C H . S TURM
Optique. Recherches sur les caustiques
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 15 (1824-1825), p. 205-218
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205
OPTIQUE.
Recherches
surles caustiques ;
Par M. CH. STURM.
C A U S T I Q U E S
SURUN PLAN.
SOIT,
dans un milieuhomogène ,
unpoint
lumineuxA
d’oùémanent,
en lous sens , des rayonsqui
seréfractent ,
enpassant
de ce milieu dans un autre milieuégalement homogène, sépare
du
premier
par une surfaceplane
ousphérique.
Nous nous pro-posons ici de déterminer la nature de la surface
caustique
forméepar la rencontre consécutive des rayons
réfractés.
Supposons
d’abord(fig.
iet 2)
que la surface deséparation
soit un
plan.
Abaissons dupoint
A sur ceplan
uneperpendiculaire AC,
que nousprolongerons
d’unequantité CB=AC,
et par la-quelle
nousconduirons ,
àvolonté ,
uuplan
ACDqui
coupera leproposé
suivant une droiteCD, perpendiculaire
à CA. Il estclair que tous les rayons émanés du
point
Aqui
tomberont dansce
plan
ACD n’en sortiront pas enpassant
dans le second milieu.Ainsi nous
n’avons.
à considérerque
cequi
se passe dansle plan ACD, qui
est celui de lafigure.
Soient donc AI un rayon incident
quelconque , I
sonpoint
d’incidence ,
sur la droite CD et IK la directionqu’il prend
en.se réfractant. Soit IL le
prolongement
de cette direction IK ducôté du
point A ;
élevons IFperpendiculaire
àCD ;
les sinus desangles
AIF et LIF d’incidence et de réfraction seront entre euxTom.
XV,n.° VII, I.er janvier
I825. 28206
C A U S T I Q U E S
d’aurès
une loi connue, dans unrapport
constant que nousnom-
merons a.
c
Faisons passer par les trois
points A, B, I
une circonférence de cercle. Cettecirconférence
touchera IF en1 ,
et coupera denouveau la droite IL en un
point
M. Il est aisé de voir que les sinus desangles AIF,
MIFque
latangente
IF au cercle AIB fait avec les cordesIA ,
IM sont entre eux comme ces cordes.Donc le
rapport
de celles-ci est donné et-égal
àa c ;
et suivantque a sera
plus grand
onplus petit
que c, lespoints
1 et Mseront oti ne seront pas situés tous deux du même côté de AB.
Ces deux cas doivent être examinés
séparément.
Premier cas (fig. I).
a>c, d’oùIA>
IM.L’angle
AMB étant alorségal à l’angle AIB 3
prenons sur MB uneportion
MGégale
à MA etjoignons AG,
les deuxtriangles
isocèles
AIB,
AMG serontsemblables ;
doncl’angle
MAG seraégal
à
l’angle IAB,
et parconséquent l’angle
BAGégal
àl’angle IAM ;
mais l111is on a aussi
l’anyle ÀBG égal
àl’angle IAM ;
donc les deuxtri
ulgles
BAG et AMI sontsemblables p
et donnentconséquemement
ceLte
proportion
donc BG est constant et donné de
grandeur ;
et commeon voit que la
différence
MB-MA est constante , et que parconséquent
lepoint
M est- à une branched’hyperbole
dont lesfoyers
sont A et B et dont l’axe transverse estégal
à BG.De
plus
MI est la normale à cette courbe aupoint M, puis-
qu’elle fait,
avec les deux rayons vecteursMA, MB,
desangles.,
SUR UN PLAN. 207
AMI, BMI, supplémens
del’autre,
comme sous-tendus dans le cercle AMB par des cordeségales BI,
AI. Tous les ls réfractés IK sou donc normaux à la branched’hyperbole
dont ils’agit.
Ainsi, lorsque l’angle
deréfraction
est moindre quel’angle d’incidence ,
lacaustique formée
par les rayonsréfractés
est ladéveloppée
d’une branched’hyperbole
dontle foyer
est lepoint
dedépart
desrayons incidens,
dont le centre est laprojection
dumême
point
sur la droiteséparatrice
îles deuxmilieux,
et dont l’excentricité est à l’axe transverse dans lerapport
donné du sinus d’incidence au sinus deréfraction.
