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Les annonces se paient d'avance O r g a n e d e la S o c i é t é i n t e r c a n t o n a l e d e s I n d u s t r i e s du J u r a , d e s C h a m b r e s de c o m m e r c e , d e s Bureaux d e contrôle
e t d e s Syndicats p r o f e s s i o n n e l s .
Echange de bons procédés
Le Moniteur de l'horlogerie et de la bijouterie revient, dans son dernier nu-
méro, sur la situation faite aux planteurs d'échappements français par la rupture commerciale et se félicite de ce que la Suisse n'est pas allée jusqu'au bout dans la voie des représailles, évitant ainsi à ces mêmes planteurs d'échappements, l'obligation de s'expatrier. - «•"•
Mais qu'on no croie pas que l'organe parisien voue un brin de reconnaissance à la Suisse, pour avoir fait preuve d'une modération à laquelle rien ne l'obligeait.
Au contraire; on cherche au fond du sac quelque nouveau tour, sans doute pour nous obliger et on croit avoir trouvé, qu'on lise plutôt:
. Au lieu do molester les fabricants et les ou- vriers français, la douane ferait bien mieux île s'occuper davantage des fabricants suis- ses, qui viennent en notre pays faire leurs envois, et ainsi s'éviter de payer les droits de douane.
Précisons. Avant le 1e r février 1892, un très grand nombre de fabricants suisses faisaient leurs achats de montres métal à Morteau, et revendaient ces montres un peu partout, en Allemagne, en Angleterre, etc., comme mon- tres suisses, naturellement.
Actuellement, pour faire venir ces montres de Morteau en Suisse, il faut payer, à la douane suisse, les droits d'entrée, qui sont très considérables, on le sait :
Montre métal à cylindre, 2 fr, Montre métal à ancre, 2 fr. 50.
Si la boite porte des ornements en or ou dorés :
Montre à cylindre, 6 fr.
Montre à ancre, 7 francs.
Les fabricants suisses, pour sauvegarder leurs intérêts, viennent toujours faire leurs achats à Morteau, mais ils expédient depuis cette localité ces montres à leurs clients de l'étranger, évitant ainsi de les rentrer en Suisse.
11 nous semble que ces fabricants, en agis- sant ainsi, font acte de commerce en France, et que, par suite, ils doivent être frappés d'un impôt de patente de succursale, proportionné à l'importance de leur fabrication.
Le Moniteur ferait bien, pour être complet, de rappeler que ces droits «très considérables», sont tout simplement ceux du tarif français, auquel nous avons dû les emprunter, parce que la France nous les appliquait. Mais nous ne le chi- canerons pas sur ce détail qu'il connaît aussi bien que nous, et mieux, bien cer- tainement, que la plupart des lecteurs des journaux français, auxquels on laisse volontiers croire que c'est' la Suisse qui a commencé!
Quant à la patente dont notre confrère demande qu'on frappe les fabricants suis- ses qui vont en France surveiller l'expé- dition des montres à boites en métal qu'ils y achètent, nous ne voyons pas en quoi cette petite taquinerie administrative, fa- ciliterait les transactions dont le Moni- teur constate lui-même la diminution en la déplorant, et nous n'y découvrons pas un bien superbe moyen d'aider à l'écou- lement de la montre de Morteau ; mais après tout, ce n'est pas notre affaire.
Si le gouvernement français en veut essayer — ce qui serait assez dans la note des tracasseries dont le Moniteur se faisait récemment le dénonciateur in- digné, voir notre numéro du 20 avril — qu'à cela ne tienne, ce n'est pas nous qui serons frappés.
Mais il est toujours bon d'être averti, et ceux de nos exportateurs que cela pourrait concerner, feront biet: de se rappeler que certaines facilités leur sont accordées depuis quelque temps.
Le bureau de contrôle de la Chaux- de-Fonds et la Chambre cantonale du commerce, sont d'ailleurs à leur dispo- sitions pour les leur rappeler.
