• Aucun résultat trouvé

Fabriques de montres et fabricants de spiraux

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Fabriques de montres et fabricants de spiraux "

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

PA M. Jules Gfeller Berne

Les consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal

Sixième année. — N0 9

P r i x du numéro IO centimes

Jeudi 28 Janvier 1892

B u r e a u x : R u e Neuve, 19

ABONNEMENTS

Un au : Six mois :

Suisse . . . 6 fr. 3 fr.

Union postale . t î » 6 »

On s'abonne à tous les bureaux de poste

ANNONCES

Provenant de la Suisse . . 20 et. la ligne D de l'étranger. . 25 »

Minimum d'une annonce 50 centimes P a r a i s s a n t l e m e r c r e d i e t l e samedi,' à Bienne L e s aimonces se paient d'avance

ie de 1» S o c i é t é I n t e r e a n t o n a l e d e s i n d u s t r i e » d u J u r a , d e s C h a m b r é e d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e · S y n d i c a t · i n d u s t r i e l s .

Fabriques de montres et fabricants de spiraux

Nous apprenons de source autorisée

3 ue, sous la date du 23 courant, le Syn- icat des fabriques de montres et le Syn- dicat des fabricants de spiraux ont signé un traité. • •....-

f

...-·

D'après l'une des clauses de ce traité, les établissements qui font partie du Syn- dicat des fabriques de montres se fourni- ront exclusivement des spiraux néces- saires à leur fabrication chez les membres du Syndicat des fabricants de spiraux, savoir :

Baehni et Cie, à Genève;

G. Sandoz, à Genève;

Ch. Dufaux, à Genève;

F. Guye et Cie, à Genève;

Jean Montandon-Lulz, à Genève.

MM.

A u 1

e r

F é v r i e r

Nous sommes à la veille du 1er février et les Chambres fédérales vont être appe- lées à se prononcer sur l'usage que le Conseil fédéral entend faire des compé- tences que lui donne l'article 34 de la loi fédérale des péages.

Deux courants d'opinion très distincts se sont manifestés en Suisse; l'un qui a pris naissance dans la Suisse orientale et qui voudrait nous entraîner immédiate- ment dans une guerre de tarifs avec la France, par l'application à ce pays de no- tre tarif général à partir du 1er février.

L'autre, moins protectionniste, en vertu duquel, tout en protestant contre le tarif minimum français, on se résigne à le subir momentanément, dans l'espoir pro- chain d'un retour à un traitement plus équitable de la part de Ia France.

La Zuricher Post du 21 janvier con-

sacre son article de fond à l'étude des effets qu'aura, sur les relations commer- ciales entre la Suisse Ql la France, l'en- trée en vigueur dutarif.de ce pays et con- clut énergiquement eni faveur.de l'appli- cation de notre tarif gfnéral à la France.

Le message du Conseil fédéral indique les motifs: pour, lesquéfs H ne peut entrer dans cette voie et envisage que le bon résultat final des négociations en cours comporte l'acceptation momentanée du tarif minimum français et l'application, à la France, du régime que nous avons concédé à l'Allemagne et à l'Autriche- Hongrie. Nous donnons ci-après des ré- sumés de ces deux documents :

Article de la "Zuricher Post,,

c Pour nous rendre compte de la portée d'une rupture commerciale avec la France, parcourons les chiffres de la stalistiq ue du com- merce suisse. Le commerce général extérieur de la Suisse s'élève en 1889 à 1,665 millions de francs ; la France y figure pour 405 mil- lions, c'est-à-dire pour près d'un quart. La France est, dans l'ordre de l'importance des échanges, le second des pays avec lesquels nous trafiquons ; elle ne reste que de quel- ques millions au-dessous de l'Allemagne.

Nous importons de France pour 262 millions de marchandises (27,40 % de notre importa- tion totale); nous y exportons pour 142 mil- lions (20,11 % de notre exportation totale).

La France est donc moins, relativement par- lant, le marché où nous écoulons les produits suisses que celui où nous nous approvision- nons d'importants articles de consommation.

Cependant, considéré en soi, le montant de notre exportation est si considérable que le courant ne pourrait en être interrompu sans que toute notre situation économique fût pro- fondément ébranlée.

