Probabilit´es et Statistique pour SIC Probl`emes
Corrig´e 1 Nombre de mots de passe de six lettres : 266= 308915776.
Avec des lettres distinctes : 26×25×24×23×22×21 = 165765600.
Corrig´e 2 Nombre d’´equipes de football :C2011×11! =A1120= 20×19×. . .×10>6.7×1012. Avec 17 joueurs de champ et 3 gardiens : (C31×1!)×(C1710×10!) =A13×A1017>2.1×1011. Corrig´e 3 Nombres de 3 chiffres distincts `a partir de 6 chiffres : 6×5×4 = 120.
a) Le nombre sera inf´erieur `a 500 s’il commence par 2 ou 3. Il y a ensuite 5 possibilit´es pour le chiffre des dizaines et 4 pour les unit´es. Il y a donc 2×5×4 = 40 possiblit´es.
b) Le nombre sera impair s’il termine par 3, 5, 7 ou 9. Il y a 5×4×4 = 80 possibilit´es.
c) Le nombre sera pair s’il termine par 2 ou 6. Il y a 5×4×2 = 40 possibilit´es.
d) Le nombre sera multiple de 5 s’il termine par 5. Il y a 5×4×1 = 20 possibilit´es.
Corrig´e 4 a) Chaque serveur peut ˆetre dans deux ´etats (libre ou occup´e) donc pour les six serveurs il y a 26= 64 ´etats possibles.
b) Il y aC63 fa¸cons de choisir les 3 serveurs libres, donc 20 possibilit´es.
Corrig´e 5 La premi`ere tour peut ˆetre plac´ee dans 64 = 82 cases, et elle menace 14 cases. La deuxi`eme tour peut alors ˆetre plac´ee dans 64−14−1 = 72 cases o`u le 1 correspond `a la place occup´ee par la premi`ere tour. La deuxi`eme tour menace 14 cases, dont 2 sont d´ej`a menac´ees par la premi`ere. Les deux premi`eres tours menacent donc 14 + 12 cases. La troisi`eme tour peut ˆetre plac´ee dans 64−14−12−2 = 62 cases, o`u le 2 correspond aux places occup´ees par les deux premi`eres tours. Cette troisi`eme tour menace 14 cases, dont 4 sont d´ej`a menac´ees par les deux premi`eres. Un raisonnement similaire permet de conclure que la quatri`eme tour peut ˆetre plac´ee sur 64−14−12−10−3 = 52 cases. On en d´eduit qu’il y a
(8×7×6×5)2= 2822400 fa¸cons de placer les 4 tours.
Corrig´e 6 a) 8! = 40320.
b) 2×(4!)2= 1152.
c) 5×(4!)2= 2880.
d) 2×(4!)2= 1152.
Corrig´e 7 Il faut que lesn−1 premi`eres lettres contiennent exactementr−1 occurrences de la lettre “c“
puisque que la derni`ere lettre est “c”. Il y aCnr−−11 fa¸cons de choisir la position des cesr−1 occurrences de “c” dans le mot de passe. Une fois les “c” positionn´es, chacune des n−r autres cases peut prendre deux valeurs, “a” ou “b”. Au total, il y a 2n−rCnr−−11 mots de longueurnqui satisfont ces conditions.
Corrig´e 8 a) On note “L” une lettre et “C” un chiffre. Un identificateur de fichier est de la forme L, LS, LSS, LSSS ou LSSSS o`u S d´esigne un symbole quelconque (une lettre L ou un chiffre C). Puisqu’il y a 20 lettres et 10 chiffres possibles, on obtient 20 + 20×30 + 20×302+ 20×303+ 20×304= 17280620 identificateurs de fichier possibles.
b) Un nom de fichier s’obtient en ajoutant L ou LC ou LCC, soit (20 + 20×30 + 20×302)×17280620 noms, soit plus de 321 milliards de noms.
c) Puisque la premi`ere lettre de l’extension est n´ec´essairement un “d”, il existe 20 fois moins de noms de fichiers de donn´ees, soit (1 + 30 + 302)×17280620, soit plus de 16 milliards noms.
Corrig´e 9 Une diagonale est un segment limit´e par deux sommets non contigus. Quand ils sont contigus alors ce segment est un cˆot´e du polygone, et non une diagonale. Nous avonsCn2 fa¸cons de choisir deux sommets. Puisque il y ancˆot´es dans ce polygone nous trouvons que le nombre de diagonales est :
Cn2−n=n(n−3) 2 Le nombre de cˆot´es est ´egal au nombre de diagonal si
n(n−3)
2 =n
ce qui donnen= 5 (un pentagone).
Corrig´e 10 4!3!5!3!
Corrig´e 11 a) 14!
b) 7!7!14!
Corrig´e 12 a) Ω ={dddd, ddde, dded, dedd, eddd, eedd, eded, edde, ddee, dede, edde, eeed, edee, deee, eede, eeee}.
b) Avec les notations du a), il s’agit des ´ev´enementsdddd,ddde,dded, dedd,eddd.
c) Il faut que 3 ou 4 erreurs se produisent. Il y aC43+C44= 5 possibilit´es :{eeed, edee, deee, eede, eeee}. Corrig´e 13 On notedl’´ev´enement≪la carte test´ee est d´efectueuse≫etbl’´ev´enement≪la carte test´ee est en ´etat de marche≫. On a Ω ={dd, dbbb, dbbd, dbdb, dbdd, bbbb, bbbd, bbdb, bbdd, bdbb, bdbd, bdd}. Corrig´e 14 a) Ω ={000,010,011,001,100,110,101,111}.
b) On notePi,i= 1,2,3, les trois processeurs test´es.
i){P1= 0} ii){P3= 1}
iii) {P1= 0∩P2= 0} ∪ {P2= 0∩P3= 0} ∪ {P1= 0∩P3= 0}
iv){P1= 1∩P2= 1} ∪ {P2= 1∩P3= 1} ∪ {P1= 1∩P3= 1} ∪ {P1= 1∩P2= 1∩P3= 1} Corrig´e 15 On noteD = “le disque dur est en panne“,B1= “le premier backup est en panne”,B2 =
”le deuxi`eme backup en panne“. On a alors :
P(sauv´e) = 1−P(perdu) = 1−P(D∩B1∩B2) = 1−P(D)P(B1)P(B2) = 0.999996.
D’o`u l’utilit´e des backups : sans backup,P(sauv´e) = 0.99, soit 1% de chance de tout perdre ! Corrig´e 16 On noteTi l’´ev´enement “le terminaliest actif”. D’apr`es l´enonc´e, on a
P(T1) = 1/2,
P(T2) = 10/60 = 1/6, P(T3) = 5/60,
P(T1∩T2) = P(T1)P(T2) = 1/12, P(T1∩T3) = P(T1)P(T3) = 5/120, P(T2∩T3) = 0,
P(T1∩T2∩T3) = 0.
On a donc, d’apr`es la formule d’inclusion-exclusion,
P(T1∪T2∪T3) = P(T1) +P(T2) +P(T3)−P(T1∩T2)−P(T1∩T3)−P(T2∩T3) +P(T1∩T2∩T3)
= 1/2 + 1/6 + 5/60−1/12−5/120
= 0.625.
Corrig´e 17 On note E l’´ev´enement “l’´ecriture d´ecimale d’un nombre entier tir´e au hasard entre 0 et 9999 comporte au moins une fois le chiffre 1”. En appelant Ei : “le ii`eme chiffre de l’´ecriture d´ecimale est 1”, on aE=E1∪E2∪E3∪E4. D’apr`es la formule d’inclusion-exclusion, on a alors :
P(E) = P(E1∪E2∪E3∪E4)
= P(E1) +P(E2) +P(E3) +P(E4)
−P(E1∩E2)−P(E1∩E3)−P(E1∩E4)−P(E2∩E3)−P(E2∩E4)−P(E3∩E4) +P(E1∩E2∩E3) +P(E1∩E2∩E4) +P(E2∩E3∩E4)
−P(E1∩E2∩E3∩E4)
= 4×1/10−6×1/100 + 4×1/1000−1/10000 = 0.3439.