Traités de commerce
publier les tableaux du commerce exté- térieur de la France pendent le premier
trimestre de l'année 1893. Ils confirment tout ce que nous avons dit souvent de la décroissance de nos échanges, et quoi que puisse alléguer le parti protection- niste, clans son art de manier les chiffres, les résultats généraux attestent l'influence néfaste que nos nouveaux tarifs exercent sur nos affaires avec l'étranger.
Les importations qui, dans le premier trimestre de 1892, atteignaient la somme de 1,423,674,000 francs se sont abaissées en 1893 à 997,067,000 francs, en réduc- tion de 430 millions. Les objets d'alimen- tation figurent, il est vrai, dans cette di- minution considérable, pour près de 250 millions, par suite de grands achats de céréales que, l'année dernière, neus avons dû faire au dehors; mais il reste encore une différence de près de 200 millions qui porte pour 90 millions environ sur les matières nécessaires à l'industrie et pour à peu près autant sur les objets fa- briqués.
Voici, du reste, comment se décompo- sent les chiffres des importations et des exportations :
Importations
1893 1892 Objets d'alimenta-
tion fr. 246,811,000 490,979,000 Matières nécessai-
612,269,000 706,086,000 137,987,000 226,659,000 res à l'industrie
Objets fabriqués .
Total . . fr. 997,067,000 1,423,674,000
F r a n c e : r é s u l t a t s d n t a r i r 1892 : l e p r e - m i e r t r i m e s t r e d e 1 8 9 3 .
On lit dans le Monde économique:
L'administration des finances vient de
Exportations 1893 Objets d'alimenta-
tion fr. 149,624,000 Matières nécessai-
res à l'industrie 209,942,000 Objets fabriqués . 431,724,000 Colis postaux . . 18,644,000
Total . . fr.
1892 182,183,000 214,277,000 381,621,000 12,872,000 809,934,000 790,953,000
. '
142 LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE
L'industrie horiogère en Angleterre
Oo annonce l'apparition prochaine d'une nouvelle montre anglaise, qui sera beaucoup moins chère que la Waltam Watch américaine et dont l'exécution ne doit pour tout Je céder en rien à celle- ci. Le fabricant de cette nouvelle montre, M. Ehrhardt, de Birmingham, espère l'écouler surtout en Amérique. Il fut un temps où l'Angleterre exportait des mon- tres et des mécanismes en grande quan- tité en Amérique, où les derniers étaient placés clans des boîtes américaines. Mais par suite de la politique libre-échangiste de l'Angleterre d'une part, et du protec- tionnisme de l'Amérique, d'autre part, il arriva que non seulement les Américains purent se passer des montres anglaises, mais que les Etats-Unis en exportèrent beaucoup des leurs eu Angleterre. De là une forte dépression, qui a duré quel- ques années, dans l'industrie horiogère anglaise, notamment à Clerkenvell, le district horloger de Londres, où les af- faires allèrent de· mal en pis. M. Ehr- hardt sera le premier en Angleterre, qui opposera une digue à l'importation amé- ricaine, ce qui ne manquera pas de ren- dre leur gagne-pain à bon nombre d'ou- vriers anglais.
Les syndicats obligatoires en France L'Horloger-bijoutier français, parais- sant à Paris, publie une lettre d'un membre de la Chambre syndicale des fabricants d'horlogerie de Paris, dont nous reproduisons la partie qui a trait aux syndicats obligatoires.
ι Quelle que soit la valeur des membres qui composent nos syndicats et quels que soient les services rendus par ces institutions, beaucoup d'esprits judicieux pensent qu'ils ne représentent trop souvent qu'une faible partie des intelligences et des intérêts de nos corpo- rations. Aussi la question des syndicats obliga- toires est-elle, dans certaines sphères, très atter tivement étudiée. Quant à nous, il ne nous semble pas qu'il y ait actuellement urgence à porter ,nos efforts de ce côté, nous pensons qu'il est préférable, plus rationnel et partant plus pratique, d'étudier les améliorations dont sont susceptibles ces seules manifestations officielles de nos corps d'état, manifestations qui, somme toute, rendent journellement d'im- menses services. »
Quelques questions
Un journal français d'économie poli- tique et sociale, l'Emancipation, a l'ha- bitude de poser, au commencement de chaque année, un certain nombre de questions à ses correspondants.
