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Texte intégral

(1)

Exercice I.

Etudier la convergence des sériesX

undans les cas suivants : 1. un=e

n

2. un= ln(n) n2

3. un= (−1)nln(n) n2 4. un= ln

1 + 1

2n

5. un= ln

1− 1 n2

6. un= ln

1 + 1 n√

n

7. un= ln

n2+n+ 1 n2+n−1

8. un= ln

1 +(−1)n n32

9. un=e−n4

10. un=e1n 11. un= nn

2n2

12. un= n7

n4+ ln(n) + 5√ n+ 21

13. un=

1− 1 n

n

14. un = (−1)n+1xn

n! , avec x ∈ R

15. un= (−1)n n+ (−1)n 16. un=

1 +1

n n

17. un=nn1

18. un= 2 n+ 1− 3

n 19. un= 1

n−√ n 20. un= 1

√nn!

21. un= 1 n(n+p) 22. un= 1−e

1 n

23. un= 1 ln(n) 24. un= (−1)n

n√ n 25. un=en12 −1 26. un= 1−en1 Exercice II.

1. Soitp∈N. Montrer que n

p

∼ np

p! (lorsquen→+∞).

2. En déduire que la sérieX

n>p

n p

xnconverge si et seulement si|x|<1.

Exercice III.

Justifier la convergence des séries suivantes et calculer leur somme :

1. S=

+∞

X

n=0

n2e−3n

2. S=

+∞

X

n=0

(−1)nn 2n

3. S=

+∞

X

n=2

(n+ 2)2 2n

4. S=

+∞

X

n=3

n2+ 4 3n

5. S=

+∞

X

n=0

n2−1 n!

6. S=

+∞

X

n=0

2n+2 (n+ 1)!

7. S=

+∞

X

n=1

e3n+6 n!

8. S=

+∞

X

n=0

1 (2n)!

9. S=

+∞

X

n=0

1 (2n+ 1)!

10. S=

+∞

X

n=0

1 (n+ 1)(n+ 2)

11. S=

+∞

X

n=1

1 (n+ 1)(n+ 4)

12. S=

+∞

X

n=2

ln

1− 1 n2

Exercice IV.

On pose Sn=

n

X

k=1

1

k, pourn∈N.

1. Rappeler la nature de la suite(Sn)n∈N. 2. a. Montrer que ∀k∈N, 1

k+ 1 6 Z k+1

k

dt t 6 1

k. b. En déduire que ∀n∈N, Sn−16ln(n)6Sn.

(2)

c. Déterminer un équivalent deSn.

d. Retrouver alors le résultat de la question1.

3. On pose un=Sn−ln(n), et vn=un+1−un, pourn∈N. a. Montrer que la série de terme généralvnconverge.

(On pourra utiliser un développement limité deln(1 +x).) b. En déduire que la suite(un)n∈N converge.

(Sa limite est appelée constante d’Euler, et notéeγ. On a γ '0.577) 4. Créer un programme Scilab calculantun.

Exercice V.

On considère la suite(un)n∈Ndéfinie par u0 = 1 et un+1 =un+

√un

(n+ 1)2. 1. Montrer que ∀n∈N, un>1.

2. Montrer que ∀n∈N, un6n+ 1.

3. En déduire que ∀n∈N, un+1−un6 1 n1.5. 4. La suite(un)n∈Nconverge-t-elle ?

Exercice VI.

On considère la suite(un)n∈Ndéfinie paru0= 1etun+1 =une−unpour toutn∈N.

1. a. Montrer que ∀n∈N, un>0.

b. En déduire que la suite(un)est convergente et donner sa limite.

2. a. Montrer que ∀n∈N, ln(un) =−

n−1

X

k=0

uk.

b. En déduire que la nature de la série de terme généralun. 3. Créer un programme Scilab calculantun.

Exercice VII.

Soit α >0. On pose, ∀n∈N, un(α) = n!

n

Y

k=0

(α+k) .

1. a. Montrer que la suite(un(α))n∈

Nest monotone et convergente.

Que peut-on déduire pour la série de terme général(un(α)−un+1(α))? On note`(α)la limite de la suite(un(α))n∈N.

b. On suppose que `(α)6= 0. Démontrer que un(α)−un+1(α)n→+∞∼ α`(α) n . c. Déduire de ce qui précède que `(α) = 0

2. Dans cette question, on suppose que α∈]0,1].

a. Montrer que ∀n∈N, un(α)> 1 n+α.

b. Quelle est la nature de la série de terme généralun(α)?

