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PARTIE II

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Texte intégral

(1)

SESSION 2010

CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE (ENSI) FILIERE PC

MATHEMATIQUES 1

PARTIE I

A)

1) χf=

8−λ 4 −7

−8 −4−λ 8

0 0 1−λ

= (1−λ)

8−λ 4

−8 −4−λ

= (1−λ)(λ2−4λ) = −λ(λ−1)(λ−4). Par suite,fadmet trois valeurs propres simples à savoir0,1et 4et on sait que fest diagonalisable.

2) Soitv= (x, y, z)∈R3.

•v∈E0=Ker(f)⇔



8x+4y−7z=0

−8x−4y+8z=0 z=0

z=0

y= −2x . DoncE0=Vect(v1)oùv1= (1,−2, 0).

•v∈E1=Ker(f−Id)⇔

7x+4y−7z=0

−8x−5y+8z=0 ⇔





x−z= −4 7y x−z= −5

8y

y=0

x=z . DoncE1=Vect(v2)oùv2= (1, 0, 1).

•v∈E4=Ker(f−4Id)⇔



4x+4y−7z=0

−8x−8y+8z=0

z=0 ⇔

z=0

y= −x . DoncE4=Vect(v3)oùv3= (1,−1, 0).

Dans la baseB= (v1, v2, v3), la matrice defest D=diag(0, 1, 4).

3) Soitm>1. Les formules de changement de bases permettent d’écrireA=PDP1oùP=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

et donc en notantB0= (e1, e2, e3)la base canonique deR3,

Am=matB(fm) =P×matB0(fm)×P1=PDmP1.

4)



v1=e1−2e2

v2=e1+e3

v3=e1−e2



e2= −v1+v3

e1= −v1+2v3

e3=v2−e1



e2= −v1+v3

e1= −v1+2v3

e3=v1+v2−2v3

. Donc P1 =

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

 puis pour m>1,

matB0(fm) =Am =PDmP1

=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

0 0 0 0 1 0 0 0 4m

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

0 1 4m 0 0 −4m

0 1 0

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

2×4m 4m −2×4m+1

−2×4m −4m 2×4m

0 0 1

.

∀m>1, matB0(fm) =

2×4m 4m −2×4m+1

−2×4m −4m 2×4m

0 0 1

.

(2)

5) SoitM= (mi,j)16i,j63∈M3(R).

MD=DM⇔

m1,1 m1,2 m1,3

m2,1 m2,2 m2,3

m3,1 m3,2 m3,3

0 0 0 0 1 0 0 0 4

=

0 0 0 0 1 0 0 0 4

m1,1 m1,2 m1,3

m2,1 m2,2 m2,3

m3,1 m3,2 m3,3

0 m1,2 4m1,3

0 m2,2 4m2,3

0 m3,2 4m3,3

=

0 0 0

m2,1 m2,2 m2,3

4m3,1 4m3,2 4m3,3

⇔m1,2=m1,3=m2,1=m2,3=m3,1=m3,2=0

⇔M∈D3(R).

Les matrices qui commutent avecD sont les matrices diagonales.

6) SoitH∈M3(R)telle queH2=D.

HD=H×H2=H3=H2×H=DH.

7) Si H2=D alorsHet D commutent d’après la question 6) et donc Hest une matrice diagonale d’après la question 5). Réciproquement, soitH=diag(a, b, c)∈D3(R).

H2=D⇔diag(a2, b2, c2) =diag(0, 1, 4)⇔a=0et(b=1oub= −1)et(c=2ouc= −2).

Il y a exactement quatre matricesHtelles queH2=Dà savoirH1=diag(0, 1, 2),H2=diag(0,−1, 2),H3=diag(0, 1,−2) etH4=diag(0,−1,−2).

SoitM∈M3(R).

M2=A⇔P−1M2P=P1AP⇔(P1MP)2=D⇔P1MP∈{H1, H2, H3, H4}

⇔M∈{PH1P1, PH2P1, PH3P1, PH4P1}.

•PH1P1=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

0 0 0 0 1 0 0 0 2

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

0 1 2 0 0 −2 0 1 0

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

4 2 −3

−4 −2 4

0 0 1

.