Nous nousproposonsdereproduire quel- ques-unes des réponses données, et nous commencerons par celles qui se rappor- tent à la question suivante, fort intéres- sante en elle-même.
La Réforme morale doit-elle précéder ou suivre la Réforme sociale ?
La réforme sociale ne peut être complète que si elle est accompagnée et précédée de la ré- forme morale. L a question sociale est avant
tout une question de culture morale et intel- lectuelle; elle ne pourra recevoir une solution heureuse que si l'intelligence des masses et des individus est habituée à une perception plus nette, à une compréhension plus appro- fondie des g r a n d s principes de l'économie so- ciale du commerce et de toutes les branches de la coopération prise dans son ensemble.
Certes, le but de l'activité coopérative n'est pas seulement matériel ; il est encore et avant tout un perfectionnement moral de l'individu.
Depuis l'origine de ce mouvement, qui a vu naître les premiers efforts des Equitables Pion- niers de Rochdale, l'organisation du crédit p o - pulaire par la voie des banques Schulze De- litzsch, l'agitation des associations de métiers (Trade- Unions), il est impossible de reconnaî- tre l'influence exercée par l'activité coopéra- tive, non seulement sur le bien-être matériel, mais encore sur l'état d'âme des individus et des groupes associés. Cette réforme morale nous l'appelons de tous nos vœux, mais elle n'est pas seulement un but lointain, elle est encore en partie réalisée par la coopération.
Bit c'est pourquoi elle est le meilleur et le plus puissant instrument de la réforme so:
ciale, et seule elle est en étal, par le moyen d'une juste participation aux bénéfices, d'as- surer un^ plus équitable répartition des ri- chesses. Non certes que je veuille dire par là qu'elle puisse arriver à supprimer l'inégalité des conditions et des fortunes! Aussi long- temps que l'humanité s'agitera avec d'inéga- les forces et d'inégales capacités, aussi long- temps le monde verra des salaires et des for- tunes différentes.
L'égale rémunération dos efforts du travail humain contiendrait dans son sein la plus criante des injustices, aussi longtemps que la puissance, l'intensité et la nature de ce travail seront soumises à d'inévitables disparités. Et comme c'est la nature elle-même qui les crée et que nous ne pouvons y remédier, je combats résolument le régime collectiviste avec toutes ses conséquences. J'estime que son avènement serait le signal d'un resserrement de l'activité individuelle et un obstacle au développement de la civilisation et du progrès pour l'huma- nité toute entière.
Elever le niveau intellectuel de toutes les classes, les habituer à une vue plus juste de ce que réclame le bien général, permettre à l'individu de se développer dans toute sa li- berté, a s s u r e r à ses efforts une r é m u n é r a - tion plus équitable et mieux proportionnée que dans notre état social actuel ; par dessus tout rapprocher dans le sentiment de la com- mune solidarité toutes les classes, telle est la réforme sociale que je crois possible. La for- mation d'institutions coopératives dans tous les domaines de l'activité humaine, et ou se trouveront justement réunies toutes les forces aujourd'hui divisées, est pour moi le moyen d'arriver à cette réforme.
Hœnschke.
...Vous trouverez ci-contre un mot, — un seul mot, — sur une de vos questions. Jc suis toujours surpris que les philosophes ou les politiciens qui parlent tant de réformes so- ciales et de réformes morales, oublient la grande réforme scientifique. Elle changera l'homme, en changeant le monde.
Tout à vous.
Jules Simon.
Je ne puis pas discuter sur la réforme so- ciale et la réforme morale, parce que je n'y crois pas. Je crois bien qu'on a fait et qu'on fera de bonnes réformes, même dans la m o - r a l e ; mais on les fait lentement, très lente- ment : l'homme change d'habits, et non de n a - ture. Les réformes sociales se multiplient de- puis l a Révolution française. Cela ne veut pas dire qu'elles abondent. Il s'en est produit j u s - qu'à trois, en France, depuis 1789 ; mais r e - marquez qu'en général, après avoir avancé on recule, de sorte que nos trois révolutions
sociales, si on se borne à tenir compte de leurs résultats définitifs, pourraient bien être qu'une seule et unique révolution.
