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Solutions du Contrôle n˚4
I) 5 points
1. Dans ce genre de problème, il est fortement recommandé de calculer soigneuse- ment les premières valeurs, aussi bien pour guider l’intuition que pour vérifier les résultats.
u2=1 2
1 + 1
1
u1=· · ·= 1
2; u3= 1 2
1 + 1
2
u2=· · ·= 3 8
Initialisation :0< u36 2
3 caru3=3 8 et 3
8 6 2
3 car3×368×2.
Hérédité : Soitnun indice tel que0< un6 2
n. A-t-on0< un+16 2 n+ 1? On peut déjà en conclureun+1>0 d’après la formule deun+1.
Comparons ensuiteun+1 à 2 n+ 1.
D’après l’hypothèse de récurrence un+161 2
1 + 1
n 2
n, soit un+16n+ 1 n2 . A-t-on n+ 1
n2 6 2
n+ 1? c’est-à-dire a-t-on(n+ 1)262n2? C’est équivalent à−n2+ 2n+ 160.
Le trinôme−n2+2n+1a pour racinesa= 1−√
2≈ −0,4etb= 1+√
2≈2,4.
Il est60pour n6aoun>b. C’est donc bien le cas sin>3.
. Doncun+16 2
n+ 1, ce qui prouve que la propriété est héréditaire.
Donc d’après le principe de récurrence, 0< un6 2
n pour toutn>3 . (en fait, c’est vrai pour toutn>1, car on le vérifie directement pouru1 etu2).
2. un+1−un=· · ·=
1−n 2n
un<0(puisqueun>0d’après la question précédente et n>1).
Donc uest strictement décroissante.
3. Les valeurs successives de 2n×un sont 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5.
On conjecture2n×un=n, soitun= n 2n.
Initialisation :u1= 1
21 donc la propriété est vraie pourn= 1 Hérédité : Soitnun indice tel queun= n
2n. Alorsun+1= 1
2
1 + 1 n
un= 1
2
1 + 1 n
× n
2n = (n+ 1)n
n×2n+1 =n+ 1 2n+1
Conclusion D’après le principe de récurrence, un= n
2n pour toutn>1.
II) 7 points
Trois questions indépendantes 1. Soitz=p
2−√ 2 +ip
2 +√ 2 a) z2=· · ·=−2√
2 + 2√ 2i.
|z2|=· · ·= 4. cos(θ) =· · ·=−
√2
2 etsin(θ) =· · ·=
√2
2 . Doncθ= 3π
4 et z2= 4ei3π/4 Or|z2|=|z|2, donc|z|= 2
Etarg(z2) = 2 arg(z) + 2kπ, doncarg(z) = 3π 8 +kπ
(attention : moduloπ, deux points possibles sur le cercle : 3π 8 et 11π
8 ).
Pour savoir quelles valeurs dekconviennent, étudions les signes dexet y: x >0 ety >0, donc arg(z) =3π
8 + 2Kπ
b) cos(3π/8) = Re(z)
|z| =
p2−√ 2
2 (vérification avec calculatrice ; ≈0,3827) 2. On fait les calculs en gardant le plus longtemps possible les formes exponentielles
et en utilisant les propriétés des exponentielles.
a−b=−(c−b)ei2π/3,
doncc−b=−(a−b)e−i2π/3 (diviser parei2π/3, c’est multiplier pare−i2π/3)
Solutions du Contrôle n˚4 page 2 de 3 c=b−(a−b)e−i2π/3=e5iπ/3−(e−iπ/6−e5iπ/3)e−i2π/3
c=e5iπ/3−e−i5π/6+eiπ =1 2 −i
√3
2 +
√3
2 + i 2 −1 =
√3−1
2 +i1−√ 3 2
O• 1
•
−1•
A
B C
Le dessin suggère que ABC est équilatéral indirect , ce qui est équivalent à : a−b=e−iπ/3(c−b)(Aimage deC par la rotation de centreB et d’angle −π
3 ) Or on aa−b=−(c−b)ei2π/3. Il suffit donc de démontrer que −ei2π/3=e−iπ/3. C’est vrai puisque−ei2π/3=eiπei2π/3=e5iπ/3=e−iπ/3
3. Voir exercice II.6 de la feuille "Modules et arguments".
A B
C •
O
a) −→
OA,−−→ OB
= arg b
a
= arg(b)−arg(a) =· · ·=π 4 −(−π
3) = 7π 12
b) zB
zC−zA = 1 +i
−√ 3 +i√
3 =· · ·=− 1
√3i. C’est un imaginaire pur.
c) Donc−→
AC,−−→ OB
=−π
2, donc(OB)est une des hauteurs du triangleABC.
