DESCRIPTION DU D
EFAUT DECOMPACIT
E
DE L'INJECTION DE SOBOLEV
PATRICK GERARD
Resume.On montre que toute suite bornee d'un espace de Sobolev hilbertien homogene s'ecrit, a une sous-suite pres, comme la somme presque orthogonale d'une suite tendant vers zero dans l'espace de Le- besgue correspondant par l'injection de Sobolev, et d'une superposition de suites de translatees{dilatees de prols xes. On retrouve ainsi les dierentes versions du principe de concentration{compacite.
1. Introduction
Soient
d
un entier positif, S(Rd) l'espace de Schwartz sur Rd, et S0(Rd) le sous-espace deS(Rd) dont les fonctions ont une transformee de Fourier nulle pres de l'origine.Pour tout reel
s
2 0d2, on designe par _H
s(Rd) la completion deS0(Rd) pour la normejjs
u
jjL2 =Z
R d
j
j2sju
^()j2d
(2)d1
2
ou s= (;)s2. Compte tenu de l'inegalite de Sobolev surS0(Rd),
jj
u
jjLpC
jjsu
jjL2 1p
= 12;s
d
(1:
1) l'espace _H
s(Rd) s'identie au sous-espace deL
p(Rd) dont les fonctions ont une transformee de Fourier du typeu
^() = ^v
()j
js (1:
2)ou
v
2L
2(Rd). On etend alors l'operateur s a _H
s(Rd) en posantv
= su
, et l'inegalite de Sobolev (1.1) reste vraie pour toutu
2H
_s(Rd).On notera que les normes
L
p et _H
s sont invariantes par les translations y et les dilatations h denies par yu
(x
) =u
(x
;y
)y
2Rd hu
(x
) = 1h
d=pu
x h
h >
0:
(1:
3) Ces invariances induisent des defauts de compacite pour l'injection de _H
s dansL
p : siu
est un element non nul de _H
s, pour toute suite (y
n) de pointsUniversite de Paris-Sud, Departement de Mathematiques, B^at. 425, 91405 Orsay Cedex, France. E-mail : [email protected]
Soumis le 24 juin 1997. Revise le 26 janvier 1998. Accepte le 3 avril 1998.
c
Societe de Mathematiques Appliquees et Industrielles. Typeset by TEX.
de Rd tendant vers l'inni, pour toute suite (
h
n) de reels positifs tendant vers 0 ou vers +1, les suites (ynu
) et (hnu
) convergent faiblement vers 0 dans _H
s et ont une norme non nulle independante den
, donc ne sont pas relativement compactes dansL
p.L'objet de ce travail est d'etudier dans quelle mesure ces invariances sont les seules responsables du defaut de compacite de l'injection de Sobolev
H
_s(Rd),
!L
p(Rd). An d'enoncer le resultat principal, nous introduisons un peu de vocabulaire. On appellera echelle toute suiteh= (h
n)n2N de reels positifs et cur (de concentration) toute suitex= (x
n)n2N de points deRd. Etant donnes deux echellesh, ~het deux curs x, ~x, on dira que les couples (hx) et (~hx~) sont orthogonaux si
log~
h
nh
n
;;;!
