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Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 1

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 1

Jonathan Scott 8 novembre 2005

1. (a) D´efinie surR, l’applicationfn’est ni injective, ni surjective. En ef- fet,f(1) = 1 = f(−1), ce qui montre le manque d’injectivit´e. Etf n’est pas surjective, puisque le carr´e d’un nombre r´eel quelconque est toujours 0.

(b) Supposons quea3 =b3. Alorsa3−b3 = 0. On d´ecompose l’expres- sion pour obtenir

(a−b)(a2+ab+b2) = 0.

Donc soit a = b, soit a2+ab+b2 = 0. Puisque a et b sont r´eels, a2 et b2 sont 0 ; si a et b ont la mˆeme signe, alors ab est 0 alors a2 +ab+b2 = 0 a = b = 0. Si les signes de a et de b sont oppos´ees, alors ab < 0. Supposons que a 6= b et posons m = max(|a|,|b|). Alors |ab| < m2, d’o`u a2 +b2 +ab > 0. Donc a3 6=b3. On conclut que g est injective.

Or, g est surjective, essentiellement car tout nombre r´eel poss`ede une racine cube. Soitc∈R. Le polynˆome ˜g(t) =t3−cest continue.

Supposons que c 0, et choisissons b > max(c,1). Alors ˜g(0) =

−c <0 tandis que ˜g(b) =b3−c > 0. Par le th´eoreme des valeurs interm´ediaires, il existe (au moins) un r´eel a entre 0 et b tel que

˜

g(a) = 0, c-`a-d que a3 = c. Donc g(a) = c et l’application g est surjective.

Par cons´equent,g :t 7→t3 est une bijection.

(c) L’application q n’est pas injective, par exemple q(−2) = q(0) = q(2) = 0, mais elle est surjective. En effet, si y≥0, alors

(x1)21 =y (x1)2 = 1 +y

x−1 =p 1 +y

x=p

1 +y+ 1

(2)

alorsy=q(√

1 +y+1). Pareillement, siy <0, alorsy =q(√

1−y−

1).

SoitX ={x∈R|x <−2 ou x≥2}. Alorsq|X est bijective, avec application r´eciproque

q−1(y) =

½

1 +y+ 1 y≥0

1−y−1 y <0

2. Supposons que la compos´ee g ◦f : X Z est injective. S’il existe x, x0 X tels que f(x) = f(x0), alors g(f(x)) = g(f(x0)), c-`a-d (g f)(x) = (g◦f)(x0). Maisg◦f est injective, alorsx=x0. Par cons´equent, f est injective.

Ensuite, supposons que g ◦f : X Z est surjective, et soit z Z.

Alors il existe x∈X tel que (g◦f)(x) =z. Donc g(f(x)) =z et g est surjective.

3. (a) Pour montrer que f(A∪B)⊂f(A)∪f(B) :

y∈f(A∪B) ⇒ ∃x∈A∪B t.q. f(x) = y x∈A∪B x∈A ou x∈B

x∈A y =f(x)∈f(A) x∈B y =f(x)∈f(B)

y ∈f(A)∪f(B).

R´eciproquement,

y∈f(A)∪f(B) y ∈f(A) ou f ∈f(B) y∈f(A) ⇒ ∃x∈A t.q. f(x) = y

⇒ ∃x∈A∪B t.q.f(x) =y

y ∈f(A∪B)

y∈f(B) ⇒ ∃x∈B t.q. f(x) =y

⇒ ∃x∈A∪B t.q.f(x) =y

y ∈f(A∪B) Alorsf(A∪B) =f(A)∪f(B).

(b)

y∈f(A∩B) ⇒ ∃x∈A∩B t.q. f(x) = y x∈A y ∈f(A)

x∈B y ∈f(B)

y ∈f(A)∩f(B) Alorsf(A∩B)⊂f(A)∩f(B).

(3)

(c)

y∈f(A)∩f(B) ⇒ ∃a∈A t.q.y =f(a) et ∃b∈B t.q. y=f(b) f injective a=b

a=b∈A∩B y∈f(A∩B) (d)

x∈f−1(C∪D) f(x)∈C∪D

f(x)∈C ouf(x)∈D

x∈f−1(C) ou x∈f−1(D)

x∈f−1(C)∪f−1(D) alors f−1(C∪D) = f−1(C)∪f−1(D).

(e)

x∈f−1(C∩D) f(x)∈C∩D

f(x)∈C etf(x)∈D

x∈f−1(C) et x∈f−1(D)

x∈f−1(C)∩f−1(D) alors f−1(C∩D) = f−1(C)∩f−1(D).

4. f1 =f4 et f2 =f3 =f5. Tandis que f6(x) =x si x6= 1, f6 et f1 n’ont pas le mˆeme domaine de d´efinition.

5. (a) R´eflexivit´e.Soit (u, v)R2.v−v = 0 =u−ualors (u, v)(u, v).

Sym´etrie. Supposons que (u, v) (u0, v0). Alors v −v0 = u−u0. Donc−(v−v0) =−(u−u0), d’o`u v0−v =u0−u. Par cons´equent, (u0, v0)(u, v).

Transitivit´e.Supposons que (u, v)(u0, v0) et que (u0, v0) = (u00, v00).

Donc

v−v0 = u−u0 (1)

v0 −v00 = u0−u00 (2) Effectuer l’addition de (1) et (2) pour trouver

v−v00=u−u00 alors (u, v)(u00, v00).

La classe d’´equivalence qui contient (0,1) consiste en toute paire (u, v) telle quev−1 = u−0. Alors c’est la droite v =u+ 1.

(4)

(b) R´eflexivit´e.

x∈X ⇒f(x) =f(x)⇒x∼x.

Sym´etrie.

x∼x0 ⇒f(x) =f(x0)⇒f(x0) = f(x)⇒x0 ∼x.

Transitivit´e.

x∼x0 etx0 ∼x00 f(x) = f(x0) et f(x0) =f(x00)

f(x) = f(x00)

x∼x00. 6. (a) On veut v´erifier l’´enonc´e

P(n) : Xn

k=1

k= n(n+ 1) 2 pour tout entier n≥1.

Puisque 1 = 1(1 + 1)/2,P(1) est v´erifi´e.

SupposonsP(m). Or

m+1X

k=1

k = Ã m

X

k=1

k

!

+ (m+ 1)

= m(m+ 1)

2 + (m+ 1)

= m(m+ 1) + 2(m+ 1) 2

= m2+ 3m+ 2 2

= (m+ 1)(m+ 2) 2

alors P(m)⇒P(m+ 1).

Par cons´equent,P(n) est v´erifi´e pour toutn 1.

La somme du premier n nombres impairs est Xn

k=1

(2k1) = 2 Xn

k=1

k− Xn

k=1

1

= 2

µn(n+ 1) 2

−n

= n2+n−n

= n2.

(5)

(b) On pose

P(n) : Xn

k=1

k3 = Ã n

X

k=1

k

!2 . P(1) est v´erifi´e car 13 = 12. Supposons P(m).

m+1X

k=1

k3 = Xm

k=1

k3+ (m+ 1)3

=

ÃXm k=1

k

!2

+ (m+ 1)3

= m2(m+ 1)2

22 + (m+ 1)3

= m2(m+ 1)2+ 4(m+ 1)3 4

= (m+ 1)2(m2+ 4(m+ 1)) 4

= (m+ 1)2(m+ 2)2 4

=

Ãm+1 X

k=1

k

!2

alors P(m)⇒P(m+ 1) et P(n) est v´erifi´e pour tout n≥1.

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