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Pierre Lissy April 30, 2010

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Academic year: 2022

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Pierre Lissy April 30, 2010

Lemme 1. F stable par uentraîneF stable par u. De plus l'induit reste une isométrie.

Proof. Si F est stable par u. On aF ⊂u(F). En fait comme uest inversible on a exactement F = u(F). Prenons donc maintenant y ∈ ⊥F. COnsidérons u(y). u étant une isométrie, pour tout x∈ E on a (u(x), u(y)) = (x, y). Notamment si x ∈ F on a (u(x), u(y)) = 0. Autrement u(y)∈(u(F)), donc u(y)∈F. O na démontré ce qu'on voulait. Pour le fait que l'induit reste une isométrie, c'est une évidence: (uF(x), uF(x)) = (u(x), u(x)) = (x, x).

Lemme 2. Tout endomorphismef sur unR-espace vectoriel de dimension nie admet une droite ou un plan stable.

Proof. On considère le polynôme minimal def, qui est unitaire. Il se décompose en irréductibles de R[X], autrement dit en polynômes de degré1ou de degré2unitaires avec discriminant strictement négatif, notésPi. Par dénition, on aQPiαi(u) = 0, donc notamment un des endomorphismes Pi n'est pas injectif. Cela signie qu'il existe un certainxnon nul tel quePi(x) = 0. De deux choses l'une. SoitPi est de degré 1 et alors on a une droite stable, soit i lest de degré deux et alros on remarque que(x, u(x), u2(x))est une famille liée, ce qui signie que le sous-espace (trivialement u-stable) engendré par lesui(x)est de dimension au plus deux, ce qui est ce qu'on voulait.

Lemme 3. Les valeurs propres possibles pour une isométrie sont1 et−1. Proof. Immédiat: u(x) =λ(x)et ||u(x)||=||x||λ|.||x||avecxnon nul.

Théorème 1. On a le théorème de réduction énoncé.

Proof. On raisonne par récurrence sur n. pour n = 1 c'est vrai on a nécessairement 1 ou -1.

Supposons que pour toute isométrie sur un espace vectoriel de dimension inférieure ou égale àn, on ait le résultat voulu. Considérons un espace de dimensionn+ 1. De deux choses l'une.

1. uadmet une droite stable D . Alors la valeur propre associée est nécessairemetn 1 ou−1. On pose x un vecteur unitaire de D. On considère l'orthogonal D. D'après le lemme précédent, il est stable paruet l'induit reste une isométrie. On peut donc lui appliquer HR (car il est de dimensionn) et exhiber une BON (e2, . . . en)qui convient. Alors(x, e2, . . . en) est encore une BON (en eet les vecteurs sont tous de norme1, etxest bien orthogonal aux ei par dénition), et elle convient: la matrice dans cete base de ua (après éventuellement permutations des indices) la forme souhaitée

2. uadmet un plan stable P. On considère l'orthogonal P. D'après le lemme précédent, il est stable par uet l'induit reste une isométrie. On peut donc lui appliquer l'hypothèse de récurrence et exhiber une BON(e3, . . . en)qui convient. Reste à traiter le cas du planP lui- même. Deux deuc choses l'une. Soit l'induit est de déterminant−1. On voit très facilement qu'alors l'endomorphisme induit est diagonalisable: le polynôme caractéristique est X2− tr(u)X−1, de discrminanttr(u)2+ 4>0. Ainsi, comme les valeurs propres ne peuvent être que plus ou -1, dans une base adaptée notée(e1, e2)on a qqch de la forme

ε 0 0 ε0

. et donc la BON(e1, e2, . . . en)convient pour la réduction de la matrice. Dans le cas du déterminant 1; n raisonne comme suit. On sait que la matrice se met sous la forme

cos(θ) sin(θ) cos(θ0) sin(θ0)

. En écrivant que le déterminant vaut un, on obtient cos(θ)sin(θ0)−sin(θ)cos(θ0) = 1, ie sin(θ−θ0) = 1. Donc θ et θ0 diérent de π/2 + 2kpi et on a bien l'écriture sous la forme cos(θ) sin(θ)

−sin(θ) cos(θ)

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