« La France achète principalement en Suisse sept catégories d'articles dont l'expor- tation est considérable : 1° les soies (42 mil- lions 950,000 fr.); 2° les denrées alimentaires (23,304,805 fr.); 3° les cotonnades (18 mil- lions 006,779 fr.); 4° les montres (7 millions 277,062 fr.); 5° les animaux et les matières animales (6,305,000 fr.); 6° les machines et

véhicules'(3,750,0=4 fr.); 7° les articles en bois (3,724,649 fr.). Viennent ensuite, avec un chiffre d'exportation inférieur à trois mil-;

lions, mais supérieur à un million, les confec- tions et articles de mode, les lainages, les couleurs, le papier, les tresses de paille, la vannerie, etc.

« Les articles les plus importants du groupe des soieries sont les tissus de soie pure. Jusqu'ici, ils entraient librement en France. D'après le nouveau tarif minimum, ils paient un droit de 400 fr. et, d'après le tarif maximum, de 600 fr. par 100 kilos. Nos fromages, dont la France est le marché prin- cipal, payaient 4 fr. au tarif conventionnel actuel; le tarif minimum les taxe à 15 fr. et le tarif maximum à 25 fr. Le droit sur la viande fraîche était de 3 fr., le nouveau droit du tarif maximum ((.as de droit minimum) est de 25 fr. Nos exportateurs envoient cha- que année pour quatre millions de francs de viande fraîche à Paris.

« Ge droit frappera lourdement nos entre- prises de transport. Les envois journaliers de viande de Vienne à Paris (58,491 quintaux par an) et les grands transports de moutons en automne (61,873 têtes) disparaîtront d'un seul coup.

« Les tissus de coton écrus voient le droit qui les grevait plus que doublé. Ils payaient 60 fr. et paieront 131 fr. au tarif minimum, 170 au tarif maximum. Pour certaines brode- ries à la machine, les chiffres sont 450 fr.

(tarif conventionnel actuel), 500 fr. (tarif mi- nimum) et 650 fr. (tarif maximum), mais d'importantes spécialités sont beaucoup plus fortement taxées. Les montres à boites d'ar- gent, qui payaient 1 fr. la pièce, paieront 1 fr. 75 et 3 fr. Le trafic du bétail vivant de- vient impossible. Auparavant, un bœuf payait 38 fr., une vache 20 fr., un taureau 12 fr., les jeunes bœufs, taureaux et génisses 8 fr. par tête, sans distinction de poids. Le nouveau tarit général frappe tout le gros bétail sans distinction d'un droit de 10 fr. les 100 kilos, poids vivant. Un bœuf gras de huit quintaux métriques paiera donc 80 fr., une vache de six quintaux 60 fr. Qu'en diront nos paysans, qui exportaient chaque année en France pour deux millions de bétail de vente?

« Le droit est porté, sur les métiers à tis- ser, de 5 fr. à 8 et 12 fr.; sur les couleurs, spécialement sur le bleu de Prusse, de 12 fr. 50 à 25 et 30 fr.; sur le papier, de 8 à 12 et 15 fr.; les planches sciées, jusqu'ici

(2)

;'ÏS;Ç:\vjr-7>:?ï^^ '.?·• 'v ν«-ί;'ί; f;y/,.· ^ψ>"/"::\'Χ. ys;-

3 i LA FÉDÉRATION HORLOGÈRE SUISSE

exemptées, sont taxées à 1 fr. 75 et 2 fr. 50 pour cent kilos.

« En somme, nous pouvons dire que les droits conventionnels sur les articles suisses sont en moyenne doublés au tarif minimum et triplés au tarif maximum. »

La Zuricher Post s'exprime en termes sé- vères et même violents au sujet de l'œuvre douanière des Chambres françaises. .

« C'est, dit-elle, une pitié qu'il puisse se trouver un Parlement pour voter de sembla- bles tarifs. Un Parlement dans lequel subsis- terait seulement une étincelle de ce qu'on appelle tact politique, amour de la patrie, sentiment de la prospérité nationale et jus- tice sociale se serait détourné avec dégoût de ce produit le plus extrême et lepluséhonté.»

Les conclusions pratiques de l'article que nous venons de résumer sont les suivantes :

« Le tarif minimum ruine notre exportation en France; c'est certain et nous ne pouvons l'accepter à aucun prix. La France, qui nous exclut brutalement de son marché, nous de- mande en retour le traitement de la nation la plus favorisée. Le lui accorder serait nous humilier et sacri'ier les intérêts nationaux les plus essentiels. Nous ne pouvons prendre cette responsabilité. Il n'y a qu'une réponse à faire : nous devons résister avec énergie et décision en appliquant à la France le tarif général suisse. J>

Message du Conseil fédéral

Le message aux Chambres relatif aux rela- tions commerciales avec la France vient d'être distribué.

