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Interférences lumineuses et corpuscules
M. Risco
To cite this version:
INTERFÉRENCES
LUMINEUSES ET CORPUSCULESPar M. RISCO.
Maître de Recherches au C. N. R. S.
Sommaire. -
Interprétation corpusculaire d’une expérience de diffraction, imaginée par Abbe, dans
laquelle un réseau est illuminé simultanément par deux faisceaux d’égale intensité et où l’on amène à la coïncidence deux des maxima transmis. L’ « indice de l’espace pour les ondes associées » joue dans
ce cas pratique un rôle essentiel.
La théorie développée garde une connexion étroite avec les interférences entre ondes planes d’une même amplitude. L’étude corpusculaire de ce type de phénomènes conduit à des résultats assez satis-faisants. Nous l’abordons ici par les méthodes propres à la Cinématique relativiste, et étendons cette
étude au cas des pulsations lumineuses dues à l’interférence entre ondes de fréquences différentes
se propageant en des sens contraires.
12,
1951,
1.
Rappelons
d’abord une ancienneexpérience
d’optique
réalisée par Winkelmann suivant les indications d’Abbe. Nous verronsqu’en
utilisant des connaissancesplus
récentes onpeut
lui attribueractuellement une
signification
théorique
plus
concrète que cellequi
étaitpossible
àl’époque.
Considérons deux
systèmes
d’ondesplanes
etFig. 1.
cohérentes
d’égale
amplitude
A,
d’une mêmefré-quence v et
qui
s’entrecroisent dans le vide sous unangle
2 cp. Nousprendrons
commeplan
de lafigure
i celuiqui
est défini par les directions de propaga-tion AO et BO des deuxsystèmes’d’.ondes
et nousemploierons
comme axes de coordonnées lesbissec-trices de ces droites.
-
On obtient donc dans
l’espace,
par addition des variableslumineuses,
un état interférentielqui
répond
à la formuleoù
et
qui
est caractérisé par une distribution d’intensitésselon des
plans
de maxima etminima,
perpendicu-laires au
plan
du dessin etparallèles
à labissec-trice
OX des vecteurs depropagation.
Deuxplans
interférentiels d’une même nature(représentés
enpointillé
sur lafigures )
sontséparés
par unepériode
spatiale
2 sin
et,
enconséquence,
lesfranges
recti-2 sin qJlignes que
l’on recueille sur un écranS,
dont la normale N forme unangle
i avecOX,
ont pouréquidistance
Dans
l’expérience
qui
nous occupe(fig.
2),
on aemployé
comme écran la surfaceplane
d’un réseaupar
transmission,
avec ses fentes orientées selon OZ. En faisant tourner le réseau autour de cet axe,si l’on maintient invariable
l’angle
2(p des faisceauxFig. 2.
z
illuminants,
on arrive àproduire
la coïncidence desdeux maxima
principaux
de I erordre,
situés à droite et àgauche
des directions lumineusesprimi-rives, quand l’angle
iqui
définit les incidences a lavaleur
qui
exprime
la formuleoù s
désigne
la distance entredeux
fentesconsécu-tives du réseau. ’
Des
équations
(4)
et(5)
on tirec’est-à-dire que, dans
les
conditions
de
travail
773
imposées,
l’intervalle desfranges
produites
sur la surface du réseau estégale
à lamoitié
de sa constante.On
peut
leconstater,
commeWinkelmann,
au moyen d’une observationmicroscopique.
Quant
à la direction des maximasuperposés
deI er
ordre,
l’angle
rqui
forme avec la normale auréseau est
calculable,
en fonction dei,
par la relationfacile à démontrer
L’attention d’Abbe avait été attirée par ce fait que le
quotient
des sinusSin L
peut s’écrire,
poursin r .
les directions en
question,
comme
unrapport
entredeux
longueurs
d’onde attribuables à l’une et l’autre desrégions
oùl’espace
est divisé par leplan
duréseau. En
effet,
selon leséquations (7)
et(3)
1B,
qui
a étéappelée
«longueur
d’onde fictive »,joue
un rôlefondamental,
défini par la formule(1),
dans le
phénomène
interférentielqui
a sonsiège
dans larégion spaciale
antérieure au réseau etqui
est
caractérisé,
dans leplan
dru
dessin,
par desfranges
orientées selon la biasectrice.X,
longueur
d’onde de la lumièreemployée,
seretrouve dans les rayons diffractés et
particulièrement
dans la direction OM des maxima en coïncidence.
