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(1)

SESSION 2013

Concours commun Mines-Ponts

DEUXIÈME ÉPREUVE. FILIÈRE MP

A. Produit scalaire de matrices

1) Puisque la base (ei)16i6n est orthonormée pour le produit scalaire canonique h , i, le coefficient ligne i, colonne i, 16i6n, de la matriceAest ai,i=hAei, ei. Donc tr(A) =X

i=1

nhAei, ei. 2)SoientA= (ai,j)16i,j6n etB= (bi,j)16i,j6n deux matrices carrées.

tr( tAB

= Xn

j=1

Xn

i=1

ai,jbi,j

!

= X

16i,j6n

ai,jbi,j.

On reconnaît l’expression du produit scalaire canonique surMn(R). En particulier,h, iest un produit scalaire surMn(R).

3)La matrice Best symétrique réelle et donc, d’après le théorème spectral, la matriceBest orthogonalement semblable à une matrice diagonale réelle.

Soit(ei)16i6n une base orthonormée (pour le produit scalaire canonique) deRn constituée de vecteurs propres de Bet associée à la famille de valeurs propres(µi)16i6n.

hA, Bi=tr tAB

= Xn

i=1

htABei, eii= Xn

i=1

µihtAei, eii

= Xn

i=1

µihei, Aeii.

Soit alors(ei′′)16i6n une base orthonormée (pour le produit scalaire canonique) deRn constituée de vecteurs propres de Aet associée à la famille de valeurs propres(λi)16i6n.

Soitx= Xn

i=1

xiei′′∈Rn. Puisque la base (ei′′)16i6n hx, Axi=h

Xn

i=1

xiei′′, Xn

j=1

xjλjej′′i= Xn

i=1

λix2i.

Par hypothèse, lesλi,16i6n, sont des réels positifs et on a donc montré que pour toutxdeRn,hx, Axi>0.

En particulier, pour touti ∈ J1, nK, hei, Aeii >0. Comme d’autre part lesµi, 1 6 i 6n, sont des réels positifs, on a montré que

hA, Bi= Xn

i=1

µihei, Aeii>0.

B. Décomposition polaire

4) t(tAA) = tAt(tA) = tAA et donc la matrice tAA est symétrique réelle. D’après le théorème spectral, ses valeurs propres sont réelles.

Soientλune valeur propre detAApuisxun vecteur propre associé.

λkxk22txx=txλx=txtAAx=t(Ax)Ax=kAxk22. Puisquexn’est pas nul,kxk22> 0puisλ= kAxk22

kxk22 >0. Ceci montre que la matricetAAest une matrice symétrique réelle positive.

(2)

SoitX∈Rn tel quekXk=1.

kAXk2=t(AX)AX=tX(tAA)X=hX,tAAXi.

Soit alors(ei)16i6n une base orthonormée (pour le produit scalaire canonique) deRn constituée de vecteurs propres de

tAAet associée à la famille de valeurs propres (λi)16i6n où la numérotation a été effectuée de telle sorte que 06λ16 λ26. . .6λn. PosonsX=

Xn

i=1

xiei. hX,tAAXi=h

Xn

i=1

xiei, Xn

j=1

xiλieii= Xn

i=1

λix2in Xn

i=1

x2in. Donc, pour toutX∈Rn tel quekXk=1,kAXk22n ou encorekAXk26√

λn. Ceci montre quekAk26√ λn. D’autre part,en est un vecteur unitaire et kAenk2 = hen,tAAeni = λnhen, eni = λn ou encorekAenk = √

λn. Ceci montre quekAk2>√

λn. Finalement,kAk2=√

λn. On a montré que

∀A∈Mn(R), kAk2=p

max(Sp(tAA)).

5)PuisqueAest la matrice de fdans une base orthonormée, la matrice def◦fdans cette même base esttAA. D’après la question précédente, la matrice tAA est symétrique réelle positive et donc f◦f est un endomorphisme auto-adjoint positif.