•PH2P−1=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

0 0 0

0 −1 0

0 0 2

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

0 −1 2

0 0 −2

0 −1 0

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

4 2 −5

−4 −2 4

0 0 −1

.

•PH3P1=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

0 0 0 0 1 0 0 0 −2

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

0 1 −2 0 0 2 0 1 0

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

−4 −2 5

4 2 −4

0 0 1

.

•PH4P−1=

1 1 1

−2 0 −1

0 1 0

0 0 0

0 −1 0

0 0 −2

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

0 −1 −2

0 0 2

0 −1 0

−1 −1 1

0 0 1

2 1 −2

=

−4 −2 3

4 2 −4

0 0 −1

.

La matrice a quatre racines carrées :

4 2 −3

−4 −2 4

0 0 1

,

4 2 −5

−4 −2 4

0 0 −1

,

−4 −2 5

4 2 −4

0 0 1

et

−4 −2 3

4 2 −4

0 0 −1

.

(3)

B)

1) J2=3Jet donc par récurrence

∀m>1, Jm =3m1J.

2) On note queA=I3+J. Soit alorsm>1. Puisque les matricesI3etJcommutent, la formule du binôme deNewton permet d’écrire

Am= (I3+J)m =Im3 + Xm

k=1

m k

JkIm3k=I3+ Xm

k=1

m k

3k1

!

J=I3+1 3

Xm

k=1

m k

3k

! J

=I3+1 3

m X

k=0

m k

3k

!

−1

!

J=I3+ 1

3((3+1)m−1)J

=I3+1

3(4m−1)J.

Cette égalité reste vraie quandm=0 carI3+1

3(40−1)J=I3=A0.

∀m>0, fm=id+ 1

3(4m−1)j.

3)

χf=

2−λ 1 1

1 2−λ 1

1 1 2−λ

=

4−λ 1 1

4−λ 2−λ 1 4−λ 1 2−λ

(C1←C1+C2+C3)

= (4−λ)

1 1 1

1 2−λ 1

1 1 2−λ

= (4−λ)

1 1 1

0 1−λ 0

0 0 1−λ

(L2←L2−L1etL3←L3−L1)

= (1−λ)2(4−λ).

L’endomorphismef admet exactement deux valeurs propres distinctes à savoirλ =1, valeur propre d’ordre2 et µ= 4, valeur propre d’ordre1.

4) D’après la question 2), pour tout entier naturelm,fm=1m(id−1

3j) +4m1

3jet les endomorphismesp=id− 1 3jet q= 1

3jconviennent.

Réciproquement, si∀m∈N, on afm =1mp+4mq, on a nécessairementp+q=f0=idet p+4q=f1=id+jet donc 3q= (id+j) −id=jpuisq= 1

3jet enfinp=id−q=id−1

3j. Ceci montre l’unicité du couple(p, q).

∀m∈N,fm=1mp+4mqoùp=id−1

3jet q= 1 3j.

Montrons que la famille(p, q)est libre. Soit(α, β)∈R2.

αp+βq=0⇒α(I3+J) +βJ=0⇒α+β=2α+β=0⇒α=α+β=0⇒α=β=0.

Les endomorphismespet qsont linéairement indépendants.

5) q2= 1

3j

= 1 9j2= 3

9j= 1

3j=q. Donc,qest un projecteur. Puisp=id−qest le projecteur associé et doncp2=p etp◦q=q◦q=0.

p2=p, q2=q etp◦q=q◦q=0.

Soient(α, β)∈R2puish=αp+βq. Puisquepetqcommutent,h2= (αp+βq)22p2+2αβp◦q+β2q22p+β2q.

(4)

h2=f⇔α2p+β2q=p+4q⇔α2=1etβ2=4⇔(α, β)∈{(1, 2),(1,−2),(−1, 2),(−1,−2)}.

Il y a donc quatre élémentsh de Vect(p, q) tels queh2= f à savoirh1= p+2q = id+ 1

3j, h2 = −p+2q = −id+j, h3=p−2q=id−jeth4= −p−2q= −id−1

3j.