Deuxième cas
(fig. 2).
a c, d’où IA IM.L’angle
AMB étant alorssupplément
deAIB , prolongeons
BMd’une
quantité
MG=MA etjoignons AG ;
lestriangles
isocèles-AIB,
AMG étantsemblables , l’angle
MAG seraégal à IAB,
etpar
couséquent l’angle
BAGégal
àl’angle IAM ;
maisl’angle
ABGest
égal
àl’angle AIM;
donc les deuxtriangles BAG
IAMsont
semblables et donnent
conséquemment
donc
BG estdonné
degrandeur ;
et commeon voit que le
point
Mappartient
à uneellipse
dont A et B sontles
foyers
et dont legrand
axe estégal
à BG.De
plus
MI est la normale à cettecourbe, puisqu’elle fait,
avecles rayons vecteurs
MA, MB, des angles IMA,
IMBégaux
entreeux, comme sous-tendant des cordes
égales IA ,
IB du cercle AMB.Tous les rayons réfractés IK sont donc normaux à
l’ellipse
dontil
s’agit.
Ainsi, lorsque l’angle
deréfraction
estplus grand
quel’angle
d’incidence,
lacaustique formée
par les rayonsréfractés est la
208
C A US TIQUE S
développée
d’unedemi-ellipse ,
dont lefoyer
est lepoint
dedépart
des rayons
incidens ,
dont le centre est laprojection
du mêmepoint
sur la droiteséparatrice
des deuxmilieux ,
et dont l’excen- tricité est audemi-grand
axe dans lerapport
donné du sinus d’incidence au sinus deréfraction.
Il faut remarquerqu’ici l’angle
d’incidence ne saurait croître
au-delà
d’une certaine limite déter- minée par la formuleSin.AIF=a c.
Comme les résultats que nous venons
d’exposer
sontdéjà
connuset ont été démontrés par l’analise
(*),
nous ne nous y arrêteronspas
davantage.
Passons donc àd’autres recherches.
Supposons ( fig. 3 , 4, 5 )
que la surfaceséparatrice
des deuxmilieux soit une surface
spilérique.
Tirons de son centre C aupoint
lumineux A une droite indéfinie
CA ,
parlaquelle
nous feronspasser un
plan CAD , qui
coupera cette surface suivant uncercle
dD03B4, représenté
dans lafigure.
Il est clair que tous les rayons émanés dupoint
A dans ceplan
CAD n’en sortiront pas enpé-
nétrant du
premier
milieu dans le second.Soient donc AI un rayon incident
quelconque ,
I sonpoint
d’in-cidence sur le cercle dD03B4 et IK la direction
qu’il prend
en seréfractant. Soit IL le
prolongement
de IK dans la directionopposée,
et tirons le rayon ou la normale CI. Les sinus des
angles AIC ,
LIC d’incidence et de réfraction sont
toujours
entre eux dans unrapport donné. Il faut remarquer, en outre, que
ces angles
doiventtoujours
être de mêmeespèce, c’est-à-dire ,
tous deuxaigus
ou-tous deux obtus.
Prenons,
sur ladirection de
ladroite CA,
unpoint
B telque
(*)
Voyez
le mémoire inséré à la page 22g du XI.e volume duprésent
recueil.
J. D. G.
SUR LA SPHÈRE.
2021e
produit
de CA par CB soitégal
auquarré
durayon
CI ouCd. Les
triangles CAI 9
CIB seront semblables et donnerontIA IB=CA CI;
lerapport IA IB
sera donc constant. PosonsLe
triangle
CAIdonne
encoreet comme les
angles CAI 3
CIB sontégaux,
on aSi le
point
A est tellementplacé,
àl’égard
de la surfacesépa- ratrice,
que lerapport
de CA au rayon CI soitégal
aurapport
donné du sinus d’incidence au sinus de
réfraction,
la formula ci-dessus fait voir que ,
l’angle
d’incidence étantCIA, l’angle
deréfraction sera
CIB
, pourvu toutefois que ces deuxangles soient
de même
espèce.
Cette condition n’estremplie qu’autant
que lepoint
1 tombe sur l’arc03B4D,
déterminé sur le cercle dD03B4par li perpendiculaire
AD à CA(fig. 3)
ou par latangente
AD à cecercle
(fig. 4, 5),
suivant que A lui est intérieur ou extérieur.Ce cas
particulier,
danslequel
la courburesphérique
fait convergeren un seul et même
point
les directions des rayonsréfractés,
aété
signalé
par M. leprofesseur
de La Rivefils,
dans son mémoiresur les
Caustiques , imprimé
récemment à Genève(*).
