LES SCIENTIFIQUES BOURGUIGNONS EN ÉGYPTE
Michel et Monique PAUTY
Laboratoire de Diffusion de la Culture Scientifique et Technique Université de Bourgogne
MOTS-CLÉS: ÉGYPTE - SCIENTIFIQUES - BOURGOGNE - POLYTECHNIQUE
RÉSUMÉ: 1998 commémore le Bicentenaire de l'Expédition d'Égypte. Pour une certaine médiatisation, Bonaparte avait emmené avec lui une foule de savants de renom; parmi ceux-ci on peut citer Monge, Fourier, Amollet, Champy, Nectoux, Jollois pour les bourguignons... Bonaparte fonde l'Institut d'Égypte qui doit être un agent actif de "propagation des lumières". Nous proposons de voir comment les scientifiques bourguignons furent il ya 200 ans des acteurs de cette médiation et les "retombées" qui apparaissent dans la science d'aujourd'hui.
SUMMARY: 1998 commemomtes The Bicentenary of the campaign of Egypt . For a mediatisation purpose, Bonaparte had taken with him a crowd of famous scientists among them, we can note: Monge, Fourier, Amollet, Champy, Nectoux, Jollois as Burgundy representatives. Bonaparte creates The Institute of Egypt which mustbean active agent of " propagation of lights". Our purpose is to show how the Burgundy Scientists were 200 years age, the actors of this communication and the "impacts" which occur in today's science.
Barras s'écria au départ de Bonaparte pour l'Égypte:"Enfin il est parti". Mais Bonaparte n'a pas inventé l'expédition d'Égypte. Il s'agissait d'un vieux projet auquel on rêvaitàParis depuis le règne de Louis XIV. Talleyrand, le 14 février 1798, recommandait au Directoire l'occupation de l'Égypte, mais l'on peut se poser la question de savoir pourquoi les champions des droits de l'homme en vinrentàtenter d'occuper ce pays. Bonaparte avait emmené avec lui cent soixante sept savants et artistes chargés de découvrir le pays et de lui apporter la "civilisation". Parmi ceux-ci figuraient nombre de bourguignons que nous évoquerons. Toutefois, Bonaparte se présenta aux Égyptiens comme un ami et un admirateur de l'Islam mais deux siècles après on n'a pas fini de débattre des effets de l'expédition. Pour les uns, elle a fait entrer l'Égypte dans la modernité, pour les autres elle a perturbé fortement un pays qui n'avait pas attendu la venue des français.
Nous évoquerons tout d'abord rapidement Vivant Denon qui est un casàpart de notre sujet mais que nous ne pouvons éluder, tant sa contribution fut importante pour la médiation de cette expédition. Ce dernier qui avait accompagné l'armée en Haute Égypte ramènera en France:Un voyage dans la basse et la haute Égyptepremier ouvrage relatant l'expédition. On comptait en 1952 plus de 40 éditions, traductions et adaptations de cet ouvrage. La première édition a été tirée à 100 exemplaires sur papier vélin et 400 sur papier ordinaire. Dijon a la chance d'en avoir encore un exemplaire. Mais il est possible de se procurer aujourd'hui ce livre grâce à la réédition des Éditions Pygmalion en 1990. On peut suivre le trajet de Denon dans cette Haute Égypte à partir du texte de la comtesse Albrizzi dansRit/atti(Venise, 1816) :"Observez-le dans les importants édifices que l'orgueilleuse Égypte a transmis aux siècles futurs et dont la curiosité de l'Égypte nous a dOlés. Suivez-le dans le silence profond du désert, dans l'lwrreur sacrée de la tombe,àtravers les fureurs des batailles, dans les dangers et les misères amoncelées, il est le même qu'ilfut toujours dans le cours de sa vie, dans le bruit ou dans la retraite, au milieu du monde dont ilfit les délices, ou dans l'isolement de son cabinet. Toujours préoccupé de s'instruire, avide d'augmenter sans cesse l'abondant trésor de ses connaissances".1;.eIétait donc Vivant Denon néàGivry près de Chalon-sur-Saône en 1747 et mort à Paris en 1825 qui fut le premier organisateur du musée du Louvre mais qui avait aussi publié en 1777 un petit roman libertin:Point de lendemainqui servit de base au film de Louis Malle:Les amants.