Corrig´e 18 a) Espace fondamental Ω=l’ensemble des 6-uplets form´es de 6 chiffres distincts de 1 `a 49 (sans ordre)={(n1, n2, . . . , n6) o`u ni∈ {1,2, . . . ,49}et ni6=nj pouri6=j}.
b) Il y a une chance surC496 de gagner au loto, soit une chance sur 13983816, c’est-`a-dire une probabilit´e de environ 7.15×10−8.
c) Il y a une chance sur C608 de gagner au loto, soit une chance sur 2558620845, c’est-`a-dire une probabilit´e de environ 3.9×10−10. Le nouveau syst`eme est encore moins avantageux.
Corrig´e 19 a) Il y a 17×16×15 = 4080 3-uplets possibles (sans ordre) parmi les 17 chevaux et une seule fa¸con de trouver les trois chevaux gagnants dans l’ordre soit une probabilit´e pour le tierc´e dans l’ordre de 1/4080≃0.00025.
Pour le quart´e, on obtient une probabilit´e de 1/73440 = 0.000032.
b) Il y a 6 fa¸cons d’avoir choisi les 3 bons chevaux, dont 5 dans le d´esordre. La probabilit´e de gagner dans le d´esordre au tierc´e est donc 5/4080 soit 0.001225.
Pour le quart´e, on obtient 23/73440 = 0.00031.
Corrig´e 20 a) On noteb1le premier bit et b2 le second.
i)P({b1= 1∩b2= 0} ∪{b1= 0∩b2= 1}) =P(b1= 1)P(b2= 0) +P(b1= 0)P(b2= 1) = 2p(1−p).
ii) Les bits ´etant ind´ependants la valeur du premier bit n’a pas d’influence sur le deuxi`eme et on cherche simplementP(b2= 1) =p.
b) On note bi,i∈ {1,4}leii`eme bit.
i) On calcule d’abord la probabilit´e d’avoir 0 ou 1 bit ´egal `a 1. Cette probabilit´e est ´egale `a P(b1= 0∩b2= 0∩b3= 0∩b4= 0) +P(b1= 1∩b2= 0∩b3= 0∩b4= 0) +P(b1= 0∩b2= 1∩b3= 0∩b4= 0) +P(b1= 0∩b2= 0∩b3= 1∩b4= 0) +P(b1= 0∩b2= 0∩b3= 0∩b4= 1)
= (1−p)4+ 4p(1−p)3.
Donc la probabilit´e recherch´ee est ´egale `a 1−(1−p)4−4p(1−p)3.
Le calcul direct de la probabilit´e d’avoir 2, 3 ou 4 bits ´egaux `a 1 donne 6p2(1−p)2+ 4p3(1−p) +p4. Le d´eveloppement de ces deux probabilit´es donne ´evidemment le mˆeme r´esultat !
ii) Il faut donc avoir 2 ou 3 bits ´egaux `a 1 en position 1,2,3 et un bit `a 0 en quatri`eme position.
On cherche donc
P(b1= 1∩b2= 1∩b3= 1∩b4= 0) +P(b1= 0∩b2= 1∩b3= 1∩b4= 0) +P(b1= 1∩b2= 0∩b3= 1∩b4= 0) +P(b1= 1∩b2= 1∩b3= 0∩b4= 0)
= p3(1−p) + 3p2(1−p)2.
Corrig´e 21 Il y a 7000 lignes de code ex´ecutables. Le programme passe par 7000/3 lignes de codes. Une ligne de code contient un bug avec la probabilit´e 5/7000. Donc la probabilit´e qu’aucune des 7000/3 lignes de code ex´ecut´ees ne contiennent de bug est (1−5/7000)7000/3≃0.1888.
Corrig´e 22 a) L’ensemble fondamental est form´e de tous les arrangementsordonn´es possibles de n r´esistances en s´erie. Donc #(Ω) =n!.
b) Soit l’´ev´enementEk =“il y ak r´esistances entreA et B”. D´eterminons #(Ek) =“nombre de cas favorables deEk” :
On consid`ere d’abord le bloc “A←. . . B” de longueurk→ k+2. On s’aper¸coit qu’il y a 1+(n−k−2) = (n−k−1) mani`eres de le placer dans la s´erie desnr´esistances.
Il faut ensuite tenir compte des permutations
- deAet B : 2! = 2 permutations,
- des (n−2) autres r´esistances queA etB : (n−2)! configurations diff´erentes.
Ainsi,
#(Ek) = 2×(n−k−1)(n−2)!
et
P(Ek) =#(Ek)
#(Ω) =2×(n−k−1)(n−2)!
n! = 2×(n−k−1) n(n−1) . Remarque : On peut contrˆoler quePn−2
k=0
2×(n−k−1) n(n−1) = 1.
c) En notantC la 3i`eme resistance, les 3! = 6 cas possibles sont ABC, ACB, BAC, BCA, CAB, CBA. On obtient alors que
P(k= 0) = 4 6 = 2
3 etP(k= 1) = 2 6 = 1
3, ce qui correspond bien `a l’expression trouv´ee en b) pourk= 3.
Remarque : On a bienP(k= 0) +P(k= 1) = 1.
Corrig´e 23 Le chiffre de 48 millions provient du calcul 3653= 48627125. Or ce calcul est faux ! L’espace fondamental `a consid´erer ici est l’ensemble des triplets de jours de l’ann´ee={D1, D2, D3}o`u Di est un des 365 jours de l’ann´ee (on suppose pour simplifier qu’une ann´ee comporte 365 jours). On a
#(Ω) = 3653.
On note E l´ev´enement “les trois enfants sont n´es le mˆeme jour”. Alors #(E) = 365 puisque les 365 jours de l’ann´ee sont possibles.
On a donc
P(E) = #(E)
#(Ω) = 365 3653 = 1
3652, soit une chance sur 133225 !
La probabilit´e 1/3653 est en r´ealit´e la probabilit´e que trois enfants d’une famille naissent toute un mˆeme jour fix´e (par ex. tous un 7 octobre), et non la probabilit´e qu’ils naissent tous un mˆeme jour quelconque.
Corrig´e 24 On noteIl’´ev´enement “le courrier est ind´esirable” etDl’´ev´enement “le courrier est d´etect´e comme ind´esirable (`a tort ou `a raison)”. D’apr`es l’´enonc´e,P(D|I) = 0.99,P(D|Ic) = 0.02, P(I) = 0.1.
On chercheP(I|D). D’apr`es la formule de Bayes, P(I|D) = P(D|I)P(I)
P(D|I)P(I) +P(D|Ic)P(Ic) = 0.99×0.1
0.99×0.1 + 0.02×0.9 = 0.8462.
Corrig´e 25 En notantA (resp. B,C) l’´ev´enement “Alain (resp. Boris et Charles) a r´eussi l’examen”, on cherche
P(Cc|{A∩B∩Cc} ∪ {A∩Bc∩C} ∪ {Ac∩B∩C})
= P({A∩B∩Cc})
P({A∩B∩Cc} ∪ {A∩Bc∩C} ∪ {Ac∩B∩C})
= 0.8×0.7×0.4
0.8×0.7×0.4 + 0.8×0.3×0.6 + 0.2×0.7×0.6
= 0.4956.
