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Description du défaut de compacité de l'injection de Sobolev

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

DESCRIPTION DU D

EFAUT DECOMPACIT

E

DE L'INJECTION DE SOBOLEV

PATRICK GERARD

Resume.On montre que toute suite bornee d'un espace de Sobolev hilbertien homogene s'ecrit, a une sous-suite pres, comme la somme presque orthogonale d'une suite tendant vers zero dans l'espace de Le- besgue correspondant par l'injection de Sobolev, et d'une superposition de suites de translatees{dilatees de prols xes. On retrouve ainsi les dierentes versions du principe de concentration{compacite.

1. Introduction

Soient

d

un entier positif, S(Rd) l'espace de Schwartz sur Rd, et S0(Rd) le sous-espace deS(Rd) dont les fonctions ont une transformee de Fourier nulle pres de l'origine.

Pour tout reel

s

2 0

d2, on designe par _

H

s(Rd) la completion deS0(Rd) pour la norme

jjs

u

jjL2 =

Z

R d

j

j2sj

u

^(

)j2

d

(2

)d

1

2

ou s= (;)s2. Compte tenu de l'inegalite de Sobolev surS0(Rd),

jj

u

jjLp

C

jjs

u

jjL2

1

p

= 12;

s

d

(1

:

1) l'espace _

H

s(Rd) s'identie au sous-espace de

L

p(Rd) dont les fonctions ont une transformee de Fourier du type

u

^(

) = ^

v

(

)

j

js

(1

:

2)

ou

v

2

L

2(Rd). On etend alors l'operateur s a _

H

s(Rd) en posant

v

= s

u

, et l'inegalite de Sobolev (1.1) reste vraie pour tout

u

2

H

_s(Rd).

On notera que les normes

L

p et _

H

s sont invariantes par les translations

y et les dilatations

h denies par

y

u

(

x

) =

u

(

x

;

y

)

y

2Rd

h

u

(

x

) = 1

h

d=p

u

x h

h >

0

:

(1

:

3) Ces invariances induisent des defauts de compacite pour l'injection de _

H

s dans

L

p : si

u

est un element non nul de _

H

s, pour toute suite (

y

n) de points

Universite de Paris-Sud, Departement de Mathematiques, B^at. 425, 91405 Orsay Cedex, France. E-mail : [email protected]

Soumis le 24 juin 1997. Revise le 26 janvier 1998. Accepte le 3 avril 1998.

c

Societe de Mathematiques Appliquees et Industrielles. Typeset by TEX.

(2)

de Rd tendant vers l'inni, pour toute suite (

h

n) de reels positifs tendant vers 0 ou vers +1, les suites (

yn

u

) et (

hn

u

) convergent faiblement vers 0 dans _

H

s et ont une norme non nulle independante de

n

, donc ne sont pas relativement compactes dans

L

p.

L'objet de ce travail est d'etudier dans quelle mesure ces invariances sont les seules responsables du defaut de compacite de l'injection de Sobolev

H

_s(Rd)

,

!

L

p(Rd). An d'enoncer le resultat principal, nous introduisons un peu de vocabulaire. On appellera echelle toute suiteh= (

h

n)n2N de reels positifs et cur (de concentration) toute suitex= (

x

n)n2N de points deRd. Etant donnes deux echellesh, ~het deux curs x, ~x, on dira que les couples (h

x) et (~h

x~) sont orthogonaux si

log~

h

n

h

n

;;;!

n!1 +1 ou

h= ~h et j

x

n;

x

~nj

h

n ;n;!1;!+1

:

(1

:

4) Le but de cet article est de demontrer le resultat suivant.

Theoreme 1.1. Pour toute suite bornee (

u

n)n2N de _

H

s(Rd), il existe une sous-suite (

u

0n)n2N de (

u

n)n2N, une suite (h(j))j1 d'echelles, une suite (x(j))j1 de curs et une suite (

j)j1 de _

H

s(Rd) tels que les couples (h(j)

x(j)) soient deux a deux orthogonaux et, pour tout entier

`

1,

u

0n(

x

) =X`

j=1

1

h

(nj)

d

p

j

x

;

x

(nj)

h

(nj)

+

r

(n`)(

x

)

lim supn

!1

jj

r

n(`)jjLp ;`;!1;!0

(1

:

5)

jjs

u

0njj2L2 =X`

j=1

jjs

jjj2L2+jjs

r

n(`)jj2L2 +

o

(1)

n

!1

:

(1

:

6) Remarques 1.2.

a) Une consequence des proprietes (1.5) et (1.6) est { quitte a extraire de nouveau une sous-suite { l'existence d'une suite (

`

n) d'entiers tendant vers l'inni telle que

u

0n(

x

) =X`n

j=1

1

h

(nj)

d

p

j

x

;

x

(nj)

h

(nj)

+

r

n(

x

)

jj

r

njjLp ;n;!1;!0

(1

:

7)

jjs

u

0njj2L2 =X1

j=1

jjs

jjj2L2+jjs

r

njj2L2+

o

(1)

n

!1

:

(1

:

8) Cette formulation presente l'avantage de faire appara^tre clairement un

\modele" du defaut de compacite de la suite (

u

0n) dans

L

p. Neanmoins, les proprietes (1.5) et (1.6) sont plus precises, et en pratique plus commodes a utiliser.

b) Soienth

h~deux echelles etx

~xdeux curs tels que les couples (h

x) et (~h

~x) soient orthogonaux. Alors, si

f

2

L

a(Rd),

g

2

L

b(Rd) avec 1a+1b = 1, 1

< ab <

1, on verie aisement que

Z

R d

h

d=an1

f

x

;

x

n

h

n

1

~

h

d=bn

g

x

;

x

~n

h

~n

dx

;n;;!

!1

0

:

(1

:

9)

(3)

En utilisant l'inegalite elementaire

`

X

j=1

j

p

;

`

X

j=1

j

jjp

C

` X j6=k

j

jjj

kjp;1 (1

:

10) on en deduit que, dans les conditions du theoreme 1.1,

jj

u

0njjpLp ;n;;!

!1 1

X

j=1

jj

jjjpLp

:

(1

:

11) Par ailleurs, l'inegalite (1.6) entra^ne

lim supn

!1

jjs

u

0njj2L2 X1

j=1

jjs

jjj2L2

:

(1

:

12) On retrouve ainsi que la meilleure constante de Sobolev

I

= infjjs

jjL2

jj

jjLp= 1 est atteinte, ainsi que la structure des suites minimisantes (voir P.-L. Lions #12]).

c) En utilisant (1.9) et (1.10), on montre de m^eme la generalisation sui- vante de (1.11),

Z

R d

'

(

x

)j

u

0n(

x

)jp

dx

=X1

j=1(

h

(nj));d

Z

R d

'

(

x

)

j

x

;

x

(nj)

h

(nj)

p

dx

+

o

(1)

n

!1

(1

:

13)

pour toute fonction

'

2

L

1(Rd). Supposons alors que (

u

n) verie, en plus des hypotheses du theoreme,

lim supn

!1 Z

jxj>Rj

u

n(

x

)jp

dx

;R;;!

!1

0

:

(1

:

14)

Alors, en utilisant (1.13) avec

'

(

x

) = 1jxj>R, on constate que les suitesh(j) etx(j) sont necessairement bornees (si

j 6= 0 !), donc, quitte a extraire une sous-suite et a modier

1, la propriete (1.5) devient

u

0n(

x

) =

1(

x

) +X`

j=2

1

h

(nj)

d

p

j

x

;

x

(nj)

h

(nj)

+

r

(n`)(

x

)

(1

:

15) avec lim supn

!1

jj

r

(n`)jjLp ;`;!1;! 0 et, pour tout

j

2,

h

(nj) ;n;!1;! 0,

x

(nj) ;n;!1;!

x

(j) 2 Rd. Des lors, en appliquant (1.13) avec des fonctions continues a support compact, on obtient

j

u

0n(

x

)jp

*

X1

j=1

jj

jjjpLp

(

x

;

x

j)

(1

:

16)

(4)

au sens de la convergence faible des mesures. Par ailleurs, les informations sur (

r

n(`)) fournies par la demonstration du theoreme 1.1 (remarques 3.5 et 4.4) permettent de ra&ner (1.6) sous la forme

js

u

0n(

x

)j2;js

r

(n`)(

x

)j2

*

X`

j=1

jjs

jjj2L2

(

x

;

x

j)

:

(1

:

17) A partir de (1.16)et (1.17), on retrouve donc le \deuxieme lemme de concen- tration-compacite" de P.-L. Lions #12]. De plus, on peut egalement montrer que toute mesure semi-classique associee a la suite (s

u

0n) et a l'echelle h(j) est du type

m

j(

x

) =

(

x

;

x

j)j

j2sj

^j(

)j2

d

(2

)d +

j(

x

)

(1

:

18) ou

j est une mesure semi-classique associees a (s

r

n(`)),

` > j

, et a h(j). On retrouve donc aussi le critere de \concentration-compacite microlocale"

mis en evidence dans #5,6].

d) Signalons que la demonstration du theoreme 1.1 que nous allons donner utilise fortement le theoreme de Plancherel, donc ne s'adapte pas de fa'con evidente a une injection de Sobolev du type _

W

sq

,

!

L

p, p1 = 1q ; sd, 1

<

q <

1, 0

< s <

dq avec

q

6= 2.y

e) Enn, mentionnons que le theoreme 1.1 etait deja connu dans le cas d'une suite critique pour la fonctionnelle

I

(

u

) =

Z

jr

u

j2

dx

sur le domaine

u

2

H

01(()

jj

u

jjLp = 1 , ( etant un ouvert borne regulier deRd(voir M. Struwe #17]). De plus, pour un probleme elliptique di)erent, H. Brezis et J.-M. Coron #3] ont mene une etude similaire ou apparaissaient deja clairement des proprietes de presque orthogonalite du type (1.4), (1.6) en precisant les \methodes d'eclatement" de Wente #18] et Sacks-Uhlenbeck

#16]. Neanmoins, dans ces references, la decomposition est plus facile a obte- nir, car l'energie des di)erents prols est minoree, donc seul un nombre ni de prols intervient, et le reste tend vers 0 en norme energie. Ce n'est bien s^ur pas le cas en general dans le theoreme 1.1.

Indiquons maintenant le plan de cet article. Les deux prochains paragra- phes sont consacres a la determinationh(j) : au paragraphe 2, on montre en fait un resultat general sur la structure des suites bornees de

L

2 et sur les echelles qui leur sont associees. Les deux ingredients de demonstration sont, d'une part, un lemme de type \concentration-compacite" proche de celui de P.-L. Lions #11], et une methode d'exhaustion recemment introduite par G. Metivier et S. Schochet #14,15] dans un contexte di)erent. Au paragra- phe 3, on applique ce resultat a la suite (s

u

n) et on montre, a l'aide d'une

y Nous avons recemment appris qu'un tel travail avait ete realise par S. Jaard, a l'aide de la decomposition en ondelettes.

(5)

inegalite de Sobolev ra&nee, qu'une suite bornee (

r

n) de _

H

s qui \ne possede aucune echelle" (en un sens precise a la section 2) converge necessairement vers 0 dans

L

p. Signalons que ce fait avait deja ete observe dans #5,6]. La demonstration du theoreme est achevee au paragraphe 4, ou l'on utilise a nouveau la methode de Metivier-Schochet pour determiner les curs de concentrationx(j) et les prols associes

j.

Pour terminer cette introduction, signalons qu'une variante du theoreme 1.1 est utilisee dans un travail en collaboration avec H. Bahouri #1,2] pour decrire les solutions de l'equation des ondes non lineaires avec exposant critique dans l'approximation haute frequence, et demontrer certaines bornes a priori.

Notations utilisees

La normalisation adoptee ici pour la transformation de Fourier est

f

^(

) =

Z

R d

e

;ix

f

(

x

)

d:

Si

a

est une fonction sur Rd, on note

a

(

D

) le multiplicateur de Fourier de symbole

a

, deni par

a

(d

D

)

f

(

) =

a

(

) ^

f

(

)

:

Enn, on utilisera les decompositions dyadiques de l'identite,

I

= X1

k=;1k

k=

'

(2;k

D

) ou

'

2

C

01(Rdnf0g) est choisie telle que

1 = X1

k=;1

'

(2;k

)

8

6= 0

:

La norme

L

2 est alors equivalente a

1

X

k=;1

jjk

f

jj2L2

! 1

2

tandis que l'on pose, pour toute fonction

f

2

L

2,

jj

f

jjB = supk

2Z

jjk

f

jjL2

:

On notera qu'un changement de fonction

'

change la normejj jjB ci-dessus en une norme equivalente.

