Alg`ebre lin´eaire, corrig´e de la s´erie 21
Jonathan Scott 28 avril 2006
1. (a)
kx+yk2 = hx, xi+ 2hx, yi+hy, yi (1) kx−yk2 = hx, xi −2hx, yi+hy, yi (2) donc (1)−(2) nous donne
kx+yk2− kx−yk2= 4hx, yi.
(b)
kx+yk2 = hx, xi+hx, yi+hy, xi+hy, yi (3) kx−yk2 = hx, xi − hx, yi − hy, xi+hy, yi (4) ikx+iyk2 = ihx, xi+hx, yi − hy, xi+ihy, yi (5) ikx−iyk2 = ihx, xi − hx, yi+hy, xi+ihy, yi (6) alors (3)−(4) + (5)−(6) donne
kx+yk2− kx−yk2+ikx+iyk2−ikx−iyk2= 4hx, yi.
2. On pose A = [T]B =
·a c b d
¸
. Puisque B est orthonormale, A∗ = [T∗]B. Alors A∗A = AA∗. Explicitement,
·a b c d
¸ ·a c b d
¸
=
·a c b d
¸ ·a b c d
¸
·a2+c2 ab+cd ab+cd b2+d2
¸
=
·a2+b2 ac+bd ac+bd c2+d2
¸ .
Alorsa2+b2=a2+c2⇒b2=c2⇒c=±b. Sic=balorsT est auto-adjoint, contradiction. Alors c=−b. Du coefficient (1,2), on trouve maintenant queab−bd=−ab+bd, donc 2b(a−d) = 0. Or, b6= 0 carT n’est pas auto-adjoint, donca=d.
3. SiUest muni d’un produit scalaire par rapport auquelT est auto-adjoint, alors le th´eor`eme spectral r´eel nous dit qu’il existe une baseB deU de vecteurs propres deT.
R´eciproquement, supposons qu’il existe une baseB = (v1, . . . , vn) deU telle queT vi=λivi pour touti. Nous construisons un produit scalaire tel que cette base est en fait orthonormale. On d´efinit hvi, vji= 1 sii=j, 0 sinon. Ceci d´etermine une forme bilin´eaireh, i:U×U →R. Supposons que u∈U. On ´ecrit u=a1v1+· · ·anvn. Donchu, ui=a21+· · ·+a2n ≥0, ethu, ui= 0 si et seulement si a1 = · · · = an = 0, c.-`a-d. siu = 0. Donc on a bel et bien d´efinit un produit scalaire sur U. Or, si u=Pn
i=1aivi et w= Pn
j=1bivi, alors hT u, vi =P
i,jaibjhT vi, vji=P
i,jaibjλihvi, vji = Pn
i=1aibiλi. Pareillement,hu, T wi=Pn
i=1aibiλi=hT u, wi. DoncT est auto-adjoint.
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4. On consid`ere la r´eflexion R dans le vecteurw~ ∈ R2, w~ 6=~0. On peut supposer que kwk~ = 1. On choisitw~0 ∈(span(~w))⊥de norme 1. (Rappelons que dim(span(w))~ ⊥= 1.) AlorsR ~w= 2Pw~w−~ w~ = 2w~−w~ =w~ et R ~w0 = 2Pw~w~0−w~0=~0−w~0 =−w~0. Doncw~ etw~0 sont des vecteurs propres deR.
De plus, (w, ~~ w0) est une base orthonormale deR2. Par cons´equent,R est diagonalisable.
5. Soit S ∈ L(R2) une isom´etrie. Il existe une base (~u1, ~u2) de R2 telle que [S]B =
·±1 0
0 ±1
¸ ou [S]B =
·cosα −sinα sinα cosα
¸
. Dans ce dernier cas, S est ´evidemment une rotation de l’angle α. Si [S]B =I2 alorsS est une rotation de l’angle 0. Si [S]B =−I2 alorsS est une rotation de l’angle π. Si [S]B =
·−1 0
0 1
¸
alorsS est une r´eflexion dans~u2. Si [S]B=
·1 0 0 −1
¸
alorsS est la r´eflexion dans~u1.
6. Faux. SoitV =R2 avec le produit scalaire euclid´een. On d´efinitS∈L(R2) parS(1,0) =S(0,1) = (1,0). Alors kS(1,0)k =kS(0,1)k= 1, mais kS(1,−1)k = 0 6=√
2 = k(1,−1)k. Donc S n’est pas une isom´etrie.
7. Une isom´etrie est normal, donc il existe une base orthonormale B = (~u1, ~u2, ~u3) de R3 telle que [S]B est diagonale en blocs, avec chaque bloc de taille 1×1 ou 2×2. Puisque la dimension est 3, au moins un bloc est de taille 1×1. Sans perte de g´en´eralit´e, on peut supposer que ce bloc est dans la premi`ere colonne. Donc ~u1 est un vecteur propre de S, c.-`a-d. que S~u1 =λ~u1. MaisS est une isom´etrie, donc 1 =k~u1k=kS~u1k=|λ|. Alorsλ=±1. En tout cas,S2~u1=~u1.
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