C AHIERS DE
TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE CATÉGORIQUES
F RANÇOIS F OLTZ
Complétion des V -catégories
Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques, tome 14, n
o1 (1973), p. 41-113
<http://www.numdam.org/item?id=CTGDC_1973__14_1_41_0>
© Andrée C. Ehresmann et les auteurs, 1973, tous droits réservés.
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Article numérisé dans le cadre du programme
COMPLETION DES V-CATEGORIES
par François
FOLTZCAHIERS DE TOPOLOGIE ET GEOMETRIE DIFFERENTIELLE
VOL XIV - 1
Introduction.
Le but de ce travail est de
compléter
uneV-catégorie
à l’aide de limitesprojectives
et de limitesinductives,
dont lescatégories
d’indicesappartiennent
à unpetit
ensemble depetites catégories ; V
est ici une ca-tégorie
monoidalesymétrique,
dont leproduit
tensorielpartiel
commuteavec les limites inductives.
Ce
problème s’inspire
d’une étudeanalogue
faite pour lescatégo- gories
structurées(C.
Ehresmann[S.E.S.L.]) :
On cherche unecomplétion libre, qui
trouve sonapplication
dans l’étude des réalisationsd’esquisses;
dans notre cas ce serait des « Y-réalisations)) à valeurs dans une
V-caté- gorie.
L’idée est donc distincte de lacomplétion
deDubuc,
où ils’agit
deplonger
unepetite V-catégorie
dans uneV-catégorie complète (i.e.
à pe- titeslimites,
à co-tenseurs et àpetites fins)
de manière nonlibre,
maisavec des
propriétés
dedensité [ K.E.C.T ] .
La
première partie
du texteadapte
des idéesexposées dans [ S.
C.F.D. ]
à lacatégorie
despetits V-foncteurs ;
on y donne des outils né- .céssaires à lacomplétion ;
enparticulier,
les trois théorèmes sur les V-catégories engendrées,
lesV-catégories
libres associées à desV-graphes
orientés et
V-foncteurs quasi-surjections.
Cedernier
théorème permet de définir desV-.catégories
limites inductives. Ces résultatss’appliquent
bien entendu au cas des
catégories
ayant une seule unité. On obtient alors les V-monoides libres de Dubuc[F.M.E.D.] .
Le
problème
decomplétion
estrésolu
dans ladeuxième partie.
Ondonne dans
le n° 1 un théorèmed’existence,
pour uneV-catégorie A, d’une complétion
libreA
deA,
munie d’un choixunivoque
delimites; puis,
dansle n°
2,
on construitexplicitement A .
Enfait,
le théorèmed’existence
deA
avaitdéjà
étéexposé
auSéminaire
Ehresmann en1968,
laprésentation étant
faite dans le cadre un peu
plus général
descatégories dominées.
Au lieu desupposer
V monoidale,
onpourrait
d’ailleurs supposer que V est une caté-gorie
fermée[C.L.C.A.],
cequi
seraitplus proche
du travailprimitif.
Notations.
.,
On se donne deux univers
Eo
etEo
vérifiant:E0 £ E0
etE o C E0 .
(Les ensembles de Eojouent
le rôle d’ensembles et ceux deEo
le rôle declasses ) .
Ondésigne
parE
etE
lescatégories pleines
asso-ciées à
Eo
etEo .
On considère aussi deuxcatégories
monoidalessymé- triques V = (V , X ,r, l, a, c, I)
etV =(V,®,r,l,â,c,I)
telles que:- le foncteur de
base P =Vf-, I)
deV
est à valeurs dansE ,
- le foncteur
partiel - 0
V commute avec les limitesinductives,
pour toutV ,
- V est la
sous-catégorie pleine de V
dont lesobjets
sont les V vérifiant:V ( V, I) appartient
àEo ,
-
® , l , r ,
a , c sont des restrictions de® , l , r , â , c .
Une
V-catégorie
est notéeA,
l’ensemble de sesobjets Ao
et sacatégorie sous-jacente A .
Si( A’, A )
est uncouple d’objets
deA ,
on dé-signe
parA ( A’, A )
laV-structure
définie sur l’ensemble des flèches de source A et de but A’. Lesmorphismes
decomposition
sont notésmA ( A ",
A’ , A )
oum(A A’,
il) et lesmorphismes unités j A ( A ) ou j ( A ) .