En somme, la relation
(8)
montre que la directionde la bissectrice des faisceaux illuminants et la direction des maxima
superposés
âe
I er ordre sontliées l’une à l’autre ,comme s’il
s’agissait
d’uneréfraction,
étantpris
leplan
du réseau pour surfacede
séparation
de deux milieux de différent indice. En étudiant cetteanalogie
trouvée par Abbe etspécialement,
du double.point
de vue ondulatoireet
corpusculaire,
lapropagation qui
s’effectue lelong
de la bissectrice des faisceauincidents,
on arrive à des nouveaux résultats se référantprincipa-lement à la
possibilité d’envisager
laproduction
depaires corpusculaires
dans leschamps
d’interfé-rence entre ondes lumineuses d’une même
amplitude.
2.L’équation
(2)
montre que u > c. Il faut donc considérer cette vitesse u comme une vitesse dephase,
et l’onpeut
affirmer enconséquence
que la «longueur
d’onde fictive »/B,
équation
(3),
n’est autrequ’une
longueur
d’onde associée. L’étatinter-férentiel
(1) implique
réellement la formation d’un essaim decorpuscules
qui
sedéplacent
selon ladirection IOX avec une vitesse
et dont la masse individuelle au repos, calculable
par la relation de M. L. de
Broglie
a pour valeur
En
conséquence,
la massemaupertuisienne
d’un de cescorpuscules
est,
pourl’expérimentateur,
exactement
égale
àla
masse d’unphoton
illumi-nant
’
A
chaque
rayoncorpusculaire
incidentparallèle
àIOX,
on doit fairecorrespondre, après
la
diffraction,
un rayon lumineuxayant
la direc-tion OM des maxima de I er ordre. "Sans
qu’il
failledépasser l’aspect plutôt
formelattribué par les auteurs mêmes à leur
expérience,
il convient designaler
que si l’on établit pour le rayonincident
et le rayon transmisl’égalité
relativiste desprojections
desquantités
de mouvement sur leplan
du réseau’
-on
retrouve,
équation (8),
soit,
selon(9)
On arrive en somme, pour
l’angle
d’incidenceutilisé,
à un résultat
qui
concorde avec celui de la théorie °newtonienne de la réfraction : les sinus
de
i et de rsont,
eneffet,
enrapport
inverse des vitesses corpus-culaires(v
etc)
existantes devant et derrière la surface deséparation.
Mais,
évidemment,
enrenon-çant
àl’emploi
de vitessesmatérielles,
lequotient
des sinuspeut
s’écrire aussi comme unrapport
direct entre les vitesses dephase.
Soulignons
maintenant le résultat suivant : larégion
del’espace
qui
précède
le réseau dediffrac-tison
(région qui
est lesiège
des formations corpus-culaires dues aux chocs desphotons illuminants)
a parrapport
auvide,
c’est-à-dire parrapport
à l’autrerégion
spatiale,
un (findice’ »
qui
vaut,
selon leségalités
(12)
et(12 bis)
On.
parvient
donc àl’expression
bien connue de l’ « indice del’espace
pour les ondes associées à un mobile de vitesse03B2c
».Nous avons
parfois
laissé un peu de côté cette circonstance que les rayons diffractés de direc-tion OM sont des rayonsdoubles,
formés par lasuperposition
des maxima dé jar ordre. On devraitcor-puscules
enmouvement,
et non unseulement,
pourchaque
trajectoire
10 d’incidence. Cettequestion
sera dûment éclaircie par la suite
(§ 4).
3.
L’exposé
fait dans lesparagraphes précédents
confirme la
possibilité
de concevoir la formation decertains
corpuscules
enéhaque
point
d’unchamp
d’interférences entre ondes lumineuses d’une mêmeamplitude,
et cetteidée,
comme nous le verrons,peut
être. étendue auxfranges
mobilesproduites
par deux ondes
planes
defréquences inégales.
