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Texte intégral

(1)

Agrégation Interne 2000 Corrigé des Exercices

d’Optique

Exo n°1 : étude d’un doubleur de focale.

1.a. Formule de Descartes (une seule lentille) : p1' 1p 1f , d'où : p' ppf f -10001000.505052,6mm. 1.b. On calcule le grandissement :

mm 10,5 1000200

6 , 52 '

' 1 1

1

1

AB

p B p p A

p AB

B A

négatif & l’image est renversée.

2.a. Objet virtuel, donc p > 0. Descartes :

mm 40 40

- 20

40 .

' 20

f p

p pf donc A' est au foyer objet F2 de L2. L'image est réelle (cf figure).

2.b. Grandissement : ' ' ' 2040 2

1 1

p

p B A

B

A .

3.a. On est donc dans la situation précédente : l'image définitive A'B' se forme donc dans le plan focal objet de L2, & cette lentille est donc en avant de 40 mm par rapport au film. L'image intermédiaire A1B1

se trouve alors à 20 mm, au milieu de O2A’. Il en résulte que : O2A120mm. L'image intermédiaire A1B1 étant toujours à 52,6 mm de L1, on en déduit que O1O2 32,6mm.

3.2. Le film étant à 20 mm de A1B1 a donc reculé de 20 mm. La distance entre L2 & le film vaut f2 = 40 mm quelle que soit la distance focale de l'objectif.

Exo n°2 : microscope.

1. L’image intermédiaire A1B1 doit se trouver dans le plan focal objet de la lentille L2 pour avoir une image définitive à l’infini. Donc A1 = F2. On en déduit la position de l’objet A, qui est donc le conjugué de F2 par la lentille L1. Construction :

(2)

La relation de conjugaison de Newton (mieux adaptée quand il y a deux lentilles) donne :

12 1 12

2 1

1A.F' F F A

F .

AN : 0,1mm

250 52

1A

F . L’objet est toujours très proche du foyer objet de l’objectif de façon à avoir un grandissement maximal.

2. On a : 0 , 0

' ' '

2 2

2

2

F' A

AB F

O K

O . Or :

2 1 1 1

1 2

2 2

2 ' , ' '

A B

B A K O F

O .

 

2 12 2 1

1 2 1

1 12 2 2 2 1 1 1 1

2 2 2 /

2 2

' '

'

' 

 

 



AB

B G A F

F F F F F AF

AF . Or :

     

 

 

 

 

 /

/ 2

2

/ 2 1 12

12 2

1 1

12 1

1 1

2 1 1

1 G

A O

F O AB

B

A .

AN : 

0,1mm 1, 2,

12 puis 1donc

 

620

25 . 5

250 50 10

250   

G .

Convergence de l’objectif :

1 11

C , convergence de l’oculaire :

2 12

C , convergence du microscope donnée par la formule de Gullstrand :

2 1

2 2 1

1 2

1 1

 



e

C eC C C

C . On calcule :

1 2 e O1F'1 F2O2 O2O1 F2F'1 donc : 0,5mm 250

25 .

2 5

1  



 & l’ensemble

est divergent. Convergence : C 12000dioptries. Construction des plans principaux :

(3)

Plan principal image : l’incident parallèle à l’axe passe par F’1, puis par F’, & coupe son prolongement en K'P'. De même, l’émergent parallèle à l’axe, passant par K’, est passé par F2, F & K à la même distance de l’axe (car  = +1).

3. Pour que A’ soit à distance finie, A1 n’est plus en F2 ! On écrit les relations de conjugaison de Newton :

22 2

1 2 2

1 1

1

1A.F' A , F A .F' A'

F . En posant : F1A x, on a :

A x F

12 1

'1 , puis : A x

F F F A

F2 1 2 '1 '1 112 soit : ' '

 

12/ 0 22

2

  A x

F , avec : F'2A'd.

La borne inférieure redonne

12

x . La borne supérieure donne :

 

12/x d

22 , soit :

 

d

x x d d

2/

2 12 12

22

 

 

 , d’où la latitude de mise au point :

   



 

 

 



x d d

/ 1 1 1

/ 22

12 22

12

12 . Or : 10 1

250 . 250

25 .