Toutes les institutions scientifiques de la capitale, École Polytechnique, École Normale, École des Mines, Ponts et Chaussées, Conservatoire des Ans et Métiers, Museum d'Histoire naturelle, Observatoire vont fournir des représentants mais ce sera la Bourgogne qui apportera la majorité des polytechniciens embarqués. Faut-il voir là, le fait que les fondateurs furent pour la plupart bourguignons avec Monge, Carnot, Guyton de Morveau et Prieur de la Côte d'Or?
L'École Polytechnique avec àsa tête Joseph Fourier donna cinq professeurs et une quarantaine d'élèves et anciens élèves. Parmi ceux-ci nous retiendrons les bourguignons suivants:
Jean Baptiste Picquet né le 21 décembre 1777 àSaint Pierre le Moutier dans la Nièvre mesure 1,67 m avec des sourcils noirs et des yeux noirs, un nez petit, une bouche petite, un visage plein et un menton rond. Il sera tué en Égypte le 29 décembre 1798 devant Saint Jean d'Acre, il faisait partie de la promotion des élèves sortis au Caire de l'École Polytechnique avec le grade de sous-lieutenant du génie etilétait qualifié de géomètre.
François Laroche né
à
Autun en octobre 1778 était entréà
l'École Polytechnique en 1795 ; il avaitle grade d'ingénieur-géographe, il sera blesséàla tête lors de la révolte du Caire; il rentra d'Égypte malade et mourut en France entre 1802 et 1806.Philippe-Joseph Marie Caristie, né à Avallon le 13 décembre 1775 d'un père architecte et entrepreneur, sortit de l'École Polytechnique en 1798 et fit carrière dans le corps des POOlS et Chaussées. Parti en Égypte avec Bonaparte sur la frégate l'Oiseau, il dirigea les Ponts et Chaussées dans le Fayoum dont il donna entre autres une vue de l'obélisque de Begyg gravée dans la
Description de l'Égypte. Caristie revint en France en 1802 et fut nommé Ingénieur
à
Lyon deux ans puisà Avignon, il prit sa retraite en 1832.D'autres bourguignons s'illustrèrent en Égypte et parmi ceux-ci, nous pouvons citer Jean-Baptiste Prosper Jollois. Néà Brienon sur Annançon le 24 janvier 1776, après ses études à Auxerre, il entra àl'École Polytechnique dans la promotion de l'An 1lI et sortit dans le Corps des Ponts et Chaussées en 1797 avec le rang 12. Il participa activement à la Campagne d'Égypte et laissa un ouvrage:
Journal d'un ingénieur attachéàl'expédition d'Égypte 1798-1802 qui fut publié avec des fragments
tirés des journaux de Fourier, Jomard, Delille, Saint Genis, Descotils, Balzac et Corabœuf. Il fut chargé notamment d'explorer la partie méridionale du pays, étudia les ruines de Thèbes, de Dendérah et d'Esné qui feront l'objet d'un ouvrage sur: Recherches sur les bas-reliefs astronomiques des
Égyptiens.Àson retour, il collaboraà la rédaction de la Description de l'Égypte. Attaché comme ingénieur ordinaireà la ville de Paris, il fut chargé des ponts et des quais puis en 1819, il partit comme ingénieur en chef du département des Vosges, puis il fit carrière dans le Loiret. En 1829,il reviendra dans la Seine comme Ingénieur en chef et entrera à la société royale des Antiquaires de France. Lors de son séjour en Egypte, on peut suivre ses actions dans son ouvrage et aussi, couplé avec Jomard, ses voyages en Égypte dans Histoire scientifique et militaire de l'expédition française
en Égypte rédigée par Reybaud. Jollois et Devillers établirent pour la Description de l'Égypte un très
grand nombre de planches et comme beaucoup de savants, ils furent aussià l'aise dans les cartes que dans les relevés des édifices, les dessins des détails de construction ou des bas-reliefs et la restitution de l'aspect de certains chefs d'œuvre de l'architecture égyptienne bien avant les essais de réalité virtuelle de l'antique palais de Karnak par E.D.F.