Soit(ei)16i6n une base orthonormée de Rn constituée de vecteurs propres de f◦f et associée à la famille de valeurs propres(λi)16i6n.

Soithl’endomorphisme deEdéfini par : ∀i∈J1, nK, h ei) =√ λi

ei.hest diagonalisble dans une base orthonormée et donchest un endomorphisme auto-adjoint.

Les valeurs propres deh sont les√

λi,16i6nqui sont des réels positifs et donchest un endomorphisme auto-adjoint positif.

Pour touti∈J1, nK, h2(ei) =λiei=f◦f(ei). Ainsi, les endomorphismesh2etf◦fcoïncident sur une base deEet on en déduit quef◦f=h2.

On a montré que pour tout endomorphismefdeE, il existe un endomorphisme auto-adjoint positifh tel quef◦f=h2. 6)Si h=0, Im(h) ={0}et donc la restriction deh à Im(h)induit un automorphisme de Im(h).

Sihest un automorphisme deE, alors Im(h) =Eet donc la restriction dehà Im(h)induit un automorphisme de Im(h).

Supposons dorénavanthnon nul et non inversible. Soitp=dim(Kerh)(on a16p6n−1). Puisquehest diagonalisable, pest aussi l’ordre de multiplicité de la valeur propre0.

Soit(ei)16i6n une base deEformée de vecteurs propres dehet associée à la famille de valeurs propres(λi)16i6n. On suppose que la numérotation a été faite de telle sorte que0=λ1=. . .=λp< λp+16. . .6λn. Par suite,(e1, . . . , ep) est une base orthonormée de Ker(h).

Im(h) =Vect(h(e1), . . . , h(en)) =Vect(λp+1ep+1, . . . , λnen) =Vect(ep+1, . . . , en).

Ceci montre que Im(h)est un supplémentaire de KerhdansE(et même Imh= (Kerh)). La version complète du théorème du rang montre alors que la restriction dehà Im(h)induit un automorphisme de Im(h).

7)Soitx∈E.

kh(x)k2=hh(x), h(x)i=hx, h(h(x))i=hx, f◦f(x)i=hf(x), f(x)i=kf(x)k2, et donckh(x)k=kf(x)k.

Ainsi, pour toutxdeE,kh(x)k=kf(x)k. En particulier, Ker(f) =Ker(h). D’après le théorème du rang, dim(Kerh) =dim(Kerf) =n−dim(Imf) =dim (Imf)

.

Si kerh={0}= (Imf), v=0convient. Sinon, soient(e1, . . . , ep)une base orthonormée de Kerhet(e1, . . . , ep)une base orthonormée de(Imf). Soitvl’application linéaire de Kerhdans(Imf) définie par :∀i∈J1, pK,v(ei) =ei. L’image par vd’une base orthonormée de Kerhest une base orthonormée de(Imf). Doncvest un isomorphisme de Kerhsur(Imf) qui conserve la norme.

8)Six∈Imh, on poseu(x) =f(eh−1(x))et six∈Kerh= (Imh), on poseu(x) =v(x). On définit ainsi un endomorphisme ude E par ses restrictions à deux sous-espaces supplémentaires (Imh et Kerh sont supplémentaires d’après la question 7)).

(3)

De plus, six∈Imh,u(h(x)) =f(eh1(eh(x))) =f(x)et si x∈Kerh =Kerf(d’après la question 7)), u(h(x)) =0=f(x).

Doncu◦h/Imh=f/Imhet u◦h/Kerh=f/Kerhet finalementf=u◦h.

Maintenant, la restriction deuà Kerhà savoirvconserve la norme et d’autre part, six∈Imh, d’après la question 7), ku(x)k=kf(eh−1(x))k=kh(eh−1(x))k=kxk,

et donc les restrictions deuà Kerh et Imhconservent la norme. Soit alorsx∈E. On posex=x1+x2oùx1∈Imh et x2∈Kerh= (Imh). Commeu(Kerh)⊂(Imf) etu(Imh)⊂Imf, le théorème dePythagorepermet d’écrire

ku(x)k2=ku(x1)k2+ku(x2)k2=kx1k2+kx2k2=kxk2.