25 2

22 

d , donc DL :

! µm 250 1

5 , 0 2

2 2 2 2

1

x d d

Exo n°3 : arc en ciel.

1. On a :

AS,CR

 

AS,SA

 

SA,AB

 

AB,BC

 

BC,CR

ir  2r  ir, soit :

(4)

i r 2 4

. En lumière monochromatique, l’indice n est constant. On différencie la relation précédente

& la loi de Descartes : d4dr2di & sininsinrcosi.dincosr.dr & on élimine dr entre ces

deux relations : 2 0

cos cos 4 cos

cos 4

2

r n

i di

di d r n

i di

d si i = iM. Soit : 2cosiM ncosrM . On élève

au carré & on utilise la loi de Descartes :

 

2 2 sin22 1 sin

1 .

4 n

n i

iM M d’où :

3 sin 4 n2

iM . AN : sin 0,86 59,3

3

4 iM iM

n .

 Si i = 0 : 0 ,0 , 420 n

di

r d ;

 Si i :rl

2 , avec arcsin1 48,5

l n , 14 , 20 di

d

D’où l’allure de la courbe.

2. L’énoncé donnant n(rouge) < n(violet), on a : 0

d

dn , conforme à la loi de Cauchy 2

B

A

n . On

différencie toujours les deux mêmes lois, mais maintenant à n variable & i constant (= ), ce qui donne : dr

d i

r 2 4

4

& sininsinr0dnsinrncosr.dr. On élimine encore dr : 0

4tan

4 tan

d rdn n d

d n rdn

d .

Chaque anneau correspondant à la longueur d’onde  est vu sous l’angle M

 

donc 0 d

d : le

rouge est à l’extérieur, & le violet à l’intérieur de l’arc.

3. On a :

DR,AS

 

DR,DC

 

DC,CB

 

CB,BA

 

BA,AS

ir2r2rir, soit :

r i 6 2

. Le calcul de iM suppose d’être en lumière monochromatique, donc d2di6dr. Descartes : sininsinrcosi.dincosr.dr donc 0

cos 6 cos cos 2

cos 6

2

r n

i di

di d r n

i d

di si i =

iM. Soit :

8 sin 9

cos cos

3 n2

i r

n

iM M M en élevant au carré & en utilisant la loi de Descartes.

AN : siniM 0,95iM 71,8sinrM 0,71rM 45,4M 51,2, valeur supérieure à celle de la deuxième question : le second arc est extérieur au premier.

On différencie maintenant à n variable & i constant : sininsinr0dnsinrncosr.dr & de même : n

rdn dr d

d tan

6 6

& donc : 6tan 0

d rdn n d

d , & l’ordre des couleurs est inversé sur le second arc.

Exo n°4 : coin d’air.

1. On appelle Io l’intensité lumineuse incidente. Le rayon (1) a subi une réflexion, donc l’intensité lumineuse réfléchie vaut : I1 R.Io. Le rayon (2) a subi une réflexion & deux transmissions, donc l’intensité lumineuse transmise vaut : I2 RT2Io. L’intensité relative des deux vibrations vaut donc :

1

2 0,92

2 1

2T  RI

I proche de 1 donc le contraste sera bon. RT 1si on néglige l’absorption.

(5)

2. Le vecteur d’onde de l’onde incidente a pour composantes : kx 0, ky 2 sini, kz 2 cosi

.

L’amplitude complexe de l’onde incidente est donnée par : a(M)Aoej(M), où la phase est donnée par : M k r 2

ysini zcosi

. )

(

. Si l’indice de l’air vaut 1, alors  est la longueur d’onde dans le vide.

3. De même :

Le vecteur d’onde de l’onde réfléchie a pour composantes : k'x 0, k'y 2 sini, k'z 2 cosi

, &

l’amplitude complexe de l’onde réfléchie est donnée par : a(P)rAoej1(P), où la phase est donnée par : P k r 2

ysini zcosi

'.