D’autre part une autre hauteur est(OC). En effet,O et C sont sur l’axe des abscisses et (AB) est parallèle à l’axe des ordonnées puisqueA et B ont la même abscisse, donc(OC)⊥(OA).
O est sur deux des hauteurs du triangleABC, c’est donc l’orthocentre.
III) 3 points
u0•= 0 •
u1= 1/3 •
u2= 5/9 • u3 •
u4 •
u5 •
1 v0= 1
3 |
v1= 2 9 |
v2= 4 27
1. Soitvn=un+1−un. Démontrer quevest une suite géométrique vn=un+1−un= 1
3(1−un).
D’autre part, en simplifiant la formule de l’énoncé :un+1= 1 3 +2
3un
vn+1
vn = 1
3(1−un+1) 1
3(1−un)
=(1−un+1) (1−un) =
1−1 3−2
3un
1−un = 2 3 −2
3un
1−un = 2 3
Pour toutn,vn+1= 2
3vn, donc v est une suite géométrique de raison 2 3 . 2. En déduire la formule directe devn puis celle deun.
vn =1 3
2 3
n
(carv0=u1−u0=1 3) Orvn=1
3(1−un), doncun= 1−3vn, donc un = 1− 2
3 n
3. En déduire la limite deun
La raison la suitev est dans]−1; 1[, donc la limite dev est 0.
Orun= 1−3vn, donc la limite deuest 1 .
IV) Spécialité. 5 points
Trois questions indépendantes
1. Lemme d’Euclide : PGCD(n2+ 2n+ 25;n+ 2) =· · ·=PGCD(n+ 2,25)
Comme les diviseurs de 25 sont 1 ; 5 et 25, le problème revient à dire quen+ 2est divisible par 5 mais pas par 25.
Quand un multiple de 5 est-il multiple de 25 ?5k= 25k0⇔k= 5k0. La réponse est donc :
Tous les nombres de la forme−2 + 5kavecknon multiple de 5
Solutions du Contrôle n˚4 page 3 de 3 2. Déterminer l’ensemble des couples(x;y)d’entiers deZtels que8x−5y= 1
• on cherche une solution particulière
Algorithme d’Euclide : 8 = 1×5 + 3; 5 = 1×3 + 2; 3 = 1×2 + 1
On en tire1 = 3−2 = 3−(5−3) =−5 + 2×3 =−5 + 2×(8−5) = 2×8−3×5 Donc une solution particulière est(2; 3)
• condition nécessaire
Si (x;y)est solution, alors8x−5y= 2×8−3×5.
L’équation est alors équivalente à8(x−2) = 5(y−3).
Or 8 et 5 sont premiers entre eux, donc d’après le théorème de Gauss 8 divise (y−3), soity= 3 + 8k. En remplaçant, on en tire finalementx= 2 + 5k
• réciproque
On remplace les formules trouvées dans l’équation initiale : 8(2 + 5k)−5(3 + 8k) = 1. C’est bien vérifié pour toutk.
• L’ensemble des solutions est l’ensemble des couples de la forme(2 + 5k; 3 + 8k) 3. Pour chacune des propositions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse et justifier.
a) Vrai
On posen= 7k+ 1. D’après le lemme d’Euclide :
PGCD(3(7k+ 1) + 4,4(7k+ 1) + 3) =· · ·=PGCD(7,7k) = 7 b) Faux
Il suffit d’un contre-exemple, par exemple 3 et 1 : 3×(1) + 1×(−1) = 2et pourtant PGCD(3,1) = 1 c) Vrai
PGCD(3x+y; 2x+ 3y) =· · ·=PGCD(−7x,3x+y)(lemme d’Euclide, ) Donc 5 divise 7x.
Or 5 est premier avec 7, donc d’après le théorème de Gauss 5 divisex.