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Interférences lumineuses

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

H. EL RHALEB

Département de Physique,

ESMAR

[email protected]

Interférences lumineuses

Chapitre IV

(2)

Quand deux ou plusieurs ondes lumineuses se superposent, leurs amplitudes sajoutent, pour donner une nouvelle onde dont lamplitude dépend du déphasage entre ces ondes.

Il ne peut y avoir dinterférences observables entre ondes lumineuses que si les conditions suivantes sont respectées :

1.  elles sont issues dun même point de la source ;

2.  elles ont même fréquence ;

3.  lorsque la lumière est polarisée, les directions

de vibration du champs sont proches.

(3)

I.1 – Superposition de deux ondes

I.1.1 – Position du problème

S o i e n t d e u x s o u rc e s p o n c t u e l l e s S1 e t S2, monochromatiques de pulsations respectives ω1 et ω2. Un point M reçoit les deux ondes :

1 1 1 1M

U (M,t) = A cos(ω t - φ )

2 2 2 2M

U (M,t) = A cos(ω t - φ )

Les amplitudes instantanés émises par plusieurs sources sont additives, donc lamplitude instantanée reçue en M vaut :

1 2

U(M,t) = U (M,t) + U (M,t)

I – Généralités

(4)

1 12

I = 2 < U > 2

2 2

I = 2 < U > I1-2 = 4 < U1U2 >

Le terme I1-2 mesures les corrélations entre les deux ondes U1 et U2. Lorsqu’il nest pas nul, les deux ondes sont corrélées (cohérentes) et donnent lieu à des interférences. Dans le cas contraire, les deux ondes sont incohérentes.

Léclairement sécrit alors : I = 2 < U (M,t) >2

1 2 1-2

= I + I + I

2 2

1 2 1 2

= 2 < U + U + 2U U >

I – Généralités

(5)

« Deux sources cohérentes ont nécessairement la même pulsation ».

La valeur moyenne de <cos(Ωt-φ)> est non nulle sauf pour Ω = 0, et dans ce cas la fonction est constante. Le premier terme est donc toujours nul, est le second nest pas nul que si les pulsations des deux ondes sont égales.

[ ]

1 2 2 1 2M 1M

+2A A < cos (ω - ω )t - (φ - φ ) >

[ ]

1 2 1 2 1M 2M

= 2A A < cos (ω + ω )t - (φ ) >

I.1.2 – Premier critère de cohérence Calculons I1-2 :

1-2 1 2 1 1M 2 2M

I = 4A A < cos(ω t - φ )cos(ω t - φ ) >

I – Généralités

(6)

Il en existe de nombreux modèles, quil est commode de répartir en deux grandes familles : les diviseurs damplitude et les diviseurs de front donde.

Pratiquement, pour réaliser des interférences, nous partons dune source unique, dont nous divisons londe émergente à laide dun dispositif optique convenable appelé séparateur de faisceau.

I – Généralités

Σo Σ1

Σ2

Double fentes

Σo Σ1

Σ2

Lame semi-transparente

les diviseurs de front donde les diviseurs damplitude

(7)

I.1.3 – Différence de marche

Pour deux ondes cohérentes, lintensité sécrit : I(M) = I1 + I2 + 2 I1 I2 < cosϕM >

Le déphasage φM est défini par :

2 1

M 2M 1M 2S 1S S M S M

o

φ = φ - φ = φ - φ + (L - L ) λ

différence de marche δM

δM = c(τS

2M - τS

1M)

δM mesure en unité de longueur lécart entre les temps de propagation de S1 à M et de S2 à M.

δM dépend du point M : on sattend à observer un éclairement non uniforme.

I – Généralités

(8)

V est maximum lorsque les ondes qui interfèrent sont cohérentes et ont même amplitude. Il est nul lorsque les ondes sont non cohérentes.

Le contraste entre un maximum et un minimum dintensité est évalué par le facteur de visibilité :

Expérimentalement, pour caractériser les interférences, on définit les franges dinterférences comme les surfaces où lintensité I(M) est constante.