SiF : A - B
estun V-foncteur,
lemorphisme
de V définissant F est notéF(A’,A):A(A’,A)-B(B’,B),
le foncteursous-j acent
estdésigné
parF;A-B
et sa restriction auxobjets
par F 0 :Ao -B0 .
La
catégorie
ayant pour flèches lesV-foncteurs
F tels que Fo estA
une
application
de E est notéeV-Cat.
Sasous-catégorie
formée des V-foncteurs est
V-Cat ;
celle-ci admet poursous-catégorie pleine
V-catqui
admet
pourobjets
lesV-catégories A
telles queAo appartient
àEo.On
pose :
jy V-Cat - Cat désigne
le foncteurqui
associe F à F .Il nous
arrivera,
par abus denotations,
d’identifier unobjet
d’unecatégorie
et la flècheidentique
sur cetobjet,
ceci poursimplifier
certai-nes notations.
1
QUELQUES PROPRIETES
DEV-CAT
I.1. Limites proieètives.
Soit K
unecatégorie
deCât
et S un foncteurde K
versV-cat :
P R O P OSIT ION I. 1 . Si V est
à { K}-limites projectives,
il en est de mê-me de
V -Cat [K.E.C.T] .
PREUVE . Posons
S(K)=AK’
pour toute unité K deK,
etFk =S(k),
pour toute flèche k de
K .
SoitAo
l’ensemble des famillesA = ( AK )
( K
parcourt les unités deK )
vérifiant:-
AK
est une unité deAK ,
- Si
k: K- K’,
alorsAK, = S(k)(AK ).
Désignons
parA = ( AK )
etA=(A’ )
deux éléments deAo
et parS (A’ , A )
le foncteur de K versV , qui
à k associeFk ( A’K , AK ) ;
ce foncteuradmet une limite
projective A ( A’ , A ) ,
dont lesprojections correspondan-
tes sont notées
GK ( A’ , A ) .
SoientmK et jK respectivement
les flèchesde
composition
et les flèches unités deAK .
SiA"’ = (A"K )
est un troi-sième élément de
Ao ,
il existe une transformation naturelle de butS ( A" , A )
de source un foncteur constant surA ( A", A’ ) @A ( A’, A)
et définiepar la famille :
Sa limite définit le
morphisme
decomposition m ( A ", A’ , A ) .
Demême,
ilexiste une transformation naturelle de but
S ( A , A ) ,
de source un foncteurconstant sur 1 et définie par la famille
( jK ( AK ) );
salimite j (A)
défi-nit le
morphisme
unité deA
en A . Eneffet,
pardéfinition,
on a le dia-gamme suivant :
La naturalité de 1 assure que le
diagramme
suivant commuteComme
A ( A’, A )
est unelimite,
lapropriété
desjK
assureque j
estune flèche unité. On montre de même que les flèches de
composition
sontassociatives en utilisant la naturalité de l’associativité du
foncteur@ .
Ainsi
A
est uneV-catégorie.
On a, deplus,
desV-foncteurs GK : A - AK
vérifiant :
Soient B une autre
V-catégorie
et(Gk)
une famille de V-fonc-teurs de source B vérifiant :
- le but de
GK
estAK , - Fk. GK=GK, , si k: K-K’.
Pour tout
couple
d’unités( B’, B )
deB ,
il existe unmorphisme
bien dé-terminé
F’ ( B’, B )
tel que :GK(A’, A). F’(B’, B)=GK(B’, B),
oùA’=(GK(B’))
etA=( GK(B)).
Comme les
GK
et lesGK
sontcompatibles
avec les flèchesunités
etles flèches de
composition,
on endéduit,
par passage à lalimite,
que l’on a unV-foncteur
F’ : B -A
tel que :GK . F’ = GK ,
pour toute unité K deK .
L’unicité de F’ assure que
A
est une limiteprojective
de S .RE MA R Qu E : Si le foncteur
injection
de V dansV
estcompatible
avecles { K}-limites,
il en est de même du foncteurinjection
deV-Cat
dansV-Cat .
1.2. Limites
inductives.Soit S un foncteur de K dans
V-cat ,
où K est filtrante.PROPOSITION 1.2. Si V est à limites inductives
filtrantes,
il en est demême de
V-cat.