(3)

Exercice VIII.

1. Montrer que ∀x>0, la série X 1

2k+x converge.

2. On pose, ∀x>0, f(x) =

+∞

X

k=0

1 2k+x. a. Montrer que ∀x>0, f(2x) = 1

2f(x) + 1 1 + 2x. b. Montrer quef est décroissante surR+.

c. Montrer quef admet une limite en+∞, puis la déterminer.

3. a. Montrer que ∀(x, y)∈(R+)2, |f(x)−f(y)|6 43|x−y|.

b. En déduire quef est continue surR+. Exercice IX.

On considère la suite(un)n∈Ndéfinie par u0 >0 et ∀n∈N, un+1 =un+u2n. 1. a. Montrer que la suite(un)n∈Nest croissante.

b. Montrer que la suite(un)n∈Ndiverge vers+∞.

2. On pose, pourn∈N, vn= ln(un) 2n . a. Montrer que ∀t >0, ln(1 +t)6t.

b. Montrer que ∀n∈N, vn+1−vn6 1 2n+1un.

c. Montrer que la série de terme généralvn+1−vnest convergente.

d. En déduire que la suite(vn)n∈Nconverge. On note`sa limite.

3. a. Montrer, à l’aide de la question2.b, que ∀n∈N, ∀p∈N, vn+p+1−vn6 1 2nun. b. Montrer que ∀n∈N, 06`−vn6 1

2nun

. c. En déduire que un∼e2n`.

Exercice X.

On définit la fonctionf sur[2; +∞[par f(x) = 1

√ x2−1. 1. Montrer que∀x >2, 1

x 6f(x)6 1

√x−1. 2. On définit, pourn>2, In=

Z n 2

f(x)dx.

a. Calculer lim

n→+∞In.

b. On définit la fonctionF sur[2; +∞[par F(x) = ln(x+√

x2−1).

CalculerF0, puis en déduire une expression deInen fonction den.

c. Déterminer lim

n→+∞(In−ln(n)).

3. On définit, pourn>2, Sn=

n

X

k=2

√ 1 k2−1. a. Montrer que ∀n>3,

Z k+1 k

f(x)dx6 1

k2−1 6 Z k

k−1

f(x)dx.

(4)

b. En déduire que ∀n>3, In+16Sn6In+ 1

√ 3. c. Démontrer que Sn∼ln(n).

4. On considèreα∈R, et on définit, pourn>2, Tn=

n

X

k=2

1 (k2−1)α. a. Dans cette questionα = 1.

Trouver deux réelsaetbtels que 1

k2−1 = a

k−1+ b k+ 1.

En déduire une expression deTnet sa limite quandntend vers+∞.

b. Pour quelles valeurs deαla suite(Tn)n∈Nest-elle convergente ? Exercice XI.

Soituune suite décroissante, convergeant vers0, etS la série de terme général(−1)nun.

1. Pourn∈N, écrireSn.

2. Montrer que les suites(S2n)et(S2n+1)sont adjacentes.

3. En déduire la convergence de la sérieS.

4. Montrer que sa limitelvérifie ∀n∈N, |Sn−l|6un+1. 5. a. Quelle est la nature de la série Sn=X

k>1

(−1)n n ?

b. On noteSla somme de cette série. Donner un majorant de

S−

n

X

k=1

(−1)n n

.

c. La sérieSest-elle absolument convergente ? Exercice XII.

1. S’inspirer de l’exercice précédent pour déterminer la nature de la série Sn=X

k>2

(−1)n ln(n). 2. On noteSla somme de cette série. Donner un majorant de

S−

n

X

k=2

(−1)n ln(n)

. 3. Montrer que ∀x >0, ln(x)< x.

4. En déduire la nature de la série X 1 ln(n). 5. La série X(−1)n

ln(n) est-elle absolument convergente ?

(5)

Sujets récents

Exercice XIII. (EDHEC 2020)

On convient que, pour tout réelx,on ax0 = 1

1. Pour toutndeN, justifier l’existence des intégrales : In=

Z 1 0

xn

(1 +x)2dxetJn= Z 1

0

xn 1 +xdx

2. CalculerI0etI1

3. a. Pour toutndeN,calculerIn+2+ 2In+1+In

b. En déduireI2

c. Compléter le script Scilab suivant pour qu’il permette le calcul de In (dans la variable b) et son affichage pour une valeur denentrée par l’utilisateur.

n=input (’donnez une valeur pour n: ’) a=1/2

b= log(2) - 1/2 for k=2: n

aux = a a=---\\

b=---\\

end\\

disp (b)

4. a. Montrer que :∀n∈N,06In6 n+11

b. En déduire que la suite(In)est convergente et donner sa limite.