n!1 +1 ou
h= ~h et j
x
n;x
~njh
n ;n;!1;!+1
:
(1:
4) Le but de cet article est de demontrer le resultat suivant.Theoreme 1.1. Pour toute suite bornee (
u
n)n2N de _H
s(Rd), il existe une sous-suite (u
0n)n2N de (u
n)n2N, une suite (h(j))j1 d'echelles, une suite (x(j))j1 de curs et une suite (j)j1 de _H
s(Rd) tels que les couples (h(j)x(j)) soient deux a deux orthogonaux et, pour tout entier`
1,u
0n(x
) =X`j=1
1
h
(nj)d
p
jx
;x
(nj)h
(nj)+
r
(n`)(x
) lim supn!1
jj
r
n(`)jjLp ;`;!1;!0 (1:
5)jjs
u
0njj2L2 =X`j=1
jjs
jjj2L2+jjsr
n(`)jj2L2 +o
(1)n
!1:
(1:
6) Remarques 1.2.a) Une consequence des proprietes (1.5) et (1.6) est { quitte a extraire de nouveau une sous-suite { l'existence d'une suite (
`
n) d'entiers tendant vers l'inni telle queu
0n(x
) =X`nj=1
1
h
(nj)d
p
jx
;x
(nj)h
(nj)+
r
n(x
) jjr
njjLp ;n;!1;!0 (1:
7)jjs
u
0njj2L2 =X1j=1
jjs
jjj2L2+jjsr
njj2L2+o
(1)n
!1:
(1:
8) Cette formulation presente l'avantage de faire appara^tre clairement un\modele" du defaut de compacite de la suite (
u
0n) dansL
p. Neanmoins, les proprietes (1.5) et (1.6) sont plus precises, et en pratique plus commodes a utiliser.b) Soienth
h~deux echelles etx~xdeux curs tels que les couples (hx) et (~h~x) soient orthogonaux. Alors, sif
2L
a(Rd),g
2L
b(Rd) avec 1a+1b = 1, 1< ab <
1, on verie aisement queZ
R d
h
d=an1f
x
;x
nh
n1
~
h
d=bng
x
;x
~nh
~ndx
;n;;!!1
0
:
(1:
9)En utilisant l'inegalite elementaire
`
X
j=1
j
p
;
`
X
j=1
j
jjp
C
` X j6=kj
jjjkjp;1 (1:
10) on en deduit que, dans les conditions du theoreme 1.1,jj
u
0njjpLp ;n;;!!1 1
X
j=1
jj
jjjpLp:
(1:
11) Par ailleurs, l'inegalite (1.6) entra^nelim supn
!1
jjs
u
0njj2L2 X1j=1
jjs
jjj2L2:
(1:
12) On retrouve ainsi que la meilleure constante de SobolevI
= infjjsjjL2jj
jjLp= 1 est atteinte, ainsi que la structure des suites minimisantes (voir P.-L. Lions #12]).c) En utilisant (1.9) et (1.10), on montre de m^eme la generalisation sui- vante de (1.11),
Z
R d
'
(x
)ju
0n(x
)jpdx
=X1j=1(
h
(nj));dZ
R d
'
(x
)
j
x
;x
(nj)h
(nj)
p
dx
+o
(1)n
!1 (1:
13)pour toute fonction
'
2L
1(Rd). Supposons alors que (u
n) verie, en plus des hypotheses du theoreme,lim supn
!1 Z
jxj>Rj
u
n(x
)jpdx
;R;;!!1
0
:
(1:
14)Alors, en utilisant (1.13) avec
'
(x
) = 1jxj>R, on constate que les suitesh(j) etx(j) sont necessairement bornees (sij 6= 0 !), donc, quitte a extraire une sous-suite et a modier1, la propriete (1.5) devientu
0n(x
) =1(x
) +X`j=2
1
h
(nj)d
p
jx
;x
(nj)h
(nj)+
r
(n`)(x
) (1:
15) avec lim supn!1
jj
r
(n`)jjLp ;`;!1;! 0 et, pour toutj
2,h
(nj) ;n;!1;! 0,x
(nj) ;n;!1;!x
(j) 2 Rd. Des lors, en appliquant (1.13) avec des fonctions continues a support compact, on obtientj
u
0n(x
)jp*
X1j=1
jj
jjjpLp(x
;x
j) (1:
16)au sens de la convergence faible des mesures. Par ailleurs, les informations sur (
r
n(`)) fournies par la demonstration du theoreme 1.1 (remarques 3.5 et 4.4) permettent de ra&ner (1.6) sous la formejs
u
0n(x
)j2;jsr
(n`)(x
)j2*
X`j=1
jjs
jjj2L2(x
;x
j):
(1:
17) A partir de (1.16)et (1.17), on retrouve donc le \deuxieme lemme de concen- tration-compacite" de P.-L. Lions #12]. De plus, on peut egalement montrer que toute mesure semi-classique associee a la suite (su
0n) et a l'echelle h(j) est du typem
j(x
) =(x
;x
j)jj2sj^j()j2d
(2
)d +j(x
) (1:
18) ou j est une mesure semi-classique associees a (sr
n(`)),` > j
, et a h(j). On retrouve donc aussi le critere de \concentration-compacite microlocale"mis en evidence dans #5,6].