6) Si on posev1 = (1,−1, 0), v2= (1, 0,−1) et v3 = (1, 1, 1), on a f(v1) =v1, f(v2) =v2 et f(v3) = 4v3. De plus, si P est la matrice de la famille (v1, v2, v3) dans la base canonique B0, det(P) =

1 1 1

−1 0 1 0 −1 1

= 1+2 = 3 6= 0. Donc B= (v1, v2, v3)est une base deR3constituée de vecteurs propres def. On en déduit quefest diagonalisable.

q(v1) = 1

3j(v1) =0,q(v2) =0etq(v3) =v3et donc matB(q) =diag(0, 0, 1)puis matB(p) =I3−matB(q) =diag(1, 1, 0).

Si v1= (1,−1, 0), v2= (1, 0,−1)et v3= (1, 1, 1)puisB= (v1, v2, v3), matB(f) =diag(1, 1, 4), matB(p) =diag(1, 1, 0)et matB(q) =diag(0, 0, 1).

7) La matriceK=

0 1 1 0

(matrice de la symétrie échangeante1ene2ete2ene1) vérifieK2=I2et donc la matrice Y=

0 1 0 1 0 0 0 0 2

vérifieY2=diag(1, 1, 4) =D.

8) D’après la question précédente, pour (α, β)∈R2, matB(αp+βq) = diag(α, α, β). En particulier, matB(αp+βq) est une matrice diagonale. Si maintenanth est l’endomorphisme de matriceY dans la baseB, alorsh2=f carY2 =D maishn’est pas une combinaison linéaire depetqcarY n’est pas diagonale.

9) Puisquef est diagonalisable,R3=E1⊕E4oùE1=Ker(f−id)etE4=Ker(f−4id).

Soith un endomorphisme de R3 tel que h2= f. Alors het f commutent et on sait queE1 et E4 sont stables parh ou encoreh/E1∈L(E1)et h/E4∈L(E4).

On en déduit déjà queh(v3)∈E4=Vect(v3)et donc quev3est un vecteur propre deh. D’autre part,h2/E1=f/E1 =idE1. Donch/E1 est une symétrie de E1 et en particulier est diagonalisable. Si on note (v1, v2) une base de E1 constituée de vecteurs propres deh/E1, alors(v1, v2, v3)est une base deR3(carR3=E1⊕E4) constituée de vecteurs propres deh. On en déduit quehest diagonalisable.

Tout endomorphisme deR3tel que h2=fest diagonalisable.

PARTIE II

1)

(f−λid)◦(f−µid) =f2− (λ+µ)f+λµid= (λ2p+µ2q) − (λ+µ)(λp+µq) +λµ(p+q)

= (λ2−λ(λ+µ) +λµ)p+ (µ2−µ(λ+µ) +λµ)q=0.

(f−λid)◦(f−µid) =0.

Le polynôme(X−λ)(X−µ) est un polynôme scindé sur Rà racines simples et annulateur de f. On en déduit quef est diagonalisable.

2) Les valeurs propres d’un endomorphisme sont à choisir parmi les racines d’un polynôme annulateur. Donc Sp(f) ⊂ {λ, µ}. Vérifions alors que λetµ sont effectivement valeurs propres def.

Siλn’est pas valeur propre def, alorsf−λidest inversible et l’égalité(f−λid)◦(f−µid) =0fournit après simplification f−µid=0 ou encoref=µid. On en déduit queλp+µq=µp+µqpuis que(λ−µ)p= 0ce qui est absurde puisque λ6=µ etp6=0. Doncλest valeur propre def.

De même, siµn’est pas valeur propre de f, on en déduit quef=λidpuis que(λ−µ)q=0 ce qui n’est pas. Finalement Sp(f) ={λ, µ}.

(5)

3) L’égalité(f−λid)◦(f−µid) =0s’écrit(λp+µq−λ(p+q))◦(λp+µq−µ(p+q)) =0ou encore−(µ−λ)2q◦p=0 et doncq◦p=0. Puisque des polynômes enfcommutent, on a aussi(f−µid)◦(f−λid) =0ce qui fournitp◦q=0.