)

1(

& le facteur de réflexion pour les amplitudes vaut r R. Si un miroir tourne d’un angle , le rayon réfléchi tourne de 2 (angle des deux rayons sur la figure), propriété connue des miroirs tournants. Alors le vecteur d’onde de l’onde transmise a pour composantes :

  

2 cos 2

'' , 2 2 sin

'' , 0

'' k i k i

k x y z , & l’amplitude complexe de l’onde transmise est

donnée par : a2(P)rt2Aoej2(P), avec :

 

 

2 sin 2 cos 2

'.

' )

2(P k r y i z i

& le facteur de transmission pour les amplitudes vaut t T (milieux extrêmes identiques).

4. La source étant ponctuelle & monochromatique est totalement cohérente, donc on ajoute les amplitudes d’où : a(P)a1(P)a2(P)rAo

ej1(P)t2ej1(P)

. On en déduit l’intensité lumineuse au

point P :

 

 

2

2 1

1 2 2

* 1 2 cos 1 1 cos

) ( . ) ( )

(P a P a P RI T T R T I K

I o o , où l’on a

posé :

 

1 0,04

0,9992

1

04 , 0 1 2 1

2

2

2

T

K T . Calculons le déphasage :

 

i i

z

 

i

i

y 2 cos 2 cos

sin 2

2 sin

1

2

. On transforme les différences en produits :

 

     

 

 

y i z i 4 sin ycosi zsini

sin 4 sin

cos 4 sin

1

2 .

Les surfaces d’intensité maximale sont les franges brillantes, obtenues pour 2m, où m est un entier

relatif, soit :

       

y i z i z y i m i

m 2sin cos sin .cotan 2sin sin

. La dernière équation est celle d’une famille de droites Dm, traces dans le plan Oyz d’une famille de plan parallèles.

Ces droites font avec l’axe Oz l’angle i, la droite Do passe par l’origine, la droite Dm coupe l’axe Oz en

m i

sin sin

2 , & donc sa distance à l’origine O vaut

sin m2 .

5. Pour que l’interfrange soit minimal, il faut que l’écran (E) soit orthogonal aux franges, donc l’angle orienté

OP,i

vaut i, ce qui veut dire que, pour une incidence i, l’écran doit faire le même angle avec la lame L2. Alors la distance de Dm à l’origine vaut m fois l’interfrange, d’où :

2sin comme pour les miroirs de Fresnel. On a noté l’interfrange  pour ne pas confondre avec l’angle d’incidence.

AN : alors : sin, donc : 0,3mm .

5

60 . 180 10 .

5 7

à peine visible à l’œil nu.

6. IM sur une frange brillante est obtenu pour cos1(vibrations en phase), & Im sur une frange sombre

(6)

1 2

1

,

1 2

1

, 1

R T I K I R T I K K

IM o m o , normal car la source présente la cohérence

totale (le contraste serait rigoureusement égal à un dans ce cas pour des franges délocalisées).

7. L’intensité Io de la source est alors uniformément répartie (sources de même intensité) sur le domaine angulaire

2 2

o

o i i

i . Si on considère alors la source quasi – ponctuelle émettant dans l’intervalle angulaire infinitésimal [i,idi[, elle a l’intensité élémentaire I di

dIo o

  & sa contribution à l’intensité au point P de l’écran est : dI(P) RdIo

1 T2 2Tcos (i)

RIo

1T22Tcos(i)

.di

 

 , avec :

   

i 4 sin ycosi zsini )

( . On pose alors : iiox, avec

2 2

x , donc x io.

Alors :

 

 

x 4 sin ycosio x zsinio x )

( . Théorème des accroissements finis :

(x) o x. , avec

 

 

o x 4 sin ycosio zsinio )

0

( &

0

 

dx x

d , soit :

   

4 sin ysin io zcosio

. Alors cos(x)cos

ox.

. On reporte :

T

I

K

x

dx

R P

dI( ) 1 2 o 1 cos o  .

 

 . Ces sources élémentaires étant incohérentes, on somme les

intensités, soit :

2 /

2 /

) ( )

(P dI P

I , ce qui donne :

   

/2

2 / 2 2

/ 2 /

2 sin

1 1

. cos

1 1

)

( K x

I T R dx K x

I T R P

I o o o o , ou :

   



 

  

 

 





 

 

 

 

 

 



 

 



o o o o K o

I T K R

I T R P

I cos

sin 2 2 1 2 1

2 sin sin

1 1

)

( 2 2

soit finalement :

 

 

  

 

 

 

o o

T I T

T R P

I cos

sinc 2 1

1 2 1

)

( 2

2 .