Corrig´e 26 On sait que la probabilit´e qu’un paquet se perde sur chaque segment du chemin S1 → R1 →R2 →S2 est p. Notons parP(S1 →R1),P(R1→R2),P(R2 →S2) les probabilit´es que la perte se produise sur un des segments du chemin. On peut calculer la probabilit´e de constater au niveau du serveurS2que le paquet est perdu : soit le paquet s’est perdu sur le premier segment, soit sur le deuxi`eme, soit sur le troisi`eme. Cette probabilit´e est donc ´egale `a
P(perte) =P(S1→R1) +P(R1→R2) +P(R2→S2) =p+ (1−p)p+ (1−p)2p.
Les probabilit´es conditionnelles cherch´ees sont donc P(S1→R1|perte) = P(S1→R1)
P(perte) = p
p+ (1−p)p+ (1−p)2p.
Les autres valeurs se calculent de mani`ere similaire : P(R1→R2|perte) = P(R1→R2)
P(perte) = p(1−p)
p+ (1−p)p+ (1−p)2p P(R2→S2|perte) = P(R2→S2)
P(perte) = p(1−p)2 p+ (1−p)p+ (1−p)2p
Corrig´e 27 On note B l’´ev´enement “le paquet n’est pas endommag´e” et R1 (resp. R2) l’´ev´enement
“le paquet provient du routeur 1 (resp. 2)”. On cherche P(R1|B). On a P(B) = P(B|R1)P(R1) + P(B|R2)P(R2) = 199/200×1/2 + 999/1000×1/2. De plusP(B∩R1) =P(B|R1)P(R1) = 199/200×1/2.
On a donc
P(R1|B) =P(R1∩B)
P(B) = 199/200×1/2
199/200×1/2 + 999/1000×1/2 = 0.499.
Corrig´e 28 On noteEune erreur d’entr´ee/sortie,S une erreur de syntaxe etAun autre type d’erreur.
a) On a d’apr`es l’´enonc´e :
P(S) = 20/100 = 0.2 P(E∩S)¯ = 10/100 = 0.1 P(A) = 5/100 = 0.05 P(E∩S) = 6/100 = 0.06 P(S∩A) = 3/100 = 0.03 P(A∩S∩E) = 1/100 = 0.01
b) On cherche P(S ∪E) = P(S) +P(E)−P(S ∩E). Or P(E) = P(E∩S) +P(E∩S). D’o`¯ u P(S∪E) =P(S) +P(E∩S) = 0.2 + 0.1 = 0.3.¯
c) On chercheP(E|S) =P(E∩S)/P(S) = 6/20 = 0.3.
Corrig´e 29 On noteLil’´ev´enement “le requˆete est envoy´ee sur la lignei” etE l’´ev´enement “la requˆete a plus de 100 caract`eres”. On chercheP(E). On a d’apr`es la formule des probabilit´es totales,
P(E) = P(E|L1)P(L1) +P(E|L2)P(L2) +P(E|L3)P(L3) +P(E|L4)P(L4) +P(E|L5)P(L5)
= 0.4×0.2 + 0.5×0.3 + 0.6×0.1 + 0.2×0.15 + 0.8×0.25
= 0.52.
Corrig´e 30 NotonsC1(resp.C2) la variable al´eatoire ´egale au premier (resp. deuxi`eme) chiffre. On doit calculerP(C1= 6|C1+C2= 6) =P(C1= 6∩C2= 0)/P(C1+C2= 6). Or
P(C1= 6∩C2= 0) = P(C1= 6)P(C2= 0) = 1 102
P(C1+C2= 6) = P((0,6)∪(1,5)∪(2,4)∪(3,3)∪(4,2)∪(5,1)∪(6,0)) = 7 100 Ainsi
P(C1= 6|C1+C2= 6) = 1 1001007 = 1
7. Corrig´e 31 a) SoitAun client ayant visit´e le magasin.
P{Aach`ete un produit et en est satisfait}
= P{Aach`ete un produit} ×P{le produit est satisfaisant}
= 2
3×3 4 = 1
2.
b) Soient : Bn : ”nclients ont visit´e le magasin” etAk : ”kproduits ont ´et´e vendus”.
P(Bn|Ak) = P(Ak|Bn)P(Bn) P∞
m=kP(Ak|Bm)P(Bm)
= Cnk×21k ×2n−k1 ×pn(1−p) P∞
m=kCmk ×21k×2m−k1 ×pm(1−p)
= Cnk
1
2n+1pn−k(1−p)× ( ∞
X
m=k
Cmk
1
2m+1pm−k(1−p) )−1
Or
∞
X
m=k
Cmk 1
2m+1pm−k = 1 2k+1
∞
X
m=0
Cm+kk (p 2)m
∞
X
m=0
Cm+kk rm = (1−r)−(k+1) si 0≤ |r|<1.
On obtient donc :
P(Bn|Ak) = Cnk 1
2n+1pn−k× 1
1
2k+1(1−p2)−(k+1) P(Bn|Ak) = Cnk 1
2n+1pn−k×(2−p)k+1.
Corrig´e 32 On noteX1, X2, X3 la dur´ee de fonctionnement des trois composants avant panne. D’apr`es l’´enonc´e, les X1, i = 1,2,3, sont mutuellement ind´ependants et P(X1 ≥ 1000) = P(X2 ≥ 10000) = P(X3≥10000).
a) Il s’agit de calculer P(X1 ≥ 10000∩X2 ≥ 10000∩X3 ≥ 10000) = P(X1 ≥ 1000)3 (par ind´ependance), ce qui donne une probabilit´e de 0.83= 0.512.
b) i) Il s’agit de calculer P(X1 ≥ 10000∪X2 ≥ 10000∪ X3 ≥ 10000). Il faut passer par le compl´ementaire : le syst`eme ne fonctionne plus apr`es 10000 heures si les trois composants ont une dur´ee de vie de moins de 10000 heures. Cela correspond `a la probabilit´eP(X1 <10000∩X2<10000∩X3 <
10000) =P(X1<1000)3(par ind´ependance), ce qui donne une probabilit´e de 0.23= 0.008. La probabilit´e que le syst`eme fonctionne apr`es 10000 heures est donc de 1−0.008 = 0.992.
ii) Il s’agit de calculer
P(X1<10000∪X2<10000∪X3<10000|X1≥10000∪X2≥10000∪X3≥10000) En utilisant la formule de Bayes, cela s’´ecrit
P({X1<10000∪X2<10000∪X3<10000} ∩ {X1≥10000∪X2≥10000∪X3≥10000)} P(X1≥10000∪X2≥10000∪X3≥10000)
Le num´erateur de cette expression est ´egal `a
P(X1<10000∩X2<10000∩X3≥10000) + P(X1<10000∩X2≥10000∩X3<10000) + P(X1≥10000∪X2<10000∪X3<10000) + P(X1<10000∩X2≥10000∩X3≥10000) + P(X1≥10000∩X2<10000∩X3≥10000) + P(X1≥10000∪X2≥10000∪X3<10000)
= 3×0.2×0.82+ 3×0.22×0.8.
La probabilit´e recherch´ee vaut donc
3×0.2×0.82+ 3×0.22×0.8
0.992 = 0.4839.
Remarque : Une autre fa¸con (plus ´el´egante) de calculer cette probabilit´e est d’introduire le nombreN de composants en ´etat de marche apr`es 10000 heures d’utilisation.N suit une loi binomiale de param`etres n= 3 etp= 0.8. La probabilit´eP(X1≥10000∪X2≥10000∪X3≥10000) du 2.a est alorsP(N≥1) = 1−P(N = 0) = 1−0.23= 0.992 (on retrouve bien le mˆeme r´esultat). La probabilit´e recherch´ee est donc
P(N <3|N ≥1) = P({N <3} ∩ {N≥1})
P(N ≥1) = P({N= 1} ∪ {N = 2}) P(N ≥1)
= C31×0.8×0.22+C32×0.82×0.2
0.992 = 0.4839.
Corrig´e 33 On note A :“M. Truc appartient au comit´e” et B : “M. Truc n’est pas pr´esident”. Il s’agit de calculer
P(A|B) =P(A∩B)
P(B) =#{A∩B}
#B .