Puisqueid=p+q,p=p◦id=p◦(p+q) =p2et de même q=q◦(p+q) =q2. p2=p,q2=qetp◦q=q◦p=0.

4) On en déduit que

(λp+µq)◦ 1

λp+ 1 µq

=p+q=id.

Par suite,fest inversible à droite et donc inversible car dim(R3)<+∞etf1= 1 λp+ 1

µq.

f∈G L(R3)et f1= 1 λp+ 1

µq.

5) Puisquep2=p, on a plus généralement∀m∈N,pm=pet de même∀m∈N,qm=q.

Soitm>2. Puisquepetqcommutent, la formule du binôme de Newtonpermet d’écrire fm= (λp+µq)mmpm+

m−1X

k=1

m k

pkqmkmqmmp+p◦q

m−1X

k=1

m k

pk1qmk1mq=λmp+µmq.

Cette formule reste claire quandm=1oum=0. Soit maintenantm < 0. Le même calcul fournit fm= (f−1)−m =

1 λp+ 1

µq m

= 1

λ m

+ 1

µ m

q=λmp+µmq.

Finalement

∀m∈Zetfmmp+µmq.

6) Montrons que la famille(p, q)est libre. Soit (α, β)∈R2.

αp+βq=0⇒p◦(αp+βq) =0⇒αp2+βp◦q=0⇒αp=0⇒α=0(carp6=0).

Il resteβq=0et doncβ=0. Ainsi, la famille(p, q)est libre et donc dimF=2.

7) Soient(α, β)∈R2 puish=αp+βq.

h2=f⇔(αp+βq)2=λp+µq⇔λ2p+µ2q=λp+µq

⇔α2=λetβ2=µ(car la famille(p, q)est libre)

⇔(α, β)∈{(√

λ,√µ),(−√

λ,√µ),(√

λ,−√µ),(−√

λ,−√µ)}.

R(f)∩F={±√

λp±√µq}.

8) La matrice définie par blocs parKk=

K2 0 0 Ik2

oùK2=

0 1 1 0

n’est pas diagonale et vérifieK2k=Ik. 9) Puisque f est diagonalisable et que les valeurs propres def sont λet µ, on a E=Eλ⊕Eµ oùEλ =Ker(f−λid)et Eµ=Ker(f−µid).

Les égalitésp+q=id etλp+µq=f fournissentp= 1

λ−µ(f−µid). On en déduit que sixest un élément deEλ, on a p(x) = 1

λ−µ(λx−µx) =xet six est un élément deEµ, on ap(x) = 1

λ−µ(µx−µx) =0. Doncpest la projection sur Eλ parallèlement àEµpuisq=id−pest la projection surEµparallèlement àEλ.

On noteB1= (e1, . . . , ek)une base deEλ etB2= (ek+1, . . . , en)une base deEµ de sorte queB= (e1, . . . , en)est une base deE.kest la dimension deEλet donc aussi l’ordre de multiplicité deλcarfest diagonalisable. Par hypothèse,k>2.

(6)

Soit alorspl’endomorphisme deEtel queM=matB(p) =

Kk 0k,nk

0nk,k 0nk,nk

. On aM2=

Ik 0k,nk

0nk,k 0nk

= diag(1 . . . 1| {z }

k

0 . . . 0) =matB(p)et doncp′2=p.

Ensuite, matB(p)×matB(q) =

Kk 0k,n−k

0nk,k 0nk,nk

0k,k 0k,n−k

0nk,k Ink

= 0n = matB(q)×matB(p). Donc p◦q=q◦p =0.

En résumé,p est un endomorphisme deE tel quep′2 =pet p◦q=q◦p = 0. Maintenant p ∈/F car la matrice de tout élément deF dans la baseBest diagonale alors que la matrice dep dans la baseBne l’est pas.

10) Soith=√

λp+√µq. Alorsh2=λp′2+√

λµp◦q+√

λµq◦p+µq2=λp+µq=f. Donch∈ R(f). Maish /∈F car sinon 1

√λ(h−√µq) =p ∈Fce qui n’est pas.

R(f)6⊂F.

PARTIE III

1) SoitP= X

k=0

akXk∈R[X]. Alors

P(f) = X

k=0

akfk= X

k=0

ak

Xm

i=1

λkipi

!