Si lefoncteur
de base de V estcompatible
avec ces limi-tes
(ainsi
que l’inclusion de V dansV ),
il en est de même dufoncteur d’ou-
bli de V-cat dans cat
(et du foncteur
de V-cat dans V-Catj.
PREUVE. Posons
S( K) = AK’
pour toute unité K deK ,
etS (K) = Fk
pour toute
flèche k .
On a un foncteur So de K dansE qui
à K associe(AK )0
et à k associe la restriction( Fk )o
deFk
aux unités. Ce foncteuradmet une limite inductive
Ao ;
lesco-projections correspondantes
serontnotées
( GK )o .
Pour toutcouple ( A’ , A )
d’éléments de la limiteAo ,
dési-gnons par
P(A’ , A )
lediagramme
de lacatégorie
V ayant pour flèches cel- les de la formeFk(Ak,AK)’
où( GK )0 ( AK ) = A , ( GK )0 ( AK ) = A’ et
où k est une flèche de source K . Ce
diagramme
est filtrant et admet doncune limite inductive
A ( A’ , A ) ,
dont lesco-projections
serontdésignées
par
GK ( AK , AK ) . Si jK ( AK )
est lemorphisme
unité associé àAK
dansAK ,
on pose:Cette définition ne
dépend
pas del’ obj et K ,
car les foncteursFk
sont com-patibles
avec lesmorphismes unités; K
étantfiltrante,
elle nedépend
pasnon
plus
deAK .
Considérons un troisièmeélément
A" deAo .
Il existe unobjet
K’ deK
et deuxobjets AK,
etAj(,
deAK.
tels que:On fixe tout d’abord
AK, ( A’K, , A"K, ) .
Comme lacatégorie K
estfiltrante,
il existe des flèches k : K - K" et k’ : K’ - K" de même but. La flèche
de
Y
estindépendante
du choix ducouple (k , k’) .
Eneffet,
les V-fonc-teurs
Fk
sontcompatibles
avec lesmorphismes
decomposition.
La famille(o- (K) ) , quand ( A"K , AK )
parcourt lesobj ets de cp ( A", A), définit
un cô-ne inductif de but
A ( A’ , A )
et de sourceAK’ ( Ak’, A"K, ) ® ¢( A", A ).
Cet-te source admet
AK. ( A’K. , A"K. ) ® A ( A ", A )
pour limiteinductive,
car lefoncteur
AK’(A’ , AK. ) ® -
estcompatible
avec les limites inductives. Soitle co-crochet de la transformation naturelle
précédente.
Considérons une autre flèchek1 : Ki - K"
deK ;
àpartir
deKi
on définit une famille deflèches
( 0-1 ( K ) )
deV , analogue
à la famille( o-( K ) ) .
On a:On en déduit:
Cette
équation
est valable pour toute flèchek 1 : Ki
-K’ deK .
Ainsi lafamille
(p(K)) détermine
une transformation naturelle de but un foncteurconstant sur
A (A’ , A ) ,
et dont la source est lediagramme
déterminé parO(A’, A") OA(A", A);
or ce foncteur admetA(A’, A") 0 A(A"", A)
pour limite
inductive,
car lefoncteur - ® A ( A’, A )
estcompatible
avecces limites. On notera
m ( A’, A’’, A )
le co-crochet de cette transforma- tion naturelle. Montrons que nous avons défini uneV-catégorie A
dontl’ensemble des
objets
estAo ,
dont lacomposition
estreprésentée
parm et l’unité
par j .
On suppose queA" = A ;
on a lesdiagrammes
commu-tatifs :
par construction de m,
par construction
de j ,
par naturalité de l . Par
suite, j ( A )
est bien unmorphisme
unité à droite :Les lois de
composition mK
sontassociatives;
en utilisant la naturalitéde l’associativité du
foncteur © ,
on montre de manièreanalogue
que mest associatif.
Soit
B
uneV-catégorie;
on se donne une famille deV-foncteurs G’K : AK -+
B vérifiant :G’ Fk
=G’ ,
si k : K - K’ . On a une transformation naturelle ayant So pour source et pour but un foncteur constant sur Bo . Il existe uneappl
icationunique
Ho telle que Ho .( GK )
o =G K " ) .
Soient
( A’ , A )
uncouple
d’éléments deAo ,
La famille
(G’K (A’, A»
détermine une transformation naturelle de sourcecp ( A’, A )
et de but un foncteur constant sur B( B’, B ) .