Il constate en premier lieu que de graves modifications dans les rapports avec la France vont se produire dès le 1e r février par suite, soit de l'énorme relèvement des tarifs doua- niers votés par ce pays, soit par la cessation des traités de commerce.

A vrai dire, l'article 34 de la loi fédérale des péages donne au Conseil fédéral d'amples compétences qui l'autorisent dans les cir- constances extraordinaires à prendre des me- sures exceptionnelles, mais ces mesures ne peuvent être maintenues qu'autant que l'as- semblée fédérale les approuve. L'assemblée fédérale étant réunie en ce moment, le Con- seil fédéral croit devoir se mettre directe- ment en rapport avec elle pour lui indiquer l'usage qu'il compte faire de ses compétences.

Le Conseil fédéral résume ensuite les faits qui se sont produits : les réclamations de l'industrie et du commerce français à propos de la situation inégale créée par le traité de Francfort ; l'enquête du gouvernement fran- çais ; le préavis des Chambres de commerce;

la décision prise par le gouvernement fran- çais d'établir les tarifs maximum et minimum et de mettre en vigueur dès le 1e r février la dénonciation du traité de commerce. Le mes- sage contient les notes échangées à ce pro- pos et la réponse du Conseil fédéral; la note du 8 janvier, adressée à M. Arago, constate que la nouvelle législation douanière froisse gravement les intérêts suisses et réserve la liberté d'action du Conseil fédéral vis-à-vis de la France.

Le message, dit que le Conseil fédéral con- sidère également comme dénoncées les con- ventions relatives à la .propriété littéraire, artistique et industrielle.

Il constate aussi que beaucoup de voix se sont élevées en Suisse demandant l'applica- tion immédiate du tarif général suisse contre le tarif minimum qui constitue une véritable agression économique contre la Suisse.

Le Conseil fédéral termine en disant :

« Dans les pourparlers qui ont eu lieu ces

jours derniers, le gouvernement français a fait entrevoir la possibilité que le Parlement apporte des atténuations au tarif minimum pour des articles qui intéressent particulière- ment la Suisse.

Un examen contradictoire auquel les deux gouvernements pourront se livrer après le 1e r février déterminerait les points sur les- quels les réductions sont demandées; il ne s'agirait donc pas d'un traité à conclure, mais d'une décision que la France prendrait par voie autonome pour nous donner satisfac- tion si possible.

Nous n'avons pu nous empêcher de voir dans ces ouvertures du gouvernement fran- çais une preuve du désir qui l'anime d'éviter une rupture commerciale complète. Il est permis d'espérer que la France tiendra à ré- parer le tort gratuit qu'elle nous a causé.

Après avoir mûrement pesé le pour et le contre, nous n'avons pas pu nous convaincre que le meilleur moyen d'obtenir ce résultat serait de suivre la marche conseillée par les pétitions qui demandent qu'on applique le tarif général dès le 1er février.

Les pourparlers que nous venons de men- tionner ne sont pas clos, ce serait les rendre certainement encore plus difficiles sinon im- possibles, que de nous livrer immédiatement à des mesures de représailles. Mt is nous nous réservons, cela va sans dire, la faculté de prendre à chaque instant une autre atti- tude, s'il y a lieu, en faisant usage de nos compétences et pleins pouvoirs que nous vous demandons par le projet d'arrêté ci- après.

Dans votre prochaine session ordinaire ou en cas de besoin dans une session extraordi- naire, nous vous rendrons compte de l'usage qui aura été fait eJ vous pourrez alors pren- dre les nouvelles décisions que la situation comportera. »

Le message dit aussi qu'il est à prévoir que la Belgique ne commencera pas une guerre de tarifs avec la France; elle subira le tarif minimum et traitera les marchandises françaises sur le pied de la nation la plus fa- vorisée, mais probablement sans prendre d'engagement pour une durée déterminée.

Dans la note du 15 janvier 1892, le Conseil fédéral déclare aussi également ce qui suit :

« H ne nous serait pas possible, même si l'opinion publique n'était pas très excitée autre part à cause des nouveaux tarifs doua- niers, de consentir à proroger dans les mêmes conditions la convention concernant la pro- tection des œuvres littéraires et artistiques.

Cette convention accorde, dans l'article 20, aux auteurs dramatiques et compositeurs français des avantages qui excèdent de beau- coup les droits garantis aux auteurs suisses dans la loi nationale. »

T r a i t é s de commerce

Le Conseil fédéral a arrêté les termes du message à l'Assemblée fédérale relativement à la prorogation du traité avec l'Espagne.

