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Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 13

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 13

Jonathan Scott 28 janvier 2006

1. (a) On suppose queλ∈Ret quev= µ x

y

R2 non-nul tel queTA(v) =λv. Alors µ 1 a

0 1

¶ µ x y

= λ

µ x y

µ x+ay y

= µ λx

λy

.

Alorsx+ay =λx et y =λy. Si y = 0 alors x=λx. On a suppos´ev6=0, alors x6= 0 donc λ= 1. De mˆeme, siy 6= 0,λ= 1. Alors λ= 1 est la seule valeur propre deTA. Pour trouver les vecteurs propres, on remarque quex+ay=x, doncay= 0. Puisquea6= 0 par hypoth`ese, y= 0. Un calcul montre que si y= 0, alorsTA(v) =v. Doncv∈E1 si et seulement siy= 0, c-`a-d

E1=

½µ x 0

R2|x∈R

¾ . (b) TA est uncisaillement (shear en anglais).

2. (a)

µ cosθ sinθ sinθ cosθ

¶ µ cosθ sinθ sinθ cosθ

=

µ cos2θ−sin2θ cosθsinθ−sinθcosθ sinθcosθ+ cosθsinθ sin2θ+ cos2θ

=

µ cos(2θ) sin(2θ) sin(2θ) cos(2θ)

. En g´en´eral,

An =

µ cos(nθ) sin(nθ) sin(nθ) cos(nθ)

,

ce qu’on montre par r´ecurrence sur n. Pourn= 1 c’est par d´efinition. Supposons que An−1=

µ cos((n1)θ) sin((n1)θ) sin((n1)θ) cos((n1)θ)

. Alors

An = (An−1)A

=

µ cos((n1)θ) sin((n1)θ) sin((n1)θ) cos((n1)θ)

¶ µ cosθ sinθ sinθ cosθ

=

µ cos((n1)θ) cosθ−sin((n1)θ) sinθ cos((n1)θ) sinθ−sin((n1)θ) cosθ sin((n1)θ) cosθ+ cos((n1)θ) sinθ sin((n1)θ) sinθ+ cos((n1)θ) cosθ

=

µ cos(nθ) sin(nθ) sin(nθ) cos(nθ)

.

1

(2)

(b) On suppose queλ∈Ret quev= µ x

y

R2 non-nul tel queTA(v) =λv. Alors µ cosθ sinθ

sinθ cosθ

¶ µ x y

= λ

µ x y

µ (cosθ)x−(sinθ)y (sinθ)x+ (cosθ)y

= µ λx

λy

. Alors

(cosθ)x−(sinθ)y=λx (1)

et

(sinθ)x+ (cosθ)y=λy. (2)

D’abord on suppose que sinθ = 0. En ce cas, cosθ =±1. AlorsA =I ou A=−I. Dans le premier cas,λ= 1 est la seule valeur propre et tout vecteur dansR2en est un vecteur propre.

Dans le seconde cas,λ=−1 est la seule valeur propre et encore, tout vecteur un est un vecteur propre.

On suppose maintenant que sinθ6= 0. De (1), y=cosθ−λ

sinθ x.

On substitue cette expression dans (2) pour obtenir (sinθ)x+(cosθ−λ)2

sinθ x= 0,

ou £

(sin2θ) + (cosθ−λ)2¤ x= 0.

Six= 0 alors (1) signifie quey= 0, contradiction. Alors (sin2θ) + (cosθ−λ)2= 0. Mais c’est la somme de carr´es r´eels, alors chaque terme est forc´ement nul. En particulier, sin2θ= 0, alors sinθ= 0, contradiction.

En conclusion, si sinθ6= 0 (c-`a-d siθ6=kπ, pour un certaink∈Z), alorsTAn’a pas de valeur propre.

(c) On a vu dans l’exercice 3 de la s´erie 10 queTAest une rotation dans le plan.

3. (a)

A2 =

µ cosθ sinθ sinθ cosθ

¶ µ cosθ sinθ sinθ cosθ

=

µ cos2θ+ sin2θ cosθsinθsinθcosθ sinθcosθ−cosθsinθ sin2θ+ cos2θ

=

µ 1 0 0 1

.

(b) Soit v = µ x

y

R2 un vecteur non-nul et λ R un scalaire tel que TAv = λv. Alors v=A2v=λ2v. Doncv6=0⇒λ=±1.

2

(3)

(c) Supposons tout d’abord que sinθ = 0, donc cosθ = ±1. Alors A =

µ 1 0 0 −1

ou A = µ −1 0

0 1

. Dans le premier cas, on prend (par exemple) v1 =e1 et v2 =e2. On voit que Ae1=e1etAe2=−e2, alorsTA est une r´eflexion dans l’axe desx. De mani`ere pareille, dans le deuxi`eme cas,Ae1=−e1 etAe2=e2, alorsTA est une r´eflexion dans l’axe desy.