5. Établir, à l’aide d’une intégration par parties, que :∀n∈N, In=n.In−112

6. a. CalculerJ0puis exprimer, pour tout entier natureln, Jn+Jn+1en fonction den b. En déduire la valeur deJ1

7. En utilisant les questions 5 ) et 6 ), compléter le script Scilab suivant afin qu’il permette le calcul et l’affichage deInpour une valeur denentrée par l’utilisateur.

n=input (’donnez une valeur pour n: ’) J=\log (2)

for k=1: n-1 J=--- end

I=--- disp(I)

8. Établir que :∀n∈N, Jn= (−1)n

ln 2−Pn k=1

(−1)k−1 k

9. a. Utiliser les questions 4 ) et 5 ) pour déterminer la valeur delimn→+∞Jn

b. En déduire la nature de la série de terme général (−1)kk−1 ainsi que la valeur deP+∞

k=1

(−1)k−1 k

c. Utiliser la question 5 ) pour déterminer un équivalent deJn,du type αn1 ,avecα >0,lorsquenest au voisinage de+∞

(6)

10. Pour toutndeN,on poseun= ln 2−Pn j=1

(−1)j−1 j

a. Déduire des questions précédentes un équivalent deunlorsquenest au voisinage de+∞

b. Montrer que la série de terme général(−1)2nn est convergente. Peut-on en déduire la nature de la série de terme généralun?

11. On se propose, malgré 1’impasse précédente, de montrer que la série de terme généralunest convergente.

Pour ce faire, on admet le résultat suivant : si une suite(xn)est telle que les suites(x2n) et(x2n+1)sont convergentes et de même limite`, alors la suite(xn)converge vers`Pour tout entier naturelnnon nul, on poseSn=Pn

k=1uk

a. Justifier que, pour tout entier naturelknon nul, on a:uk= (k+ 1)uk+1−kuk+ (−1)k b. En déduire l’égalité suivante :

∀n∈N, Sn= (n+ 1)un+1−u1−1

2(1−(−1)n) c. Montrer alors quelimn→+∞S2n= limn→+∞S2n+1 = 12 −ln 2.Conclure.

12. Des trois résultats suivants, expliquer lequel on vient de démontrer.

a)P+∞

k=1

Pk j=1

(−1)j−1

j = 12−ln 2 b)P+∞

k=1

P+∞

j=1 (−1)j−1

j = 12 −ln 2 c)P+∞

k=1

P+∞

j=k+1 (−1)j−1

j = 12−ln 2 Exercice XIV. (EML 2019)

On considère la fonctionf définie sur]0,+∞[par ∀t∈]0,+∞[, f(t) =t+1 t. Partie A : Etude d’une fonction d’une variable

1. Etudier les variations de la fonctionf sur]0,+∞[.

Dresser le tableau des variations def en précisant les limites en0et en+∞.

2. Montrer quef réalise une bijection de[1,+∞[vers[2,+∞[.

On noteg: [2,+∞[−→[1,+∞[la bijection réciproque de la restriction def à[1,+∞[.

3. a. Dresser le tableau de variations deg.

b. Justifier que la fonctiongest dérivable sur]2,+∞[.

c. Soity ∈ [2,+∞[. En se ramenant à une équation du second degré, résoudre l’équationf(t) = y d’inconnuet∈]0,+∞[. En déduire une expression deg(y)en fonction dey.

Partie B : Etude d’une suite

On introduit la suite(un)n∈N définie par u1 = 1 et ∀n∈N, un+1 =un+ 1 n2un = 1

nf(nun).

1. Montrer, que pour toutndeN,unexiste etun>1.

2. Recopier et compléter les lignes3et4 de la fonction Scilab suivante afin que, prenant en argument un entiern∈N, elle renvoie la valeur deun.