Les réformes morales sont encore plus r a - res. Nous n'en sommes pas surpris, nous, spi- ritualistes, qui croyons à l'immutabilité du principe. L'humanité en est presque restée à la morale chrétienne. A l'exception de l'hu- milité, qui a disparu, notre morale actuelle est la morale chrétienne. Quand un ministre a s - sez peu catholique a voulu définir la bonne morale, il l'a appelée la morale de nos pères.
La morale de nos pères, c'est la morale de Jésus-Christ. L'humanité se démène énormé- ment; mais elle ne remue pas beaucoup. C'est dans le monde physique qu'est le progrès.
Celui-là est transformé. Le monde moral demeure.
Jules Simon.
(A suivre)
Brevets d'invention
Horlogerie et Bijouterie
L I S T E D E S B R E V E T S E N R E G I S T R É S E n r e g i s t r e m e n t s
CI. 53, n° 6058. 15 m a r s 1893, 6 h. p. — Pièce à musique à cylindres interchangeables. — Junod, Paid, 14, Rue de la Conversion, Ste- Croix (Suisse). Mandataire: Imer-Schneider, E., Genève.
Cl. 64, n° 6063. 22 février 1893. 5'/, h. p. — Nouveau ressort-bride à crochets. — Perret,
Ulysse, fabrique de ressorts, Renan (Berne, Suisse). Mandataires : Hanslin & C'0, Berne.
Cl. 64, n° 6066. 22 janvier 1893, 2'/4 h. p._ — Nouveau système d'encliquetage pour mon- tres. — Société d'horlogerie de Langendorf, L a n - gendorf près Soleure (Suisse). Mandataire : Furrer, Gottfried, Bienne.
Cl. 64, n° 6076. lô décembre 1892, 6 h. p. — Mécanisme perfectionné de répétition à quarts. — Reber, Bernard, 306, Rue du Col- lège, Locle (Suisse). Mandataire : Imer- Schncider, E., Genève.
Cl. 64, n° 6083. 19 décembre 1892, 5 h. p. — Montre grande seconde à échappement in- terchangeable. — Perret-Gentil, Alcide, 5jRue de la Loge, Chaux-de-Fonds (Suisse). M a n - dataire : Hanslin & C'e, Berne.
Cl. 64, nu 6099. 4 janvier 1893, 6'/4 h. p. — Montre à répétition à quarts, perfectionnée.—
JUathey-Tmot, JS., fabricant d'horlogerie;
Ponts-Martel (Neuchàtel, Suisse). Manda- taire Imer-Schneider, E., Genève.
Cl. 64, n° 6129, 18 janvier 1893, 2a/4 h. p. — Nouveau mécanisme de mise à l'heure. — Couchoud, Adam, fabricant de secrets, Ma- dretsch (Suisse).
Cl. 64, n" 6135. 26 janvier 1893, 6'/4 h. p. — Perfectionnement apporté à la construction des boites de montre. — Carnal, Paul-K, monteur de boites or, Clianx-de-FondsiSuisse.
Mandataire : Imer-Schneider, E., Genève.
Cl. 64, n" 6136. 27 janvier 1893, 6'/4 h. p. — Montre perfectionnée. — Société industrielle de Moutier, Moutier-Grandval (Suisse). Manda- taire : Imer-Schneider, E., Genève.
Cl. 53, Brevet additionnel, n" 4157/133. 2 m a r s 1893, 6 h. p. — Cylindre de pièce à musique avec tube goupillé interchangeable. — Junod, Alfred, Ste-Croix (Suisse). M a n d a t a i r e : Imer-Schneider, E., Genève.
m o d i f i c a t i o n s
Cl. 64, n° 3251. 18 m a r s 1891, 6</4 h. p. —' Mé- canisme de quantièmes pour montres. — Kocher, Rehold, Chaux-de-Fonds (Suisse).
Mandataire : Imer-Schneider, E., Genève.
Cession du 5 avril 1893, en faveur de Gindrat- Delachaux, Chaux-de-Fonds (Suisse); enre- gistrement du 7 avril 1893.