= Xm

i=1

X

k=0

akλki

! pi=

Xm

i=1

P(λi)pi.

∀P∈R[X],P(f) = Xm

i=1

P(λi)pi.

2) En appliquant au polynômeP = Ym

i=1

(X−λi), on obtient Ym

i=1

(f−λiid) =P(f) = 0 et puisqueP est scindé sur R à racines simples,f est diagonalisable.

3) Soitℓ∈J1, mK. L) = Y

16i6m i6=

λ−λi

λ−λi

=1 et pourj6=ℓ,Lj) = Y

16i6m i6=

λj−λi

λ−λi

= (λj−λj) Y

16i6m i6=j, i6=

λj−λi

λ−λi

=0.

En résumé,∀j∈J1, mK, Lj) =δj,ℓ. En appliquant l’égalité de 1) au polynômeLℓ, on obtientL(f) =p.

∀ℓ∈J1, mK,p=L(f).

Soit ℓ ∈ J1, mK. (f−λid)◦p = (f−λid)◦L(f) = Ym

i=1

(f−λiid) = 0 et donc ∀x ∈ E, (f−λid)(p(x)) = 0 puis Im(p)⊂Ker(f−λid).

Puisque les valeurs propres def sont à choisir parmi les racines du polynôme annulateur Ym

i=1

(X−λi), on a déjà Sp(f)⊂ {λ1, . . . , λm}. Réciproquement, soit ℓ∈J1, mK. Siλ ∈/Sp(f), alors Im(p)⊂Ker(f−λid) ={0}puisp=0 ce qui n’est pas. Doncλ ∈Sp(f).

Sp(f) ={λ1, . . . , λm}.

4) Soit(i, j)∈J1, mK2.

pi◦pj=Li(f)◦Lj(f) = (Li×Lj)(f) = Xm

k=1

(LiLj)(λk)pi.

Sii6=j, pour chaquek∈J1, mK2, on ak6=i ouk6=jet donc∀k∈J1, mK,(LiLj)(λk) =0puispi◦pj=0.

Sii=j, pour k6=i,L2ik) =0et pourk=i, on a L2ik) =12=1. Doncpi◦pi=pi.

∀(i, j)∈J1, mK2,pi◦pj=

0sii6=j pisii=j .

(7)

5) Puisque f est diagonalisable et que les valeurs propres de f sont λ1, . . . ,λm, on sait queE= m

i=1Ker(f−λiid). De plus,id=

Xm

k=1

pk et donc

∀i∈J1, mK, ∀x∈E,x=pi(x) +X

j6=i

pj(x)

avec pi(x) ∈ Im(pi) ⊂ Ker(f−λiid) et X

j6=i

pj(x) ∈ X

j6=i

Im(pj) ⊂ X

j6=i

Ker(f−λjid). Donc, pi est le projecteur sur Ker(f−λiid)parallèlement àX

j6=i

Ker(f−λjid)ou encore

lespi,16i6m, sont les projecteurs associés à la décompositionE= m

i=1Ker(f−λiid).

6) Montrons que la famille(pj)16j6m est libre. Soit(αj)16j6m∈Rm. Xm

j=1

αjpj=0⇒∀i∈J1, mK, pi◦ Xm

j=1

αjpj=0⇒∀i∈J1, mK, Xm

j=1

αjpi◦pj=0

⇒∀i∈J1, mK, αipi=0(d’après 4))

⇒∀i∈J1, mK, αi=0(carpi6=0).

Donc la famille(pj)16j6m est libre et

dim(F) =m.

7) Soient (αi)16i6m ∈ Rm puish = Xm

i=1

αipi ∈F.

Xm

i=1

αipi

!2

= X

16i,j6m

αiαjpi◦pj= Xm

i=1

α2ipi et donc, puisque la famille(pi)16i6m est libre,

h2=f⇔ Xm

i=1

α2ipi= Xm

i=1

λipi⇔∀i∈J1, mK, α2ii⇔∀i∈J1, mK, αi=±p λi.

R(f)∩F={±√

λ1p1. . .±√

λmpm}.