— Le Conseil fédéral a fait à l'Assemblée fédérale, pour le cas où le nouveau traité de commerce avec l'Italie viendrait à.être signé avant la prochaine session, la proposition que le Conseil fédéral soit autorisé à le mettr-e provisoirement en vigueur sous réserve de réciprocité. Les commissions des deux Con- seils ont accepté ladite proposition.

— Les commissions des deux Chambres relatives aux relations commerciales avec la France se sont réunies "ensemble, le 26 jan- vier, à quatre heures. La séance a duré jus- qu'à six heures et demie. M. Droz a fait un

exposé long et détaillé concluant à ratifier des pleins pouvoirs au Conseil fédéral. Il n'y a pas eu de discussion. Une nouvelle séance a eu lieu le lendemain.

Libre-échange

Eo présence de la situation ciéêe par la dénonciation des traités de commerce et de la recrudescence des tendances protection- nistes, l'idée de la création d'une alliance libre-échangiste internationale devait natu- rellement s'offrir à bien des esprits. Un né- gociant de Genève, M. A. Jaquerod, nous écrit ce qui suit :

« Dans chaque pays il y a des libre-échan- gistes, et les difficultés de toute nature qui entravent la conclusioa des traités de com- merce ne peuvent qu'en augmenter le nom- bre ; il suffirait qu'ils s'entendissent en for- mant une ligue du libre-échange ayant, tout aussi bien que la ligue de la paix, un but à remplir, qui serait celui de ramener les bons rapports commerciaux et autres. Il y aura sans doute des difficultés à surmonter, mais le résultat vaut la lutte. Je crois que ce n'est qu'en propageant l'idée et lui donnant de Ia publicité (et celle de votre estimable journal est bien qualifiée pour cela) qu'elle pourra sérieusement prendre corps. »

L'idée n'est pas nouvelle. Elle a été émise en particulier, il y a quelques années, à titre de mesure préparatoire de propagande, dans la brochure de M. Bovet-Bolens, intitulée : la fin de la crise. Mais les circonstances lui donnent un regain d'actualité.

République argentine; situation faite à l'émigration européenne Nous nous sommes déjà étendus à plu- sieurs reprises sur les fallacieuses promesses faites par le gouvernement argentin aux émigrants européens, et sur la déception qu'avaient éprouvée, dès leur arrivée, Ia plupart de ceux qui étaient partis sur la foi de ces promesses. Nous ne pouvons que nous répéter une fois de plus, et engager nos com- patriotes à ne pas entreprendre, à moins d'avoir en poche un contrat de travail en bonne forme, un voyage qu'ils seraient peut- être, avant peu, forcés de refaire en sens contraire.

Un rapport très détaillé et des plus intéres- sants de M. Gastrelle, vice-consul anglais à Buenos-Ayres et chargé en cette ville de la surveillance et de la réglementation de l'im- migration anglaise, rappelle que si l'immi- gration européenne dans la République ar- gentine a été si considérable, principalement depuis 1888 (571,000 immigrants depuis 1888 jusqu'en août 1891), la raison doit en être cherchée d'abord dans l'active propagande des consuls argentins, transformés presque partout en agents d'immigration, puis dans les subsides énormes accordés depuis 1888 aux immigrants européens (plus de 25 mil- lions de francs). Mais il ne faut pas oublier qu'à côté de cette immigration, et en sens inverse, s'est produite une immigration qui, dans les deux dernières années, n'a pas été moindre de 82,000 et 72,000 ; ce dernier chiffre est, il faut le remarquer, supérieur de 27,000 à celui de l'immigration.

Tous les gouvernements européens, ou à peu près, ont essayé d'arrêter le départ de leurs citoyens pour la République argentine,

i

(3)

LA FEDERATION HORLOGERE SUlSSK

35

>la France a dû demander aux Cham- bres de voler une somme de \ million pour le rapatriement de ses nationaux sans res- sources; les Italiens eux-mêmes, qui sont, sur une population totale de 4 millions, au nombre de 1 million à peu près, retrouvant ainsi presque leur patrie au-delà des mers, et qui, grâce à leur amour du travail et à leur esprit d'économie, sont dans une situa- tion bien préférable aux autres travailleurs européens, ont quitté la République argen- tine au nombre de 46,522 pendant les sept premiers mois de 1891, par suite des crises nées des difficultés politiques, financières et industrielles.