d) Signalons que la demonstration du theoreme 1.1 que nous allons donner utilise fortement le theoreme de Plancherel, donc ne s'adapte pas de fa'con evidente a une injection de Sobolev du type _
W
sq,
!L
p, p1 = 1q ; sd, 1<
q <
1, 0< s <
dq avecq
6= 2.ye) Enn, mentionnons que le theoreme 1.1 etait deja connu dans le cas d'une suite critique pour la fonctionnelle
I
(u
) =Z
jr
u
j2dx
sur le domaine
u
2H
01(()jju
jjLp = 1 , ( etant un ouvert borne regulier deRd(voir M. Struwe #17]). De plus, pour un probleme elliptique di)erent, H. Brezis et J.-M. Coron #3] ont mene une etude similaire ou apparaissaient deja clairement des proprietes de presque orthogonalite du type (1.4), (1.6) en precisant les \methodes d'eclatement" de Wente #18] et Sacks-Uhlenbeck#16]. Neanmoins, dans ces references, la decomposition est plus facile a obte- nir, car l'energie des di)erents prols est minoree, donc seul un nombre ni de prols intervient, et le reste tend vers 0 en norme energie. Ce n'est bien s^ur pas le cas en general dans le theoreme 1.1.
Indiquons maintenant le plan de cet article. Les deux prochains paragra- phes sont consacres a la determinationh(j) : au paragraphe 2, on montre en fait un resultat general sur la structure des suites bornees de
L
2 et sur les echelles qui leur sont associees. Les deux ingredients de demonstration sont, d'une part, un lemme de type \concentration-compacite" proche de celui de P.-L. Lions #11], et une methode d'exhaustion recemment introduite par G. Metivier et S. Schochet #14,15] dans un contexte di)erent. Au paragra- phe 3, on applique ce resultat a la suite (su
n) et on montre, a l'aide d'uney Nous avons recemment appris qu'un tel travail avait ete realise par S. Jaard, a l'aide de la decomposition en ondelettes.
inegalite de Sobolev ra&nee, qu'une suite bornee (
r
n) de _H
s qui \ne possede aucune echelle" (en un sens precise a la section 2) converge necessairement vers 0 dansL
p. Signalons que ce fait avait deja ete observe dans #5,6]. La demonstration du theoreme est achevee au paragraphe 4, ou l'on utilise a nouveau la methode de Metivier-Schochet pour determiner les curs de concentrationx(j) et les prols associesj.Pour terminer cette introduction, signalons qu'une variante du theoreme 1.1 est utilisee dans un travail en collaboration avec H. Bahouri #1,2] pour decrire les solutions de l'equation des ondes non lineaires avec exposant critique dans l'approximation haute frequence, et demontrer certaines bornes a priori.
