• Aucun résultat trouvé

Partie A – Isom´ etries du plan

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Partie A – Isom´ etries du plan"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

DM de MPSI2

Devoir non surveill´ e

Isom´ etries et groupes di´ edraux

Partie A – Isom´ etries du plan

On consid`ere le plan euclidienP, muni d’un rep`ere orthonormal direct (O,~i,~j). On l’identifie au corpsCdes nombres complexes.

Uneisom´etriedu plan est une applicationf :P → P conservant les distances, c’est-`a-dire, pour tous points M etN du plan :

f(M)f(N) =M N

On noteI(P) l’ensemble des isom´etries du plan.

A.1Montrer queI(P) n’est pas vide. Montrer que la compos´ee de deux isom´etries est une isom´etrie. Montrer que sif est une isom´etrie bijective, alors sa bijection r´eciproque est une isom´etrie.

A.2Montrer que l’unique isom´etrie fixant trois points non align´es est l’identit´e.

Indication : si A, B, C sont trois points align´es, et M un point du plan, on pourra consid´erer les cercles de centres respectifsA, B, C et passant parM.

A.3 Soitϕune similitude du plan (directe ou indirecte) de rapport 1,i.e.il existe des nombres complexes aet b,ade module 1, tels que l’expression complexe deϕsoit z7→az+b (siϕest directe) ouz7→a¯z+b(siϕ est indirecte).

a Montrer queϕest une isom´etrie bijective.

b On consid`ere les trois pointsA, B, C d’affixes respectives 0,1, i, et trois pointsA0, B0, C0 formant un triangle rectangle isoc`ele d’hypoth´enuse [B0C0] de longueur√

2. Montrer qu’il existe une similitudeϕde rapport 1 telle que :

ϕ(A) =A0, ϕ(B) =B0 et ϕ(C) =C0

A.4Montrer que l’ensemble des isom´etries du plan est l’ensemble des similitudes de rapport 1.

Etant inclus dans le groupe des permutations de´ P, on d´eduit du travail effectu´e queI(P) est un groupe (muni de la loi de composition entre applications).

On note en particulier que toute isom´etrie du plan est une bijection, que l’image d’un segment [AB] par une isom´etrief du plan est un segment de mˆeme longueur, d’extr´emit´esf(A) etf(B).

Partie B – Groupes di´ edraux

Fixons un entier natureln>3. On sait que l’ensemble Un des racinesn-i`emes de l’unit´e est :

Un={e2ikπn , k∈[[1, n]]}

Pour tout entier k ∈ [[1, n]], on note Ak le point d’affixe zk = e2ikπn , et Pn le polygone convexe r´egulier A1A2. . . An.

On ´etudie l’ensembleDn des isom´etriesf du plan laissantPn globalement invariant, c’est-`a-dire telles que : f(Pn) =Pn

B.1Montrer queDn n’est pas vide, et que sif, gsont des ´el´ements deDn, alorsf get f−1appartiennent `a Dn. D’apr`es des r´esultats g´en´eraux sur les (sous-)groupes, on peut en d´eduire queDn (muni de la composition) est un groupe.

B.2

a Donner l’expression complexe r de la rotation ρ de centre O et d’angle de mesure n. Montrer que IdP, ρ, ρ2, . . . , ρn−1 (ne pas oublier : ici, on a par exempleρ2=ρ◦ρ) sont des ´el´ements deDn. Que vaut ρn?

bDonner l’expression complexesde la sym´etrie orthogonaleσpar rapport `a l’axe des abscisses. Montrer queσ, ρσ, . . . , ρn−1σsont des ´el´ements de Dn. Que vaut (ρσ)2?

cEn d´eduire queDn est de cardinal au moins 2n.

B.3Montrer queDn est de cardinal au plus 2n.

(2)

Indication : on pourra consid´erer l’image du segment [A1A2].

B.4On consid`ere un groupeG, d’´el´ement neutre e, et engendr´e par deux de ses ´el´ementsa et b(i.e.dont tout ´el´ement s’exprime comme produit des ´el´ements a, b, a−1, b−1). On suppose ´egalement que a et bv´erifient les trois relationsan=e,b2=eet (ab)2=e.

a Montrer, pour tout entier naturelk∈[[0, n−1]], la formule : bakb=an−k

bPour tout ´el´ement hdeG, on introduit l’application

ϕh : G → G g 7→ hg

de multiplication `a gauche par h.

Montrer que pour tout ´el´ement hdeG,ϕh est une permutation deG, et donner sa bijection r´eciproque.

cMontrer queGest fini, d’ordre inf´erieur ou ´egal `a 2n.

Indication : on pourra introduire l’ensemble X = {e, a, a2, . . . , an−1, b, ab, a2b, . . . , an−1b}, et montrer que ϕa(X) =ϕb(X) =X.

Références

Documents relatifs

Lorsque M 0 est à l'extérieur au sens strict, l'origine est atteinte pour deux valeurs distinctes de t c'est donc un point double.. On a déjà vu sous quelle condition l'origine était

Notons A, B et C les centres respectifs des trois cercles de rayon r = 3,5 cm et O le centre du grand cercle contenant les trois cercles précédents et tangent à ceux-ci.. •

nouvelle fois par V rain-Luas, Chasles montra alors des lettres où Galilée ommuniquait. à Pasal les résultats de

[r]

[r]

[r]

Ces cercles non concentriques se rencontrent en M par construction, et leur intersection ne peut ˆ etre de cardinal 2 (puisque A, B, C ne sont pas align´ es)... Enfin, les ensembles

Cette séance vise à circonscrire les terrains de la socio-anthropologie de la santé lorsqu’elle étudie les aspects culturels, les usages et les pratiques en matière de