et tout se passe comme s’ils étaient

séparés

par des barrières

infran-chissables. S’il

n’y

a

plus

indiscernabilité,

rien ne

s’oppose

au déterminisme.

Cette étude nous

permet

de bien

séparer

les consé-quences de l’indiscernabilité des

conséquences

quan-tiques.

L’indiscernabilité entraîne

l’indéterminisme,

et l’on

retrouve,

qualitativement

du

moins,

les

carac-tères essentiels des théories

quantiques

comme

consé-quences de l’indiscernabilité. La constante de Planck ne fait que

préciser quantitativement

ces caractères.

Références

Documents relatifs

dans la théorie générale introduite dans la première partie en mettant en évidence la séparation des équations d’ondes générales en systèmes relatifs aux

à cet instant, excepté si l’on trouve tous les corpuscules indiscernables an même point (cas d’un corpuscule Il y a au moins un cas où il doit y avoir

dans cette étude à retrouver pour l’équation d’ondes que nous étudierons une représentation de la forme (5). Néanmoins, pour l’instant, nous admettrons

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

de mouvement d’un corpuscule, et au moyen de cette hypothèse, nous pourrons définir une onde un qui sera considérée comme l’onde du barycentre.. 2. Quantité de

2014 Étude d’un système de deux corpuscules à spin en théorie fonctionnelle relativiste ; équation de l’onde barycentrique, équations relatives et équation

-- En théorie fonctionnelle des sys- tèmes de corpuscules on est conduit à définir des ondes moyennes et l’onde somme sur un ensemble E de corpuscules de même

2014 Étude en théorie fonctionnelle relativiste de l’onde barycentrique d’une partie d’un système physique et des ondes relatives.. Définition d’une partie « fondue