Un autre polytechnicien bourguignon Pierre Jean-Baptiste ArnoUel participaà la campagne d'Égypte, Né le 21 mai 1776à Pontailler-sur-Saône, faisant partie de la promotion 1796, Amollet quitte l'École le 1er floréal an VI (21 avril 1798) suiteà une lettre du ministère de l'Intérieur de genninal (début avril) qui le requiert "pour cause de service public", Il ne se doute probablement pas ce que signifie cette affectation imprécise et mystérieuse. La destination d'Arnollet est tout simplement l'Égypte, il sera employé à divers travaux de communications intérieures, à la reconnaissance de l'ancien canal (celui des Pharaons) et des côtes et ports de la mer Rouge en Égypte et sur la côte d'Asie opposée. Les événements de la guerre ont forcé d'interrompre cette reconnaissance après deux expéditions malheureuses; dans la seconde, la flottille sur laquelle il se trouvait a essuyé un échec considérable et a perdu son plus fort bâtiment dans un combat soutenu devant Cosseir (Cosseir est un petit port sur la mer Rouge, àl'est de Thèbes), les français y ont construit un fort. Il vit périràses côtés les deux tiers de ses compagnons. Parti avec 17 officiers, il
fut semble-t-ille seul à revenir au Caire. Son retour paraissait si peu probable que la nouvelle de sa mort avait été envoyée en France et, pendant longtemps, sa famille déplora un malheur qu'elle tenait pour certain. Il étudia et catalogua les minéraux de la mer Rouge avec Champy fils et il fit panie de la commission Fourier, chargée par Bonaparte peu avant son départ de l'exploration méthodique de la Haute-Égypte. Arnollet "atteint d'une maladie grave" doit quitter l'Égypte, il rentre en France en 1801. Arnollet poursuivit une carrière très complexe qui l'amena à s'intéresser aux pompes hydrauliques, aux chemins de fer et notamment à un chemin de fer dit atmosphérique et aussià l'économie, il mourut à Dijon le 30 janvier 1857.
Jacques-Pierre Champy père, né le 8 juin 1744 à Saint Malo, était pratiquement le doyen des scientifiques de l'expédition. Arrivé en Bourgogne avec Dupleix de Bocquencourt, venu de Bretagne en Bourgogne comme intendant en 1774, il fut adjoint au commissaire des poudres Berbizotte, puis contrôleur de la raffinerie de salpêtre à Dijon, commissaire aux poudres et salpêtre de Bourgogne et Bresse, il rejoignit la poudrerie de Vonges, établissement qui existe encore aujourd'hui. Il ne partit pas en Égypte sur le navire amiral l'Orient mais sur le Spartiate en compagnie de son fils Jacques Nicolas. Ce dernier était né à Dijon le 16 novembre 1776, élève de l'École Polytechnique de décembre 1795 à décembre 1797, il n'avait pas fait d'école d'application et était parti comme naturaliste et adjointàson père. En décembre 1798 avec Descotils et Berthollet, il prépara un rapport . à l'Institut sur la teinture du coton et du lin par le canhane (safran), il mourut de la peste au Caire au printemps 1801. Champy père, doyen d'âge de la commission de physique, établit en Égypte le service des Poudres et Salpêtres, l'Égypte avait du salpêtre en abondance. Bonapane écrivit:"Nous ne manquerons pas de munitions de guerre, nous en avons beaucoup, au besoin, Champy et Conté nous enfabriqueront".Conté et Champy seront longtemps indissociables et le 2 vendémiaire de l'an IX, F. Rousseau dans son ouvrageKléber et Menou en Égypte paru à Paris en 1900 a rapporté:
"Tout ce qu'on leur propose defaire estfaità/'instant... ce sont des hommes étonnants. Ils jouissent l'un et l'autre de tf?uce l'estime et de la considération de l'armée".Il sera directeur du jardin botanique puis porté
à
la vice-présidence de l'Institut d'Égypte età
sa présidence le 7 mars 1801.Il nous reste maintenant à parler de deux scientifiques éminents qui partirent en Égypte. Le premier sera Fourier et le second Monge, on unira son nomàcelui de son ami Berthollet pour former le citoyen"Mongéberthollet". Monge et Berthollet avaient demandé
à