(7)

function u = suite(n) u = 1

for k = ...

u = ...

end endfunction

3. On pose, pour toutndeN,vn=un+1−un. a. Montrer que ∀n∈N, 06vn6 1

n2. b. En déduire la nature de la sérieX

n>1

vn.

c. Calculer, pour tout entiernsupérieur ou égal à2,

n−1

X

k=1

vk.

En déduire que la suite(un)n∈N converge vers un réel`, que l’on ne cherchera pas à déterminer.

4. a. Montrer que, pour tout entierksupérieur ou égal à2, on a 1 k2 6

Z k k−1

1 t2dt.

b. Pour tous entiersnetptels que26p < n, calculer

n−1

X

k=p

vket en déduire que : 06un−up 6

Z n−1 p−1

1 t2dt.

c. En déduire, pour tout entiernsupérieur ou égal à3, on a u2 6un61 +u2. Montrer alors que`appartient à l’intervalle[2; 3].

d. Montrer, pour tout entierpsupérieur ou égal à2, on a 06`−up6 1 p−1. e. En déduire une fonction Scilab qui renvoie une valeur approchée de`à10−4près.

Exercice XV. (EML 2017)

On considère la fonctionf :]0; +∞[→Rdéfinie, pour toutxde]0; +∞[, par : f(x) =ex−e ln(x)

On admet les encadrements numériques suivants :

2,7<e<2,8 7,3<e2 <7,4 0,6<ln(2)<0,7

Partie I : Etude de la fonctionf

1. a. Montrer quef est deux fois dérivable sur]0; +∞[et calculer, pour toutxde]0; +∞[,f0x)etf00(x).

b. Dresser le tableau de variations def0 avec la limite def0 en 0 et la limite def0 en+∞et préciser f0(1).

2. Dresser le tableau de variations def avec la limite defen 0 et la limite def en+∞et préciserf(1).

3. Tracer la courbe représentative def.

4. a. Etudier les variations de la fonctionu:]0; +∞[→R, x7→f0(x)−x.

b. En déduire que l’équationf0(x) =x, d’inconnuex∈]0; +∞[, admet une solution et une seule, notée α, et montrer :1< α <2.

(8)

Partie II : Etude d’une suite, étude d’une série

On considère la suite réelle(un)n∈Ndéfinie par :

u0 = 2 et, pour toutndeN, un+1=f(un) 5. Montrer que, pour toutndeN,unexiste etun>2.

6. a. Etudier les variations, puis le signe, de la fonctiong: [2; +∞[→R, x7→f(x)−x.

b. En déduire que la suite(un)n∈Nest croissante.

7. Démontrer que la suite(un)n∈Nadmet+∞pour limite.

8. Ecrire un programme en Scilab qui, étant donné un réelA, renvoie un entier naturelN tel queuN >A.

9. a. Démontrer : ∀x∈[2; +∞[, 2 ln(x)6x6 ex 3 b. En déduire : ∀n∈N, un+1> 6−e

2 un. c. Déterminer la nature de la série de terme général 1

un

. Exercice XVI. (EML 2010)

On notef :R→Rla fonction définie par f(x) =x−ln(1 +x2).

Partie I : Etude def

1. Calculer, pour toutx∈R, f0(x).

2. En déduire le sens de variation def.

Partie II : Etude d’une suite et d’une série associées àf

On considère la suite(un)n>0définie paru0 = 1et ∀n∈N, un+1=f(un).

1. Montrer que(un)n>0est décroissante.

2. Etablir que la suite(un)n>0converge et déterminer sa limite.

3. Ecrire un programme en Scilab qui calcule et affiche un entierntel queun610−3. 4. a. Etablir que ∀x∈[0; 1], f(x)6x−1

2x2. b. En déduire que ∀n∈N, u2n62(un−un+1).

c. Démontrer que la série X

n>0

u2n converge.

Exercice XVII. (EML 1992)

On notef :]1,+∞[→Rl’application définie par ∀x∈]1,+∞[, f(x) = 1 xln(x). 1. Etudier les variations def et tracer sa courbe représentative.

2. Montrer que ∀k∈N, k>3, f(k)≤ Z k

k−1

f(x)dx≤f(k−1).

Pour toutn∈Ntel quen≥2, on note Sn=

n

X

k=2

f(k).

3. a. Montrer que ∀n∈N, n≥2, Sn− 1 2 ln(2) ≤

Z n 2

f(x)dx≤Sn− 1 nln(n).