Il
nous semble que la
question
mérite d’être étudiéede
plus près,
même en devant laisser àpart
le casd’interférences entre ondes
d’amplitudes
différentes,
qui
offre des difficultés’ sérieuses(1).
Limitons-nous,
pour lemoment,
au casjusqu’ici
considéré où les deux ondes lumineuses
planes
ontune même
fréquence.
Nous continuerons derepré-senter ces
ondes,
en utilisant lesystème
d’axesFig. 3 a et 3 b.
coordonnés de la
figure
3 a,
au moyen desexpres-sions
L’addition de ces variables lumineuses
produit
évidemment dans
l’espace
une distributionpério-dique
d’intensités tout à faitpareille
(laissant
àpart
lechangement
dephase
parréflexion)
à celleque
l’on
obtient en faisant interférer un faisceauincident avec le faisceau
réfléchi
sous incidenceoblique
par un miroirplan,
parfaitement réflecteur,
qui
serait
en coïncidence avec XOZ.Les
franges,
telles
qu’elles
existent dans le sys-tèmeXY,
sont desfranges
ordinairesd’interfé-rence, mais si l’on soumet le
phénomène
à une transformation deLorentz,
on peut
trouver,
commenous allons
voir,
un certain référentiel danslequel
l’état interférentiel
devient
stationnaire.Considérons deux
systèmes
coordonnésXY,
X’ Y’en mouvement
relatif,
qui
soientégalement
orientéset dont les axes
d’abscisses
glissent
l’un sur l’autre avec une vitesse v. Dans ces conditions lesfor-(1)
DE BROGLIE L. - Introduction à l’étude de lamécanique ondulatoire, ig3o,
chap.
X. ’mules de Lorentz
peuvent
s’écrire sous la formea et b étant
Il est
évident,
par raison desymétrie, qu’en
vertude cette transformation
rejativiste
les ondes(15)
et
(16)
se ;présenteront
dans le référentiel X’ Y’comme ondes
ayant
unenouvelle,
mais communefréquence
1J’. Lesamplitudes
A’ seront aussiégales
pour les deuxsystèmes
d’ondes et leurs vecteurs depropagation
continueront d’êtredisposés
symétri-quement
parrapport
à l’axe des abscisses. Lesplans
interférentielsglissent
sur eux-mêmes par effet duchangement
deréférentiel,
et l’on nepeut
les différencierthéoriquement
que par leurspro-priétés ondulatoires lorsqu’on
passede
XY à X’Y’.Désignons
maintenant par(X,/1’
03B21
eta’.,,
fj’2
les cosinus directeurs ’des rayons dans le référentiel X’Y’. Les nouvelles variables lumineuses s’écrivent alorset l’on obtient
De ces deux dernières formules il ressort
que
lavaleur
particulière
de la vitessesert à définir un référentiel dans
lequel
les deuxfaisceaux
de rayonsparallèles
ont une mêmedirec-tion
(celle
de l’axe0’Y’)
et sepropagent
en dessens inverses
(fig.
3b).
Comme d’autrepart
lesfréquences
et lesamplitudes
sonttoujours
communespour les deux
faisceaux,
il est évident que le réfé-rentiel trouvéjouit
du’privilège
deprésenter
lephénomène
interférentiel avec lespropriétés
ondu-latoires d’un état stationnairecaractérisé,
selon(17)
et
(20),
par lafréquence
propre,A cet ensemble de
plans
interférentiels station-naires nous pouvons associer descorpuscules
qui
soient au repos en X’ Y’ et
qui
auront775
et
qui
vautpourtant
On
arrive,
en somme, pour mo et v aux valeurs(11)
et
(9)
précédemment
trouvées.Dans le cas concret où l’on
emploie
pourproduire
lesfranges
un faisceauparallèle,
et son faisceau réfléchi par un miroirplan,
réflecteurintégral,
quenous supposerons
placé
normalement àOY,
l’obser-vateur
qui appartient
au référentielXY,
opérant
sous incidence
oblique (fin.