On noteraH (A’ , A )
le co-crochet
correspondant.
LesGK
sont desV-foncteurs;
ils sont donccompatibles
avec lesmorphismes
unités et lesmorphismes
decomposition.
Par passage à la
limite,
on en déduit que H est aussicompatible
avec lesmorphismes
decomposition
et lesmorphismes unités;
donc H est unV-
foncteur de
A
vers B et vérifie :H .
GK = GK ,
pour toute unité K deK .
Ainsi
A
est une limite inductive du foncteur S. La fin de la démonstra- tion est évidente.1.3. Y-sous-catégorie engendrée .
On se donne une
sous-catégorie
X de lacatégorie
des monomor-A
phismes
de V telle que :si x
appartient
àX ,
si x’appartient
à X et six . y = x’,
alors yappartient
à X.On
désigne
par Y l’ensemble des V-foncteursF : A - B
vérifiant:- la restriction de F aux unités de
A
estinjective,
A
- pour tout
couple (A’ , A ) de Ao , F ( A’ , A ) appartient
à X.D E F IN IT IO N I. 1 . Sous les conditions
précédentes,
on dira queA
est uneY-sous-catégorie
de B .On se donne une
V-catégorie B,
un sous-ensembleAo
deBo ,
ensemble des unités de
B,
et des élémentsF ( A’ , A)
deX
de butB (A’, A),
pour toutcouple (A’, A)
d’éléments deAo ;
la source deF ( A’, A )
est notée
A ( A’ , A).
On suppose deplus
que :aO )
pour touttriplet (A’, A" , A)
d’éléments deA0,
il existe uneflèche
m’( A’, A", A)
telle queoù m
représente
lacomposition
deB ,
b° )
pour tout A deA ,
il existe une flèchej’(A): I - A (A, A )
telleque j ( A ) = F ( A , A ). j’ ( A ) .
PROPOSITION 1.3. Avec ces
hypothèses,
il existe uneY-sous-catégorie A de
B.PREUVE. Il suffit de vérifier que les flèches de
composition m’ ( A’, A", A )
sont associatives et quej’ ( A )
est une flèche unité deA .
On utilisepour cela le fait que les
F ( A’, A )
sont desmonomorphismes.a
D’ après LS.E.S.Lj
le foncteuridentique
surV
est(V,X)-en- gendrant ( resp. ( V . V0 , X . V0 )-engendrant si,
pour tout élément v deV (resp. de V
ayant sa source dansV ) ,
ao )
v se factorise à travers un élément x de X(resp.
de X ayantsa source dans
V ) ,
de même but que v ,b° )
si un autre élément x’ de X vérifie la mêmepropriété, x
sefactorise à travers x’.
Soient B une
V-catégorie, Ao
un sous-ensemble de l’ensemble des unités de B . Pour toutcouple (A’, A
deAo ,
on se donne un élé- ment.G ( A’ , A )
deV de but B ( A’ , A ) .
D E F IN ITION I.2 . On dira
qu’un
élémentF : A -’B de 9 est engendré par
l a
famille (G (A’ , A)) (ou
queA
est uneY-sous-catégorie
de B engen-drée par (G (A’ , 1 A ) ) ),
si :a° ) G ( A’ , A )
se factorise à traversF ( A’, A ),
b° )
tout autre élément F’ deY
de butB
ayant la mêmepropriété
aest de la forme F’ = F . F" .
Si if
est un ordinallimite,
élément deEo , désignons par §
lacatégorie
associée( i.e.
définie par l’ordre usuelsur
PROPOSITION 1.4.
Supposons
queV
est à limites inductives et que lefoncteur injection
deX dans V
està {§ }-limites
inductives. Si leIl " "’
foncteur identique
surV
est( V,
X)-engendrant,
lafamille ( G ( A’, A ) ) engendre
uneY-sous-catégorie A
de B .P R E U V E . Pour tout
couple ( A’, A )
deAo ,
on va définir une famille(G L(A’ , A)) §
d’ éléments deX
ayant tous même butB (A’ , A) .
Notons
C ( A’ , A )
la source deG L (A’ , A ) .
aO )
SiA 1= A’ ,
pardéfinition, G 0 ( A’ , A )
est unX-morphisme
en-gendré
parG ( A’ , A ) .