I.1.4 – Contraste des franges

max 1 2 1 2

I = I + I + 2 I I Imin = I + I - 2 I I1 2 1 2

= 2 I1 I2 I1 + I2 V = Imax - Imin

Imax + Imin

avec et

I – Généralités

(9)

Les trains donde émis, ayant une longueur de cohérence finie c = cτ, ne donnent des interférences que si le train donde provenant dune source secondaire se superpose à celui provenant de lautre source secondaire.

La lumière émise par un point lumineux peut être décrite comme une succession de trains dondes électromagnétiques identiques de durée τ (10-6 à 10-10 s), émis à des instants aléatoires par le point source.

τ

I – Généralités

I.1.5 – Cohérence temporelle

(10)

La condition de cohérence temporelle se traduit par :

Avec δ la différence de chemin optique entre les deux ondes au point dobservation.

Si les trains donde ne peuvent se superposer dans la zone dobservée, les interférences lumineuses ne peuvent se créer.

δ ≤ c

I – Généralités

Ecran S1

S2

c M

(11)

I – Généralités

Interférences destructives Interférences

constructives +

=

(12)

II.1 – Réalisation de lexpérience

La première expérience historique qui a permis de mettre en évidence les interférences est lexpérience dYoung (pour des raisons de luminosité).

Condenseur

Fente source

Fentes dYoung

Ecran

Source S1

S2

S zone

dinterférence

S1 et S2 jouent le rôle de sources secondaires.

Lignes parallèles lumineuses, fines,

équidistantes, alternativement sombres et

claires.

II – Théorie de lexpérience dYoung

(13)

D i

b

x y

z

Fentes dYoung Ecran

II – Théorie de lexpérience dYoung

i

(14)

Interférences destructives

Interférences constructives

II – Théorie de lexpérience dYoung

Fentes d’ Young

Onde plane

(15)

1M 1 ω ϕ1

U = A exp(i( t - )

[ ]

M 1M 2M 1 1 2 2

U = U + U = exp(iωt) A exp(-iφ ) + A exp(-iφ )

IM = UMU*M

II.2 – Calcul dintensité

Les récepteurs utilisés en optique ne sont sensibles quà lintensité lumineuse I, valeur moyenne dans le temps du produit de lamplitude U par la quantité complexe conjuguée U* :

Les conditions de cohérences étant remplies, déterminons la répartition de léclairement I de lécran.

2M 2 ω ϕ2

U = A exp(i( t - )

II – Théorie de lexpérience dYoung

(16)

(

ϕ ϕ

)(

ϕ ϕ

)

M 1 1 2 2 1 1 2 2

I = A exp(-i ) + A exp(-i ) A exp(i ) + A exp(i )

(

ϕ ϕ ϕ ϕ

)

2 2

1 2 1 2 1 2 1 2

= A + A + A A exp(-i( - )) + exp(i( - ))

2 2

M 1 2 1 2

I = A + A + 2A A cos(φ)

avec φ = φ1 – φ2 le déphasage entre les deux ondes en M.

II – Théorie de lexpérience dYoung

Lintensité est maximale pour cos (φ) = 1 : φ = 2mπ et

Lintensité est minimale pour cos(φ) = -1 :

φ = (2m + 1)π et

Lintensité I dépend des amplitudes des deux ondes et le déphasage entre elles à leur arrivée au point M.

Imax = A12 + A22 + 2A1A2

Imin = A12 + A22 - 2A1A2

(17)

La répartition de lintensité en fonction du déphasage se représente comme suit :

II – Théorie de lexpérience dYoung

φ Imax

Imin

π

0 I

(18)

II.4 – Calcul du déphasage

Il faut relier lintensité au point M de lécran où se forment les franges.

Ecran

S1

S2

M

b

D

x

z

Supposons que les amplitudes des vibrations des sources sont identiques.