3a),
obtiendra un état interférentiel detype
ordinaire,
tandis quel’obser-vateur situé en X’ Y’
interprète
cetteexpérience
comme une
expérience
deWiener;
c’est-à-direqu’en
vertu de la transformation
relativiste,
l’angle
d’inci-dence
s’annule
pour ce deuxième observateur(fige
3b)
et l’état interférentiel devient pour luistationnaire.
4. Laissant pour le moment à l’écart la méthode
ondulatoire que nous avons suivie
jusqu’ici,
essayonsd’obtenir les mêmes résultats par
application
deslois du choc
élastique
à deuxphotons
h vcorres-pondant
aux ondesqui
interfèrent etqui
sontinclinées,
l’une - surl’autre,
d’unangle
que nous continueronsd’appeler
2p.Soit Fo la masse propre
provenant
du choc et v la vitessecorpusculaire, dirigée
évidemment selon la bissectrice des rayons(fig.
4).
Lesprincipes
de’
Fig.4.
conservation de
l’énergie
et de laquantité
demouve-ment nous
permettent
alors d’écrire lesystème
d’équations
,qui
a pour solutionNous trouvons donc la même vitesse
corpuscu-laire
qu’auparavant,
mais on arrive pour la massepropre à une
valeur
qui
estprécisément
le double de celle antérieurementobtenue,
(22)
et(11).
Pour tourner cette
difficulté,
il suffit d’admettrequ’en
unpoint quelconque
duchamp
d’interférences,
le choc de deux
photons
donne naissance à deuxcor-puscules qui
ont une masseégale
etqui
sedéplacent
avec une communevitesse,
parallèlement
auxfranges
existantes dans leplan
XY. L’onde dephase,
équation (1),
irait associée à l’essaim descorpuscules
qui,
formant des « nappes » proba-bilistes coulent à travèrs lechamp.
5.
Quoique
nous ayons raisonnésjusqu’ici
pour des faisceauxparallèles,
les résultats que nous venons de résumerpeuvent
être facilementadaptés
au cas où les sourcessynchrones
se trouvent àFig. 5.
une, distance finie. Nous supposerons que l’une des
sources
Si
est située àl’origine
de coordonnées d’unsystème
XY(fig.
5),
et que l’autreS2
estplacée
sur l’axe des
X,
en unpoint
d’abscisse 1.Prenons dans la
région
d’interférences unpoint
P que nous allons entourer d’une surface fermée de dimensions trèspetites
parrapport
auxdis-tances
S,P
etS2P, appelées
par
lasuite r,
et r2.Nous admettrons que 1 est aussi
petite comparée
à ces distances. >.
Dans le volume élémentaire
considéré,
les ondesprovenant
des deux sources seprésentent
commedeux séries de
plans
ayant
pour inclinaison relativele même
angle
2 Cf des rayonsqui parviennent
à P.Les. formules
(20)
et(22)
pourront
en somme êtreappliquées
aupetit
domaine où cepoint
estenfermé-Soulignons
ici que dans la théorieclassique
desphénomènes produits
par ,les fentes deYoung
etles
dispositifs analogues,
leproblème
de lapropa-gation
dans lechamp
d’interférence se trouve toutà fait écarté. En
effet,
pour une telle étude il ne suffit pas de considérer les deux rayonsqui
interfèrent enP,
car lapropagation dépend
dela coexistence en
chaque
volume élémentaire desdeux séries d’ondes
déjà
mentionnées.Écrivons
leséquations
desplans
d’onde sousla forme
.
où
03C81
et03C82
désignent
respectivement
lesangles
d’inclinaison des rayons lumineuxSlP
etS2P
parque dans la somme
s = SI + 82
figure
comme facteuroù q;
(’L2 - 1)
est, ledemi-angle
formé par lesdeux rayons lumineux.
Bref,
nous sommes enpré-sence d’une
propagation qui
s’effectue localementsuivant la bissectrice des rayons avec la vitesse
de
phase c
Celle-cicorrespond
effectivement à laCOS g
vitesse
corpusculaire
(20), dirigée
en P selon latangente
àl’hyperbole
qui
a pourfoyers
Si
etS2.