(*) Nous aurions
déjà
annoncé cet intéressant mémoire que nous n’avons reçu ausurplus
quedepuis
peu , si nous n avions voulu faire connaîtra2I0
C A U S T I Q U E S
Pour rentrer dans la
généralité
de laquestion ,
faisons passerune circonférence par les trois
points A, B, I;
cette circonférencecoupera
la droite IL en un secondpoint M ;
et, à cause de larelation
CA.CB=CI ,
CI lui seratangente
en I. Celaétant,
les.sinus des
angles CIA, CIM,
formés par cettetangente
CI avecles cordes
IA ,
IM seront entre eux comme ces cordes. Soita c le
rapport
donné de cessinus ;
on aura ainsi - =a c, de sorteque les trois droites
IA , IB,
IM seront constammentproportion-
nelles aux trois
constantes a, b,
c.La circonférence
qui
passe par les troispoints A, B, I,
estdivisée par ces
points
en trois arcs sur chacundesquels
lepoint
Mpeut également
se trouver. Voilà donc trois cas distinctsqu’il
fautdiscu ter
séparément.
Prcmier
cas ( fig.
3).
Lepoint
M tombe sur l’arc AB.Les
angles AIB,
AMB étant alorssupplémens
Fun del’autre ; prolongeons
BM d’unelongueur
MGqui
soit à MA dans lerapport
donné de b â a ou de IB à
IA,
et soit menée AG. Lestriangles
AIB,
AMGayant
unangle égal
en M etI, compris
entre deuxcôtés
proportionnels,
serontsemblables ;
d’ou il suit quel’angle
MAG sera
égal
àl’angle IAB,
et parconséquent l’angle
BAGégal
à
l’angle
IAM. Lestriangles BAG,
IAM ayant en outre lesangles.
ABG,
AIMégaux
sont doncsemblables
et donnent.donc
BG est, constante et donnée degrandeur. Or,
on a.en même temps
quelques
résultats sur le mêmesujet
que nous avonsobtenus
depuis long-temps ,
mais que le défaut de loisir nous aempêché jusqu’ici
de mettre en ordre..J. D. G..
SUR
LASPHÈRE.
2IIainsi
Le lieu
géométrique
dupoint
M est donc une courbe dans la-quelle
la somme desproduits
des rayons vecteurs ,rapportés
auxpoints
A et B par deux constantes est elle-même unequantité
constante.
Deuxième cas
(fig. 4.).
Lepoint
M se trouve sur l’arc ALLes
angles AIB
AMB étant alorségaux
entre eux, soitprise
sur
MB, prolongée,
s’il estnécessaire,
au-delà dupoint B,
unelongueur
MGqui
soit à MA dans lerapport
donné de b à a,et soit menée AG. Les
triangles AMG,
AIBayant
unangle égal
en M
et ï p compris
entre’ deux côtésproportionnels ,
serontsemblables ;
d’où il suit quel’angle
MAG seraégal
àl’angle IAB ,
etconséquemment plus petit
queMAB ; de
sorte que G doit réellement tomberentre
M et B. Ensuitel’angle
BAG seraégal
àl’angle IAM ;
et, comme lesangles ABG 3
AIM sont aussiégaux ,
on voit que lestriangles BAG,
IAM sont aussisemblables
et donnent
conséquemment
donc BG est constant et donné
de grandeur. Or,
on aainsi
2I2
C A U S T I Q U E S
Le lieu
géométrique
dupoint
M est donc une courbe dans la-quelle
la différence desproduits
des rayons vecteursrapportés
auxpoints
A etB ,
par deux constantes est elle-même unequantité
constante.