H1

H2

O

II – Théorie de lexpérience dYoung

(19)

La différence de marche δ est :

2 1

S M S M 2 1

δ = L - L = n(S M - S M) (S1M)2 = D2 + x - b

2

⎝⎜

⎠⎟

2

(S2M)2 = D2 + x + b 2

⎝⎜

⎠⎟

2

(S2M)2 - (S1M)2 = x + b 2

⎝⎜

⎠⎟

2

- x - b 2

⎝⎜

⎠⎟

2

(S2M - S1M)(S2M + S1M) = 2xb

En pratique, D > b et D > x, on peut alors écrire : S2M + S1M = 2D

II – Théorie de lexpérience dYoung

(20)

δ = nxb La différence de marche s’écrit alors : D

Le déphasage est alors : ϕ = 2π

λ δ = 2πnxb λD

Connaissant le déphasage, lintensité sexprime en fonction de la position du point M par :

IM = A12 + A22 + 2A1A2cos 2nπxb λD

⎝⎜

⎠⎟

φ étant proportionnel à x, lintensité en fonction de x aura la même forme la variation de I en fonction de φ.

II – Théorie de lexpérience dYoung

(21)

II.5 – Franges dinterférence

I(M) est maximale quand : nπxmb

λD = mπ (m est un entier)

x Imax

Imin 0

I

i 2i

i = λD nb

est linterfrange, constante indépendante de x, les interfranges sont équidistantes.

δ = nxmb

D = mλ xm = m λD

nb = m i et

II – Théorie de lexpérience dYoung

(22)

Lexpression de linterfrange montre que laspect de lécran change si :

ü  les franges nétant pas localisées, lorsqu'on éloigne lécran des sources (augmente D), i augmente ;

ü  Si b augmente, i diminue;

ü  i augmente avec λ.

Les franges dinterférences sont rectilignes, parallèles à laxe des y (même orientation que les fentes) et équidistantes.

Dans le plan x = 0, la constante m = 0 et δ = 0.

La frange centrale est lumineuse.

II – Théorie de lexpérience dYoung

(23)

Lordre dinterférence p est défini comme le rapport de la différence de marche δ sur la longueur donde λ :

ü  Pour des interférences constructives, p donne le numéro de la frange à partir de la frange centrale.

ü  Pour des interférences destructives, p est demi entier.

p = δ λ

II – Théorie de lexpérience dYoung

(24)

II – Théorie de lexpérience dYoung

λ1

λ3 λ4 λ5 λ2

Autour de la frange blanche, on observe un dégradé de couleurs formant l’échelle des teintes de Newton.

II.6 – Interférences en lumière blanche

(25)

b

Fentes dYoung

Faisceau lumineux

polychromatique

II – Théorie de lexpérience dYoung

D

x y

z

Ecran

(26)

II – Théorie de lexpérience dYoung

Lorsque la lumière incidente est naturelle ou polarisée rectilignement :

ü  Si P1 et P2 sont parallèles, on observe des interférences,

ü  Si l’on fait tourner P2 dans son plan, le contraste des franges diminue, pour s’annuler quand P1 et P2 sont perpendiculaires.

Fentes dYoung

Ecran S1

S2 S

P1

P2

II.6 – Interférences en lumière polarisée

M

(27)

S1

S2 C

Disposons lécran perpendiculairement à S1S2. Le dispositif présente alors une symétrie axiale autour de la droite S1S2.

Ecran D

O M

α

r

b

III – Ecran perpendiculaire aux sources

Le chemin optique séparant S2 de M sécrit alors : LS

2M =S2M = S2C+CM

(28)

Pour un écran placé loin des sources (D >> b) : LS

2M = D

cos(α) 1+ b.cos(α) 2D

2

+b.cos2(α) D

LS

2M = D

cos(α)

2

+ b 2

2

+bD

D

cos(α)+ b.cos(α) 2

III – Ecran perpendiculaire aux sources

De la même manière, on calcule : LS

1MD

cos(α) -b.cos(α) 2

(29)

On obtient donc pour la différence de chemin optique :

La différence de chemin optique ne dépendant de léclairement. On en déduit que les franges sont des anneaux centrés en O.

Remarque : De par la symétrie axiale autour de S1S2, la forme des franges était prévisible sans même que le calcul de δ soit nécessaire.

δ(M) =LSS

2M -LSS

1MLSS

2 -LSS

1 -b.cos(α)

III – Ecran perpendiculaire aux sources

(30)

Cercles

S1

S2

p=0

Les courbes qui vérifient δ = cte sont des hyperboloïdes de foyer S1 et S2.

III – Ecran perpendiculaire aux sources

Les franges observées sur un écran sont la coupe de cette famille de surfaces par le plan d’observation.