1`ere m´ethode : On a
#{A∩B}=Cns−−11×(s−1)
car M. Truc ayant d´ej`a ´et´e choisi dans le comit´e, il restes−1 personnes `a choisir parmin−1, puis un pr´esident parmi cess−1 personnes. On a
#B=Cns−−11×(s−1) +Cns−1×s
car ou bien M. Truc est dans le comit´e avecs−1 autres personnes parmi lesnrestantes mais c’est l’une de cess−1 personnes qui est d´esig´ee pr´esident, ou bien il n’est pas dans le comit´e qui est donc form´e de spersonnes parmi les n−1 autres.
D’o`u
P(A|B) = Cns−−11×(s−1)
Cns−−11×(s−1) +Cns−1×s = s−1 n−1. 2`eme m´ethode : On a
P(A|B) = P(A∩B)
P(B) = P(B|A)P(A) P(B) =
s−1 s
s n n−1
n
= s−1 n−1.
Corrig´e 34 D´esignons parN l’´ev´enement “la page web est effectivement r´edig´ee par un natif”, et parA l’´ev´enement “l’algorithme indique que la page web est r´edig´ee par un natif“. Les hypoth`eses nous donnent P(N) = 0.55, P(A|N) = 0.95 et P(A|Nc) = 0.01. On chercheP(N|A). On utilise la formule de Bayes pour trouver
P(N|A) = P(A|N)P(N)
P(A|N)P(N) +P(A|Nc)P(Nc) = 0.95×0.55
0.95×0.55 + 0.01×0.45 = 0.9991.
Corrig´e 35 SoientRet J les ´ev´enements :
R: ”l’´etudiant r´epond correctement `a la question tir´ee”
J : ”l’´etudiant connaˆıt la r´eponse juste `a la question tir´ee”.
a) On a :P{R}=P{R|J} ×P{J}+P{R|Jc} ×P{Jc}= 1×0.7 + 0.2×0.3 = 0.76.
b) D’apr`es la formule de Bayes :
P{J|R}=P{R|J}P{J} P{R} = 0,7
0,76 ≃0,92.
Corrig´e 36 a) L’ensemble fondamental de cette exp´erience est Ω ={(D1, D2), o`u Di, i= 1,2 est un type de serveur qui peut ˆetreX ouY}.
b) i) On a
P(B1) = 4 6 = 2
3 P(B2|B1) = P(B2∩B1)
P(B1) =
4 6×35
4 6
= 3 5 P(B2|Bc1) = P(B2∩B1c)
P(B1c) =
2 6×45
2 6
=4 5 P(B2) = P(B1∩B2) +P(B1c∩B2) = 4
6 3 5 +2
6 4 5 =2
3
ii) Remarquons queP(B1∩B2) +P(B1c∩B2) =P(B2) et queP(B1∩B2c) +P(B1c∩B2c) =P(B2c).
Or,P(B2) +P(B2c) = 1, ce qui donne l’´egalit´e recherch´ee.
Corrig´e 37 Les chiffres donn´es ont l’air excellent, mais ils donnent l’inverse de ce que l’on souhaite. Le probl`eme est plutˆot le suivant : si une personne a une r´eponse positive au test, est-elle malade ? On note M l’´ev´enement “la personne est malade“, etT l’´ev´enement ”le test est positif“. Les donn´ees dont on
dispose sontP(M) = 0.0001,P(T|M) = 0.99 etP(T|Mc) = 0.001. On chercheP(M|T). La formule de Bayes donne :
P(M|T) = P(T|M)P(M)
P(T|M)P(M) +P(T|Mc)P(Mc)
= 0.99×0.0001
0.99×0.0001 + 0.001×0.9999
≃ 0.09
C’est un tr`es mauvais r´esultat : la probabilit´e pour qu’une personne positive au test soit effectivement malade est inf´erieure `a 10% ! Le test engendre donc beaucoup de faux-positifs (personnes positives au test, mais non malades). C’est tout le probl`eme de la d´etection des maladies rares : d’ˆetre capable de d´etecter les malades sans donner de faux-positifs.
Corrig´e 38 Le gain absolu peut prendre deux valeurs, -3 CHF avec la probabilit´e 5/6 et +12 CHF avec la probabilit´e 1/6. L’esp´erance du gain absolu est donc−3×5/6 + 12×1/6 =−0.5 CHF. Le jeu n’est donc en moyenne pas rentable. Le jeu deviendra rentable si le gain absolug pour l’obtention d’un 6 est tel que−3×5/6 +g×1/6>0, soitg >15 CHF, donc si on r´ecup`ere strictement plus de 18 CHF avec un 6.
Corrig´e 39 a)n−1 comparaisons.
b) Nombre minimum d’affectations : 1 (le premier e´l´ement est le plus grand).
Nombre maximum d’affectations :n(la liste est tri´ees dans l’ordre croissant).
c) On compte d’abord le nombre de possibilit´es d’avoir `a fairek affectations `a partir d’une liste de taillen. On raisonne sur la place de l’´el´ement maximal :
– Si l’´el´ement maximal est en derni`ere position, alors pour que k affectations soient effectu´ees au total, il faut que (k−1) affectations soient r´ealis´ees sur la liste compos´ees des (n−1) premi`eres valeurs.
– Si l’´el´ement maximal n’est pas en derni`ere position, il est dans une des (n−1) autres positions.
Puisque, une fois l’´el´ement maximal rencontr´e, aucune autre affectation n’est effectu´ee, cela revient
`a faire k affectations sur une liste de longueur (n−1) (sans le dernier ´el´ement qui n’est de toute fa¸con pas maximal).
Puisque il y anfa¸con de positionner l’´el´ement maximal dans une liste de taillen, on en d´eduit que p(n, k) = 1
np(n−1, k−1) +n−1
n p(n−1, k) d) On a
En =
n
X
k=1
kp(n, k) =
n
X
k=1
k 1
np(n−1, k−1) +n−1
n p(n−1, k)
= 1
n
n
X
k=1
kp(n−1, k−1) + n−1 n
n
X
k=1
kp(n−1, k)
= 1
n
n
X
k=2
kp(n−1, k−1) + n−1 n En−1
= 1
n
n
X
k=2
(k−1)p(n−1, k−1) + 1 n
n
X
k=2
p(n−1, k−1) +n−1 n En−1
= 1
nEn−1+1
n+n−1 n En−1
= 1
n+En−1
On a donc
En=
n
X
k=1
1
k+E0=
n
X
k=1
1
k ≃log(n) quandn→ ∞. Corrig´e 40 On a :
E(X) = P∞
n=0nP{X=n}
= 1×P{X = 1} + 2×P{X = 2} + . . . + nP{X =n}
= P{X = 1} + P{X = 2} + . . . + P{X =n} + P{X = 2} + . . . + P{X =n}
. . .
+ P{X =n}
= P(X≥1)
+ P(X ≥2) . . .
+ P{X ≥n} d’o`u le r´esultat.
Corrig´e 41 a) X est `a valeur enti`ere entre 0 et N. On a X =klorsqu’on attrapek poissons marqu´es parmiM et n−knon marqu´es parmiN−M, d’o`u
PN(X=k) = CMk CNn−−kM
CNn , 0≤k≤N.
b) On fixe k, et on cherche le maximum sur N de PN(X =k) que l’on va noter FN.FN est croissant tant que
FN
FN−1
>1, c’est-`a-dire
(N−M)(N−n) (N−M−n+k)N >1, d’o`u
N < M n k .
FN est donc croissante pourN < Mnk et d´ecroissante pourN > Mnk .N ´etant n´ecessairement entier, on a ˆN =⌊Mnk ⌋.
c) Lorsquek= 0, ˆN est infini. Or l’´ev´enement “X = 0” est de probabilit´e non nulle. L’esp´erance de ˆN est donc infinie.