Troisième
cas (fig. 5). Le psint M
tombe sur l’arc BI.Soit
prise
surBM, prelengée,
s’il es.nécessaire,
au-delà de Bune
longueur MG=b a MA ,
et soit menée. Par là lestriangles
AMG et AIB seront
semblables, l’angle
MAGégal
àl’angle IAB ,
et
plus grand
quel’angle MAB ;
de sorteque G
doit réellement tomber sur leprolongement
de MB.Ensuite , l’angle BAG
seraégal
àl’angle IAM ;
mais d’ailleurs lesangles ABG ,
AIM sontégaux,
commeayant
le mêmesuppiément ABM;
doncles triangles BAG,
IAM sont semblables et donnentdonc
BG est constant et donné degrandeur. Or,
on aainsi
Le lieu
géométrique
dupoint
M est donc encore ici une courbedans
laquelle
la ditlérence desproduits
des rayons vecteurs, rap-portés
auxpoints
Aet B,
par deux constantes est elle-même unequantité
constante ; mais ici la différence est inverse de celledn.
cas
précédent.
En
résumé,
nous voyons que le lieugéométrique
dupoint
Mest une courbe telle que la somme ou la différence des
produits
des
distances de sespoints
aux deuxpoints
fixes A et Bpar deux
SUR L A S P H È R E.
2I3coefficiens
déterminés
est constante et donnée degrandeur.
Il seradonc
toujours
facile de construire cettecourbe , d’après l’équation qui
luicorrespondra ;
on trouvera que c’est une courbe du genre del’ellipse
ou del’hyperbole ,
différant d’autant moins de l’uneou de l’autre de celles-ci que le rayon du cercle dont le centre
est C sera
plus grand
parrapport
à la distance dupoint
A à sacirconférence ,
etqu’en
mêmetemps
les deux coefficiens seront moinsinégaux.
Nous allons faire voir
présentement
que la normale aupoint
M de la courbe dont il
s’agit
coincide avec le rayon réfracté MI.Soit en effet MN cette normale
(fig. 3),
la courberépondant
alorsà
l’équation (i).
Comme onpeut toujours
d’unpoint pris
à vo-lonté sur le
plan
d’unecourbe,
lui mener une ouplusieurs
nor-males,
supposons que la normale MN à la courbeproposée
soitcelle
qui
passe par unpoint fixe P, pris
sur sonplan. D’après
les théories connues sa
portion
PM sera un minimum ou unmaximum,
entre toutes les droites que l’onpeut
mener dupoint
P àla même courbe.
Donc,
en vertu del’équation (I),
la sommedans laquelle
p est un coefficient constantarbitraire ,
seraaussi
un minimum ou un maximum. De là
résulte ,
suivant un théorèmegénéral
que nous avons démontré ailleurs(*) ,
que , si l’onapplique
au
point
M trois forcesdirigées
suivant les droitesPM , BM ,
AMet
proportionnelles
auxquantités
p , a ,b, respectivement ,
leurrésultante sera
dirigée
suivant la normale MN.Or ,
l’uned’elles ayant déjà
cettedirection ,
les deux autresqui agissent
suivant BMet AM
devront
aussiavoir
leurrésultante dirigée
suivantMN ,
(*) Voyez
tom.XIV ,
pag. II5.Tom. XV. 29
2I4
CAUSTIQUES
avec
laquelle
elles feront desangles BMN, AMN,
dontles, sinus
devront être
conséquemment
en raison inverse de leursintensités,
c’est-’à-dire ,
dans lerapport
de b à a. Mais MI fait avec MB etMA des
angles
dont lessinus
sont entre eux comme les cordesIB ,
IAqui
lessous-tenden,
dans le cercleAMB , c’est-à-dire ,
dans le
rapport
de bà a ;
donc la normale MN coïncide avecMI. On démontrerait la même chose pour le cas des
équations
(2)
et(3) , (fig. 4.
et5) 0).
Cette
propriété
fait voir que la courbe àlaquelle
sonttangens
les rayons réfractés IK ou
IM,
est ladéveloppée
de l’une des courbes(I), (2) , (3) ;
or, cette courbe n’est autrechose
que lacaustique
formée par ces rayons
réfractés,
d’où il faut conclure que lacaustique
queforment
les rayons lumineuxqui
émanent d’unpoint , après
s’êtrerèfractés à
la rencontre d’unecirconférence
dans leplan
delaquelle
cepoint
se trouvesitué ,
est ladéveloppée
d’unecourbe dont la
propriété caractéristique
est que la somme ou ladifférence
desproduits
des distances de sespoints
aupoint
lumineuxet à son
conjugué
parrapport
aucercle
par deuxcoefficiens
cons-tans est une
quantité
constante. Les courbes de ce genreayant
quelque
ressemblance soit avecl’ellipse ,
soit avecl’hyperbole,
oudoit en conclure que les
caustiques
dont ils’agit
ici ne doiventpas
(*) Si l’on voulait faire usage du calcul
différentiel ,
onaurait ,
en nom-mant r, r’ les droites MA, MB , et ds l’élément de la courbe
or,
d; et dr’ ds
sont les smus desangles
que fait la normale avec les rayons vecteurs r et rf ; donc, etc.SUR
LASPHÈRE.
