pureté du bismuth, et, pour le bismuth iinpur, suivant son état physique. On en jugera par le Tableau suivant :
E. BOUTY.
ANNALES DE CHIMIE ET DE PHYSIQUE.
Tome XVI; I889.
GOUY. - Recherches théoriques et expérimentales sur la vitesse de la lumière (Ire Partie), p. 262-289.
L’autenr expose, dans ce travail, l’ensemble de ses recherche5
sur la vitesse de la lumière dans les milieux doués de dispersion,
en évitant les calculs complexes et tout ce qui n’auraiL d’intérèl
c~m’au point de vue analytique. La première Partie est consacrée à la propagation des rayons d intensité variable et de direction con- stante (2); la seconde aura pour objet la théorie des nuroirs tour- nants efi, la relation des expériences faites par cette méthode avec
le sulfure de carbone.
( 1 ) Le premier métal préparé clans les usines de Bromsdorfl, à Erfï~r th, contient notamment du cuivre; les autres échantillons, préparés par le professeur Classen (I, II, III par réduction de l’oxyclilorure, IV par réduction du nitrate), sont aussi purs qu’ils peuvent être obtenus par voie de précipitation chimique. Au spectroscope, on reconnaît la présence de traces de plomb.
(2) Journal cle ~7z~·,si~LCe, 1° série, t. V, p. J5~.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018900090039001
H. LESCOEUR. - Ilecherches sur la dissociation des hydrates salins
et des composés analogues, p. 378-4o3 (premier Mémoire).
!~.~rès un exposé Lrès compte L et une critique Ininutieuse des
travaux antérieurs, 1VI. Lescoeur indique les deux méthodes dr~’iI a employées pour déterminer les tensions de dissociation.
La première consiste à apprécier clirectefftent la tension que
présente la substance placée dans la chambre vide du baromètre et
chauffée à une température déterminée. L’appareil employé a beaucoup de rapport avec la disposition adoptée par 1VI. rhroost dans ses Elrcherches sar La vapeur de l’ hydrate de chloral.
Le principe de la seconde méthode est le même que celui des
hygromètres de condensation. Supposons un espace clos, renfer-
mant un sel efflorescent à une température fixe. Cet h~d~~ate, que
nous supposerons enexcès, se décomposera partiellement et émettra
de la vapeur d’eau, ~LisClll’al~ moment où cette dernière existera
dans l’atmosphère close en quantité telle que sa force élastique soit
devenue égale à la tension de dissociation de l’hydrate salin. Une fois atteint, cet état d’équilibre, qui est, comrne on sait, indépen-
dant de la présence de l’air, se maintiendra aussi longtemps que la
température demeurera invariable.
Imaginons maintenant que nous refroidissions une petite portion
de la paroi de manière à y produire un dépôt de rosée ; la tempé-
rature de ce point de rosée correspond à une tension maximum qui
est égale à la tension de dissociation.
Cette méthode, avec les précautions indiduées, donne des résul-
tats qui se rapprochent beaucoup de ceux de la méthode directe.
Elle est plus commode et rend possibles des recherches qui feront l’objet d’un second Mémoires.
Tome XVII.
CUHI1~; ( 1. ).
-Recherches sur le pouvoir inducteur spécifique et la conductibilité des corps cristallisés, p. 385-~35, et t. X~’III, p. ~o3-26().
Pour connaître entièrement les propriétés d’wn diélectrique, il
faut déterminer :
,
10 Son pouvoir inducteur;
21 L’intensité des courants de charge à divers moments depuis
tin Leiiips aussi rapproché que possible des débuts de la charge jusque ce que l’on ait atteint, soit une conductibilité constanue,
soit l’extinction dm courant;
3° L’intensité du courant de décharge à divers moments.
C’est ce que M. Curie a essayé de faire sur un certain nombre de corps et pour diverses températures.
Les résultats principaux de ce travail sont résumés par l’auteur de la manière suiv ante : 1
« r t’ J’ai fait connaître une nouvelle méthode de mesure pour les
pouvoirs inducteurs et la conductibilité des diélectriques; cette
méthode est basée sur 1"emploi d’un nouvel appareil, le quartz
piézo-élec trique.