Corrig´e 42 a) Le gainG ne peut prendre que deux valeurs : 0 ouG0. Pour que le gain soitG0 il faut que le joueur gagne lesG0 premiers essais, soit une probabilit´e de (1−p)G0.
b) L’esp´erance deGest 0×P(G= 0) +G0×P(G=G0) =G0×(1−p)G0.
Corrig´e 43 L’´ev´enement{T =n},n≥1, a lieu si les (n−1) premiers envois n’ont pas re¸cu de r´eponse et leni`emeenvoi en a re¸cu une. Chaque envoi a une probabilit´e 1−pde recevoir une r´eponse, ce qui donne une probabilit´e (1−p)n−1que lesn−1 premiers envois aient re¸cu une r´eponse. Leni`emeessai re¸coit une r´eponse avec une probabilit´ep. On en d´eduit que la fonction de masse deT est donn´ee par
P(T =n) =p(1−p)n−1, n≥1.
T est donc une variable al´eatoire g´eom´etrique de param`etrep.
Corrig´e 44 Soit X le nombre de nouveaux utilisateurs qui re¸coivent l’offre. Chaque utilisateur a une probabilit´e 0.2 de recevoir l’offre (donc 0.8 de ne pas la recevoir). Il y a 20 utilisateurs au total.X suit une loi binomiale de param`etresp= 0.2 etn= 20 :
P(X=k) =C20k 0.2k0.820−k, k= 0, . . . ,20.
Le quart des nouveaux utilisateurs b´en´eficient de l’offre si{X ≥5}, qui a pour probabilit´eP(X ≥5) = 1−P(X ≤4) = 0.3703.
Corrig´e 45 a) La probabilit´e qu’aucun camion n’attende revient `a calculer la probabilit´e que 5 camions au plus viennent livrer sur une journ´ee, soit
P(X≤5) =e−440
0! +e−441
1! +e−442
2! +e−443
3! +e−444
4! +e−445 5!
= 0.7851
b) Il faudrait 7 postes de d´echargement carP(X ≤6) = 0.8893 etP(X ≤7) = 0.9488.
Corrig´e 46 a) Pour que la porte ouvre au ki`eme essai, il faut que les k−1 premi`eres cl´es choisies soient de mauvaises cl´es. Au premier essai, il y a une probabilit´e de (n−1)/n de choisir la mauvaise cl´e. Au deuxi`eme essai, la probabilit´e est de (n−2)/(n−1), de (n−3)/(n−2) au troisi`eme essai ..., de (n−k+ 1)/(n−k) au (k−1) essai. Enfin, il faut que la bonne cl´e soit choisie au ki`eme essai, ce qui correspond `a une probabilit´e de 1/(n−k+ 1). La probabilit´e que la porte ouvre apr`es leki`eme essai est donc ´egale `a
n−1
n ×n−2
n−1 ×. . .n−k+ 1
n−k × 1
n−k+ 1 = 1 n.
b) A chaque essai, la probabilit´e de choisir la bonne cl´e est de 1/n. Le nombre d’essais n´ecessaires suit donc une loi g´eom´etrique de param`etre 1/n. La probabilit´e que la porte ouvre ap`res leki`eme essai vaut
1 n
n−1 n
k−1
, k= 1,2,3, . . . .
Corrig´e 47 Supposons que l’on pr´eleven´echantillons. Soit X le nombre d’´echantillons corrects parmi ces n pr´el`evements.X suit une loi binomiale de param`etresn et p= 0.8. On voudrait avoir au moins 5 ´echantillons corrects avec une probabilit´e d’au moins 0.99. Pour n= 9 pr´el`evements, le calcul donne P(X ≥5) = 1−P(X ≤4)0.98 et avecn= 10,P(X ≥5) = 0.993 donc il faut pr´elever au minimum 10
´echantillons.
Corrig´e 48 a) On a
p = P(achat version avanc´ee)
= P(achat version avanc´ee|passer tous les niveaux)P(passer tous les niveaux)
+ P(achat version avanc´ee|ne pas passer tous les niveaux)P(ne pas passer tous les niveaux)
= 0.22
b) X : nombre de personnes parmi les 10 joueurs qui ach`etent la version avanc´ee. X suit une loi binomiale de param`etresn= 10 et de probabilit´ep= 0.22. Son esp´erance vautnp= 2.2.
c)P(X ≥3) = 1−P(X ≤2) = 0.3832.
Corrig´e 49 a) X est le nombre d’essais n´ecessaires jusqu’au 10i`eme succ`es dans une s´erie d’essais ind´ependants ayant chacun 95% de chance de succ`es (ici succ`es = le composant test´e est fonctionnel).X suit donc une loi n´egative binomiale de param`etresn= 10 etp= 0.95.
b)Y est le nombre de succ`es d’une ´epreuve r´ep´et´ee de fa¸on ind´ependante 12 fois, chaque essai ayant 95% de succ´es.Y suit donc une loi binomiale de param`etresp= 0.95 etn= 12.
c) La probabilit´e que plus de 12 composants doivent ˆetre test´es pour en trouver 10 fonctionnels peut se calculer de deux mani`eres :
– C’est la probabilit´e queX soit strictement sup´erieur `a 12, c’est-`a-direP(X >12) = 1−P(X ≤12).
Or P(X < 10) = 0, donc P(X ≤12) = P(X = 10) +P(X = 11) +P(X = 12). La probabilit´e recherch´ee est donc ´egale `a 1−P(X= 10)−P(X= 11)−P(X= 12) = 0.0196.
– C’est la probabilit´e queY soit strictement inf´erieur `a 10, c’est-`a-dire
P(Y <10) =P(Y ≤9) =P(Y = 0) +P(Y = 1) +P(Y = 2) +· · ·+P(Y = 9) = 0.0196.
Les deux m´ethodes donnent ´evidemment le mˆeme r´esultat.
Corrig´e 50 a) X le nombre de couples d’´el`eves ayant leur anniversaire le mˆeme jour etN le nombre d’´el`eves. Il y an=N2 couples d’´el`eves. Chaque couple a une probabilit´ep= 1/365 d’avoir son anniversaire le mˆeme jour et, les couples ´etant deux `a deux distincts, les ´ev´enements “le couple num´ero i a son anniversaire le mˆeme jour” sont ind´ependants. Le nombre de couples ayant leur anniversaire le mˆeme jour suit donc une loi binomiale de param`etresp= 1/365 etn=N2.
b) On peut donner de mani`ere exacte la probabilit´e qu’au moins deux des ´el`eves aient leur anniversaire le mˆeme jour. C’est ´egal `a
P(X ≥1) = 1−P(X= 0) = 1−(1−p)n= 1−(364/365)N2.
Puisque N est grand (n > 30) et p est petit (p < 0.1), on peut utiliser la loi des petits nombres et approximer cette loi par la loi de Poisson de param`etreλ=N/730. On a alors
P(X ≥1) = 1−P(X= 0)≃1−e−λ= 1−exp{−N/730}. c) On peut r´esoudre ce probl`eme de deux fa¸cons :
– en utilisant directement la loi binomiale : on doit alors r´esoudre 1−
364 365
N2
>0.6
⇔ N 2 log
364 365
>log(0.4)
⇔ N >2log(0.4) log(364365)
La r´esolution donneN ≥667.97, soit, puisqueN doit ˆetre entier et pair,N ≥668.
– en utilisant l’approximation de Poisson : on doit alors r´esoudre 1−exp{−N/730}>0.6
⇔ N/730>−log(0.4)
⇔ N >−730×log(0.4)
et on trouveN ≥668.8922, soit, puisqueN doit ˆetre entier et pair,N ≥670.
