El´ ements de solution
1 Sujet National 1998 S´ erie S
1.1 Partie A
1. h0(x) = x2
(1 +x) (x+ 2)2 >0,donchest croissante sur [0; +∞[ eth(0) = 0.
2. On en d´eduit que pour tout r´eel xpositif ou nul,h(x)>0,d’o`u l’in´egalit´e 2x
x+ 26ln(1 +x) 3. CetΓadmettent enOune mˆeme tangenteDd’´equationy=x.
1.2 Partie B
1. Pour toutxde [0; +∞[ ,f10(x) = −x
1 +x60,doncf1 est d´ecroissante sur cet intervalle.
2. f1(x) = (x+ 1)
µln (1 +x) 1 +x − x
1 +x
¶ . Or lim
X→+∞
lnX
X = 0,et lim
x→+∞
x
1 +x = 1,donc lim
x→+∞f1(x) =−∞.De plus,f1(0) = 0.
3. ∀x>0 :f1(x)60, d’o`u ln(1+x)6x
4. Remarquons que sik>1, alorsx6kx.L’in´egalit´e pr´ec´edente fournit alors le r´esultat.
5. fk0(x) = 1−k−kx
1 +x . fk0(x) = 0⇔1−k−kx= 0⇐⇒x=1−k
k (k6= 0)
Le signe de fk0(x) est celui de (1−k−kx) car 1 +x > 0 pour x ∈ R+. Cette fonction affine change de signe pour 1−k
k ,qui appartient `aR+.La fonctionfkest donc strictement croissante sur
· 0,1−k
k
¸
,et strictement d´ecroissante sur
·1−k k ,+∞
·
. On remarque alors quefk
µ1−k k
¶
>0 d’apr`es la stricte croissance de la fonctionfksur
· 0,1−k
k
¸
,ce qui prouve que dans ce cas l’in´egalit´e ln (1 +x)6kxn’est pas toujours v´erifi´ee pour toutxdeR+.
6. Les valeurs dek strictement positives telles que pour toutx>0, f(x)6kxappartiennent donc `a l’intervalle [1,+∞[ d’apr`es les questions pr´ec´edentes.
El´ements de solution 2
1.3 Partie C
1. On obtient successivement : I = Z 1
0
ln(1 +x)dx.= 2 ln 2−1 , J = Z 1
0
(x−ln(1 +x))dx = 3
2−2 ln 2 etK= Z 1
0
µ
ln(1 +x)− 2x x+ 2
¶
dx=−2 ln 2−3 + 4 ln 3 La justification demand´ee est ´evidente car 2x
x+ 2= (2x+ 4)−4
x+ 2 = 2− 4 2 +x
Comme la droite D est situ´ee au-dessus de la courbe C, J est l’aire comprise entre C, D et les droites d’´equations x = 0 et x = 1. De mˆeme, K est l’aire comprise entre C, Γ et les droites d’´equationsx= 0 etx= 1.
2. (a) Une fonction continue en un pointaest une fonction d´efinie enaet telle que lim
x→af(x) =f(a). Une fonction continue sur un intervalleIest une fonction continue en tout point de I.
Les fonctions usuelles (polynˆomes, fractions rationnelles, trigonom´etriques, logartihme et ex- ponentielle) sont continues sur tout intervalle de leur ensemble de d´efinition.
uest continue sur ]0; 1]. De plus, lim
x→0
ln(1 +x)
x = 1 =u(0) donc uest continue en 0, donc continue sur [0; 1].
(b) D’apr`es la partie A, pour toutxde ]0; +∞[ : 2x
x+ 26ln (1 +x)6x=⇒ 2
x+ 2 6ln (1 +x)
x 6
1 =⇒ 2
x+ 2 6u(x)61
Cette in´egalit´e est aussi valable pour x= 0 car u(0) = 1.
Donc pour toutxde [0; 1],on a : 2
x+ 2 6u(x)61 =⇒ Z 1
0
2
x+ 2dx6Z 1 0
u(x)dx6Z 1 0
1dx car 061.
On en d´eduit l’encadrement cherch´e. Le calcul des int´egrales donne 2 ln 3−2 ln 26L61.
Une valeur approch´ee deL`a 10−1pr`es est donc par exemple 0,9.