(6)

2. Echelles associees a une suite bornee de

L

2

Dans toute la suite, on appelle echelle toute suite h= (

h

n)n2N de nombres reels strictement positifs.

Definition 2.1.Soitf = (

f

n)n2N une suite bornee de

L

2(Rd), et soithune echelle.

1) On dit que f est h-oscillante si lim supn

!1 Z

hnjj R1 j

f

^n(

)j2

d

+

Z

hnjjRj

f

^n(

)j2

d

;R;;;!

!+1

0

:

(2

:

1) 2) On dit que f est etrangere ah si, pour tout reel

a >

0, pour tout reel

b > a

, Z

a hnjj bj

f

^n(

)j2

d

;n;;!

!1

0

:

(2

:

2)

Lorsque hest une suite tendant vers 0, la propriete deh;oscillation o)re un cadre naturel pour l'approximation semi-classique (voir #5], P. Gerard et E. Leichtnam #7], P.-L. Lions et T. Paul #13], P. Gerard, P. Markowich, N. Mauser et F. Poupaud #8]). On prendra garde au fait que la denition donnee ici di)ere legerement de celle qui est donnee dans #8]. De plus, ici, on autorise a h d'autres comportements, an de prendre en compte, par exemple, le comportement de

f

n(

x

) a l'inni en

x

2Rd.

Remarques 2.2.

a) Etant donnee une echelle h, les suites f qui sont a la foish-oscillantes et etrangeres a h sont exactement celles qui tendent vers 0 pour la norme

L

2(Rd).

b) Soithune echelle, soientfune suiteh-oscillante etgune suite etrangere ah. Alors la formule de Plancherel et l'inegalite de Cauchy-Schwarz entra^-

nent aisement Z

R d

f

n(

x

)

g

n(

x

)

dx

;n;;!

!1

0

:

On en deduit l'identite de presque orthogonalite

jj

f

n+

g

njj2L2 =jj

f

njj2L2+jj

g

njj2L2+

o

(1)

n

!1

:

c) Supposons donnee, pour tout

n

2 N, une fonction

n 2

L

1(Rd), de sorte que la suite (jj

njjL1) soit bornee. Alors, si f est h-oscillante (resp.

etrangere ah) la suite (

n(

D

)

f

n)n2N l'est aussi.

d) Soit h une echelle tendant vers 0 et

m

une fonction bornee sur Rd, uniformement continue. Alors si f est h-oscillante (resp. etrangere a h) la suite (

mf

n)n2N l'est aussi. En e)et, d'une part, dans la denition 2.1, on peut remplacer les conditions (2.1) et (2.2) par

lim supn

!1

jj

(

Rh

n

D

)

f

njjL2 +

f

n;

h

n

D R

f

n

L2 ;R;!1;!0 (2

:

1)0

h

n

D b

1;

h

n

D a

f

n

L2 ;n;!1;!0 (2

:

2)0

(7)

ou

2

C

01(Rd) est egale a 1 au voisinage de 0. D'autre part, si ^

2

L

1, le lemme de Schur entra^ne

#

m

(

hD

)]L2!L2

Z

R d

j

^(

z

)j

!

m(

h

j

z

j)

dz

ou

!

m est le module de continuite de

m

. Des lors,

#

m

(

h

n

D

)]L2!L2 ;n;;!

!1

0

donc (2

:

1)0 ou (2

:

2)0 est veriee par (

mf

n) des qu'elle l'est par (

f

n). En particulier, dans les conditions de la remarque 2.2 b) ci-dessus, on a

Z

R d

m

(

x

)j

f

n(

x

) +

g

n(

x

)j2

dx

=

Z

R d

m

(

x

)j

f

n(

x

)j2

dx

+

Z

R d

m

(

x

)j

g

n(

x

)j2

dx

+

o

(1)

n

!1

:

Exemple 2.3.Il existe des suitesf etrangeres a toute echelle, qui neanmoins ne tendent pas vers 0 en norme

L

2. Par exemple, soit

2

C

01(Rd) telle que

R

R

d

(

x

)

dx

6= 0. On pose, pour tout

n

2,

f

n(

x

) =

n

d

(Log

n

)1=2(1;x);d4(

(

nx

))

x

2Rd

de sorte que

f

^n(

) = 1

(Log

n

)1=2(1 +j

j2);d4

^

n

:

Par la formule de Plancherel, on obtient donc

jj

f

njj2L2

= (2

);d Log

n

Z

R d

(1 +j1

j2)d=2

^

n

2

d

;!(2

);dj

S

d;1j

Z

R d

(

x

)

dx

2

:

Par ailleurs, on a, pour tout echelle h, pour tous

b > a >

0,

Z

a hnjj bj

f

^n(

)j2

d

C

Log

n

Z

a hnjj b

d

(1 +j

j2)d=2

C

0 Log

n

Log

b a

;;;!

n!1 0

:

Exemple 2.4. Notons enn que la particularite d'^etre etrangere a toute echelle se mesure a l'aide de la norme dans l'espace de Besov

B

= _

B

201 introduit a la n du paragraphe 1. En e)et,

lim supn

!1

jj

f

njjB= lim supn

!1

supk2Z jjk

f

njjL2

= sup

(kn)2ZNlim supn

!1

jjkn

f

njjL2

(8)

et par ailleurs

Z

2;kjj j

f

^(

)j2

d

1=2

jjk

f

jjL2

Z

a 2;kjj bj

f

^(

)j2

d

1=2

(2

:

3) pour 0

< a < < < b

convenables.

On en deduit aisement que jj

f

njjB tend vers 0 si et seulement si f est etrangere a toute echelle.

La proposition suivante exprime un resultat de decomposition d'une suite arbitrairef par rapport a une echelle donneeh.

Proposition 2.5. Soient h une echelle, f une suite bornee de

L

2(Rd). Il existe une application

'

: N ! N strictement croissante et une suite (

g

n) bornee dans

L

2(Rd) telles que :

(i) (

g

n) soit (

h

'(n))-oscillante,

(ii) (

f

'(n);

g

n) soit etrangere a (

h

'(n)).

Demonstration.Pour tout entier

n

, pour tout reel

R

1, on pose

L

n(

R

) =

Z

1

R hnjj Rj

f

^n(

)j2

d:

(2

:

4) Notons que, pour tout

n

,

L

n est une fonction croissante de

R

, et que supnR

L

n(

R

)

<

+1. D'apres le lemme de Helly, il existe une application

'

1 : N ! N strictement croissante telle que

L

'1(n)(

R

) !

L

(

R

) pour tout

R

1.

La fonction

L

etant croissante et bornee, posons

`

= limR

!+1

L

(

R

)

:

(2

:

5) On construit alors par recurrence une application

'

2 :N ! N strictement croissante telle que, pour tout

n

1,

L

(

n

) + 1

n

L

'1('2(n))(

n

)

L

(

n

); 1

n :

Posons alors

'

=

'

1

'

2. On a

L

'(n)(

n

);n;;!

!1

`:

(2

:

6)

On denit alors

g

n2

L

2 par la formule

g

^n(

) =1n1 h'(n)jj n

f

^'(n)(

)

:

(2

:

7) Alors (

g

n) est une suite bornee de

L

2, et pour tous

b > a >

0 et

n

assez grand,

g

^n(

) = ^

f

'(n)(

)

a

h

'(n)j

j

b

(2

:

8)

(9)

ce qui assure la propriete (ii). Par ailleurs, pour

n

R

1,

Z

h'(n)jj R1 j

g

^n(

)j2

d

+

Z

h'(n)jjRj^

g

n(

)j2

d

(2

:

9)

=

L

'(n)(

n

);

L

'(n)(

R

);n;;!

!1

`

;

L

(

R

)

quantite qui tend vers 0 quand

R

tend vers +1, ce qui assure que (

g

n) est

(

h

'(n))-oscillante. tu

Remarques 2.6.

a) Etant donneesf0= (

f

'(n)) et h0= (

h

'(n)), une suiteg= (

g

n) telle que (i), (ii), si elle existe, est caracterisee modulo une suite

L

2 tendant vers 0 en norme. C'est une consequence de la remarque 2.2. a). On appellera alors

g une composanteh0-oscillante de la suite f0. La proposition se paraphrase donc en disant que, a extraction pres de sous-suites, toute suite bornee de

L

2 admet une composante oscillante selon une echelle donnee.