2I5différer extrêmement des
développées
de ces deux courbes(*).
La
proposition
que nousvenons
d’établir doit maintenant êtreappliquée
aux différentes circonstances quepeut présenter
laquestion.
(*) Ce
qui précède
nous conduit à uneconstruction
assezsimple
descourtes (1) , (2), (3).
Soit
prise (fig. 6 )
sur la direction de IA unelongueur IM’=IM ,
etsoit
M’G’, parallèle
àCI , qui
coupe en C’ la direction de CA. On a d’abordles
triangles CIA,
C’M’A donnent ensuitedonc le
point
C/ est donné deposition
et la distance C’M’ donnée degrandeur ;
de sorte que lepoint
M’appartient
à une circonférence de cercle dont on connaît le centre C’ et le rayon.Ainsi , décrivons un cercle dont le centre C’ et le rayon C’M’ soient déterminés par les
proportions
le
point
A sera un centre de similitude des cercles dont C et Cr sontles centres. Soient menées par ce
point
A des droites IM’qui
coupentces deux cercles en -des
points
corrélatifs 1 et Mf , de sorte que les- rayons CI , C’Mr soientparallèles
entre eux ;puis,.
faisant passer par les-points
A et B une ’suite de cercles AIB, prenons sur chacun d’eux unecorde- IM
égale
à IM’, tellement quel’angle
CIM soit de mêmeespèce que
CIA nousobtiendrons;’ par
cetteconstruction ,
tous lespoints
Mde ta courbe demandée, et toutes ses normales MI.
Une construction
analogue, indiquée ( fig.
2), a lieu relativement ?l’ellipse
jet, àl’hyperbole
dont il a étéquestion (fig. I
et 2).2I6
CAUSTIQUES
Tout étant
supposé
comme ci-dessus(fig. 3 ) ,
soitd’abord sup-
posé
lepoint
A dans l’intérieur du cercleréfringent ,
cequi
donneab.
Elevons laperpendiculaire
AD à l’axe ÇA.L’angle
CDBétant
égal
àl’angle CAD
BD seratangente
au cercledD03B4,
etl’angle CDA=CBD ,
sera laplus grande
valeur quepuisse prendre l’angle
d’incidenceCIA, qui
esttoujours égal à
CBI.Concevons
décrit le cercle
AIB ,
pourchaque point
1d’incidence ;
il faudra supposer successivement que lepoint
1 tombe sur l’arcdD , puis
sur
l’arc 03B4D,
en serappelant que l’angle
CIM nepeut
devenirobtus,
Si l’on a ca, il s’ensuit
IMIA,
lepoint
M tombetoujours
sur
l’arc AI, quel
que soit1 ;
lacaustique
formée par lesrayons
réfractés
est alors ladéveloppée
de la courbe(2).
Si l’on a c>a et
b,
IM estcompris
entre IA etIB ,
lepoint
M tombe sur l’arc
AB, quel que
soitI;
lacaustique répond
alorsà la courbe
(i).
Soit enfin c>a
et >b,
d’où IM > IA et > IB. Si lepoint
d’in-cidence
tombe sur l’arcdD ,
on voit que lacaustique
est la déve-loppée
de la courbe(I) ;
et, s’il tombe sur03B4D ,
elle devient cellede
la courbe(3). L’angle d’incidence
aici
une limite au-dessous deCDA qu’on
obtient en faisantSin.CIM=I,
dans la formuleSin.CIA Sin.CIM=a c,
d’oùSin.CIA=a c a b
ouSin.CDA.