2 Am´ erique du Nord 1998 S´ erie S
2.1 PARTIE A
I Etude des fonctions fn 1. fn0 (x) =n−2−2nlnx
x3 .Le signe defn0 (x) est celui de (n−2−2nlnx) carx3>0 sur ]0,+∞[. 2. fn0 (x) = 0 ⇔ lnx= n−2
2n ⇔ x =en−22n . Remarquons que cette valeur est strictement positive, donc elle appartient au domaine de d´efinition de fn.
Suri
0, en−22n h
,lnx <n−2
2n ,doncfn0 (x)>0,doncfn est strictement croissante.
De mˆeme,fn est strictement d´ecroissante suri
en−22n ,+∞h . 3. lim
x→+∞fn(x) = 0 car d’apr`es le cours, lim
x→+∞
lnx
x2 = 0 etfn(x) = 1
x2+nlnx x2 .
4.
x 0 en−22n +∞
fn0 (x) + 0 −
n 2e2−n2
fn(x) % &
−∞ 0
lim
x→0+fn(x) = lim
x→0+
µ 1 x2
¶
(1 +nlnx) =−∞. II Repr´esentations graphiques
1. C2 est en trait plein, etC3 en pointill´es.
El´ements de solution 3
2. (a) fn+1(x)−fn(x) = lnx
x2 .Cette diff´erence est ind´ependante den.
(b) On af4(x)−f3(x) =f3(x)−f2(x),doncf3(x) =f2(x) +f4(x)
2 .On appelleM2, M3etM4
les points deC2, C3 etC4 d’abscissesx. M3 est donc le milieu de [M2M4],ce qui prouve que l’on obtientM4 comme sym´etrique deM2 par rapport `aM3.
2.2 PARTIE B
1. I= Z e
1
lnx x2 dx=
·
−lnx x
¸e 1
− Z e
1
µ
−1 x2
¶ dx=
·
−lnx x
¸e 1
−
·1 x
¸e 1
= 1−2e−1
2. Sur [1, e], lnx
x2 >0, doncfn+1(x)−fn(x)>0,doncCn+1 est situ´ee au-dessus de Cn,donc l’aire cherch´ee est ´egale en unit´es d’aire `aA=
Z e 1
(fn+1(x)−fn(x))dx=I= 1−2e−1u.a
3. (a) La fonction f2 est d´erivable et positive sur [1, e], donc l’aire cherch´ee est ´egale `a A2 = Z e
1
f2(x)dx= Z e
1
1
x2+ 2lnx x2 dx=
·
−1 x
¸e 1
+ 2I= 3−5e−1 (b) De mani`ere g´en´erale, on a de mˆemeAn=
Z e 1
fn(x)dxd’o`uAn+1−An =Apour toutn>2.
On a donc d´emontr´e que la suite (An) est arithm´etique de raison A, dont la question 2) a fourni une interpr´etation g´eom´etrique.
2.3 PARTIE C
1. (a) Pourn >3, n−2
2n >0, donc en−22n >1. Commefn est croissante sur h
1, en−22n i
, on a donc fn(1)< fn³
en−22n ´
.Commefn(1) = 1,on en d´eduit le r´esultat.
(b) fn est strictement croissante sur h
1, en−22n h
, etfn(1) = 1, doncfn(x)>1 sur i
1, en−22n h , ce qui prouve que l’´equationfn(x) = 1 ne peut pas avoir de solution sur cet intervalle.
2. La fonction fn est d´erivable et strictement d´ecroissante sur h
en−22n ,+∞h
. Elle d´efinit donc une bijection de cet intervalle suri
0, fn³ en−22n ´i
.Commefn³ en−22n ´
>1,il existeαn unique solution defn(x) = 1 sur cet intervalle.
3. (a) fn¡√
n¢
= 1 n+lnn
2 ,car ln√
n= lnn
2 .Sin > e2,alors lnn
2 > lne2
2 = 1,et doncfn¡√
n¢
>1, puisque 1
n >0.
(b) Sin>8, alorsn > e2, puisquee2'7.39,doncfn¡√
n¢
>1, ce qui implique queαn >√ n, carfn est strictement d´ecroissante surh
en−22n ,+∞h
. On en d´eduit que
n→lim+∞αn = +∞