(31)

IV.1 – Biprisme de Fresnel

Il est formé de 2 prismes de même petit angle A, accolés par leur base. Une source fente lumineuse S monochromatique envoie un faisceau divergent sur le biprisme.

On peut obtenir des franges dinterférences analogues à celles du dispositif dYoung à laide dautres types de dispositifs expérimentaux : il consiste à obtenir à partir dune source S deux sources S1 et S2 voisines dont les rayons peuvent interférer.

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

(32)

A

D

A

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

La distance b = S1S2 sexprime en fonction de A, n et : b = S1S2 = 2θo= 2(n -1)A

θo = (n -1)A

S1

S2

θo

θo

zone

dinterférences θo

θo b S

(33)

Les interférences apparaissent dans tout lespace où les 2 faisceaux se superposent.

Les franges ont les mêmes propriétés que les franges obtenues avec les fentes dYoung : ce sont des lignes parallèles à la fente source, et équidistances.

Dans le plan médian, les 2 faisceaux parcourent la même distance. La différence de marche optique est nulle : ce plan est lumineux.

Les relations mathématiques obtenues dans le cas des fentes dYoung sont encore valables.

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

(34)

S2

IV.2 – Bilentille de Billet

D

On utilise une lentille mince convergente sciée en deux parties légèrement décalées lune par rapport à lautre. Chaque demi-lentille donne une image réelle de la source S. Ces 2 images sont les 2 sources cohérentes.

Les mêmes relations que précédemment sont encore valables.

zone

dinterférences

S1 b

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

S

(35)

IV.3 – Bilentilles de Meslin

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

z x

S2 S1

S

L1

L2

Une source ponctuelle éclairant deux demi-lentilles identiques L1 et L2 décalées le long de l’axe.

Les franges sont mieux des demi cercles dans l’espace de la demi lentille la plus éloignée de la source S.

(36)

M1

M2

b

α

zone

dinterférences

D

IV.4 – Miroirs de Fresnel

Il sagit de deux miroirs plans M1 et M2 qui font un petit angle α (quelques minutes) entre eux. La source ponctuelle S éclaire les miroirs sous incidence rasante.

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

S

S1 S2

(37)

Le faisceau issu de S se réfléchit sur chacun des miroirs : on obtient deux images S1 et S2 de la source, lune à travers le miroir M1, lautre à travers le miroir M2. (S1 est le symétrique de S par rapport au miroir M1 et S2 est le symétrique de S par rapport au miroir M2). Langle S1AS2 vaut 2a.

Les interférences se forment dans la zone où les faisceaux se superposent. Ce sont des franges parallèles à larrête A commune aux deux miroirs.

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

(38)

IV.5 – Miroir de Lloyd

Un miroir plan M donne d'une source ponctuelle S une image (virtuelle) S1. Le faisceau réfléchi semble provenir de S1 et il interfère directement avec une partie du faisceau issu de S.

S1

S2 D

Le champ dinterférence est lespace limité par le miroir et les rayons qui se réfléchissent sur ses bords.

S

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

b

zone

d’interférences Miroir

(39)

Tout rayon issu de S et qui se réfléchi sur le miroir semble provenir de S2. S2 est le symétrique de S par rapport au miroir plan.

IV – Interféromètre à diviseurs de front donde

(40)

V.1 – Lame à face parallèle

Une lame à faces parallèles dépaisseur e est dindice n permet de dédoubler un rayon lumineux réfléchi ou transmis.

Une partie de lamplitude incidente est réfléchie, alors que lautre est transmise.

Observateur

Réflexion

directe Transmission après un aller retour

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(41)

Les 2 faisceaux qui interférent sont parallèles entre eux.

La zone de recouvrement est envoyé à linfini.

On parle dinterférences localisées à linfini.

V.1.1 – Calcul dintensité

On suppose que londe incidente, dintensité Io, a une incidence faible sur le premier dioptre.

S

−ρ

ρ

τ 2 τρ4 τ

ρ τ 3 ρ

τ I

i

r

no

no

n

ρij = ni - nj ni + nj

ρji = -ρij = ρ

tij = 2ni ni + nj

ij ji

τ = t t

T1 T2 T3 R1 R2 R3

(42)

Soit une lame dindice n = 1,5 placée dans lair.