Voici le résumé du rapport de M. Gas- trelle : « L'immigration, si importante il y a

•quelques années, a subi une forte diminu- tion, et l'émigration a été si considérable que, dans les huit premiers mois de 1891, elle a dépassé l'immigration de plus de 28,000 personnes... Un grand nombre d'An-

glais n'ont été amenés à se rendre dans la République argentine que par l'appât des sa- laires qu'ils croyaient très élevés et qui l'ont été fort peu parce qu'ils sont exprimés en dollars, lesquels perdent énormément au change. L'état peu satisfaisant des finances du pays a amené une crise et un arrêt dans toutes les entreprises publiques et privées...

Des milliers de personnes ont été privées d'emploi. La main-d'œuvre disponible est bien supérieure à la demande de travail. Les salaires, une fois convertis en or, sont très bas. La vie, pour ce qui est des subsistances, est bon marché ; mais les logements, les vê- tements et les outils sont hors de prix.

« Emigrer dans la République argentine est une folie pour qui n'a pas, avant son d é ' part, contracté un engagement ferme et spé- cifié le paiement en or. Les seuls immigrants

qui aient des chances de succès à l'heure ac- tuelle sont les agriculteurs et les fermiers munis d'un petit capital.

NOUVELLES DIVERSES

A la Chambre belge, discussion du traité avec l'Allemagne. M. Bernsert dit qu'on re- proche au gouvernement de ne pas avoir élevé les tarifs, mais la Belgique n'aurait pas obtenu davantage, l'exemple de la Suisse le prouve. La Suisse, en employant le' tarif de combat, n'a pas obtenu plus que la Bel- gique.

M. Bernsert espère que l'agitation soulevée contre le projet se calmera complètement quand les résultats des nouveaux traités se- ront connus. La France a forcé la Belgique à se tourner vers d'autres pays. M. Bernaert expose la situation des rapports commerciaux avec la France, l'Espagne, le Portugal, l'Ita- lie, l'Autriche. Il ajoute que les échanges avec l'Allemagne augmentent journellement.

N o u v e a u t a r i f d e s d o u a n e s d e F r a n c e . — Les intéressés sont informés qu'ils peuvent se procurer auprès de l'admi- nistration de la Feuille officielle suisse du commerce, à Berne, le nouveau tarif général des douanes de France. Ce tarif est mis en vente sous forme de brochure, à raison de 80 centimes l'exemplaire. (Les timbres-poste ne peuvent être acceptés.)

P a t e n t e s d e s v o y a g e u r s d e c o m - m e r c e e n F i n l a n d e . . — Un décret impé- rial russe du 21 décembre dernier contient,

pour les années 1892, 1893 et 1894, les dis- positions suivantes, relatives à la patente de commerce à payer par les étrangers dans le grand-duché de Finlande :

« Tout étranger séjournant plus de trois jours dans le pays, et offrant en vente pour son propre compte ou pour celui d'autrui des marchandises d'autres pays ou prenant des commandes de ces marchandises, à l'excep- tion des produits agricoles ou de produits de l'industrie domestique amenés par lui, paiera, pour Ie temps de son séjour dans le pays au- delà des trois jours mentionnés un droit de 120 francs par mois. Sont toutefois exemptés du paiement de ce droit les ressortissants de pays avec lesquels il a été conclu des traités de commerce assurant aux sujets finlandais les mêmes droits qu'aux nationaux, ainsi que les étrangers qui ont obtenu l'autorisation de se livrer en Finlande au commerce et à l'in- dustrie. Le présent décret n'est pas applica- ble non plus aux sujets russes. »

S a i n t - Q a l l . — Une grande assemblée de brodeurs de la Suisse orientale, à Altstetten, a voté à l'unanimité le maintien du syndicat, que les assistants se sont engagés à appuyer de toutes leurs forces, mais en supprimant le tarif minimum et en laissant toute liberté quant aux heures de travail.

Kiiste d e s m a r c h a n d e h o r l o g e r s ac- tuellement à la ChauX'de-Fonds à l'hôtel de

la Fleur- de - Lis ; Liste dressée mardi 26 janvier i892, à 5 heures du soir: MM.

Botton, Salonique, rue du Marché, 1.

Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN.

