Correction du devoir à la maison n˚1
Exercice 1. — On considère la suite (un) définie paru0= 0 et, pour tout n∈N,un+1= 1 2−un
. 1. Par la relation de récurrence,
u1 = 1
2−u0 = 1
2 u2 = 1
2−u1 = 1 2− 12 = 2
3 u3 = 1
2−u1 = 1 2−23 = 3
4. 2. On peut conjecturer que, pour toutn∈N,un= n
n+ 1. 3. Soit la proprosition Pn : « un= n
n+ 1 ».
Commeu0 = 0 et 0
0 + 1 = 0, P0 est vraie.
Supposons que la propositionPk soit vraie pour un certaink∈N. On doit montrer que Pk+1 est vraie i.e. que uk+1 = k+ 1
k+ 2. Or, par hypothèse de récurrence, uk = k
k+ 1 donc
uk+1 = 1
2−uk = 1
2−k+1k = 1 2(k+ 1)−k
k+ 1
= k+ 1
2k+ 2−k = k+ 1 k+ 2.
Ainsi, Pk+1 est vraie et on a démontré par récurrence que, pour toutn∈N,un= n n+ 1 . Exercice 2. — Soit la suite (un) définie par u0 = 1 et, pour toutn∈N,un+1 = 1
3un+n−1.
On considère, par ailleurs, la suite (vn) définie, pour toutn∈N, parvn= 4un−6n+ 15.
1. Soit n∈N. Alors,
vn+1= 4un+1−6(n+1)+15 = 4
1
3un+n−1
−6n−6+15 = 4
3un−2n+5 = 1
3(4un−6n+15) = 1 3vn donc (vn) est géométrique de raison 1
3 .
2. On déduit de la question précédente que, pour tout n∈N,vn=v0×13n. Or,v0 = 4u0−6× 0 + 15 = 19 donc, pour toutn∈N,vn= 19×13n i.e. vn= 19
3n .
Etant donné que, pour toutn∈N,vn= 4un−6n+ 15, on a 4un=vn+ 6n−15 doncun= 1 4(vn+ 6n−15) = 1
4vn+3 2n−15
4 donc, par ce qui précède, pour toutn∈N,un= 1 4 ×19
3n +3 2n−15
4 .
Exercice 3. — Considérons la propriétéPn: «n=n+ 1 ». Cette propriété est héréditaire car, si Pk
est vraie alors k=k+ 1 donck+ 1 =k+ 1 + 1 =k+ 2 doncPk+1 est vraie. Or, il est clair que, pour tout entier naturel n,Pn est fausse.
Exercice 4. — Considérons la proposition Pn : « si une partie de N possède n éléments alors elle admet un plus petit élément » pour n∈N∗.
Une partie ayant un seul élément aadmet de façon évidente un plus petit élément qui est adonc P1 est vraie.
Supposons que Pk soit vraie pour un certain k∈N∗.
On doit démontrer que Pk+1 est vraie. Considérons une partie de A de N ayant k+ 1 éléments.
Considérons un élémenta∈A. Deux cas sont possibles :
ou bien aest un plus petit élément deA et alorsA admet un plus petit élément ;
ou bien a n’est pas un plus petit élément de A et alors il existe dans A un élément b tel que b < a. Considérons alors la partie A0 formée de tous les éléments de A sauf a. Comme A possède k+ 1 éléments, la partieA0 possède kéléments. Par hypothèse de récurrence, A0 admet un plus petit élément m. Par définition, pour tout x∈A0,m≤x. De plus, comme b∈A0, m≤b < a doncm≤a.
Ainsi, pour toutx∈A,m≤x doncm est un plus petit élément deA.
Dans tous les cas, A admet un plus petit élément donc Pk+1 est vraie. Ainsi, on a démontré par récurrence que, pour toutn∈N∗, si une partie deNpossèdenéléments alors elle admet un plus petit élément. Ceci prouve donc la propriété du bon ordre sur Ndans le cas d’une partie ayant un nombre fini d’éléments.
Considérons à présent une partie A de N ayant un nombre infini d’éléments. Soit a∈ A. Comme Aest une partie de N,aest un entier. On noteJ1, aKl’ensemble des entiers compris entre 1 et aet on considèreB =A∩J0, aK i.e. l’ensemble des éléments de A qui sont inférieurs ou égaux àa. Alors, B est une partie non vide deN(car elle contienta) etB a un nombre fini d’éléments car elle est incluse dansJ0, aK(donc elle a au plusa+ 1 éléments). Par le résultat précédent,B admet donc un plus petit élémentm. Notons que, par définition, comme a∈B,m≤a.
Soit alors x∈A. Six≤aalorsx∈B donc, par définition,m ≤x. Sinon, x > a donc,x > m car a≥m. Ainsi, dans tous les cas,m≤x doncm est un plus petit élément de A.
On a donc démontré que toute partie non vide de Nadmet un plus petit élément.