(9)

b. En déduire que ∀n∈N, n≥2, ln (ln (n))−ln (ln (2))≤Sn≤ln (ln (n))−ln (ln (2)) + 1 2 ln (2). c. Etablir Sn

n→+∞ln (ln (n)).

Pour toutn∈Ntel quen≥2, on note un=Sn−ln (ln (n+ 1)) et vn=Sn−ln (ln (n)).

4. En utilisant le résultat de la question 2, montrer que les suites(un)n≥2et(vn)n≥2sont adjacentes.

On note`leur limite commune.

5. a. Montrer que ∀n∈N, n≥2, 0≤vn−`≤ 1 nln (n).

b. En déduire un indicen0tel queun0 soit une valeur approchée de`à10−2près.

6. Créer un programme Scilab calculant une valeur approchée de`à10−2près.

Exercice XVIII. (EML 2002)

On admet que pour tout entierk∈Net toutx∈[0; 1[, la sérieX

n>k

n k

xnest convergente,

et on notesk(x) =

+∞

X

n=k

n k

xn.

1. Vérifier que ∀x∈[0; 1[, s0(x) = 1

1−x et s1(x) = x (1−x)2. 2. Montrer que ∀k∈N, ∀n∈N, k < n,

n+ 1 k+ 1

= n

k

+ n

k+ 1

.

3. Déduire de la question précédente que ∀k∈N, ∀x∈[0,1[, sk+1(x) =xsk(x) +xsk+1(x).

4. Montrer, par récurrence que ∀k∈N, ∀x∈[0,1[, sk(x) = xk (1−x)k+1. Exercice XIX. (EDHEC 97)

Pour tout entier naturelnnon nul, on poseun= 1/ n+pn

,oùpdésigne un entier naturel fixé.

1. Montrer que sip= 0ou sip= 1la série de terme généralundiverge.

On suppose dans toute la suite quepest supérieur ou égal à2et on poseSn=Pn k=1uk

2. a. Montrer que∀n∈N,(n+p+ 2)un+2 = (n+ 2)un+1.

b. En déduire par récurrence surnqueSn= p−11 (1−(n+p+ 1)un+1) 3. a. On posevn= (n+p)un. Montrer que la suite(vn)est décroissante.

b. En déduire que la suite(vn)converge et que sa limite`est positive ou nulle.

c. Utiliser le résultat pprécédent pour montrer que la série de terme généralunconverge et donner sa somme en fonction depet de`.

4. On suppose dans cette question seulement que`6= 0.

a. Montrer qu’au voisinage de+∞, un∼ ` n

b. En déduire une contradiction avec la troisième question.

5. Donner la valeur de`et en déduire en fonction dep,la somme de la série de terme généralun

Exercice XX. (Ecricome 2018) Partie I : étude de deux suites

Pour tout entier naturelnnon nul, on pose : un=

n

X

k=1

1

k −ln(n) et vn=un− 1 n.

(10)

1. Soitf la fonction définie surR+∗ parf(x) = 1

x+ 1+ ln(x)−ln(x+ 1).

a. Déterminer lim

x→0f(x)et lim

x→+∞f(x).

b. étudier les variations de la fonctionf surR+∗et dresser son tableau de variations.

c. Démontrer que : ∀n∈N, un+1−un=f(n).

d. En déduire la monotonie de la suite(un)n∈N.

e. écrire une fonction d’en-tête :function y=u(n) qui prend en argument un entier naturelnnon nul et qui renvoie la valeur deun.

2. a. Montrer que : ∀n∈N vn+1−vn= 1 n−ln

1 + 1

n

. b. Montrer que pour tout réelxpositif : ln(1 +x)≤x.

En déduire que la suite(vn)n∈Nest croissante.

c. Donner le développement limité d’ordre 2 deln(1 +x)en0. En déduire que : vn+1−vn

n→+∞

1 2n2

d. Déterminer la nature de la série de terme généralvn+1−vn. On noteγ =

+∞

X

n=1

(vn+1−vn).

e. Pourn≥2, simplifier la somme partielle :

n−1

X

k=1

(vk+1−vk).

En déduire que la suite(vn)n≥2converge versγ. 3. a. Déterminer lim

n→∞un.

b. Montrer que ∀n∈N vn≤γ ≤un puis que ∀n∈N |un−γ| ≤ 1 n

c. On rappelle que l’instructionfloor(x)renvoie la partie entière d’un réelxet on suppose que la fonctionude la question 1) e : a été correctement programmée. Expliquer l’intérêt et le fonctionne- ment du script ci-dessous :

eps=input(’Entrer un réel strictement positif : ’}

n=floor(1/eps)+1 disp(u(n))

Partie II : étude d’une série

Pour tout entier natureln, on pose an= 1 n(2n−1). 1. Démontrer que la série de terme généralanconverge.

