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Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 16

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 16

Jonathan Scott 17 mars 2006

1. (a) h(2,0),(0,0)i = 4 tandis que 2h(1,0),(0,0)i = 2 alors elle n’est pas bilin´eaire. Elle n’est pas sym´etrique non plus : h(1,2),(3,4)i = 12+ 1·4 + 42 = 21 tandis que h(3,4),(1,2)i = 32+ 3·2 + 22= 19.

(b)

h(x1, x2) + (x01, x02),(y1, y2)i = h(x1+x01, x2+x02),(y1, y2)i

= ((x1+x01)(x2+x02))(y1+y2)

= (x1−x2)(y1+y2) + (x01+x02)(y1+y2)

= h(x1, x2),(y1, y2)i+h(x01, x02),(y1, y2)i

et pareillement dans la deuxi`eme place. De plus,ha(x1, x2),(y1, y2)i=h(ax1, ax2),(y1, y2)i= (ax1−ax2)(y1+y2) =a(x1−x2)(y1+y2) =ah(x1, x2),(y1, y2)i. Pareillement dans la deuxi`eme place. Alors elle est bilin´eaire.

Par contre, h(2,1),(1,1)i= (21)(1 + 1) = 2 tandis que h(1,1),(2,1)i= (11)(2 + 1) = 0 alors elle n’est pas sym´etrique.

(c) h−,−i est bilin´eaire puisque la multiplication dans F l’est. De plus, hq, pi = q(1)p(1) = q(1)p(1) =hp, qi. Donc h−,−iest sym´etrique. Ensuite, hp, pi=p(1)p(1) =kp(1)k2 0 alors h−,−i est positive. Par contre 1−z 6= 0 maish1−z,1−zi= 0. Alorsh−,−i est d´eg´en´er´ee ; elle n’est pas un produit scalaire.

(d) h−,−iest lin´eaire dans le premier facteur mais pas dans le deuxi`eme (par ex., prendref(x) = x2 et g(x) =h(x) = 1∀x∈F, alorsf(g(3) +h(3)) = 46= 2 =f(g(3)) +f(h(3))). Elle n’est pas sym´etrique non plus (par ex. prendref(x) =x2,g(x) = 2f orallx∈F; doncf(g(3)) = 4 maisg(f(3)) = 2).

(e) On utilise la lin´eairit´e deT pour montrer queh−,−iest bien bilin´eaire. C’est facile `a montrer que c’est sym´etrique et positive.

Supposons que h~v, ~vi = 0. Alors kT~vk2 = 0 T~v = 0 ⇒~v kerT. Donc h−,−i est non- d´eg´en´er´ee, et donc un produit scalaire, si et seulement siT est injective.

2. (a) Par les propri´et´es ´el´ementaires des int´egraux, Z b

a

[αf(t) +βg(t)]dt=α Z b

a

f(t)dt+β Z b

a

g(t)dt

pour toutα, β∈Ret f, g∈C([a, b]). Alors Z b

a

:C([a, b])→R

1

(2)

est une application lin´eaire. Donc, pourf, g, h∈C([a, b]), hf+g, hi =

Z b

a

(f(t) +g(t))h(t)dt

= Z b

a

(f(t)h(t) +g(t)h(t))dt

= Z b

a

f(t)h(t)dt+ Z b

a

g(t)h(t)dt

= hf, hi+hg, hi

alorsh−,−i est lin´eaire dans le premier facteur. Pareillement, pourα∈Retf, g∈C([0,1]),

hαf, gi = Z b

a

(αf)(t)g(t)dt

= Z b

a

α(f(t)g(t))dt

= α

Z b

a

f(t)g(t)dt

= αhf, gi alorsh−,−i est homog`ene dans le premier facteur.

Ensuite, pourf, g∈C([a, b]),

hg, fi = Z b

a

g(t)f(t)dt

= Z b

a

f(t)g(t)dt

= hf, gi

alors la forme est sym´etrique. Il s’ensuit que la forme est lin´eaire et homog`ene dans le deuxi`eme facteur.

Il reste de montrer que la forme est positive et d´efinie. Soitf ∈C([a, b]). Alorsf2(t) =f(t)20 pour toutt∈[a, b]. Donchf, fi ≥0, ethf, fi= 0⇒f(t) = 0 pour toutt∈R, par la definition de l’int´egrale comme limite des sommes de Riemann. (En fait, si l’int´egrale d’une fonction g est nulle, cela signifie que g est nullepresque partout. Mais on a suppos´e quef est continue, doncf2 est continue, alorsf2= 0 presque partout implique quef2= 0 partout.)

(b) On effectue le calcul :

hsin(x),cos(x)i = Z π

−π

sintcostdt

=

·1 2sin2t

¸π

−π

= 0 o`u on a utilis´e la substitutionu= sint,du= costdt.

3. (a) On ´ecritA= (aij) etB= (bij). Alors

[(AB)]ij = (AB)ji= Xn

k=1

ajkbki= Xn

k=1

ajkbki

2

(3)

et

(BA)ij= Xn

k=1

(B)ik(A)kj= Xn

k=1

bkiajk.

Donc (AB)=BA.

(b) La forme est lin´eaire dans le premier facteur car la multiplication matricielle est distributive par rapport `a l’addition de matrices et (ζA)B=k(AB) pour toutζ∈C,A, B∈Mat(n, n,C).

En particulier, (ζv)Aw=ζ(vAw), donchζv,wiA=ζhv,wiAet la forme est homog`ene dans le premier facteur. De plus,hu+v,wiA= (u+v)Aw=uAw+vAw=hu,wiA+hv,wiA

et la forme est additive dans le premier facteur. Ensuite, hw,vi = (wAv) = v∗∗Aw = vAw = hv,wiA car v∗∗ = v et A = A. Donc la forme est sym´etrique, ce qui implique qu’elle est ´egalement conjugu´e-lin´eaire dans le deuxi`eme facteur. En conclusion, la forme est bien bilin´eaire et sym´etrique.

(c)

hv,wiA = ¡

i 2 3 + 5i¢

1 +i 2i 0

−2i 3−i 1

0 1 1 + 2i

−3 0

−4i

= ¡

i 2 3 + 5i¢

−3−3i 2i 84i

= i(−3−3i) + 2(2i) + (3 + 5i)(84i)

= 47 + 29i.

(d) Supposons que Av = λv, v 6= 0 (nous ´ecrivons v au lieu de v pour avoir une matrice colonne). PuisqueA est d´efinie positive, on a

0≤ hv,viA=vAv=v(λv) =λ(kv1k2+· · ·+kvnk2).

Puisque kv1k2+· · ·+kvnk2 est r´eel et positif, il s’ensuit queλest r´eel et positif.

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