Ainsi,uest un endomorphisme qui conserve la norme et doncuest un automorphisme orthogonal deEqui vérifie de plus f=u◦h.

9)SoitA∈Mn(R). On munitRn de sa structure euclidienne canonique.

Soitf l’endomorphisme de Rn canoniquement associé à A. Soient h et udéfinis comme précédemment et soient S et U leurs matrices respectives dans la base canonique de Rn. Puisque la base canonique deRn est orthonormée,U est une matrice orthogonale etSest une matrice symétrique positive. De plus,A=US.

C. Projeté sur un convexe compact

10)Soitx∈E.

Existence. La fonction h 7→ kx−hk est continue sur le compactH à valeurs dans R. Cette fonction admet donc un minimum surHou encore il existeh0∈Htel que d(x, H) =kx−h0k.

Unicité. Soit(h0, h1)∈H2 tel queh16= h0 et d(x, H) = kx−h0k= kx−h1k. Puisque H est convexe, pour tout réel t∈[0, 1],th0+(1−t)h1appartient àH. Considérons alors la fonctionq : t7→kx−th0−(1−t)h1k2=kx−h1+t(h1−h0).

qest continue sur[0, 1], dérivable sur]0, 1[ et vérifieq(0) =kx−h0k=kx−h1k=q(1). D’après le théorème deRolle, il existe un réelτ∈]0, 1[ tel queq(τ) =0. En posanth=x−τh0− (1−τ)h1∈H, l’égalitéq(τ) =0s’écrit

2hh1−h0, x−hi=0.

Commehest sur le segment[h0, h1], on a aussihh−h0, x−hi=0. Mais alors, d’après le théorème dePythagore, (d(x, H))2=kx−h0k2=k(x−h) + (h−h0)k2=kx−hk2+kh−h0k2>kx−hk2,

carh∈]h0, h1[. Ceci est impossible et on a donc démontré l’unicité deh0.

11)•Soith∈H. Soitt∈]0, 1]. PuisqueHest convexe,th+ (1−t)h0∈Het donc

kx−h0k26kx−th− (1−t)h0k2=kx−h0+t(h0−h)k2=kx−h0k2+2t <hx−h0, h0−hi+t2kx−hk2 et donc,2t <hx−h0, h0−hi+t2kx−hk2>0ou encore2t <hx−h0, h−h0i6t2kx−hk2et finalementhx−h0, h−h0i6

t

2kx−hk2. Cette inégalité étant valable pour tout réelt de]0, 1], quandttend vers0, on obtienthx−h0, h−h0i60.

•Réciproquement, soith0 ∈Htel que pour touth∈Htel quehx−h0, h−h0i60.

kx−hk2=kx−h0k2+2hx−h, h0 −hi+kh0 −hk2>kx−h0k2+0+0=kx−h0k2, et donch0 =h0.

D. Théorème de Carathéodory et compacité

12)SoitHun convexe non vide. Par définition, conv(H)est le plus petit (au sens de l’inclusion) convexe contenantHet doncC0=conv(H).

SoitC0 l’ensemble des combinaisons convexes d’éléments deH.

• Montrons que C0 est un convexe contenantH. C0 contient les combinaisons convexes d’un élément de H et donc C0 contientH.

Soientxetydeux éléments deC0. O peut écrirex= Xp

i=1

λihi oùpest un entier naturel non nul, leshi sont des éléments deHet lesλisont des réels positifs de somme1ety=

Xq

i=1

µikioùqest un entier naturel non nul, leskisont des éléments deHet lesµisont des réels positifs de somme1.

(4)

Soit alorst∈[0, 1].

tx+ (1−t)y= Xp

i=1

ihi+ Xq

i=1

(1−t)µiki. De plus, pour touti∈J1, pK,tλi>0, pour touti∈J1, qK,(1−t)µi>0 et enfin

Xp

i=1

i+ Xq

i=1

(1−t)µi=t Xp

i=1

λi+ (1−t) Xq

i=1

µi=t+1−t=1.