2. a. Justifier que : ∀n∈N,

n

X

k=1

1 2k−1 =

2n

X

k=1

1 k −

n

X

k=1

1 2k. b. Déterminer deux réelsαetβtels que : ∀n∈N, an= α

n+ β 2n−1. c. En déduire que : ∀n∈N,

n

X

k=1

ak= 2

2n

X

k=n+1

1 k.

(11)

3. a. Montrer que : ∀n∈N,

2n

X

k=n+1

1

k =u2n−un+ ln(2) où(un)n∈Nest la suite définie dans la partie I.

b. Calculer alors

+∞

X

k=1

ak.

4. a. Montrer que : ∀n∈N,

2n

X

k=n+1

1 k = 1

n

n

X

k=1

1 1 +k

n .

b. Retrouver alors le résultat de la question 3) b : Exercice XXI. (EDHEC 2018)

Partie 2 : étude d’une suite

On poseu0= 1, et pour tout entier naturelnnon nul,un= Z 1

0

ln(1 +t2)n

dt.

7) a) La valeur donnée àu0est-elle cohérente avec l’expression générale deun? b) Exprimeru1à l’aide de la fonctionf.

8) a) Montrer que la suite(un)n∈Nest décroissante.

b) Montrer que la suite(un)n∈Nest minorée par 0. En déduire qu’elle converge.

9) a) Etablir l’encadrement suivant :

06un6(ln 2)n

b) Que peut-on en déduire sur la suite(un)n∈N? Sur la série de terme généralun? 10) a) Montrer que :

06 Z 1

0

ln(1 +t2)n

1−ln(1 +t2)dt6 un

1−ln 2

b) En déduire la valeur de lim

n→+∞

Z 1 0

ln(1 +t2)n

1−ln(1 +t2)dt.

c) Justifier que, pour tout entier naturelnnon nul, on a :

n−1

X

k=0

uk= Z 1

0

1− ln(1 +t2)n

1−ln(1 +t2) dt

d) En déduire que l’on a :

+∞

X

k=0

uk= Z 1

0

1

1−ln(1 +t2)dt

e ) Modifier le script présenté à la question 6) pour donner une valeur approchée de

+∞

X

k=0

uk

Exercice XXII. (EML 2015)

Dans cet exercice, on pourra utiliser l’encadrement suivant :2< e <3.

(12)

Partie I : Etude d’une fonction

On considère l’application ϕ:R→R, x7→ϕ(x) =x2ex−1.

1. Dresser le tableau de variations deϕ,en précisant la limite de ϕen −∞,sa valeur en 0 et sa limite en +∞.

2. Etablir que l’équationex = 1

x2,d’inconnuex∈]0,+∞[,admet une solution et une seule, notéeα,et que αappartient à l’intervalle

1 2; 1

.

On considère l’applicationf :R→R, x7→f(x) =x3ex,et la suite réelle(un)n∈Ndéfinie par : u0 = 1 et ∀n∈N, un+1=f(un)

Partie II : Etude d’une suite

3. Montrer : ∀n∈N, un>1.

4. Etablir que la suite(un)n∈Nest croissante.

5. Quelle est la limite deunlorsque l’entierntend vers l’infini ? Partie III : Etude d’une série

6. Montrer que la sérieX

n>1

1

f(n) converge. On noteS =

+∞

X

n=1

1 f(n). 7. Montrer : ∀n∈N,

S−

n

X

k=1

1 f(k)

6 1

(e−1)en.

8. En déduire une fonction en Scilab qui calcule une valeur approchée deSà10−4près.

Exercice XXIII. (EDHEC 2016) Partie I : Questions préliminaires.

Dans cette partie,xdésigne un réel élément de[0,1[.

1. a) Pour toutndeNet pour touttde[0, x], simplifier la somme

n

P

p=1

tp−1 .

b) En déduire que :

n

X

p=1

xp

p =−ln(1−x)−

x

Z

0

tn 1−tdt. c) Établir par encadrement que l’on a : lim

n→+∞

x

R

0

tn

1−tdt= 0. d) En déduire que :

+∞

X

k=1

xk

k =−ln(1−x).