Examinons maintenant ce
qui
a lieu(fig. 4.
et5 ) , quand
lepoint
A est extérieur aucercle ,
d’oùrésulte a>
b.Soit
alors ADtangente
aucercle dD03B4;
il estclair que les
rayonsqui partent du
point
A nepourront
pastoinber ,
à lafois ,
sur les deux arcs dDet
03B4D ;
ils tomberont seulement sur l’un ou sur l’autre.D’après
cela ,
si l’on suppose décrit le cercle AIB pourchaque point 1 ,
ense
rappelant que
lesangles CIA,
CIM sonttoujours
demême espèce,
et que le
premier
est obtus ouaigu 3
suivant que I tombe surdl)
on sur
03B4D,
onparviendra
aux résultats suivans.Les rayons
incidens tombant
sur l’arcdD ,
sil’on a ca, la
SUR
LASPHÈRE.
2I7caustique
est ladéveloppée
de la courbe(2) ; mais ,
si l’on ac>a, elle
répondra
à la courbe(1) ;
les rayons incidens suscep- tibles de réfraction n’atteindront pasAD ,
et leur limite seradonnée
par la formule
Sin.CIA=a c.
Les rayons incidens tombant sur l’arc
03B4D,
si l’on a ca, lacaustique
serapporte
à la courbe(i)
ou à la courbe(3),
suivantqu’on
a c>ou b. Mais c>a
serapporte à
la courbe(2).
Dansce dernier cas ,
l’angle
d’incidence CIA a une limiteau-dessous
del’angle
droitCDA , donnée
par la formuleSin.CIA=a c.
Outre les
suppositions
que nous venonsde parcourir ,
il restecelle de c=b. Nous avons vu
qu’alors y
tant que les rayons inci-dens
tombent sur l’arc03B4D ,
lacaustique
se réduit à unpoint unique B ; mais,
àl’égard
de ceuxqui
tombent sur l’autre arcdD,
lacaustique
devient ladéveloppée
de la courbe(i)
ou dela courbe
(2),
suivantque
lepoint A
estintérieur
ou extérieurau cercle
dD03B4.
Pour
compléter
cesrecherches ,
nous allons encoreconsidérer
la surface
sphérique
comme surfaceréfléchissante ,
ou, cequi
revient au
même,
le cercle comme courberéfléchissante,
et nousferons connaître la nature de la
caustique
que forment alors les rayons réfléchis.En
admettant
les mêmes notations etconstructions
queci-dessus,
on
parvient
aisément alors aux conclusions que voici :Si la distance du
point
A au centre du miroir estplus petite
que son rayon , la
caustique
formée par les rayons réfléchis est ladéveloppée
de la courbedéfinie
parl’équation b b MA-MB=AB.
Si la distance du
point
A au centre du miroir estplus grande
que
son rayon, lacaustique
est ladéveloppée
de la courbe2I8 CAUSTIQUES
SUR LASPHÈRE.
MB+b a MA=AB
ou de la courbeMB-b a =AB,
suivant que le miroir est convexe ou concave àl’égard
dapoint
A.Il convient de
rappeler
ici une autrepropriété optique
dontjouissent
en commun les courbesdésignées
par(.2)
et(3)
dans cequi précède,
etqui
se trouve énoncée dans les 0152urres deDescartes;
propriété qui
découle de celle que nous avonsexposée
relativementaux normales de ces courbes. En voici renoncé. Soient A et B deux
points donnés
deposition,
etsoit -
unrapport donné ;
soit construite une courbe telle que, pour chacun de sespoints M ,
la
quantité
b.MA-a.MB soitégale
à une constante arbitrairequ’on
peut prendre positive négative
ou nulle. Si des rayonslumineux
partant
dupoint A ,
se réfractent à la rencontre de cettecourbe,
de telle sorte
que
les sinusdes angles
d’incidence et de réfraction soient entre eux dans lérapport
donné de a àb, les-
directionsdes rayons réfractés
convergeront
vers lepoint
fixe B(*).
(*) Nous avons
déjà
insinué ailleurs ( tom.V , pag. 289) qu’il
sepourrait
bien que la
plupart
descaustiques ,
d’ordinaire d’unefigure
sicompliqueée ,
ne fussent que des
développées
de courbesbeaucoup plus simples.
Cettepensée
semble avoirprésidé
au beau travailqu’on
vient de lire ; et c’estsans doute ce
qui
a conduit sonestimable
auteur auxélégans
résultatsauxquels
il est parvenu , etqui jettent
tant dejour
sur un desplus épineux sujets
quepuisse
ofrir l’analiseappliquée9
J. D. G.