Par suite,tx+ (1−t)y∈C0. On a montré que C0est un convexe contenantH.

• Soit C un convexe contenant H. Montrons que C0 ⊂ C. Pour cela, montrons par récurrence que toute combinaison convexe depéléments deH,p∈N, est dansC.

- PuisqueC contientH, le résultat est vrai pourp=1.

- Soitp>1. Supposons que toute combinaison convexe d’éléments deHsoit dansC. Soient (hi)16i6p+1 ∈ Hp+1 et (λi)16i6p+1 ∈ [0, 1]p+1 tel que

p+1

X

i=1

λi = 1. Si λp+1 = 1,

p+1

X

i=1

λihi = hp+1 ∈ C. Supposons maintenant queλp+1∈[0, 1[.

p+1X

i=1

λihi= (1−λp+1) Xp

i=1

λi 1−λp+1

hip+1hp+1.

Chaque λi

1−λp+1

est positif et Xp

i=1

λi

1−λp+1

= Xp

i=1

λi

1−λp+1

= 1−λp+1

1−λp+1

=1. Par hypothèse de récurrence, Xp

i=1

λi

1−λp+1

hi

C. Mais alors,(1−λp+1) Xp

i=1

λi

1−λp+1

hip+1hp+1carC est convexe.

Le résultat est démontré par récurrence.

En résumé,C0est le plus petit (au sens de l’inclusion) convexe contenantHet doncC0=conv(H).

13)La famille(xi−x1)26i6pest de cardinalp−1>n+1 > n. Elle est donc liée. Par suite, il existep−1réels non tous nulsα2, . . . ,αptels que

Xp

i=2

µi(xi−x1) =0.

Posonsµ1= − Xp

i=2

µiet pour26i6p,µii. Lesµisontpréels non tous nuls tels que Xp

i=1

µixi=0.

14)Soitθ un réel.

x= Xp

i=

λixi= Xp

i=

λixi−θ Xp

i=1

µixi= Xp

i=1

i−θµi)xi.

On note de plus que Xp

i=1

i−θµi) = Xp

i=1

λi−θ Xp

i=1

µi = 1. Il reste à vérifier que l’on peut choisirθ de sorte l’un des λi−θµi soit nul et les autres soient positifs.

Lesµi sont non tous nuls de somme nulle. Donc l’un au moins des µi,1 6i 6p, est strictement positif. On peut alors considérerθ=Min

λi µi

, 16i6p, µi> 0

. Soiti0∈J1, pK tel queθ= λi0

µi0

.

•sii=i0i−θµi=0,

•siµi> 0, alorsθ6 λi µi

et doncλi−θµi>0,

•siµi60, λi−θµi>0 carλi>0et−θµi>0.

Donc,θconvient.

D’après tout ce qui précède, sip>n+2et si xest combinaison convexe de la famille(xi)16i6p d’éléments deh, alorsx est combinaison convexe de la famille(xi)i6=i0 qui est une famille de p−1 éléments deH.

Par récurrence descendante, il est immédiat que tout élément de conv(H)est combinaison convexe d’au plusn+1éléments deH.

(5)

15)Vérifions queΛest un compact deRn+1.

- Λ est l’intersection des demi-espaces affinesti > 0, 1 6 i 6 p, qui sont des fermés de Rn+1 et de l’hyperplan affine d’équation

nX+1

i=1

ti qui est un fermé deRn+1. DoncΛest un fermé deRn+1en tant qu’intersection de fermés deRn+1. -Λest borné car contenu dans[0, 1]n+1.

Finalement, Λest un fermé borné de Rn+1 et donc un compact de Rn+1 carRn+1 est de dimension finie et d’après le théorème deBorel-Lebesgue.