On retrouve sans difficulté les résultats .restants.
En
particulier,
la masse propre(22)
descorpuscules
qui composent
lapaire
peut
être déduite parappli-cation
de
la formules de M. Louis deBroglie,
commenous l’avons fait dans le
paragraphe
2. " Il convient de remarquer que les conclusions antérieures semblent être en connexion avec une idée que R. W. Wood à soutenue instamment(2),
l’illustrant
par desexpériences
faites au moyen derides
provoquées
par deuxdiapasons
sur la surfacelibre d’une cuve de mercure
(3). D’après
Wood lapropagation
del’énergie
dans unsytème
defranges
’
d’interférence obéit à un mécanisme assez
compliqué,
et il se
produit
un fluxprédominant qui
parcourt
leshyperboles,
ouplutôt l’espace
limité parchaque
deux
hyperboloïdes
de minima.6. Nous pouvons
faire,
ensynthèse,
les affir-mations suivantes :a. Deux ondes lumineuses
planes
etd’ampli-tudes
égales,
lorsqu’elles
interfèrent sous unangle
d’inclinaison différent dezéro,
donnent naissance à une ondeassociée;
,b. Le choc de deux
photons
prenant part
auphénomène
desinterférences
produirait
unepaire
decorpuscules
associées à l’onde résultante.Ces conclusions ont été obtenues en
partant
dedeux ondes lumineuses de la même
fréquence.
Nous n’avions donc en vue que lesphénomènes
d’obser-vationcourante,
c’est-à-dire desphénomènes
carac-térisés par desfranges
aurepos..
Nonobstant,
tel que nous venons de lesexprimer,
ce sont des résultats
parfaitement
utilisables pour les cas où les ondesinterférentes,
n’ayant
pas la mêmefréquence,
donnent lieu à desfranges
mobiles parrapport
à l’observateur.(1) WooD R. W. - On the Flow of Energy in a System
of Interference Fringes (Phil. Mag., gog, 18, 25o) et Phy-sical Optics, 3e éd., 1934, p. i?o.
(3) Voir spécialement VINCENT J. H. - On the Photo-graphy of Ripples, 8 mémoire (PM. Mag., 1897, 43, 411-417 et Proc. Phys. Soc., juillet 1897); On the Photography of Ripples, 3e .mémoire (Phil. Mag., 1898, 46, 290-296).
7. Comme
exemple
leplus simple,
considéronsdeux ondes
planes,
defréquences’v,
et v2,qui
sepropagent
lelong
de l’axe desX,
mais en des sens contraires.Supposons
que’jl>.*"2-En
ajoutant
leurs variableslumineuses,
l’on obtientoù
sont liées par la formule
et
désignent
respectivement
les vitesses del’ampli-tude et de la
phase
pour l’onde résultante.La vitesse
corpusculaire v
cpeut
être considéréecomme étant celle de l’ensemble des
franges
sta-tionnaires
qui voyagent
avec lescorpuscules.
Il serait facile de constaterque
lapériode
spatiale
deces
franges, perpendiculaires
à’ l’axe desabscisses,
se
présente
à l’observateur XY comme unelongueur
,ayant
éprouvé
la contraction de Lorentz.D’autre
part,
selonl’expression (25),
lalongueur
d’onde associée estOn obtient finalement pour la masse propre du
corpuscule,
calculée en fonction de v et1,r,,
la valeur suivante(4) :
8.
Appliquons
enfin les lois du chocélastique
aux deuxphotons hVl’ h)2 qui
parcourent
une même droite en des sensopposés.
Le
système
d’équations
conduit pour la vitesse v à un résultat satisfaisant .
[formules (26)]
mais l’onarrive,
commeauparavant,
à une valeur double
pour
la masse au repos :f1-0 =
2mo. Ce
qui,
une fois deplus,
sembleindiquer
la formation de deuxcorpuscules
lors,
du choc dedeux
photons
dans lechamp
d’interférencesconsi-déré.
. (4) La masse au repos de chaque corpuscule est donc égale,
dans ce cas, à la moyenne géométrique des masses des photons
’interférents. Quant à la masse maupertuisienne, elle est