FABRIQUE DE BALANCIERS COMPENSES

e t f a ç o n c o m p e n s é s e r x t o u s g e n r e s

M A I S O N F O N D É E E N 1 8 B l (IC:

GEORGES B O U L E T

PONTS-MARTEL (Suisse)

O u v r a g e f i d è l e e t g a r a n t i

CIOIGIVK BOIV C O U H A Y T Touf mee balancier· soignés et ordinaires sont garantis pour couper

L. MâBIlMIl-DlIIl

F A B R I C A N T I D Ή O H X - . O G · E I=I I E J Montres à seconde a u c e n t r e

m o n t r e s à q u a n t i è m e et seconde a u c e n t r e m o n t r e s a n c r e q u a l i t é s u p é r i e u r e

Calibres spéciaux Brevetée. 1583

HORLOGERIE GARANTIE

CH 8 E. LAIJBSCHER-GROSJEAN

67 RUE DU PARC ( C H A O ^ = B E = F O I i D S RUE DU PARC 67

Brevet 1712 — Brevet 3751

Spécialité de montres à quantièmes et phases de lune en tout genres

Nouveau Système perfectionné Brevet No. 3751

Ce système permet de faire jouer tous les quantièmes à volonté, lors

i

ue les fonctions automates se font.

elle nouvelle invention à un grand avantage sur toutes les autres montres à quantième.

Mise à l'heure spéciale pour pièces à verre (Déposée) Toutes ces montres à quantième se fc nt en 12 genres différents sur

pièces à verre et savonnettes en petites et grandes pièces. 1563

Montres double tours d'heures simplifiées.

V O L L E N T W E I D E R & c

Successeurs de E. Durussel

β YI ο η h i j o i i — JB KRiIiIS — G R I o n b i j O U

IE

FRAPPE DE FONDS DE MONTRES

argent et métal

G r a n d c h o i x d e d e s s i n s 1175 Demandez album.

GRAVURE INDUSTRIELLE ET COMMERCIALE Spécialité d e poinçons

en. t o u s g e u t ' B a

M a r q u e s de f a b r i q u e - Enregistrement au bureau fédéral.

C L I C H É S T Y P O G R A P H I Q U E S

HOTEL DE BIENNE

(BIELERHOF)

v i e - à - v i s d e l a g a r e

établissement recommandable à MM. les voyageurs de commerce touristes ainsi qu'aux Sociétés.

Bonne cuisine — Vins naturels — Chambres à différents prix — Grandes salles — Bains et douches à l'hôtel — Table d'hôte à midi 10 minutes

— Plats du jour — Restauration à la carte à toute heure — Exposition permanente de montres. Tous les mardis, marché d'horlogerie. 931 Se recommande G. RIESEN-RITTER, propriétaire.

même que Ce

• i LWIS MULLE

Eue oentrale Nr. 18 B I E N N E Bue centrale Nr. 18. [U6&

HORLOGERIE E~N TOUS GENRES

SPÉCIALITÉS: Remontoirs 10 et 11'", acier, argent, or et celluloïde, Boules,

1

I

2

Boules, Breloques, Bracelets et autres Fantaisies, Pendulettes.

Boules presse-lettres 2 8 ' " avec et sans étriers.

(4)

^^-Γ.^:·Γ,,^;.':::f:-;-:• ·• ;:;ryr:-??:>-ΐ-^ν"^ 7' " ;-";^^^;ν"?ffV--::-;"" ·" -^W:Λ-ί:· :V-"V."V-; -V ^-V^*^^^

36 LA FEDERATION HORLOGÈRE SUISSE

FABRIQUE D'HORLOGERIE

-MADRIGK DITISHIII

16 Rue Léopold Robert, CHAlX-DE-FONDS

MONTRES FANTAISIE POl

1

R DAMES

M o n t r e s r é p é t i t i o n s avec toutes complications

A s s o r t i m e n t c o m p l e t e n c e s s p é c i a l i t é s . 1628

DEMANDE

V n j e u n e h o m m e , e m p l o y é d e p u i s p l u s i e u r s a n n é e s d a n s u n e m a i s o n d ' h o r l o g e r i e e t f o u r n i t u r e s , e n g r o s , b i e n a u c o u r a n t d e I a v e n t e , p o s s é d a n t b o n n e c l i e n t è l e d a n s l e J u r a , c h e r c h e p o u r S t - C r e o r g e s u n e e m p l o i , c o m m e v o y a g e u r o u e m p l o y é . B o n n e s r é f é r e n c e s . 1632

S ' a d r e s s e r s o u s T . V . a u b u r e a u d e l a F é d é r a t i o n .