D’autre part,Hn+1est un compact deEn+1en tant que produit de compacts deEet finalementΛ×Hn+1est un compact deRn+1×En+1.

Soit ϕ : Rn+1×En+1 → E

((t1, . . . , tn+1),(x1, . . . , xn+1)) 7→

nX+1

i=1

tixi

. L’application ϕ est bilinéaire sur l’espace Rn+1×En+1 qui

est de dimension finie. En particulier,ϕest continue surRn+1×En+1. D’après la question précédente, conv(H) =

n+1 X

i=1

tixi, (t1, . . . , tn+1)∈Λ, (x1, . . . , xn+1)∈Hn+1

= ϕ Λ×Hn+1 . Donc conv(H)est une partie compacte deEen tant qu’image directe d’un compact par une application continue.

E. Enveloppe convexe de O

n

( R )

16)Montrons queOn(R)est un compact deMn(R).

• Soient f : Mn(R) → (Mn(R)2

M 7→ (tM, M) et f : (Mn(R)2 → Mn(R)

(M, N) 7→ MN puish=g◦fde sorte que pour tout matrice M h(M) =tMM.

f est continue en tant qu’application linéaire dont l’espace de départ est de dimension finie et g est continue en tant qu’application bilinéaire dont l’espace de départ est de dimension finie. Par suite, h = g◦f est continue sur Mn(R).

Comme On(R) = h1{In} et que le singleton {In} est un fermé de Mn(R), on en déduit que On(R) est un fermé de Mn(R).

• Le maximum des valeurs absolues des coefficients d’une matrice orthogonale est au plus égal à 1 et donc On(R) est bornée pourk k.

Finalement, On(R) est une partie fermée, bornée deMn(R)et donc un compact de l’espace de dimension finie Mn(R).

Mais alors, d’après la question précédente, conv(Mn(R))est un compact deOn(R).

17)SoientAune matrice orthogonale etXun vecteur colonne unitaire. Alors,kAXk=kXk=1. Par suite,kAk2=1.

Soient alorsp∈N,(λi)16i6p∈[0, 1]p tel que Xp

i=1

λi=1et enfin(Ai)16i6p∈(On(R)p.

Xp

i=1

λiAi

2

6 Xp

i=1

λkAik2= Xp

i=1

λi=1.

Donc, conv(On(R)⊂B. 18)Tout d’abord

tr(AM) −tr(AN) =tr(A(M−N)) =tr(t(M−N)(M−N)) =kM−Nk21> 0, carM /∈conv(On(R))et en particulier,M−N6=0.

Ensuite, d’après la question 11), pour toutV∈conv(On(R),hM−N, N−Vi60. Or,

hM−N, N−Vi=tr(t(M−N)(N−V)) =tr(A(N−V)) =tr(AN) −tr(AV).

Finalement, tr(AN) −tr(AV)> 0 et donc tr(AN) >tr(AV). On a montré que pour tout V ∈conv(On(R), tr(AV) 6 tr(AN) < tr(AM). En particulier, puisque U−1 est une matrice orthogonale et donc en particulier un élément de conv(On(R),

tr(S) =tr(U−1A) =tr(AU−1)<tr(AM) =tr(USM).

19)Soit (ei)16i6n une base orthonormée (pour le produit scalaire usuel deRn) de vecteurs propres de S associée à la famille de valeurs propres(λi)16i6n. On rappelle que lesλi,16i6p, sont positifs.

(6)

D’après la question 1),

tr(MUS) = Xn

i=1

hMUSei, eii= Xn

i=1

λihMUei, eii

6 Xn

i=1

λikMUeik2keik2(d’après l’inégalité deCauchy-Schwarzet car lesλisont positifs

= Xn

i=1

λikMUeik26 Xn

i=1

λi(carM∈B)

=tr(S).

20)Sous l’hypothèse qu’il existe M∈B telle que Mn’appartient pas à conv(On(R), on est arrivé à la conclusion que tr(S) < tr(USM) = tr(MUS) 6 tr(S) ce qui est absurde. Donc, tout élément de B est dans conv(On(R) ou encore B⊂conv(On(R). D’après la question 1è), on a montré que

conv(On(R)) =B.