8) 8.1)Puisquef anvaleurs propres deux à deux distinctes, on sait que les sous-espaces propres de fsont des droites vectorielles et donc∀i∈J1, nK, dim(Ker(f−λiid)) =1.

8.2)Soith∈ R(f). Puisqueh2=f,hetfcommutent et les sous-espaces propres defsont stables parh. Soienti∈J1, nK puisei un vecteur propre defassocié à la valeur propreλi. Doncei6=0puis Ker(f−λiid) =Vect(ei). Mais alors

h(ei)∈Ker(f−λiid) =Vect(ei),

et il existeµi∈Rtel que h(ei) =µiei. Donc tout vecteur propre def est enccore vecteur propre deh.

8.3) Soith ∈ R(f). Avec les notations de la question précédente, (e1, . . . , en) étant une base de E formée de vecteurs propres defassociés à la famille de valeurs propres(λ1, . . . , λn),

h2=f⇔∀i∈J1, nK, h2(ei) =f(ei)⇔∀i∈J1, nK, µ2ieiiei⇔∀i∈J1, nK, µ2ii.

Si l’un desλi est dans]0,+∞[, le problème n’a pas de solution etR(f) =∅. Supposons maintenant que tous les λi sont positifs ou nuls.

h2=f⇔∀i∈J1, nK, ∃εi∈{−1, 1}/ µii

i⇔∀i∈J1, nK, ∃εi∈{−1, 1}/ h(ei) =εi

iei

⇔∃(εi)16i6n ∈{−1, 1}n/ h= Xn

i=1

εip λipi.

n

(8)

Dans ce deuxième cas, on aR(f)6=∅et R(f)⊂F.

R(f)⊂Fet R(f)6=∅⇔∀i∈J1, nK, λi>0.

9) SoitB= (e1,1, . . . , e1,β1, . . . , em,1, . . . , em,βm)une base deEadaptée à la décompositionE= m

i=1Ker(f−λiid)(pour 16i6m,βi désigne l’ordre de multiplicité de la valeur propre λi). La matrice de chaque pk,16k6mdans la base Best diagonale et donc la matrice dans Bde tout élément deF est diagonale car une combinaison linéaire de matrices diagonales est diagonale.

Construisons alors un endomorphismehdont la matrice dansB n’est pas diagonale et vérifianth2=f. Puisquem < n et queβ1+. . .+βm =n, l’un au moins desβi, 16i6m, est supérieur ou égal à2. Supposons par exempleβ1>2.

Soith l’endomorphisme de E tel que h(e1,1) =√

λ1e1,2,h(e1,2) = √

λ1e1,1 et h(ei,j = √

λiei,j si (i, j)∈/ {(1, 1),(1, 2)}.

La matrice de h dans B n’est pas diagonale et donc h /∈ F. Mais pour tout couple (i, j), 1 6 i 6 m et 1 6 j 6 βi, h2(ei,j) =λiei,j =f(ei,j)et donch2=fou encoreh∈ R(f).

On a montré que sim < net tous lesλi sont positifs ou nuls, alorsR(f)6⊂F.

PARTIE IV

A)

1) Soitx∈Etel quefp−1(x)6=0. Supposons la famille(fi(x))06i6p1 liée. Donc il existe(αi)06i6p1\ {(0, . . . , 0)}tel que

p1

X

i=0

αifi(x) =0. Soitk= Min{i∈J0, p−1K/ αi 6=0. Alors

p1

X

i=k

αifi(x) =0 puisfp1k

p1

X

i=k

αifi(x)

!

=0 et donc αkfp1(x) =0car pouri>p,fi=0. Mais l’égalitéαkfp1(x) =0est absurde carαk6=0etfp1(x)6=0. Donc la famille (fk(x))06k6p1 est libre.

Puisque le cardinal d’une famille libre est inférieur ou égal à la dimension de l’espace, on en déduit quep6npuis que fn =fnp◦fp=0.

p6netfn =0.

2) Supposons qu’il existe h ∈ L(E) tel que h2 = f. Alors h2p−2 = fp−1 6= 0 et h2p = fp = 0. Donc h est nilpotent d’indicep=2p−1ou2p. On en déduit que2p−16nou2p6net donc2p−16n(car2p6n⇒2p−16n).