ANGLETERRE

U n e m a i s o n d e ! L o n d r e s é t a n t e n r e l a t i o n a v e c l e s m e i l l e u r e s m a i s o n s d e g r o s e t d ' e x p o r t a t i o n e n A n g l e - t e r r e d e m a n d e l a r e p r é s e n t a t i o n d ' u n e b o n n e f a b r i q u e d e m o n t r e s , b o n c o u r a n t r e m o n t o i r s e t à c l e f .

R é f é r e n c e s d e p r e m i e r o r d r e . E c r i r e s o u s c h i f f r e

B . B . 9 1 5 a u b u r e a u d e c e j o u r n a l . 1622

Aux fabricants d'horlogerie

U n h o r l o g e r c a p a b l e d é s i r e e n t r e r e n r e l a t i o n s a v e c u n e b o n n e m a i s o n q u i f o u r n i r a i t b o î t e s e t m o u v e m e n t s , o u s e u l e m e n t l e s b o î t e s d e p r é f é r e n c e e n p i è c e s a n c r e , b o n n e q u a l i t é , m o n t r e s r é g l é e » d u p l a t a u p e n d u à S O s e c o n d e s e t p l u s p r è s s i o n l e d é s i r e . A f f a i r e s é r i e u s e .

A d r e s s e r l e s o f f r e s s o u s c h i f f r e F . 1 9 I I . a u b u r e a u

d e l a F é d é r a t i o n h o r l o g è r e . 1629

' BUREAU TECHNIQUE D'HORLOGERIE '

Chutai BODBIIT, Courrt (Suisse)

E T U D E D E C A L I B R E S

montres simples et compliquées, moyen mathématique exact d'amplification ou réduction.

Installation complète de fabriques d'ébauches et de montres.

Méthode de fabrication spéciale pour parfaite interchangeabilité.

Confection des pointeurs, modèles, filières, jauges, étampage, anglage des ponts, etc. 1218 MACHIWES-OUTILS SIMPLES ET AUTOMATIQUES

Devis. Renseignements. Conseils.

WÊÊKÊÊ A Y I S M—Ê

L'imprimerie d e la F é d é r a t i o n h o r l o g è r e s u i s s e se r e c o m m a n d e à MM. les Horlogers et aux Sociétés pour l'exécution p r o m p t e et soignée de tous les travaux dont ils ont besoin.

Une importante fabrique d'hor- logerie mécanique

de la Suisse romande, d e m a n d e un b o n h o r l o g e r c o n n a i s s a n t à f o n d t o u t e s l e s b r a n c h e s da l'horlogerie ainsi que l e d e s s i n , pour travailler à l'établissement de nouveaux calibres et en suivre toute

la fabrication. 1627 Adresser les offres et copies de cer-

tificats à MM. H a a s e n s t e i n &

V c g l e r , B e r n e , sous les initiales H 3 5 7 X .

Un jeune hommel

de bonne conduite ayant fait un ap- prentissage de 2V*ans sur l'horlogerie, connaissant le repassage et l'emboî- tage cherche une place ou il aurait l'occasion de se perfectionner sur les remontages et d'apprendre la langue française. — Prière, d'envoyer les offres sous chiffres H . 2 3 D . à H a a s e n s t e i n & V o g l e r , D a v o s .

Offre à vendre

un atelier complet consitant en une quinzaine de machines balancier etc.

pour ébauches, finissages et méca- nisme. Toutes machines construites depuis 2 ans. Prix complet 3000 fr.

Occasion unique pour fabriquer la montre entière ou pièces spéciales

S'adresser au bureau. 1624

A vendre |

d i f f é r e n t s o u t i l s p o u r f a b r i - q u e s d ' é b a u c h e s e t f i n i s s a g e s t e l s q u e : m a c h i n e à r a b o t e r , t o u r a n g l a i s p o u r m é c a n i c i e n . C o n t o u r n e u s e , f r a i s e u s e , e t c . L e t o u t de f a b r i c a t i o n r é c e n t e , c o n s t r u i t d e p u i s m o i n s d ' u n e a n n é e . S ' a d r e s s e r a u b u r e a u .

OE

en tous génies. 1431 Vente en gros et détail.

Auguste Gindraux,

I n d u s t r i e 4

1ΒΤΈΠ*Γ2>ΓΉ3.