Corrig´e 51 a) On noteAle nombre de pas de temps necessaires `a l’envoi de cette r´eponse.
i)A est le temps d’attente (nombre de pas de temps) jusqu’au premier envoi r´eussi de la r´eponse, chaque tentative d’envoi ´etant ind´ependante et ayant une probabilit´e 1−pde succ´es. Il s’agit donc d’une distribution g´eom´etrique de param`etre 1−p: P(A=k) = (1−p)pk−1,k= 1,2, . . .
ii) On cherche P(A < k). On a P(A < k) =
k−1
X
i=1
P(A=i) =
k−1
X
i=1
(1−p)pi−1= (1−p)
k−2
X
i=0
pi= (1−p)1−pk−1
1−p = 1−pk−1, k≥1.
b) i) On note Ai le nombre de pas de temps n´ecessaires `a l’envoi de la r´eponsei et D le nombre de pas de temps n´ecessaires `a l’envoi desnr´eponses. On aD= maxni=1Ai. Donc,
P(D < k) =P(maxn
i=1 Ai< k) =P(A1< k, . . . , An < k) =
n
Y
i=1
P(Ai< k) Par ind´ependance des canaux et d’apr`es 1.b),
P(D < k) ={1−pk−1}n.
ii) Il s’agit de calculer la probabilit´e que Dsoit ´egal `a k. On a, pourk≥1, P(D=k) =P(D < k+ 1)−P(D < k) ={1−pk}n− {1−pk−1}n.
Corrig´e 52 a) On note X le nombre de requˆetes re¸cues par minute par l’ensemble des n serveurs. Le nombreYi de requˆetes re¸ues par le serveur i durant une minute quelconque ne peut prendre que deux valeurs : 0 avec la probabilit´e 1−pet 1 avec la probabilit´ep. En supposant les serveurs ind´ependants,Yi
suit alors une loi de Bernouilli de param`etrepet X =Pn
i=1Yi suit une loi binomiale de param`etrenet p.
b) On sait d’apr`es le cours que l’esp´erance deX estnpet sa variancenp(1−p). On s’int´eresse ici `a la proportion de requˆetes re¸cues par serveur, c’est-`a-dire `a la variableX/n. L’esp´erance deX/nest donn´ee par :
E(X/n) = 1
nE(X) =p et sa variance par
V ar(X/n) =V ar(X)/n2=p(1−p)/n.
Note :Pour montrer queXa pour esp´erancenpet variancenp(1−p), on peut utiliser la d´ecomposition du a) :X=Pn
i=1Yi o`uYi sont des variables al´eatoires de Bernouilli ind´ependantes de param`etrep. Les Yi ont pour esp´erance
E(Yi) = 0×P(Y1= 0) + 1×P(Yi= 1) = 0×(1−p) + 1×p=p
et variance
V ar(Yi) =E(Yi2)−E(Yi)2={02×P(Y1= 0) + 12×P(Yi = 1)} −p2=p−p2=p(1−p).
On a alors
E(X) = E(
n
X
i=1
Yi) =
n
X
i=1
E(Yi) =
n
X
i=1
p=np,
V ar(X) = V ar(
n
X
i=1
Yi) =
n
X
i=1
V ar(Yi) =
n
X
i=1
{p(1−p)}=np(1−p).
Attention,V ar(Pn
i=1Yi) =Pn
i=1V ar(Yi) est valable parce que les Yi sont ind´ependantes mais ce n’est pas vrai en g´en´eral. Par contreE(Pn
i=1Yi) =Pn
i=1E(Yi) est toujours vraie.
Corrig´e 53 a)X suit une loi binomiale de param`etres 0.4 et 1000 : P(X =k) =C1000k 0.440.61000−k Son esp´erance vaut 0.4×1000 = 400 et sa variance 1000×0.4×0.6 = 240.
b) En vertu du th´eor`eme central limite, on peut approximer la loi binomiale par la loi normale. On en d´eduit
P(X <300)≃Φ(300−400
√240 )≃0.
c) De mˆeme
P(X >500)≃1−Φ(500−400
√240 )≃0.
Corrig´e 54 Pour fixer les id´ee, on consid`ere la premi`er page de texte et on noteX le nombre d’erreurs sur cette page. Puisque les erreurs sont r´eparties au hasard, chacune desn= 1500 erreurs a la probabilit´e p = 1/1000 de se trouver sur cette page. X suit donc une loi binomiale de param`etres n = 1500 et p= 1/1000. Sa fonction de masse est
P(X =k) =C1500k ( 1
1000)k (999
1000)1500−k, k= 0,1, . . . ,1500.
La probabilit´e cherch´ee estP(X <2) =P(X = 0) +P(X= 1) = 0.55774.
b) Puisquenest grand etpest petit, on peut utiliser la loi des petits nombres pour approximer la loi binomiale par la loi de Poisson de param`etreλ=np= 1.5. Sa fonction de masse est
P(X=k) =e−1.5(1.5)k
k! , k= 0,1, . . .
La probabilit´ee recherch´ee vaut alorsP(X <2) =P(X = 0) +P(X = 1) = 0.22313 + 0.33469 = 0.55782, ce qui est tr`es proche du r´esultat exact 0.55774.
Corrig´e 55 Prenons comme ´ev´enement ´el´ementaire ”un poste est occup´e durant une minute de pointe quelconque”. D’apr`es l’´enonc´e, cet ´ev´enement suit une loi de Bernouilli de param`etrep= 2.5/60 = 0.0417.
Maintenant, introduisons la v.a. X d´efinie comme ”le nombre de postes occup´es d´esirant communiquer avec le serveur”.X suit une loi binomiale de param`etresn= 1000 et probabilit´e p= 0.0417. La satu- ration correspond `a l’´ev´enement X >50. Puisque n = 1000 est grand etp= 0.0417 est petit, on peut utiliser l’approximation de la loi binomiale par la loi de Poisson de param`etrenp= 41.6667. On trouve une probabilit´e de saturationP(X >50) de 0.0887. Le calcul exact (avec la loi binomiale) donne une probabilit´e de 0.0841.
Corrig´e 56 E(X) = 2 etV ar(X) =∞.
Corrig´e 57 a)f ´etant une densit´e, on doit avoirR∞
−∞f(x)dx= 1. Or Z ∞
−∞
f(x)dx= Z ∞
1
f(x)dx= Z ∞
1
k x4 dx=
− k 3x3
∞ 1
= k 3, soitk= 3.
b) Pour trouver la fonction de r´epartition, il faut int´egrer la densit´ef(x). On trouve F(x) =
Z x
−∞
f(x)dx=
1−1/x3, x≥1, 0, x <1.
c) La probabilit´e recherch´ee est donn´ee parP(X >3) = 1−F(3) = 0.0370.
d) La dur´ee de vie moyenne est ´egale `a l’esp´erance deX, c’est-`a-dire E(X) =
Z ∞
−∞
xf(x)dx= Z ∞
1
3x x4 =
Z ∞ 1
3 x3 =
− 3 2x2
∞ 1
= 3 2, soit un an et demi.
e) On calcule tout d’abordE(X2) : E(X2) =
Z ∞ 1
3x2 x4 dx=
Z ∞ 1
3 x2 dx=
−3 x
∞ 1
= 3, doncV ar(X) =E(X2)− {E(X)}2= 0.75 et l’´ecart-type est ´egal `ap
V ar(X), soit 0.86 ann´ee.
Corrig´e 58 a) Fonction continue et positive sur (α,∞), croissante avec F(x) → 0 quand x → α et F(x)→1 quandx→ ∞.
b) Moment d’ordre 1 :
µ1=E(X) = Z ∞
α
xf(x)dx= θα
θ−1 pour θ >1, infini pourθ≤1.
Moment d’ordre 2 :
µ2= Z ∞
α
x2f(x)dx= θα2
θ−2 pourθ >2, infini pourθ≤2.