Si R(f)6=∅, alors2p−16n.

3) On sait que quandxtend vers0,

√1+x= (1+x)1/2=1+

nX1

k=1

k 1/2

xk+O(xn) où, pourk∈N,

k 1/2

= 1 2

1 2−1

. . .

1

2− (k−1)

k! = 1

2kk!1×(−1)×(−3)×. . .×(−(2k−3))

= (−1)k−1 2kk!

1×2×3×. . .×(2k−3)×(2k−2)

2×4×. . .×(2k−2) = (−1)k−1(2k−2)!

22k1k!(k−1)! = (−1)k−1 k22k1

2k−2 k−1

.

a0=1 et∀k∈J1, n−1K,ak= (−1)k1 k22k−1

2k−2 k−1

.

4) En élevant au carré, on obtient 1+x = Pn2(x) +2O(xn)Pn(x) + (O(xn))2 = Pn2(x) +O(xn)(2Pn(x) +O(xn)) = Pn2(x)+xnO(1)(2Pn(x)+O(xn))et doncPn2(x)−x−1= −xnO(1)(2Pn(x)+O(xn)) =xnO(1). DoncP2n(x)−x−1=xnη(x) oùηest une fonction bornée au voisinage de0.

Notons Q et R le quotient et le reste de la division euclidienne de P2n−X−1 par Xn. On a donc deg(R) 6 n−1 et xnQ(x) +R(x) =xnη(x)puis pourx6=0,η(x) =Q(x) +R(x)

xn . Si maintenantR6=0, il existek∈J0, n−1Ketα∈R tels queR(x) ∼

x→0αxk puis R(x) xn

x→0

α

xn−k avecn−k > 0. On en déduit queQ(x) +R(x)

xn n’est pas bornée au voisinage de0 ce qui est absurde. DoncR=0 etXn divise le polynômeP2n−X−1.

Xn divise le polynômeP2n−X−1.

(9)

5) Soith=Pn(f).h2=Pn(f)2=f+id+fnQ(f) =f+id. DoncPn(f)∈ R(f+id)etR(f+id)6=∅. Plus généralement, pourα∈R,Pn(αf)2=αf+id+αnfnQ(αf) =αf+id et doncR(αf+id)6=∅.

De même, pourβ∈]0,+∞[, √

βPn 1

βf 2

=β 1

βf+id+ 1 βnfnQ

1 βf

=f+βidetR(f+βid)6=∅. B)

1) Soitfl’endomorphisme de matriceT dans la base canonique(e1, . . . , en)deRn puisg=f−λid. Doncg(e1) =0 et

∀i∈J2, nK,g(ei)∈Vect(e1, . . . , ei1). Montrons alors par récurrence que∀k∈J1, nK,∀i∈J1, kK, gk(ei) =0.

• g(e1) =0 et la propriété est vraie quandk=1.

• Soitk∈J1, n−1K. Supposons que∀i∈J1, kK, gk(ei) =0 alors∀i∈J1, kK,gk+1(ei) =0et d’autre part gk+1(ek+1) =gk(g(ek+1))∈Vect(gk(e1), . . . , gk(ek)) ={0}. Donc∀i∈J1, k+1K,gk+1(ei) =0.

Le résultat est démontré par récurrence. On en déduit en particulier que ∀i ∈J1, nK, gn(ei) = 0. L’endomorphismegn s’annule sur une base deRn et doncgn=0 ou encore

(T−λIn)n=0.

2) Par hypothèse,χf= (X−λ)n. Puisqueχf est scindé surR, on sait quefest triangulable et il existe donc une base deEdans laquelle la matrice defnotéT est une matrice du type de la question 1). Puisque(T−λIn)n =0, on en déduit que(f−λid)n=0et donc que

E=Ker(f−λid)n.

3) f=g+λidoug=f−λidest un endomorphisme nilpotent d’indice inférieur ou égal àn. Puisqueλ > 0, la question A)5) permet d’affirmer queR(f) =R(g+λid)6=∅.

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