Maintenant supposons que sinθ6= 0. On calcule les espaces propres pour les valeurs propres 1 et −1. Pourλ= 1, on a

(cosθ)x+ (sinθ)y=x alors

y=x1cosθ sinθ .

Posonsθ= 2α. Alors 1cosθ= 1−cos2α+ sin2α= 2 sin2αet sinθ= 2 sinαcosα, alors y=x 2 sin2α

2 sinαcosα =xtanα.

(On remarque que cosα 6= 0 car sinθ 6= 0.) Si l’on prend, pour exemple, x = cosα, alors v1=

µ cosα sinα

est un vecteur propre pourλ= 1.

Pour λ=−1, on a

(sinθ)x−(cosθ)y=−y alors

x=−y1cosθ

sinθ =−ytanα.

On prend y= cosα. Doncv2=

µ sinα cosα

est un vecteur propre pourλ=−1.

Puisque v1 et v2 sont des vecteurs propres pour des valeurs propres distinctes, ils sont lin´eairement ind´ependants et ils forment une base deR2. PuisqueTAv1=v1et TAv2=−v2, TA est une r´eflexion dans la droitey= (tanα)x.

4. (a)

· 1

2

µ 1 i i 1

¶¸ · 1

2

µ 1 −i

−i 1

¶¸

= 1

2

µ 1−i2 −i+i i−i −i2+ 1

= 1

2

µ 2 0 0 2

= I2

alorsU−1= 1 2

µ 1 −i

−i 1

¶ . (b) Soitλ∈Cetv=

µ x y

C2,v6=0, tels queTAv=λv. Alors µ y

−x

= µ λx

λy

.

Doncy =λx=λ(−λy) =−λ2y. Siy = 0 alors x=−λy = 0 maisv6=0, alors y 6= 0. Donc λ2+ 1 = 0, c-`a-d queλ=±i.

3

(4)

Pourλ=i, on ay=ix, doncv1= µ 1

i

est un vecteur propre. Pourλ=−i, on ay=−ix, doncv2=

µ i

−i2

= µ i

1

est un vecteur propre. Les valeurs propresiet−isont distinctes, alors (v1,v2) est une base deC2. On remarque queU = (1/

2)(v1 v2).

(c)

U AU−1 = µ 1

2

2µ 1 i i 1

¶ µ 0 1

−1 0

¶ µ 1 −i

−i 1

= 1

2

µ 1 i i 1

¶ µ −i 1

−1 i

= 1

2

µ −2i 0 0 2i

=

µ −i 0 0 i

.

Ensuite,

Uv1= 1

2

µ 1 i i 1

¶ µ 1 i

= 1

2 µ 0

2i

= µ 0

i√ 2

et

(U AU−1)(Uv1) =

µ −i 0 0 i

¶ µ 0 i√ 2

= µ 0

−√ 2

=iv1. De mˆeme,

Uv2= 1

2

µ 1 i i 1

¶ µ i 1

= 1

2 µ 2i

0

= µ i√

2 0

et

(U AU−1)(Uv2) =

µ −i 0 0 i

¶ µ i√ 2 0

= µ

2 0

=−iv2.

Alors Uv1 et Uv2 sont des vecteurs propres des valeurs propres distinctes. Il s’ensuit qu’ils forment une base deC2.

5. Soit λ F une valeur propre pour T, alors il existe v V, v 6= 0, tel que T v = λv. Or, S(T(S−1(Sv))) = S(T v) = λS(v), donc λ est une valeur propre pour S ◦T ◦S−1 et Sv est un vecteur propre pourS◦T◦S−1.

R´eciproquement, supposons que λ est une valeur propre pourS◦T◦S−1 avec le vecteur propre Sv∈V. DoncT v=S−1(S(T(S−1(Sv)))) =S−1(λSv) =λv. Alorsλest une valeur propre pour T avec le vecteur propre v.

6. On pose n= dimV. Soientv1, . . . , vn des vecteurs propres associ´es aux valeurs propres distinctes λ1, . . . , λn deT. Puisqueλ1, . . . , λn sont distinctes, (v1, . . . , vn) est une base deV.

Or, pouri= 1, . . . , n, on poseµi la valeur propre deS associ´ee `avi. Alors S(T vi) =λiSvi=λiµivi=T(Svi).

Donc,S◦T et T◦S co¨ıncident sur une base deV. AlorsS◦T =T◦S.

4

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