’
» 2° J’ai appliqué cette méthode à l’étude des pouvoirs inducteurs
des diélectriques ci-isuallins, quartz, spath, sel gemme, fluorine, touri-tialine, béi~;1, topaze, mica, gypse, soufre, alun, et aussi de quelques autres corps non cristallisés, l’ébon~ te et la porcelaine.
» 30 J’ai étudié les phénomènes de conductibilité dans les diélec-
triques cristallisés cités plus haut, et aussi ceux du verre, du cristal,
de la blende, et cela à diverses températures. Je me suis surtout placé au point de vue des N ariations d’intensité de la conductibilité apparente avec le temps,.
» 4t’ J’ai donné quelques lois générales, en particulier celle que
j’ai désignée sous le n0111 de loi de superposition, et qui montre l’indépendance des effets produits par diverses variations de force électromotrice.
» 5° J’ai étudié à fond les propriétés du quartz. Ce corps conduit
fortement, pour un diélectrique, dans la direction de l’axe optique
et insensiblement dans une direction normale à cet axe. Cette dif- férence de conductibilité avec la direction, dans le quartz, donne
lieu à des phénomènes frappants. Tel est le cas des lames parillèles
à l’axe, quand les extrémités de l’axe optique sont en communica-
tion avec la terre. Ces lames se comportent, à partir d’une tempé-
rature de 120°, comme des diélectriques dont le pouvoir inducteur
serait égal à zéro.
» Une chauffe prolongée modifie complètement les propriétés du
quartz et, lorsqu’elle a été maintenue pendant un temps suffisant,
la conductibilité suivant l’axe a complètement disparu.
393
o Go J’ac inoiiii-é que l’eau joue un rôle capital dans la con-
ductibilité d’zcc2 ~ rarad nombre de diéZectc~ic~tce.~; il est H1ênlc possible qu’il en soit ainsi pour tous.
» ~° Avec des plaques de porcelaine dégourdie maintenues hu-
mides, j’ai reproduit divers types de conductibilité des diélec-
triques .
» Les corps poreux humides se polarisent pendant le passage d’un
courant électrique. J’ai étudié ce phénomène découvert par du
Bois-Reymond.
» Les courants qui traversent la porcelaine humide obéissent à la
loi de superposition, et les forces électromotrices de polarisation
peuvent atteindre plusieurs centaines de volts.
» 8’ J’ai comparé la liste des conductibilités à celle des pouvoirs
absorbants. Il semble y avoir une reiation, mais on ne peut rien affirmer de certain. »
Voici, en outre, les nombres représentant les pouvoirs inducteurs
des diverses substances étudiées :
,Les nombres relatifs à la tourmaline, au béryl et à l’ébonite sont
certainement trop forts, leur pouvoir inducteur diminuant con-
sidérablement avec le temps de charge. Les pouvoirs inducteurs des
antres substances ne sont que légèrement influencés par la durée de la charge. Le temps de charge est d’environ une demi-seconde pour tous les nombres du Tableau précédent.
Tome XXIII.
13LR’l’~11~L01’ et PE’rI1’. - Sur la chaleur de formation de l’hydrogène antimonié.
p. 65-8o.
L’ensemble des expériences donne
Il résulte de ce chifl’re due la formation de l’hydrogène antimonié
est fortement endothermiques; elle l’est plus même que celle de
l’hydrogène arsenié ( -- 36Cal, 7)’ Cette circonstance pouvait être prévue, en raison de F extrême instabilité du composé. Cependant,
ce chiffre ne dépasse guère la chaleur absorbée dans la formation d’une molécule de cyanogène (- 73Cal, 9 ), ou d’acétylène
~ - 60Cal,4), qui sont plus stables.
BERTHELOT et PETIT. - Chaleur de combustion du carbone sous ses divers états : diamant, graphite, carbone amorphe, p. 80-~0;.