Cl. 64, n° 5376. 27 juillet 1892, 6 h. p. — Montre perfectionnée. — Sandos, Henri, Tavannes
LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE 143
(Suisse). Mandataire : Imer-Schneider, E., Genève. Cession d'une partie de ses droits, du 27 février 1893, suivant déclaration nota- riée, en faveur de Morlet, Ch., Genève (Suisse); enregistrement du 7 avril 1893.
R a d i a t i o n s
C l . 64, n° 2948. Mouvement de montre ovale.
L I S T E D E S DESSINS E T M O D È L E S E n r e g i s t r e m e n t s
Λ10 554. 26 m a r s 1893, 1OV4 h. a. — Ouvert. — 4 modèles. — Calibres de montres. — Merkél- bach, Adolfe, Bienne (Suisse). Mandataire : Furrer, Gottfried, Bienne.
N0 557. 4 avril 1893, 8 h. a. — Ouvert. — 1 m o - dèle. — Calibre de montre. — Tschantré φ Pierrehumbert, F, Bienne (Suisse). Manda
taire : Furrer, Gottfried, Bienne.
R a d i a t i o n s
N0 176. 4 février 1891, 2 h. p. — 4 modèles. — Calibres de remontoir. — Société d'horlogerie à Rosières (Suisse). Mandataires : Hanslin &
O , Berne; éteint le 4 février 1893.
Les rapports consulaires anglais
Dans les rapports des consuls anglais, on trouve quelques notes concernant la F r a n c e :
Ainsi, M. Bonliam, de Calais, estime que l e système protecteur, récemment inauguré en France, et qui pèse si lourdement sur ce pays, lui est plus préjudiciable que la guerre de 1870. « Les producteurs dit-il, commencent m ê m e à s'apercevoir que le nouveau régime économique ne leur procurera aucun bénéfice;
les objets nécessaires à la vie et à la produc- tion renchérissent peu à peu, et ni les salaires des ouvriers, ni les produits manufacturés, ne
suivent le mouvement. E x a m i n a n t spéciale-^
ment les affaires des toiles relatives au m a r - ché, il constate que, malgré les droits prohibi- tifs, le commerce baisse. Dans cette branche d'industrie, les salaires se sont en partie éle- vés, en môme temps que les heures de travail ont diminué. Après de mauvaises récoltes, le prix du lin a monté, sans que les producteurs aient modifié les pratiques de classement et de nettoyages inférieurs, introduites au cours des années de bas prix. Les fabricants sont obligés de se borner au marché français, qui leur est garanti par la protection, mais ils perdent l'exportation. Ils ne peuvent plus lut- ter avantageusement contre les tisserands de Notingham pour les produits à bon marché et pour les mérinos. Le commerce de dentelles même, diminue ; seulement, dans la fabrication de dentelles fines de soie, le finish (fini) des Français ne peut être surpassé, et leur garde le marché des Etats-Unis. De même, M. Pun- cefote, de Nantes, n a r r e le ralentissement du commerce de la ville à la suite du tarif Mélinc.
P a r l a n t du commerce grec de raisains secs, M. \Vood do P a t r a s , signale la diminution de l'exportation en France, et comment des éta- blissements français ont été obligés de fer- mer. On espère que les modifications projetées, dans la loi française sur l'impôt des boissons, amèneront une amélioration, à cet égard.
Nouvelles diverses
Un m i n i s t r e s o c i a l i s t e . — M. Terrier, ministre du commerce français, présidant il y a quelques jours un banquet à Dreux, dont il est député, a prononcé un discours, dans lequel il a dit que le cabinet est convaincu de la néces- sité d'une réforme sociale complète permettant de chasser la misère, de rapprocher les salaires
et d'assurer a u x travailleurs une pension pour la vieillesse.