Lamplitude du troisième rayon (réfléchi ou transmis) est négligeable devant celle des deux premiers. On ne conserve en réflexion que R1, R2 et en transmission T1, T2.

Les amplitudes des R1, R2, R3 et T1, T2, T3 sont :

On parle dinterférence à deux ondes, ce qui correspond au cas de lames à faces naturelles qui ont un coefficient de réflexion très petit.

R2 1

R R3 T1

ρ τ ρ τ ρ3

0,2 0,192 0,0077 0,96 τ

0,04 0,0015 τρ2 τρ4

T2 T3

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(43)

H

R1 R2

r

i

K

J

e

S

no

n

V.1.2 – Différence de marche optique

Soit une lame on fait arriver un rayon incident de faible inclinaison i (langle r est également petit).

La différence de chemin optique entre les deux ondes qui interfèrent provient de la différence entre le chemin parcouru dans le verre par le faisceau 2 (IJK) et la distance (IH) dans lair parcourue par le faisceau 1.

I

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

no

(44)

La différence de marche sécrit : δ = n(IJ + JK) - IH + λ 2ne 2

n(IJ + JK) = 2nIJ =

cos(r)

En appliquant la relation de Snell-Descartes en I :

2ne.sin (r)2

IH = IKsin(i) = IK(nsin(r)) = 2e.tg(r)(nsin(r)) =

cos(r) δ = 2ne

cos(r) - 2nesin2(r)

cos(r) + λ

2 = 2ne(1 - sin2(r))

cos(r) + λ 2 δ = 2ne.cos(r) + λ

2

Par réflexion sur le deuxième dioptre, une différence de marche supplémentaire sajoute.

Or

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(45)

V.1.3 – Déphasage entre les deux faisceaux

La réflexion dune onde sur la surface séparation de deux milieux transparents dindice n1 et n2 se fait :

ü  sans changement de phase, si n1 > n2,

ü  en introduisant un déphasage de π , si n1 < n2.

Le déphasage provenant de la différence de marche sécrit :

ϕ = 2π λ δ

Le déphasage total est alors :

ϕ = 4πne.cos(r)

λ + π

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(46)

V.1.4 – Figures dinterférences

Pour obtenir des franges brillantes, le déphasage entre deux rayons qui interférent doit être un multiple de 2π. On en déduit :

Chaque nouvelle valeur de m impose une inclinaison r différente (doù un angle dincidence i différent).

cos(r) = (2m + 1) λ 4ne

Tous les rayons émergents qui interférent au niveau dun même anneau correspondent à des rayons incidents ayant le même angle d'incidence. Ces franges d'interférences sont appelées anneaux dégale inclinaison.

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(47)

V.1.5 – Rayons des anneaux

La figure dinterférences est formée danneaux concentriques. Au centre arrivent les rayons dont lincidence i est nulle.

Lordre interférence donne le numéro de lanneau : p = δ

λ = 2ne.cos(r)

λ + 1 2

Quand r augmente, cos(r) diminue, p est alors maximal au centre (le centre est brillant).

po = 2ne

λ + 1 2

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(48)

Soit im le rayon angulaire du mième anneau.

Lincidence est faible, on peut faire lapproximation : r2

cos(r) = 1 -

2 (r en radian)

Lordre interférence du mième anneau vaut : pm = 2ne.(1 - r2 / 2)

λ + 1

2

Le rayon angulaire du mième anneau : im = nλ

e po - pm

En linéarisant la relation de Snell-Descartes (i = nr) on

déduit : o

2 o m

i = (p - p ) e

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(49)

Les interférences ayant lieu à linfini, limage est projetée sur un écran à laide dune lentille convergente de distance focale f'.

Le déphasage est le même pour une incidence donnée, doù la p o s s i b i l i t é dutiliser une source étendue.

n

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

I

R1

S

S'

F'

R2

R1

' R

2 '

I'

M

(50)

Limage des anneaux se forme au foyer secondaire image de la lentille.

Soit x = F΄M le rayon de lanneau.

x = f 'i = f 'nr Par suite xm = f 'im = f ' nλ

e po - pm

On sintéresse aux deux rayons principaux transmis T1 et T2.