2. Soitmun entier naturel fixé. A l’aide de la formule du triangle de Pascal, établir l’égalité :

∀q >m,

q

X

k=m

k m

=

q+ 1 m+ 1

3. Soitnun entier naturel non nul. On considère une suite(Xn)n∈Nde variables aléatoires,

mutuellement indépendantes, suivant toutes la loi géométrique de paramètrex, et on poseSn=

n

X

k=1

Xk.

(13)

a. DéterminerSn(Ω)puis établir que, pour tout entierksupérieur ou égal àn+ 1, on a :

P (Sn+1=k) =

k−1

X

j=n

P((Sn=j)∩(Xn+1=k−j))

b. En déduire, par récurrence surn, que la loi deSnest donnée par :

∀k∈[[n,+∞[[, P(Sn=k) = k−1n−1

xn(1−x)k−n

c. En déduire, pour toutxde]0,1[et pour tout entier naturelnnon nul :

+∞

X

k=n

k−1 n−1

(1−x)k−n= 1 xn

d. On rappelle que la commande grand(1,n,’geom’,p)permet à Scilab de simuler n variables aléatoires indépendantes suivant toutes la loi géométrique de paramètrep.

Compléter les commandes Scilabsuivantes pour qu’elles simulent la variable aléatoireSn. n=input(’entrez une valeur de n supérieure à 1:’)

S=--- disp(S)

Partie 2 : étude d’une variable aléatoire.

Dans cette partie, on désigne parpun réel de]0,1[et on poseq = 1−p. On considère la suite(uk)k∈N, définie par :

∀k∈N : uk=− qk k ln p 1. a. Vérifier que la suite(uk)k∈Nest à termes positifs.

b. Montrer, en utilisant un résultat de la partie 1 , que

+∞

X

k=1

uk= 1.

On considère dorénavant une v.a.Xdont la loi de probabilité est donnée par ∀k∈N, P(X = k) = uk. 2. a. Montrer queXpossède une espérance et la déterminer .

b. Montrer également queXpossède une variance et vérifier que :V(X) =−q(q+lnp) (plnp)2 .

3. Soitkun entier naturel non nul . On considère une variable aléatoireY dont la loi, conditionnellement à l’évènement(X =k), est la loi binomiale de paramètresketp.

a. Montrer queY(Ω) =Npuis utiliser la formule des probabilités totales, ainsi que la question 1) de la partie 1, pour montrer que P (Y = 0) = 1 + ln(1 +q)

lnp .

b. Après avoir montré que , pour tout couple(k, n)deN×N, on a : (kn)

k = (n−1k−1)

n , établir que, pour tout entier naturelnnon nul, on a P (Y =n) =−pnqn

nlnp

+∞

X

k=1

k−1 n−1

(q2)k−n.

En déduire , grâce à la question 3) de la première partie, l’égalité P (Y =n) =− qn n(1 +q)nlnp.

(14)

c. Vérifier que l’on a

+∞

X

k=0

P(Y =k) = 1.

d. Montrer queY possède une espérance et donner son expression en fonction delnpetq. e. Montrer aussi queY possède une variance et que l’on a :V(Y) =−q(q+ (1 +q)lnp)

(lnp)2 . Exercice XXIV.

On joue avec une pièce où Pile et Face apparaissent respectivement avec les probabilitésp∈]0; 1[etq= 1−p.

On noteXle rang où apparaît pour la première fois une séquence de deux Piles consécutifs.

Par exemple, avec des notations usuelles, si les lancers ont donnéF P F F F P F P P, alorsX= 9.

On pose ∀n∈N, an=P(X=n). Les lancers sont indépendants.

1. En fonction depetq, calculera1,a2eta3.

2. Montrer que les évènementsF1,P1∩F2etP1∩P2forment un système complet d’évènements.

3. Avec le système précédent, et en utilisant la formule des probabilités totales, exprimerP(X =n+ 2).

4. En déduire que ∀n∈N, an+2=qan+1+pqan, puis calculeranen fonction den,petq.

5. Vérifier queXest une variable aléatoire réelle.

6. Montrer queXadmet une espérance et une variance, et les calculer.

7. Appl : combien de coups sont nécessaires, en moyenne, pour obtenir deux6consécutifs sur un dé ? 8. Créer un programme permettant de vérifier les résultats trouvés dans cet exercice.

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