Notations utilisees
La normalisation adoptee ici pour la transformation de Fourier est
f
^() =Z
R d
e
;ixf
(x
)d:
Si
a
est une fonction sur Rd, on notea
(D
) le multiplicateur de Fourier de symbolea
, deni para
(dD
)f
() =a
() ^f
():
Enn, on utilisera les decompositions dyadiques de l'identite,
I
= X1k=;1k
k='
(2;kD
) ou'
2C
01(Rdnf0g) est choisie telle que1 = X1
k=;1
'
(2;k) 8 6= 0:
La normeL
2 est alors equivalente a
1
X
k=;1
jjk
f
jj2L2! 1
2
tandis que l'on pose, pour toute fonction
f
2L
2,jj
f
jjB = supk2Z
jjk
f
jjL2:
On notera qu'un changement de fonction
'
change la normejj jjB ci-dessus en une norme equivalente.2. Echelles associees a une suite bornee de
L
2Dans toute la suite, on appelle echelle toute suite h= (
h
n)n2N de nombres reels strictement positifs.Definition 2.1.Soitf = (
f
n)n2N une suite bornee deL
2(Rd), et soithune echelle.1) On dit que f est h-oscillante si lim supn
!1 Z
hnjj R1 j
f
^n()j2d
+Z
hnjjRj
f
^n()j2d
;R;;;!!+1
0
:
(2:
1) 2) On dit que f est etrangere ah si, pour tout reela >
0, pour tout reelb > a
, Za hnjj bj
f
^n()j2d
;n;;!!1
0
:
(2:
2)Lorsque hest une suite tendant vers 0, la propriete deh;oscillation o)re un cadre naturel pour l'approximation semi-classique (voir #5], P. Gerard et E. Leichtnam #7], P.-L. Lions et T. Paul #13], P. Gerard, P. Markowich, N. Mauser et F. Poupaud #8]). On prendra garde au fait que la denition donnee ici di)ere legerement de celle qui est donnee dans #8]. De plus, ici, on autorise a h d'autres comportements, an de prendre en compte, par exemple, le comportement de
f
n(x
) a l'inni enx
2Rd.Remarques 2.2.
a) Etant donnee une echelle h, les suites f qui sont a la foish-oscillantes et etrangeres a h sont exactement celles qui tendent vers 0 pour la norme
L
2(Rd).b) Soithune echelle, soientfune suiteh-oscillante etgune suite etrangere ah. Alors la formule de Plancherel et l'inegalite de Cauchy-Schwarz entra^-
nent aisement Z
R d
f
n(x
)g
n(x
)dx
;n;;!!1
0
:
On en deduit l'identite de presque orthogonalitejj
f
n+g
njj2L2 =jjf
njj2L2+jjg
njj2L2+o
(1)n
!1:
c) Supposons donnee, pour tout
n
2 N, une fonction n 2L
1(Rd), de sorte que la suite (jjnjjL1) soit bornee. Alors, si f est h-oscillante (resp.etrangere ah) la suite (
n(D
)f
n)n2N l'est aussi.d) Soit h une echelle tendant vers 0 et
m
une fonction bornee sur Rd, uniformement continue. Alors si f est h-oscillante (resp. etrangere a h) la suite (mf
n)n2N l'est aussi. En e)et, d'une part, dans la denition 2.1, on peut remplacer les conditions (2.1) et (2.2) parlim supn
!1
jj
(Rh
nD
)f
njjL2 +
f
n;h
nD R
f
n
L2 ;R;!1;!0 (2
:
1)0
h
nD b
1;
h
nD a
f
n
L2 ;n;!1;!0 (2
:
2)0ou
2C
01(Rd) est egale a 1 au voisinage de 0. D'autre part, si ^2L
1, le lemme de Schur entra^ne
#
m
(hD
)]L2!L2Z
R d
j
^(z
)j!
m(h
jz
j)dz
ou!
m est le module de continuite dem
. Des lors,
#
m
(h
nD
)]L2!L2 ;n;;!!1
0
donc (2
:
1)0 ou (2:
2)0 est veriee par (mf
n) des qu'elle l'est par (f
n). En particulier, dans les conditions de la remarque 2.2 b) ci-dessus, on aZ
R d
m
(x
)jf
n(x
) +g
n(x
)j2dx
=Z
R d
m
(x
)jf
n(x
)j2dx
+Z
R d
m
(x
)jg
n(x
)j2dx
+o
(1)n
!1:
Exemple 2.3.Il existe des suitesf etrangeres a toute echelle, qui neanmoins ne tendent pas vers 0 en norme
L
2. Par exemple, soit2C
01(Rd) telle queR
R
d
(x
)dx
6= 0. On pose, pour toutn
2,f
n(x
) =n
d(Log
n
)1=2(1;x);d4((nx
))x
2Rd de sorte quef
^n() = 1(Log
n
)1=2(1 +jj2);d4^n
:
Par la formule de Plancherel, on obtient doncjj
f
njj2L2= (2
);d Logn
Z
R d
(1 +j1
j2)d=2
^
n
2
d
;!(2);djS
d;1j
Z
R d
(x
)dx
2
:
Par ailleurs, on a, pour tout echelle h, pour tousb > a >
0,Z
a hnjj bj
f
^n()j2d
C
Logn
Z
a hnjj b
d
(1 +jj2)d=2
C
0 Logn
Logb a
;;;!