Corrig´e 59 a) Puisqu’on s’int´eresse `a un temps d’attente, il est raisonnable d’utiliser la loi exponentielle de param`etreλ. Or la moyenne de la loi exponentielle de param`etreλ vaut 1/λ (cf cours). Ici on doit donc avoir 1/λ= 1/4 heure, soit λ= 4 heure−1.
b) 5 minutes = 1/12 heure. La probabilit´e recherch´ee vaut doncP(T <1/12) = 1−e−λ(1/12)= 0.2834.
Corrig´e 60 a) On utilise la loi Gamma pour d´ecrire la dur´ee de vie du processeur. En notantαet λses param`etres, on a
µ = α/λ σ2 = α/λ2 La r´esolution donneα= 9 etλ= 0.75.
b)P(10< T <15) =FT(15)−FT(10) = 0.4514.
Corrig´e 61 On noteX la variable al´eatoire ´egale `a la temp´erature moyenne sur un ´et´e.
a) Il s’agit de calculerP(X ≤4) =P(X−410 ≤ −3/2) = 1−0.9332 = 0.0668.
b) La probabilit´e de 10 ann´ees sans grand froid vaut 0.933210= 0.5009.
Corrig´e 62 On observe que le r´esultat de l’exp´erience vaut Z = X +XY = X(1 +Y). On a donc E(Z|X=x) =xE(1 +Y) = 4.5xet var(Z|X =x) =x2var(1 +Y) = 35x/12.
Corrig´e 63 Le total des pointsXobtenus `a l’examen suit une loi binomiale Bin(20,1/4). Alors E(X) = 5 et var(X) = 15/4. La probabilit´e de r´eussir l’examen vaut P(X ≥10) = 1−P(X ≤9)≃0.014. Avec les informations d’apr`es-examen, l’esp´erance conditionnelle s’´ecrit E(X | 6 ≤X ≤16) = 6 + E( ˜X) = 8.5, o`u ˜X ∼Bin(10,1/4). La probabilit´e qu’il r´eussisse l’examen devient P(X ≥10|16≥X ≥6) = P(10≤ X ≤16)/P(6≤X ≤16)≃0.018.
Corrig´e 64 a) SoitT1etT2les temps n´ecessaires au t´el´echargement via les miroirs 1 et 2.T1etT2sont ind´ependants et de mˆeme loi : ils sont tous deux de loi uniforme sur [a, b]. On a
P(T1≤t) =P(T2≤t) =
0, t≤a,
t−a
b−a, a < t < b, 1, t≥b.
b) i) On cherche ici la loi deZ= min{T1, T2}. On a
P(Z ≤t) = 1−P(Z≥t) = 1−P(T1≥t∩T2≥t) = 1−P(T1≥t)×P(T2≥t) (par ind´ependance)
=
0, t≤a
1−(b(b−−a)t)22, a < t < b 1, t≥b
ii) La densit´e deZ veut donc
fZ(t) = ( 2(b
−t)
(b−a)2, a < t < b 0, sinon
DoncE(Z) =Rb
atfZ(t)dt=b+2a3 etV ar(Z) =Rb
a t2fZ(t)dt−E(Z)2=(b−18a)2. Corrig´e 65 La somme des n temps de calculs suit une loi normale N(PN
i=1µi,Pn
i=1σ2i). L’ajout du tempsbne fait qu’ajouter une constante `a la moyenne, d’o`u la loiN(b+PN
i=1µi,Pn
i=1σi2) pour le temps total de calcul.
Corrig´e 66 On noteX1, . . . , XN les variables al´eatoires indiquant si le moustiquei= 1, . . . , Nm’a piqu´e durant la nuit (1) ou non (0). Ainsi, on aXi
iid∼Bernoulli(p). Avec ces notations,Z =PN
i=1Xi, donc E(Z |N =n) = E
n
X
i=1
Xi
!
=
n
X
i=1
E(Xi) =np;
de la mˆeme mani`ere, var(Z |N =n) =np(1−p). Par le th´eor`eme 167, puisque E(Z) = EN{E(Z |N = n)}, on a E(Z) =pE(n) =pλ; de plus, var(Z) =p(1−p)E(n) +p2var(n) ={p(1−p) +p2}λ=pλ.
La fonction g´en´eratrice des moments se calcule comme suit, en s’aidant de l’exemple 170 : E eZt
= E
E eZt|N =n = E ( n
Y
i=1
E eXit )
= E
(1−p) +pet n
=
∞
X
n=0
e−λ
(1−p) +pet nλn
n! =e−λeλ{(1−p)+pet}=eλp(et−1), o`u l’on reconnaˆıt la fonction g´en´eratrice des moments d’une loi de Poisson d’intensit´eλp.
Corrig´e 67 On trouvepen imposantp+ 2p+p+ 3p+ 2p+p= 1, c’est-`a-direp= 1/10. Ainsi, la fonction de probabilit´e marginale pourX estPX(0) = 101 +102 +101 = 104 etPX(1) = 106. Le deuxi`eme moment de Y se calcule ainsi :
E(Y2) =
2
X
y=0
y2P(Y =y) = 0× 4
10+ 1× 4
10+ 4× 2 10 =6
5. Pour finir,
E(XY) =
1
X
x=0 2
X
y=0
xyP(X =x, Y =y) = 1×1× 2
10+ 1×2× 1 10 = 2
5.
Corrig´e 68 a) On af(t) =c(10000t2−200t3+t4). En int´egrant on trouve la condition 1010×c×301 = 1 soitc= 3×10−9.
b) On a E(T) =
Z 100 0
tf(t)dt=c[10000t4/4−40t5+t6/6]1000 = 3×10−9×1012×(1/4−2/5 + 1/6) = 50.
c) On a
P(50≤T ≤80) = Z 80
50
f(t)dt=c[10000t3/3−50t4+t5/5]8050≃0.4421 Corrig´e 69 Il faut d’abord calculer c. Pour que f soit une densit´e on doit avoir R+∞
−∞ f(x)dx = 1, c’est–`a–dire
c= 1
R∞
0 xexp(−x/2)dx. On fait une int´egration par parties et on obtient
Z ∞ 0
xexp(−x/2)dx=−2xexp(−x/2) ∞
0 + 2 Z ∞
0
exp(−x/2)dx= 4,
donc c=1/4. Par cons´equent la probabilit´e que le syst`eme fonctionne au moins 5 mois est ´egale `a Z ∞
5
x
4exp(−x/2)dx=−exp(−x/2) ∞
5 −1
2xexp(−x/2) ∞
5 =e−5/2+5
2e−5/2≃0.287.
Corrig´e 70 a) Puisque toutes les valeurs sont ´equiprobables, on mod´elise les longueurs mesur´ees par une loi uniforme entre 1.3 et 1.7 cm, de fonction de r´epartition
FL(l) =P(L≤l) =
0 sil <1.3
(l−1.3)/0.4 si 1.3≤l≤1.7 1 sil >1.7
b) On cherche la loi deS=L2.P(S≤s) =P(L≤√s) =FL(√s), soit
FS(s) =P(S ≤s) =
0 sis <1.69
(√s−1.3)/0.4 si 1.69≤s≤2.89 1 sis >2.89
Corrig´e 71 a) On noteXile poids de la personneietS10=P10
i=1Xile poids des 10 personnes. Puisque lesXisuivent une loi normaleN(70,122),S10suit ´egalement une loi normale, de moyenne 70×10 = 700 kilos et de variance 10×122= 1440.
b) Si Ad`ele entre, le poids total dans l’ascenseur devientS10+ 55. Or Pr(S10+ 55>750) = 1−Pr(S10<695) = 1−Φ
695−700
√1440
= 0.5524
donc Ad`ele ne devrait pas entrer dans l’ascenseur car il y a plus d’une chance sur deux que le poids total exc`ede le poids autoris´e.