l'auxerrois Fourier (1768-1830) de se joindre aux savants en direction de l'Égypte et Fourier va faire la traversée avec Kléber, ils se lieront alors d'amitié. Le 6 fructidor de l'an VI ( 23 août 1798) est mis en place l'Institut d'Égypte dont Monge est le président et Bonapane le vice-président, Fourier le secrétaire perpétuel. Cet Institut comportera quatre sections: Mathématiques, Physique, Économie Politique, Littérature et Beaux-Arts. Un an plus tard, Fourier sera nommé chef de l'une de deux commissions chargées d'explorer les monuments de la Haute Égypte. Fourier qui avait présenté àl'âge de 21 ans son mémoire sur la"résolution des équations numériques de tous les degrés"devant l'Académie des Sciences, continua ses activités scientifiques devant l'Institut d'Égypte. On note un mémoire sur la résolution générale des équations algébriques le 26 fructidor de l'an VI, il communique ensuite lors de la sixième séance un projet de machine propreàl'arrosage, une roue horizontale étant exposée à l'action du vent, des recherches sur la méthode d'élimination; des Notes sur la mécanique générale sont lues le 16 frimaire
an VII et il les continuera dans la séance du 26 frimaire an VII, la démonstration d'un nouveau théorème d'algèbre, un mémoire sur l'analyse indéterminée, un travail technique le 26 brumaire an VII sur l'aqueduc qui porte les eaux du Nil au château du Caire, des recherches sur les oasis, le plan des recherches statistiques à entreprendre sur l'état de l'Égypte. Il est chargé de nombreuses négociations et il prononcera l'éloge de Kléber. En octobre 1801, il rentre en France; il sera préfet de l'Isère le 12 février 1802 et comme en Égypte il sera aussi historien, homme de science et grand médiateur... Nous retiendrons sa préface à la monumentaleDescription de l'Égypte, avec un millier
de planches toutes plus extraordinaires les unes que les autres et qui a fait pour les gravures uniquement, l'objet de nombreuses rééditions que l'on peut trouver actuellement pour un prix raisonnable et ses contributions à laPropagation de la chaleur dans les solides dans cet ouvrage paru
en 1807. LaThéorie analytique de la chaleur parue en 1822 sera son œuvre maîtresse et contiendra la
célèbre équation de propagation de la chaleur de Fourier. On a pensé que cette dernière étude aurait pu être liée à ce séjour de trois ans sous la chaleur égyptienne mais rien ne peut confirmer cette hypothèse. Au Bureau des statistiques de la Préfecture de la Seine il deviendra un peu le père de la statistique des populations mais il rejoignait ainsi ses travaux d'Égypte. 11 meurt à Paris le 16 mai 1830.
Notre dernier scientifique bourguignon sera Monge. Les plus anciens se rappellent peut être avoir étudié en Terminales laGéométrie descriptive de ce beaunois né le 10 mai 1746. Monge partit pour
l'Égypte le 26 mai 1798 à bord de la "Courageuse". Bonaparte ayant décidé de créer l'Institut d'Égypte, il chargea Monge de trouver des locaux pour installer les imprimeries et tenir les séances de ce futur Institut dont Monge prendra la première présidence le 6 fructidor de l'an VI. On établit des ateliers de serrurerie, d'armurerie, de menuiserie, de charpente, on construisit des moulins à farine, des fours, des corderies, une fonderie pour faire des projectiles, on créa comme nous l'avons vu des salpétrières et des moulins à poudre. On installa aussi un Tivoli égyptien avec des salles de jeu, des cabinets de lecture, des manèges et balançoires, on fit des illuminations, des feux d'artifice, on fit s'envoler des montgolfières qui laissèrent de marbre les égyptiens. Monge présenta le programme général de l'Institut et de ses commissions: Progrès et propagation des lumières en Égypte, recherches, études, publications des faits naturels, industriels et historiques de l'Égypte, études de toutes les questions posées par le gouvernement.. Monge participa activement à tous ces projets.