n!1 0
:
Exemple 2.4. Notons enn que la particularite d'^etre etrangere a toute echelle se mesure a l'aide de la norme dans l'espace de Besov
B
= _B
201 introduit a la n du paragraphe 1. En e)et,lim supn
!1
jj
f
njjB= lim supn!1
supk2Z jjk
f
njjL2= sup
(kn)2ZNlim supn
!1
jjkn
f
njjL2et par ailleurs
Z
2;kjj j
f
^()j2d
1=2
jjk
f
jjL2
Z
a 2;kjj bj
f
^()j2d
1=2
(2
:
3) pour 0< a < < < b
convenables.On en deduit aisement que jj
f
njjB tend vers 0 si et seulement si f est etrangere a toute echelle.La proposition suivante exprime un resultat de decomposition d'une suite arbitrairef par rapport a une echelle donneeh.
Proposition 2.5. Soient h une echelle, f une suite bornee de
L
2(Rd). Il existe une application'
: N ! N strictement croissante et une suite (g
n) bornee dansL
2(Rd) telles que :(i) (
g
n) soit (h
'(n))-oscillante,(ii) (
f
'(n);g
n) soit etrangere a (h
'(n)).Demonstration.Pour tout entier
n
, pour tout reelR
1, on poseL
n(R
) =Z
1
R hnjj Rj
f
^n()j2d:
(2:
4) Notons que, pour toutn
,L
n est une fonction croissante deR
, et que supnRL
n(R
)<
+1. D'apres le lemme de Helly, il existe une application'
1 : N ! N strictement croissante telle queL
'1(n)(R
) !L
(R
) pour toutR
1.La fonction
L
etant croissante et bornee, posons`
= limR!+1
L
(R
):
(2:
5) On construit alors par recurrence une application'
2 :N ! N strictement croissante telle que, pour toutn
1,L
(n
) + 1n
L
'1('2(n))(n
)L
(n
); 1n :
Posons alors'
='
1'
2. On aL
'(n)(n
);n;;!!1
`:
(2:
6)On denit alors
g
n2L
2 par la formuleg
^n() =1n1 h'(n)jj nf
^'(n)():
(2:
7) Alors (g
n) est une suite bornee deL
2, et pour tousb > a >
0 etn
assez grand,g
^n() = ^f
'(n)()a
h
'(n)jjb
(2:
8)ce qui assure la propriete (ii). Par ailleurs, pour
n
R
1,Z
h'(n)jj R1 j
g
^n()j2d
+Z
h'(n)jjRj^
g
n()j2d
(2:
9)=
L
'(n)(n
);L
'(n)(R
);n;;!!1
`
;L
(R
)quantite qui tend vers 0 quand
R
tend vers +1, ce qui assure que (g
n) est(
h
'(n))-oscillante. tuRemarques 2.6.