Par raisonnement analogue au cas précèdent, la différence de marche est identique. En revanche φ ne comporte pas le terme supplémentaire π.

V.1.6 – Visualisation en transmission

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(51)

Lentille

Ecran n

H T1

T2

r i

I K

e

S

no n

J L

no

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

S

F' M

T1

T2

(52)

Le principe de lantireflet est de minimiser l’intensité I réfléchie en déposant sur le verre un matériau aux

propriétés adéquates. N

V.1.7 – Application : Traitement Antireflet

I(M) = 2Io(1 + cosϕ)

ϕ = 2π

λ 2Nem = (2m +1)π

e

cosϕ = -1 em = (2m +1) λ

4N

n

Un calcul théorique montre que pour satisfaire cette condition lindice de l'antireflet N doit être :

Pour minimiser I on agit sur deux paramètres:

N = n

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

⇒ ⇒

R1 R2

On minimise dautant mieux I lorsque R1 = R2.

(53)

Sans anti-reflet Avec anti-reflet

(54)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

V.2 – Lame coin

La lame prismatique dindice n est éclairée sous incidence presque normale par une source S.

S

α

Les interférences obtenus sont localisées au voisinage de la lame.

La lame de coin est une lame de verre ou dair dont les deux dioptres forment un angle α.

V.2.1 – Lame prismatique

O

Franges virtuelles Surface de

localisation des franges

Franges réelles

(55)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

I

J H

δgéo = LIJK - LIH

i

LIJK = n e(x)

cos(r) + n e(x)

cos(r + 2α)

LIH = ne(x) tg(r) + tg(r + 2

(

α)

)

sin(r)

S

Q

JQ = e(x) = αx

x

S2 O

R1

R2

i

r+2α P

S1

K r

sin(i) = nsin(r)

α α r+α

(56)

Dans lexpression de la différence de marche optique totale, on a ajouté une différence de marche supplémentaire λ/2 (voir diapo 46).

δ = δgéo + λ

2 = 2ne(x)cos(r) + λ 2 Lorsque langle α est faible :

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

δ = 2nαxcos(r) + λ 2

Le système de frange est appelé franges dégales épaisseur.

(57)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

x +i

Franges Sombres

Franges Brillantes xm = m - 1 2

⎝⎜

⎠⎟

λ

2nα.cos(r) δ = mλ

δ = m + 1

( )

2 λ xm =m 2nα.λcos(r)

i = λ

2nα.cos(r)

x

x +2i x +3i x +4i x +5i

(58)

Les lames qui délimitent le coin dair ne seront pas représentées. Seules les deux surfaces en regard , F1 et F2, ou se produisent les réflexions sont indiquées.

Le coin dair est réalisé par deux lames de verre ayant un arrête commune et faisant entre elles un très petit angle α.

R2

O

S

M

F1 F2

α I

J i

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

V.2.2 – Coin d’air

O

(59)

δ = 2αx cos(r) + λ 2

Au voisinage de l'incidence normale lorsque r → 0 le point M → I. La surface de localisation des franges se confond alors avec celle de la lame de verre.

La différence de marche se déduit de celle d’une lame de verre prismatique (n = 1):

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

Exemple : Un coin d'air de ce t y p e é c l a i r é e n l u m i è r e monochromatique produit des franges bien rectilignes. Pour λ = 589 nm et un angle de 1’ , on observe un interfrange de 1 mm.

(60)

Il est constitué de 2 miroirs plans et dune lame semi- réfléchissante placée à 45°. Le faisceau initial est séparé par la lame séparatrice en deux faisceaux. Chacun se dirige vers un miroir. Les faisceaux réfléchis reviennent vers la séparatrice et se retrouvent sur le même axe de sortie.

Si les conditions de cohérence sont respectés, il se forme des interférences lumineuses observables à la sortie de linterféromètre.

V.3 – Interféromètre de Michelson

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(61)

S

M1

M2

Lame

séparatrice

Ecran S

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(62)

M1

M2

Lame

compensatrice Lame

séparatrice

Ecran

Nécessité dune lame compensatrice qui permet de rétablir une symétrie entre les 2 trajets.

