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Espaces quotients, dualité et formes linéaires, transposition.

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Academic year: 2022

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ÉNS de Lyon Cours d’algèbre

M2 FEADEP 2018-2019

Feuille d’exercices n°1 :

Espaces quotients, dualité et formes linéaires, transposition.

Dans toute cette feuille on fixe un corpsK, et tous les espaces vectoriels considérés sont surK.

À préparer

Quotients

Exercice 1.SoitEun espace vectoriel,Fun sous-espace vectoriel etπla projection canoniqueEE/F. SoitSun sous-espace vectoriel deE. Montrer queSest un supplémentaire de F dansEsi, et seulement si,π|S est un isomorphisme deS surE/F.

Exercice 2. SoitE un espace vectoriel. SoitF, Gdeux sous-espaces vectoriels deE.

1. On suppose queGF. Montrer queF/G est un sous-espace vectoriel de E/Get qu’il existe un isomorphisme naturel d’espaces vectoriels (E/G)/(F/G)'E/F.

2. Montrer qu’il existe un isomorphisme naturel (F+G)/G'F/(FG).

Exercice 3. SoitE un espace vectoriel de dimension finie,u∈End(E), etFE un sous-espace stable paru. On note u0 ∈End(F) la restriction deuà F, etu00∈End(E/F) le morphisme induit surE/F.

1. Soiteune base deE qui est la réunion d’une baseeF deF et d’une familleeE/F telle queπ(eE/F) est une base de E/F. Montrer que Mate(u) est de la forme

A B

0 C

A = MateF(u0) et C= Matπ(eE/F)(u00).

2. En déduire que tru= tru0+ tru00, que detu= (detu0)(detu00), et queχu=χu0χu00.

Dualité et formes linéaires

Exercice 4. SoitE un espace vectoriel de dimension quelconque.

1. Montrer que (E)> ={0}. En déduire que l’application canoniqueEE∗∗,x7→(f 7→f(x)) est toujours injective. Montrer que siE est de dimension finie c’est une bijection.

2. SoitF etGdes sous-espaces deE. Montrer que : (a) (F+G)=FG;

(b) (F∩G)=F+G; (c) ((F)>)=F; (d) F6=GF6=G;

(e) (F)>=F.

3. SoitV et W des sous-espaces deE. Montrer que : (a) (V +W)>=V>W>;

(b) V>+W>⊂(V ∩W)>; (c) V ⊂(V>).

4. Montrer que les inclusions précédentes sont des égalités lorsqueE est de dimension finie.

On pourra utiliser les résultats de l’exercice 8.

Exercice 5.

1. Soitf et g deux formes linéaires sur E. Montrer qu’elles ont même noyau si et seulement si elles sont proportionnelles.

2. Montrer que tout hyperplan deE est le noyau d’une forme linéaire.

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Exercice 6. SoitE un espace vectoriel de dimension finie et (fi) une famille d’éléments deE. 1. Montrer que lesfi engendrentE si, et seulement si,∩ikerfi={0}.

2. En déduire que, plus généralement, l’espace engendré par les fi est le sous-espace {f ∈ E,ikerfi ⊂kerf}. Donner une relation entre la dimension de l’espace engendré et la dimen- sion de∩ikerfi.

Transposition

SoitV et W deux espaces vectoriels, etf ∈Homk(V, W). On noteftla transposée def, c’est-à-dire l’élément de Homk(W, V) donné parft(λ) =λf.

Exercice 7.Montrer quef 7→ftest une application linéaire injective. En déduire qu’elle est bijective si V et W sont de dimension finie.

Exercice 8.SoitV un espace vectoriel et W un sous-espace. On noteι:WV l’inclusion canonique et π:VV /W l’application quotient.

1. Vérifier que pour toutfV, la forme linéaireιt(f) est la restriction de f àW. 2. Montrer queπtdéfinit un isomorphisme canonique entre (V /W) etW.

3. En déduire que siV est de dimension finie, alors dimW + dimW = dimV et qu’on a l’égalité analogue pour les sous-espaces deV.

4. Soit f ∈ End(V). Montrer que W est stable par f si, et seulement si, (V /W) est stable par ft∈End(V).

5. On supposeW stable paru, et on noteuW etuV /W respectivement les morphismes induits surW etV /W. Montrer que (uW)t= (ut)V/W et (uV /W)t= (ut)W.

Exercice 9. Soitf :VW une application linéaire.

1. Montrer que kerft= (imf) et imft= (kerf).

2. En déduire que f est injective si, et seulement si, ft est surjective ; que f est surjective si, et seulement si,ftest injective.

3. SiV et W sont de dimension finie, montrer quef etftont même rang.

4. On fixe des basesvetwdeV etW respectivement. Donner l’écriture de Matw,v(ft) en fonction de celle de Matv,w(f).

Exercice 10. SoitV et W des espaces vectoriels de dimension finie et soit f :VW une application linéaire.

1. Montrer qu’il existe une famille finie (wi)i∈I d’éléments deW et une famille finie de formes linéaires λiV telles quef =P

iλiwi.

2. Montrer que le rang def est le nombre minimal d’éléments wi nécessaires pour une telle écriture.

3. Soit (wi)i une base de W. Montrer qu’il existe une unique famille (λi) d’éléments de V telle que f =P

iλiwi.

4. Montrer que, avec ces notations, l’image deftest le sous-espace deV engendré par les λi.

Exercice 11.SoitE unK-espace vectoriel de dimension finie etu∈End(E).

1. Montrer que pour tout polynômeP, on a P(ut) = P(u)t. En déduire que µu =µut (où µ est le polynôme minimal).

2. Montrer queχu=χut.

2

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Problèmes

Exercice 12. Pour A, B ∈ Mn(K), on pose [A, B] = ABBA. On définit également λA ∈ Mn(K) parλA(M) = tr(AM) etCA={C∈ Mn(K), [A, C] = 0}.

1. Montrer que λ: Mn(K) → Mn(K) A 7→ λA

est un isomorphisme.

2. Montrer que{[A, B], A, B∈ Mn(K)}=Ktr.

3. SoitA, B∈ Mn(K) etC∈ CA. Montrer que tr([A, B]C) = 0.

4. Soit A, B ∈ Mn(K) telles que λB s’annule sur CA. Montrer qu’il existe C ∈ Mn(K) telle que B= [A, C].

Exercice 13.Soith∈R. On définit l’applicationR-linéaire suivante : τh: C0(R,R) → C0(R,R)

f 7→

x7→f(x+h)

SoitEun sous-espace vectoriel deC0(R,R) de dimension finien. Le but de cet exercice est de montrer que siE est stable par les translationsτh pour touth∈R, alorsE est l’espace des solutions d’une équation différentielle linéaire à coefficients constants.

1. À toutx∈R, on associe la forme linéaire δxE définie parδx(f) =f(x). Montrer qu’il existe des réels (x1, . . . , xn) tels que (δxi)1≤i≤n est une base deE.

2. Montrer queh7→(τh)|E est continue (pour toute norme surL(E)).

Indication : on pourra considérer une base antéduale.

3. Montrer qu’il existeu∈ L(E) tel que pour touth∈R, on aτh= exp(hu).

Indication : penser à la convolution (sous-groupe à1 paramètre) ou montrer queτh∈ C. 4. Montrer que pour toutfE, on a f dérivable surRet f0 =u(f).

5. Conclure.

Indication : considérer le polynôme caractéristique deu.

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