Corrig´e 72 Soit Pn la variable de poids total des voitures sur le pont. Pn est une variable normale d’esp´erance 3net de variancen×(0,3)2= 9n/100. W est aussi normale, d’esp´erance 400 et de variance 402 = 1600. Il y a rupture du pont si Pn > W, c’est-`a-dire si Pn−W > 0. Or, puisque Pn et W sont normales,Pn−W est aussi normale, d’esp´erance 3n−400 et de variance 1600 + 9n/100. On a alors :
Pr{Pn> W}= Pr{Pn−W >0}= 1−Φ 400−3n p1600 + 9n/100
!
Cette quantit´e est sup´erieure `a 0.1 pour 400−3n
p1600 + 9n/100≤Φ−1(0.9)≃1.2816, autrement dit pourn≥117.
Corrig´e 73 a) La densit´e conditionnelle deX sachantY estfX|Y =fX,Y/fY donc la densit´e du couple (X, Y) est donn´ee par
fX,Y(x, y) =fY(y)fX|Y(x, y) = 1
πe−y(1+x2), y >0, x∈R
0, y≤0, x∈R .
b) On afX(x) =R∞
0 fX,Y(x, y)dy= π11+x12 (loi de Cauchy de param`etres 0 et 1).
c) fY|X(x, y) =fX,Y(x, y)/fX(x), donc fY|X(x, y) =
(1 +x2)e−y(1+x2), y >0, 0, y≤0.
DoncY sachantX suit la loi exponentielle de param`etre 1 +X2.
Corrig´e 74 a) Les variablesX etY sont centr´ees doncCov(X, Y) =E(XY)−E(X)E(Y) =E(XY) = E(ǫX2) =E(ǫ)E(X2) = 0.
b) Le vecteur (X, Y) ne peut pas ˆetre gaussien carX+Y n’est pas gaussien puisqueX+Y prend la valeur 0 avec une probabilit´e non nulle (1/2).
c) Non car Y est fonction deX! Corrig´e 75 a) Il faut queR2
0
R1
0 fX,Y(x, y)dx dy= 1 d’o`uc×76 = 1 etc= 67. b) La densit´e marginale de X vaut
fX(x) = Z 2
0
fX,Y(x, y)dy= 6 7
Z 1 0
(x2+xy
2 )dy=6 7
x2y+xy2 4
2 0
=6
7(2x2+x), 0≤x≤1.
La densit´e marginale deY vaut fY(y) =
Z 1 0
fX,Y(x, y)dx= 6 7
Z 1 0
(x2+xy
2 )dx= 6 7
x3 3 +x2y
4 1
0
= 6 7(1
3 +y
4), 0≤y≤2.
Les variables X et Y ne sont pas ind´ependantes puisque la densit´e conjointe n’est pas le produit des densit´es marginales.
c) On a
P(X > Y) = 6 7
Z 1 0
Z x 0
x2+xy 2 dy
dx=6
7 Z 1
0
(x3+x3
4 )dx= 6 7×5
4×1 4 = 30
112 ≃0.2679.
Corrig´e 76 On noteX le nombre d’erreurs sur 1000 heures d’utilisation. On sait que E(X) = 25 et Var(X) = 22= 4. D’apr`es l’in´egalit´e de Chebyshov,
Pr(X >30)≤Pr(|X−25|>5)≤ 2
5 2
= 0.16.
Si l’´ecart-type est de 4, on trouve comme majorant 452
= 0.64.
Corrig´e 77 On note Xi le nombre de requˆetes par seconde sur la ligne i et Z = P8
i=1Xi le nombre total de requˆetes par seconde. On sait que E(Xi) = 20. En l’absence d’informations suppl´ementaires dans l’´enonc´e, il est naturel de supposer que lesXi suivent une loi de Poisson de param`etreλ= 20. Sous cette hypoth`ese, on a alors Var(Xi) = 20.
a) La sommeZ des requˆetes par seconde est une variable al´eatoire de moyenne E(Z) =
8
X
i=1
E(Xi) = 20×8 = 160, donc l’in´egalit´e de Markov donne Pr(Z≥500)≤160/500 = 0.32.
b) Puisque lesXi sont ind´ependants, on a Var(Z) =
8
X
i=1
Var(Xi) = 8×20 + 0 = 160 donc Pr(Z ≥500) = Pr(|Z−E(Z)| ≥340)≤ 3401602 = 0.0013.
Corrig´e 78 On an= 300,µ= 1.1 etσ= 0.4. On noteSn l’espace n´ecessaire auxnimages (somme des tailles desnimages).nest assez large pour appliquer le th´eor`eme central limite :
P(Sn≤350)≃P(Sn−nµ
σ√n ≤ 350−300×1.1 0.4×√
300 ) = 0.9980 L’espace libre du disque sera tr`es vraisemblablement suffisant.
Corrig´e 79 Par le th´eor`eme central limite P(X <20×60)≃Φ(20×60−85×15
4√
85 ) = Φ(−2.03) = 1−Φ(2.03) = 1−0.9788 = 0.0212.
Corrig´e 80 La dur´ee moyenne de transmission est de 1/λ= 1/5 minute et l’´ecart-type vaut 1/5 minute.
On utilise le th´eor`eme central limite :
P(T <60)≃Φ(60−1/5×280 1/5√
280 ) = 0.8840.
Corrig´e 81 a) Soit X le nombre de requˆetes ´echou´ees en une minutes. X suit une loi binomiale de param`etren= 1000 etp= 0,04. La probabilit´eP(X >30) est donn´ee par
1−P(X ≤30) =
30
X
i=0
0,04i0,961000−iC1000i = 0,942.
b) On peut approximer la loi binomiale par une loi normale de moyenne 1000×0,04 = 40 et de variance 1000×0,04×0,96 = 38,4, d’o`u
P(X >30)≃P
Y > 30−40
√38,4
≃0,947,
o`uY est une variable al´eatoire normale centr´ee r´eduite et o`u le r´esultat de l’int´egrale s’obtient `a l’aide d’une table.
Puisque n= 1000 est grand etp= 0,04 est petit, on peut aussi approximer cette binomiale par une loi de Poisson. Dans ce cas, on trouveP(X >30)≃0,938.
Corrig´e 82 a) SoitX le nombre de personnes qui choisissent de monter dans le premier wagon. Il y en a doncN−X qui font le choix du second wagon.X suit une loi binomiale de param`etre (N,1/2). Pour que tous les passagers ne puissent pas prendre le train, il faut que soitX soit N −X soit strictement sup´erieur `an. La probabilit´eprecherch´ee est donn´ee par
p=P({X > n} ∪ {N−X > n}) =P({X > n} ∪ {X < N−n}), soit encore, en passant au compl´ementaire,
p= 1−P({X ≤n} ∩ {X ≥N−n}) = 1−P(N−n≤X ≤n).
On approxime la loi binomiale par une loi normale de moyenneN/2 et de varianceN/4, d’o`u P(N−n≤X≤N)≃P −n−N/2
pN/4 ≤Y ≤ n−N/2 pN/4
! , o`uY est une variable al´eatoire normale centr´ee r´eduite.
b) En utilisant les tables, N= 1000 etp= 0,01, on obtient n−N/2
pN/4 ≃2.58, d’o`u
n≃541.
Corrig´e 83 En 25 journ´ees de travail, 625 ordinateurs sont assembl´es ; `a chacune d’entre elles correspond une variable de Bernoulli Xi de param`etre p = 0.95, prenant la valeur 1 si l’ordinateur fonctionne correctement, 0 sinon. Ces variables al´eatoires sont ind´ependantes, leur somme a pour moyenne :
E(
625
X
i=1
Xi) = 625×0,95 = 593.75 et pour variance :
V ar(
625
X
i=1
Xi) =
625
X
i=1
V ar(Xi) = 625×0,95×0,05 = 29.6875.