E s t - i l p e r m i s d e c l o u e r d e s p e r s o n n e s a n p i l o r i d a n s d e s j o u r n a u x p u b l i c s ? — L a cour d'appel et de cassation bernoise vient de répondre dans un sens affirmatif à cette question, sous la réserve cependant que le vrai motif pour lequel cette personne est signa- lée soit indiqué et que la preuve de l'accusa- tion puisse être établie. Il s'agissait du syndi- cat des émailleurs de Bienne qui avait frappé d'interdiction l'atelier de Madame Lienhard, parce que cette dernière obligeait les ouvriers à prendre pension chez elle et cherchait à faire une baisse sur les salaires. D a n s le si- gnalement le premier motif n'était pas indi- qué et le second ne put être prouvé, Il en r é - sulta que le syndicat des émailleurs de Bienne fut condamné. •*
Qu'on prenne donc bien garde à ceci: un comité de société a le droit de signaler, mais sous la condition seulement que les motifs pour lesquels le signalement se fait soient indiqués exactement, soient fondés et répon- dent à un intérêt général des ouvriers.
La Solidarité.
Procédés industriels
D u r c i s s e m e n t d u p l â t r e a m o u l e r . — Les moules, modèles, etc., en plâtre ont le grand défaut d'être fragiles. Voici un moyen de leur donner de la résistance. Au lieu d'em- ployer le plâtre seul, prenez 6 parties de plâ- tre et 1 partie de chaux grosse éteinte, réduite en pourdre très fine et bien tamisée. Employez comme le plâtre ordinaire. Une fois les objets secs, trempez-les dans une solution de sulfate de zinc. Les pièces de plâtre préparées de cette façon deviendront très dures et incas- sables.
P o u r t r a v a i l l e r d a n s u n c o m p t o i r d ' h o r l o g e r i e d e C h a u x - d e - F o n d s , 2098-3
O n d e m a n d e p o u r d e s u i t e , u n r é g l e u r p o u r p i è c e s d e p r é c i s i o n , c o n - n a i s s a n t à f o n d le r é g l a g e a u x t e m p é r a t u r e s .
S ' a d r e s s e r p a r é c r i t c a s e 162, C h a u x - d e - F o n d s .
Diamantine nouvelle
p o u d r e t r è s r e c o m m a n d é e p o u r p o l i s s a g e s p r o m p t s e t s o i g n é s d ' a c i e r s e t m é -
t a u x . 2099-3
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Le tirage est fixé au 8 mai pro- chain et a u r a lieu sous la surveil- lance de M. le préfet du Loclc. A u - c u n lot ne sera délivré avant le
10 mai 1893. 2100-3 L a Société disposera des lots
qui n'auraient pas été réclamés un an après Io tirage. ·
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La Chaux-de-Fonds, mars 1893.
2066-3 J. WYSS, filS.
Agences internationales de Renseignements commerciaux BUREAUX D'AFFAIRES
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« L e mouvement est fixé dans un cercle fileté à l'extérieur (fig.2) qui l'entoure s u r toute s a hauteur, et qui une fois vissé dans la boite, vient s'appuyer au fond de celle-ci, constituant ainsi un garde-pous- sière dont l'efficacité va môme jusqu'à la plus complète imperméa- bilité.
«Il ressort de l'innovation de M. F . Borgel un avantage qu il est bon de constater, c'est la solidité acquise p a r une boite légère duo au fait que le cercle appuie au fond de la boite, tendant ainsi et le fond et la carrure. Ce fait, joint à la simplicité de la construction de l a boite et à la suppression de l a cuvette, justifie l a mention d'écono-
mique dont nous avons qualifié cette nouvelle boite. 1789-10 L'emboîtage du mouvement dans ce cercle est fait de manière que
lorsque le vissage est opéré à fond, le midi se trouve à sa place vis- à-vis du pendant. Un petit ressort d'arrêt en assure du reste la stabi- lité.»
NB. Les mouvements étant fermés hermétiquement, il en résultera une économie de nettoyage pour le particulier. — Il est également fa- cile de sortir son mouvement pour en retoucher le réglage, et pour l'acheteur en reconnaître la qualité; une application très heureuse a été jointe pour les personnes qui désirent supprimer la vis au pendant.
Il suffit de tirer l a couronne disposée à ressort pour en dégager l a tige du mouvement, qui maintenue ainsi au dehors par un retien à l'in- térieur du pendant, permet de dévisser et de remettre le mouvement avec facilité. La couronne ne peut s'échapper de son pendant.
L'économie de matière est en moyenne de 30 à 40 pour cent.
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