C’est là une des données fondamentales de la Thermochimie,
surtout parce que cette chaleur de combustion, jointe à celle de l’hydrogène, permet de calculer les chaleurs de formation des com-
posés organiques par les éléments, d’après les principes établis par M. Berthelot,; elle joue en outre nn rôle essentiel dans l’évaluatior~
de la chaleur animale.
Le Tableau suivants résume les résultats :
Ces trois variétés fournissen L donc des résultats différents: l’é-
cart, surpasse 3~~B 24 o~l ~ ~~ pour le carbone amorphe; il est d B10
395 demi-centième pour le graphite. Telle est la chaleur qui se dégage- rait si l’on rarnenait ces deux variétés àl’état de diamant. Les valeurs anciennes adoptées pour la chaleur le combustion du carbone doivent donc être augmentées dans me proportion très sensible, laquelle modifie les calculs relatifs à la chaleur animale et accroît
en même temps les chaleurs de formation de tous les composés organiques depuis leurs éléments, telles qu’elles ont été calculées jusqu’à ce jour.
NEYREi~EUE. 2013 Nouvelles recherches sur l’harmonica chimique, p. 351-378.
1. Pour les petites flammes produites à l’extrémité de tubes cy-
lindriques, l’auteczr montre :
il Que le tube à gaz d’un harmonica peut agir comme le porte-
vent d’un tuyau à anche. Le son sc produit si sa longueur est égale à un multiple da î, du son fondamental du tuyau enveloppe.
Dans le cas contraire, on n’obtient que le silence.
,a° Quand le tube à gaz court est en relation avec une partie di-
latée, le son fondamental du tuyau se fait entendre, mais on peut
produire ses harmoniques y lc premier surtout, soit séparément,
soit simultanément, et réaliser des battements, visibles au miroir
tournant et perceptibles à l’oreille. Le procédé consiste à aug-
menter graduellement !e volume de la dilatation prise sous forme cylindrique.
3" L’aspect. sinusoïdal que présentent les petites et les grandes flammes, observées au miroir tournant, s’explique facilement en tenant compte du mouvement vibratoire et de celui de transport.
II. Pour les flammes plus grandes et pouvant croître de ma- nière à s’élever jusqu’à l’orifice supérieur du tuyau, deux cas prin-
.
cipaux sont à distinguer :
10 Les vibrations du système de la dilatation et des tuyaux de conduite agissent seules.
Alors la flamme ne donne plus que des crépitations plus ou
moins violentes, suivant le débit et suivant le niveau (tempête de 1’,yndall), sans aucun son susceptible d’être déterminé.
On peut cependant, pour un moyen débit, réaliser une appa-
rence fixe remarquable, à laquelle correspond très nettement l’oc-
tave grave du son fondamental du tuyau, et rendre même sensible la deuxième octave grave, qui correspond, elle aussi, à une figure spéciale de la flamme.
On a, dans les deux cas, affaire à des sons résultants.
’2~’ Les vibrations précédentes coexistent avec les vibrations du tuyau enveloppe.
Après le son fondamental se succèdent alors une série de sons
de plus en plus élevés, correspondant chacun à des subdivisions et
apparences très régulières de la flamme. Pour un débit assez fort, apparaissent des flammes allongées, à subdivisions transversales très nettes, qui affectent bientôt l’aspect de noeuds et de ventres
dont la suite peut atteindre et même dépasser légèrement le ni-
veau supérieur.
III. Une étude approfondie des circonstances de la production
de la flamme à nocuds montre son analogie sur bien des points avec
la veine liquide de Savart.
CEiOVA. - Remarques sur les observations de M. R. Savelief, p. ~67--f,69.
M. Crova insiste sur le grand intérêt de ces observations actino-
métriques faites à Kief, en Russie.
Elles montrent, en effet, que la loi des variations annuelles de la radiation solaire est sensiblement la même à Kief qu’à Mont- pellier ; que la transparence calorifique de l’atmosphère est plus grande dans la première sta tion ; qu e la cons tante solaire dé terminée par une belle journée d’hiver en Russie peut atteindre une valeur voisine de 3 Cal , dont on n’a pu approcher du’en installant un acti-
~