a) Etant donneesf0= (
f
'(n)) et h0= (h
'(n)), une suiteg= (g
n) telle que (i), (ii), si elle existe, est caracterisee modulo une suiteL
2 tendant vers 0 en norme. C'est une consequence de la remarque 2.2. a). On appellera alorsg une composanteh0-oscillante de la suite f0. La proposition se paraphrase donc en disant que, a extraction pres de sous-suites, toute suite bornee de
L
2 admet une composante oscillante selon une echelle donnee.b) La demonstration ci-dessus montre que la composante h0-oscillante g de f0 peut ^etre prise de la forme
g
n=n(D
)f
n0, avec n2 =n.c) Si f est etrangere a une echelle h et admet une composante oscil- lante g selon une echelle he, alors g est etrangere a h. En e)et, pour tous
b > a >
0, posonsn() =1a hnjj b. Alors la remarque 2.2. c) entra^ne que la suite (n(D
)g
n) est he-oscillante tandis que (n(D
)(f
n;g
n)) est etran- gere a eh. Il en resulte que (n(D
)g
n) est une composante he-oscillante de (n(D
)f
n). Orjjn(D
)f
njjL2 tend vers 0. La remarque 2.6 a) entra^ne donc que jjn(D
)g
njjL2 tend vers 0, et ceci pour tousb > a >
0. La suite g est donc etrangere ah.La notion suivante permet de comparer en general deux telles echelles h eteh.
Definition 2.7.Deux echellesh etehsont dites orthogonales (on noteh?
e
h) si
log~
h
nh
n
;;;!
n!1 +1
:
Par exemple, il est facile de verier que si f est h-oscillante, alors f est etrangere a toute echelle orthogonale a h. Le lemme suivant fournit une reciproque partielle de ce fait :
Lemme 2.8. Soit g une suite h-oscillante telle que jj
g
njjL2 ait une limite inferieure>
0. On suppose que g est etrangere a une echelle he. Alors h ete
h sont orthogonales.
Demonstration.Si h ethe n'etaient pas orthogonales, il existerait des sous- suites (
h
'(n)), (~h
'(n)) telles queh
~'(n)h
'(n) ;n;!1;!2]0+1#:
Pour tous
b > a >
0, on aurait alors, pourn
assez grand,Z
a h'(n)jj b
g
^'(n)()2d
Za
2
~h'(n)jj 2b
g
^'(n)()2d
qui tend vers 0 puisque g est etrangere a he. Il en resulte que (
g
'(n)) est etrangere a (h
'(n)) comme elle est aussi (h
'(n))-oscillante, on en deduit, par la remarque 2.2. a), quejj
g
'(n)jjL2 ;n;;!!1
0
ce qui est contraire a l'hypothese. tu
Nous pouvons maintenant enoncer le resultat principal de ce paragraphe.
Theoreme 2.9.Soitf une suite bornee de
L
2. Il existe alors une sous-suitef
0def, une suite(h(j))j1d'echelles et une suite(g(j))j1de suites bornees de
L
2, veriant les proprietes suivantes :(i) si
j
6=k
, h(j) ?h(k)(ii) pour tout
j
, g(j) est h(j)-oscillante(iii) pour tout entier
`
1, pour toutx
2Rd, on af
n0(x
) =X`j=1
g
(nj)(x
) +r
(n`)(x
) ou r(`) est etrangere a h(j) pour toutj
2f1:::`
g etlim supn
!1
jj
r
(n`)jjB ;`;!1;!0:
Demonstration.Elle est inspiree de la methode d'exhaustion introduite par Metivier et Schochet dans #14].
Pour toute suite borneef de
L
2, on pose (f) = lim supn!1
jj
f
njjB:
(2:
10) Par ailleurs, siu= (u
n) est une suite et'
:N! Nune application stricte- ment croissante, on noteu' la suite (u
'(n)).Premiere etape. On montre que, pour tout suite borneef de
L
2, il existe une application'
:N! N strictement croissante et une echelle h telles que f'admette une composanteh-oscillante g veriant
jj
g
njjL2 ;n;!1;!C
(f)2
:
(2:
11)En e)et, si
(f) = 0, il su&t de prendre pour'
l'identite, h quelconque etg= 0. Sinon, il existe une suite extraitef0 def et une suite (
k
n) d'elements deZtelles quejjkn
f
n0jjL2 ;n;;!!1
C
1 (f)2
:
(2:
12)Posons alors