A. LANDERER

C H A U X - D E - F O N D S (Médaillée l'Exposition do la Chaux-de-Fonds 1881) F a b r i q u e d e m o n t r e s R s . C y I

e t A n c r e 1 2 à 2 1 11g.

o r , a r g e n t e t a c i e r p o u r t o u s p a y s . Livre aussi les mouvements terminés

sans boîtes. 1625

FRANÇOIS BOURGEOIS

Rue L é v r i e r , 5, GENÈVE

RUBIS, SAPHIR, CHRYSOLITHE ET GRENAT BRUT

I m p o r t a t i o n d i r e c t e d e s I n d e s USINE HYDRAULIQUE p o u r l a f a b r i c a t i o n d e s J o y a u x

d ' h o r l o g e r i e Diamants et pierres de couleur taillées

pour la bijouterie 1 6 1 2

Le PAYS de !'HORLOGERIE

Indicateur-Réclame des fabrique»

suisses d'horlogerie, de bijouterie, de boîtes à musique et des fabri-

cants de pièces détachées travaillant

p o u x - l ' e x p o r t a t i o n 3Ξ d i t e u r :

CH. GROS. FILS

S t - I m i a r . 152$

I n s e r t i o n s g r u t u i t e d e s a d r e s s e s e t d e s s p é c i a l i t é s Renseignements et tarifs d'annonces

franco sur demande.

La F a b r i q u e KOLLER ά Cie. à Malleray, d e m a n d e u n

Visiteur capable

de conduire la fabrication des ébau- ches, pièces à clef et remontoirs. Inu- tile de se présenter sans preuve de capacité et de moralité (H 344 J) 1633

MIS AM FABRICANTS

l i e s s o u s s i g n é s , p r o p r i é t a i r e d u brevet 2655, système de répétition simplifiée, q u ' i l s s o n t e n t r a i n d ' e x p l o i t e r , p r é - v i e n n e ! l e u r s h o n o r a b l e s c o l l è g u e s e n p a r t i c u l i e r e t l e p u b l i c e n g é n é r a l , q u e l e s o f f r e s d ' u n e i n v e n t i o n a n a - l o g u e q u i p o u r r a i t l e u r ê t r e f a i t e s d e I a p a r t d e m o n s i e u r H e n r i A l J U K r I I A R d u B r a s s u s , d e p u i s u n e a n n é e o c c u p é d e l a f a b r i c a t i o n d u d i t a r t i c l e , d a n s n o t r e é t a b l i s s e m e n t , q u ' i l v i e n t m a i n t e n a n t d e q u i t t e r , n e p e u v e n t ê t r e q u ' u n e I m i t a t i o n d u d i t a r t i c l e b r e v e t é , c o n t r e l a q u e l l e n o u s n o u s r é s e r v o n s d ' a g i r a v e c t o u t e I a r i g u e u r q u e l a l o i

a c c o r d e e n p a r e i l s c a s . 1613

M A N Z O N I fils & Co., fabricants d'Ebauches à A R O G N O (Tessin)

FABRIOUE DB PENDANTS, COURONNES ET ANNEAUX

P O U S S E T T E S I H T U E P A r V D E H T T E S ( e n t o u s g e n r e s ) 1606 Or, Plaqué or, Galonné, Argent, Acier et Métal

il

M A D R E T S C H (Suisse)

Assortiments cylindriques et ovales soignés

Spécialité pour grandes pièces jusqu'à 36'" canons olives T B L É P H O I T E —<

Imprimerie de la Fédération horlogère suisse.

Références

Documents relatifs

Les prix de vente des montres suisses ne peuvent être relevés à jet continu cl, si nous obligeons n o s exportateurs à conti- nuer à jouer à ce jeu dangereux, ce sera pour le

Dans le même numéro de la Solidarité horlogère, comme fin d'un article sur le règlement de vente des fabricants de mon- tres or, — question de ménage intérieur de ce

Contrairement au monde politique, l’espace culturel helvétique a largement thématisé l’histoire de la Suisse pendant la Grande Guerre, que ce soit dans les universités,

A partir de cette même date, l'Etat de Ke- dah adhérera à l'arrangement concernant l'é- dhange des lettres et des boîtes avec valeur aéclarée, toutefois à l'exception des boîtes

NEUCHATEL U CHAUX-DE-FONDS LE LOG LE La Banque Cantonale Neuchateloise traite tontes les opérations de banque. Elle ouvre des eomptes-oourants débiteurs et créditeurs. Elle fait

Le Consul suisse pour les gouvernements de Finlande, porte à la connaissance dû Con- seil lédéral suisse, que le gouvernement -finlan- dais a adressé à l a Diète, un office

Avant d'aborder le fond même des deux ar- ticles du Journal de Genève (inspirés, nous dit-on, par le chef d'une des grandes maisons d'horlogerie genevoises) qu'il nous soit permis

Déduire de ce qui précède le théorème de Miquel suivant