S

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(63)

S

L M1

M2

L'

G

Ecran

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(64)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

Lame

compensatrice Lame

séparatrice

Ecran

Miroir Source

(65)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(66)

La source S est placée au foyer dune lentille convergente L. Un faisceau cylindrique en émerge.

Lensemble forme un collimateur.

La lame séparatrice est une lame semi-réfléchissante.

Le miroir plan M1 est mobile.

Le miroir plan M2 est fixe.

La lentille L΄ permet de projeter les interférences sur un écran.

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

On va voir dans les deux paragraphes suivants que linterféromètre de Michelson peut être réglé en lame dair ou en coin dair suivant les positions relatives des deux miroirs.

(67)

IV.3.1 – Réglage en lame à faces parallèles ou lame dair

Le miroir M1 est déplacé le long de laxe de la source de sorte que limage M1΄ reste parallèle à M2.

Il se forment des anneaux localisés à linfini.

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

On peut montrer que ce montage est équivalent à deux miroirs M2 et M1 parallèles entre eux et distants de e, le miroir M1 étant limage du miroir M1 donné par la séparatrice.

Lensemble M1, M2 constitue une lame dair à faces parallèles dépaisseur e, dindice n = 1.

΄

΄

΄

(68)

δ = 2e.cos(r)

Les réflexions sur les deux miroirs étant du même type la différence de marche est égale à :

Les deux sources cohérentes S1 et S2 sont les images de S΄ données respectivement par les miroirs M1 et M2.

΄ ΄

est limage de la source S donnée par la lame séparatrice.

΄

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(69)

S

M1 M2

G

S' S'2

S'1

M'1 e

2e

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(70)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(71)

M2

Sp

S

M1

O O1

O2

x

F'

L

Sp

S

M'1

O O1

O2

F'

L S'

S2

M2

M1

M'1

S1

(72)

M2

Sp

S

M1

O O1

O2

F'

L M'1

(73)

Si, à partir de la position précédente, on fait subir au miroir M1 une petite rotation dun angle α , limage S1 tourne dun angle 2α.

On cherche limage de la source S à travers la séparatrice et M1. Lensemble M1, M2 constitue un coin dair dindice n = 1.

Les réflexions sur les deux miroirs étant du même type la différence de marche est égale à :

δ = 2e

Les franges dinterférences sont des franges dégale épaisseur.

V.3.2 – Réglage en coin dair

΄

΄ ΄

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(74)

S

M1

M2

G

S' S'2

S'1

M'1

2α

α

Les franges sont rectilignes et équidistantes. Linterfrange dépend de linclinaison α de M1.

(75)

Linterféromètre de Mach-Zender est le plus simple des interféromètres. A laide dun système séparateur, le faisceau initial est séparé en deux faisceaux cohérent le long de deux bras.

Les miroirs et les lames semi-réfléchissantes permettent de superposer les deux faisceaux sortants.

Pour des longueurs égales des deux bras, on obtient des interférences constructives (zone de superposition des faisceaux lumineuse).

V.4 – Interféromètre de Mach-Zender

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(76)

Toute modification de lun ou lautre des trajets est détecté par des variations de luminosité dans les interférences.

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

S

M1

M2

L1

L2

(77)

Ainsi, lintroduction dune lame de verre dans lun des bras, introduit une légère différence de marche entre les deux faisceaux et les franges se déplacent. Létude de ces franges permet de déterminer lindice ou lépaisseur de la lame introduite.

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(78)

λ x2 λ δ = 2e + = +

2 R 2 x2

e2R

A une distance OA = x de laxe OC.

En incidence normale :

2 2 2

R = (R - e) + x Or e << R

O A C

x

e

V.5 – Les anneaux de Newton

On remplace une des lames de verre du coin dair par une calotte sphérique de rayon R.

R

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(79)

xm = mRλ

Les rayons x des anneaux dépendent de λ.

En éclairant avec une lumière blanche, les anneaux seront colorés.

Les franges sombres correspondent à δ = (m + 1/2)λ :

se sont des anneaux de rayon x puisque la symétrie du dispositif est de révolution autour de laxe OC.

xm = m - 1 2

⎝⎜

⎠⎟ Rλ

Les franges brillantes correspondent à δ = mλ :

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

(80)

V – Interféromètre à diviseurs damplitude

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