F. Points extrémaux

21)SoitX∈Rn. On akVX+WXk2+kVX−WXk2=2 kVXk2+kWXk2

et donc

kVX−WXk2=2 kVXk2+kWXk2

−kVX+WXk2=2 kVXk2+kWXk2

−4kUXk2

=2 kVXk2+kWXk2−2kXk2

(carUest orthogonale) Maintenant,kVXk6kVk2kXk6kXket de mêmekWXk6kXk. Par suite,

kVX−WXk262 kXk2+kXk2−2kXk2

=0,

et finalement kVX−WXk = 0. On a montré que pour tout x de Rn, VX= WX et donc que V = W. Par suite, U est extrémal dansB.

22)SoitAappartenant àBmais n’appartenant pas àOn(R). D’après la question 9, il existe une matrice orthogonaleUet une matrice symétrique réelle positiveStelle queA=US. D’après le théorème spectral, il existe une matrice orthogonale P0 et une matrice diagonaleDdont les coefficients diagonauxd1, . . . ,dn sont positifs telles queS=P0DP01.

PosonsP=UP0 etQ=P−10 . PetQsont deux matrices orthogonales telles que A=PDQ.

23)S2=tUtAAU=U−1(tAA)Uet donc lesdi,16i6nsont les racines des valeurs propres deU−1(tAA)Uou encore detAA. Vérifions alors que les valeurs propres detAAsont inférieures ou égales à1.

Soientλune valeur propretAApuisXun vecteur propre unitaire associé.

λ=λkXk2tXX=tX(λX) =tXtAAX=t(AX)AX=kAXk2. PuisqueAest dansB, on en déduit queλ6kAk22kXk261. Mais alors, puisqueλest positif, √

λ61. Ceci montre que pour touti∈J1, nK,di61.

Si tous lesdi, 16i 6n, sont égaux à1, alorsD=In puisA=PQ=UP0P01=U∈On(R). Ceci n’est pas et donc il existej∈J1, nKtel quedj< 1.

24)Soitα=1−dj> 0. Alors,−16dj−α6dj+α61.

SoientDα =diag(d1, . . . , dj−1, dj+α, . . . , dn)et D−α =diag(d1, . . . , dj−1, dj+α, . . . , dn) puisAα =PDαQ etA−α = PDαQ.

• 1

2(Aα+Aα) =P1

2(Dα+Dα)Q=PDQ=A.

•Dα−D−α=diag(0, . . . , 0, 2α, 0, . . . , 0)6=0carα6=0. Par suite,Dα6=D−α. Mais alors, puisquePetQsont inversibles Aα 6=A−α.

•SoitX∈Rn un vecteur unitaire. Puisque les matricesPestQsont orthogonales

kAαXk=kPDαQXk=kDαQXk6kDαk2kQXk=kDαk2kXk=kDαk2. Donc,kAαk26kDαk2 et de mêmekAαk26kDαk2.

(7)

D’après la question 4),

kDαk2=p

max(Sp(tDαD−α)) = q

max(Sp(D2α)) =max{

q

d21, . . . ,q d2j1,

q

(dj+α)2,q

d2j+1, . . . , q

d2n)

=max(d1, . . . , dj1, dj+α, dj+1, . . . , dn)61 De même,

kDαk2=p

max(Sp(tDαDα)) = q

max(Sp(D2α)) =max{

q

d21, . . . ,q d2j1,

q

(dj−α)2,q

d2j+1, . . . , q

d2n)

=max(d1, . . . , dj−1,|dj−α|, dj+1, . . . , dn)61.

Finalement,kAαk261et kA−αk261.

On a donc trouvé deux éléments deB distincts dont le milieu est A. On en déduit que An’est pas un point extrémal.

Finalement, l’ensemble des points extrémaux deB ou encore de conv(On(R))est exactementOn(R).

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