IM sur une frange brillante est obtenu pour coso 1(vibrations en phase), & Im sur une frange sombre est obtenu pour coso 1(vibrations en opposition de phase), soit :

   

K

T K T

I T R I K

I T R

IM o m o 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

  

 sinc 2

1 , 2

sinc 2 . 1 1

2 , sinc . 1

1 2 2 2 .

normal car la source est maintenant incohérente.

 s’annule une première fois pour : 121 2

. Il faut faire apparaître la distance D dans  :

   

4 sin ysin io zcosio

. Le crochet peut aussi s’écrire  OP.u, où le vecteur unitaire a les composantes : u

0 ,sin

io

,cos

io

 

& est donc orthogonal à l’écran (E), d’où il résulte que l’on a : 4 sin.D

, soit finalement : 3,4.10 rad 1'10''

sin 2

1 4

D

D , donc source quasi -

ponctuelle.

8. On effectue un DL du contraste : K K K

 

 

2

2 6 1 1

sinc 2 si 0 ,0pour une source

étendue. Or 4 sin. 0

D D & la surface  coïncide avec l’écran (E) de la figure de l’énoncé (surface de localisation des franges).

(7)

Remarquer qu’alors le contraste ne dépend plus de , à n’importe quel ordre, mais les expressions en  ont été établies par un calcul à l’ordre 1. On va traduire la propriété de la surface de localisation de façon différente :

   

 

4 sin . 0

sin cos

4 sin )

(

D

di i d

z i

y

i car D = 0 sur la surface de localisation

. De même :

2 2

di

d d’où on déduit que :

Sur la surface de localisation , le déphasage  & la ddm  sont stationnaires.

9. D’après la propriété précédente :    o  o

io io o

o i i

di d di

i d

i

 

 

2 2 8

1 2

2

2 2

2 2

. On en déduit, avec 

 

io 100 :   rad 8 6'

50 1 100 4

8 2

2

io io , & on peut

travailler avec une source beaucoup plus étendue (par exemple, environ 7 cm de large à 50 cm du coin d’air).

Exo n°5 : anémométrie LASER.

A. Géométrie des interférences :

1. L’axe OX est axe de symétrie, & il n’y a pas de déphasage dû aux réflexions, donc O 0.

2. La largeur AA’ se retrouve sur le dioptre, & donc : AA'cos(2D/2) 2D1mmcar l’angle  est petit.

3. On fait apparaître les plans d’onde (cf figure). Théorème de Malus : M L2L1n

MHMK

. En posant

OX,OM

: MK OM.sin22rOM.cos  2r & de même :

 





.cos 2

2 sin 2

. r

r OM OM

MH , d’où :

 

2 . .sin .sin 2r n

M OM . Or l’angle r est

petit, & OMsinY , d’où : M Y. Le pas correspond à l’interfrange, donc M si Y = P, soit :

μm 0 5 2

, 1 .

180 10 . 2 ,

5 7

o

P . Nombre de franges : ' 2 51

P D P

N AA nombre entier impair car il y a une frange brillante au centre.

B. Intensité des interférences : 4. On a :

o

K k

k

2

2

1

, 1 Kcos(sin(r//22)) r k K

, 2 Kcos(sin(r//22)) r k K

. L’angle r étant petit, on a :

) 2 /

1 K(r k K

, 2 K(r/2) k K

. De la relation a I.ej, avec L

o

 

 2

, on déduit :

 

 

2

exp 2 . .

exp . )

( 1

1 M I jk nr I jn X rY

a

o o

o

& de même :

 

 

2

exp 2 . .

exp . )

( 2

2 M I jk nr I jn X rY

a

o o

o

. Le faisceau LASER étant cohérent, on ajoute les amplitudes. Avec la formule d’Euler, on obtient :





















o o o

o o

o o n rY jnX

rY I jn rY

jn jnX

I M

a 2

exp cos

. 2 exp

2 exp exp

. )

( .

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