b) La demonstration ci-dessus montre que la composante h0-oscillante g de f0 peut ^etre prise de la forme

g

n=

n(

D

)

f

n0, avec

n2 =

n.

c) Si f est etrangere a une echelle h et admet une composante oscil- lante g selon une echelle he, alors g est etrangere a h. En e)et, pour tous

b > a >

0, posons

n(

) =1a hnjj b. Alors la remarque 2.2. c) entra^ne que la suite (

n(

D

)

g

n) est he-oscillante tandis que (

n(

D

)(

f

n;

g

n)) est etran- gere a eh. Il en resulte que (

n(

D

)

g

n) est une composante he-oscillante de (

n(

D

)

f

n). Orjj

n(

D

)

f

njjL2 tend vers 0. La remarque 2.6 a) entra^ne donc que jj

n(

D

)

g

njjL2 tend vers 0, et ceci pour tous

b > a >

0. La suite g est donc etrangere ah.

La notion suivante permet de comparer en general deux telles echelles h eteh.

Definition 2.7.Deux echellesh etehsont dites orthogonales (on noteh?

e

h) si

log~

h

n

h

n

;;;!

n!1 +1

:

Par exemple, il est facile de verier que si f est h-oscillante, alors f est etrangere a toute echelle orthogonale a h. Le lemme suivant fournit une reciproque partielle de ce fait :

Lemme 2.8. Soit g une suite h-oscillante telle que jj

g

njjL2 ait une limite inferieure

>

0. On suppose que g est etrangere a une echelle he. Alors h et

e

h sont orthogonales.

Demonstration.Si h ethe n'etaient pas orthogonales, il existerait des sous- suites (

h

'(n)), (~

h

'(n)) telles que

h

~'(n)

h

'(n) ;n;!1;!

2]0

+1#

:

Pour tous

b > a >

0, on aurait alors, pour

n

assez grand,

Z

a h'(n)jj b

g

^'(n)(

)2

d

Z

a

2

~h'(n)jj 2b

g

^'(n)(

)2

d

(10)

qui tend vers 0 puisque g est etrangere a he. Il en resulte que (

g

'(n)) est etrangere a (

h

'(n)) comme elle est aussi (

h

'(n))-oscillante, on en deduit, par la remarque 2.2. a), que

jj

g

'(n)jjL2 ;n;;!

!1

0

ce qui est contraire a l'hypothese. tu

Nous pouvons maintenant enoncer le resultat principal de ce paragraphe.

Theoreme 2.9.Soitf une suite bornee de

L

2. Il existe alors une sous-suite

f

0def, une suite(h(j))j1d'echelles et une suite(g(j))j1de suites bornees de

L

2, veriant les proprietes suivantes :

(i) si

j

6=

k

, h(j) ?h(k)

(ii) pour tout

j

, g(j) est h(j)-oscillante

(iii) pour tout entier

`

1, pour tout

x

2Rd, on a

f

n0(

x

) =X`

j=1

g

(nj)(

x

) +

r

(n`)(

x

)

ou r(`) est etrangere a h(j) pour tout

j

2f1

:::`

g et

lim supn

!1

jj

r

(n`)jjB ;`;!1;!0

:

Demonstration.Elle est inspiree de la methode d'exhaustion introduite par Metivier et Schochet dans #14].

Pour toute suite borneef de

L

2, on pose

(f) = lim supn

!1

jj

f

njjB

:

(2

:

10) Par ailleurs, siu= (

u

n) est une suite et

'

:N! Nune application stricte- ment croissante, on noteu' la suite (

u

'(n)).

Premiere etape. On montre que, pour tout suite borneef de

L

2, il existe une application

'

:N! N strictement croissante et une echelle h telles que f'

admette une composanteh-oscillante g veriant

jj

g

njjL2 ;n;!1;!

C

(f)

2

:

(2

:

11)

En e)et, si

(f) = 0, il su&t de prendre pour

'

l'identite, h quelconque et

g= 0. Sinon, il existe une suite extraitef0 def et une suite (

k

n) d'elements deZtelles que

jjkn

f

n0jjL2 ;n;;!

!1

C

1

(f)

2

:

(2

:

12)

Posons alors

h

n = 2;kn. Par la proposition 2.5, quitte a extraire une sous- suite de f0 et de h, on peut supposer quef0 a une composanteh-oscillante,

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