Devant l'Institut Monge présenta divers travaux. Il donna le Il fructidor de l'an VI, un mémoire sur le phénomène optique, appelé mirage; le 16 fructidor, il présenta un vase de granit portant des hiéroglyphes et indiqua que la pierre employée au château du Caire était composée de petites coquilles fossiles: pierre numismale ou liards de Saint Pierre ou camerinesL.semblable à la pierre des vieux murs de Laon... ; le 6 frimaire, il va faire partie d'une commission pour examiner des procédés pour corriger des défauts de certains fers, aciers et fontes. Le II frimaire, il entretient l'assemblée des remarques variées qu'il a faites sur les phénomènes capillaires et donne l'explication de ces phénomènes. Il s'occupe le 16 frimaire an VII de la déclinaison de l'aiguille aimantée avec le citoyen Beauchamp, celle-ci est de 12° 1/2. 11 étudiera aussi les fontaines dites de Moïse sur la rive orientale du golfe de Suez, à quatre lieues au Sud de la ville; suivant la tradition, c'est là que se trouvaient les rochers que le législateur du peuple juif frappa de sa baguette pour en faire sortir des eaux fraîches et
limpides. Il s'agit dans une oasis de huit curieuses fontaines, sorte de petits cratères surélevés d'où s'écoulaient, par des rigoles naturelles, la seule eau à peu près douce de la région. Monge en expliqua la fom1ation.
Le mémoire sur les mirages par le citoyen Monge (Séance du Il fructidor ANN. tom. 29) a servi de première conclusion scientifique à notre présentation. Le mirage classique est un phénomène atmosphérique qui fait apparaître une image renversée des objets situésàla surface de la terre. Ce phénomène a frappé les écrivains de tous les pays et ils y font de fréquentes allusions. Les illusions du mirage ont causé de nombreuses déceptions à l'armée française au cours de la campagne d'Égypte. Les Anglais étaient très au courant de ce qui se passait en Égypte grâce à leurs espions qui lisaient laDécade égyptienne.C'est ainsi que Wollaston et le pasteur Vince eurent connaissance à Londres du mémoire rédigé par Monge ... et tous les deux publièrent des mémoires sur le mirage... Wollaston passa longtemps pour être le premieràavoir donné l'explication du mirage. Pour rendre à Monge un dernier hommage ainsi qu'à Fourier avec son équation de propagation de la chaleur, nous avons traité très rapidement de l'effet mirage pour le contrôle non destructif. La surface d'un métal est chauffée par une source lumineuse. Un faisceau laser est dévié par le gradient d'indice et le système est réglé pour que le rayon illumine par exemple deux photodiodes. En présence d'un défaut dans le matériau, la chaleur se propage moins facilement à l'intérieur du métal et l'air est plus chauffé; le faisceau laser est dévié plus fortement.
CONCLUSION
Nous avons réunis ici quelques savants de Bourgogne qui ont apporté une importante conoibution certes à la connaissance d'un pays mais qui ont aussi permis à la science de faire des progrès notables. La sera assurée par le texte mais aussi et ce sera peut être le point le plus important par l'image et la gravure, pour réaliser de vrais reportages au sens moderne. Que reste-t-il de cette expédition du point de vue scientifique? Nous ne retiendrons que la théorie du mirage de Monge et ses applications actuelles... cependant, nous ne saurions oublier l'engouement que présente encore aujourd'hui l'Égypte indépendamment des circonstances actuelles. Nous avons été conquis nous aussi par l'Égypte et fascinés par les bleus des mastabas égyptiennes... Nos savants bourguignons ont jeté entre deux peuples qui s'ignoraient les bases d'une relation diplomatique et culturelle dont les formes et les épisodes iront désormais en se multipliant tant par exemple avec le cinéma: Qui ne connaîtles Dix commandements...lesCléôpatreou les films commeLa vallée des Rois,la Terre des Pharaons, Pharaon,La malédiction des Pharaonsoula Momieetc et les bandes dessinées comme, leMystère de la Grande Pyramide, La Jemme piège, Momies en Jolies, Astérix et Cléopâtre,