D’ autre part, notons S la somme de la source deG ( A , A )
et de 1.Si j( A )
est unmorphisme
unité deB,
notonsHo:
S ->
B ( A , A )
le co-crochet des flèchesG ( A , A ) et j ( A ) .
Pardéfinition, G 0 ( A , A )
est unX-morphisme engendré
parH0 .
b° ) Supposons
queG L( A’, A )
estdéfini, quel
que soit( A’, A ),
etnotons
m ( A’, A", A )
lesmorphismes
decomposition
de B . La familleadmet une somme
S’L ;
on noteraH’L : S’ L -> B (A’ , A)
le co-crochetcorrespondant
de la familleSoit S L
une sommede C L (A’ , A)
et deS’ L; si H L: S L -> B (A’ , A )
est le co-crochetcorrespondant
ducouple (H’ L, G L (A’ , A) )
, pardéfinition,
G L+1 (A’ , A)
est unX-morphisme engendré
parH L. Remarquons qu’il
existe un
unique
élémentDe
plus, si
l’on a :
où
c° )
On supposeque L"
est un ordinal limite et que, pour toutL’ L"
et tout
couple (A’, A ),
on a définiG L’ (A’ , A) .
On suppose aussi que siL’ L" ,
on a la formule(1).
Comme X est formé demonomorphis,
mes, on peut définir un
foncteur O "
de source1" ,
de but V en posant:Ce’foncteur
admet une limite inductive SL" .
La famille(G L ( A’ , A )) L L"
définit une transformation naturelle de
source O L"
de but un foncteurconstant sur
B (A’ , A) .
On noteraH L": S L" -> B (A’ , A)
le co-crochet de cette transformation naturelle. Pardéfinition, G (A’ 1 A)
est unX-
morphisme engendré
parH L" .
Pourtout L L " ,
on a la relation :d°)
Considérons le casL"=§. L’image
deO§ appartient
àX, de
telle sorte que l’on peut choisir la limite naturalisée de ce foncteur dans
X . Alors, H § appartient
àX
etG § (A’ , A) = H § .
Montrons que la famille
(G § (A’ , A))
définit uneY-sous-catégo-
rie
A
deB ,
oùA(A’ , A) = C §(A’ , A).
Il suffit de vérifier que les con- ditions de laproposition
3 sont vérifiées. Soit A un élément deAo ;
par construction deG0 (A , A),
il existe un élément biendéterminé / ( A )
vérifiant
G0 (A , A) . j0 (A) = j (A).
On pose :Considérons un
triplet ( A’ , A" , A )
d’éléments deAo
et montronsqu’il
existe un
morphisme m (A’, A", A)
vérifiant :Soit L
un ordinal strictement inférieurà e .
Parconstruction,
on a undiagramme
commutatif :Pour
tout L’ §,
posons :Remarquons
que nous avons larelation (3):
Le
foncteur OL"
a été défini dans leparagraphe
c àpartir
ducouple (A’ , A) . Désignons
parO’ L" (resp. O " L")
le foncteuranalogue
définià
partir
ducouple ( A’, A" ) (resp.
ducouple (A", A)) .
Le foncteur- X C L(A’ , A)
estcompatible
avec les limites inductives etC § (A’, A" ) X C L (A" , A)
est une limite inductive du foncteurO"§ X C L(A", A) .
La famille
(m (L’ , L))L’ §
définit une transformation naturelle de cemême foncteur vers un foncteur constant sur
C § (A’, A) .
Ondésigne
parm (§ , L)
le co-crochet de cette transformation naturelle. La commutativi- té dudiagramme (2 )
assure la commutativité du suivant:Considérons un autre
ordinal L" vérifiant L L" §.
La relation(3)
en-traine :
Or le foncteur
C § (A’ , A") X -
est aussicompatible
avec les li-mites inductives et
C § (A’ , A") X C § (A" , A)
est une limite du fonc-teur
C§ (A’ , A")XO’§
. La famille( m (§ , L) )L §
définit une transfor-mation naturelle de ce foncteur vers un foncteur constant sur
C § (A’ , A) .
Par
définition, m (A’, A ", A)
est le co-crochetcorrespondant;
commeC §(A’, A ") X C § (A", A)
est unelimite,
lediagramme ( 4 )
assure lacommutativité de :
La
proposition
1.3 nous assurequ’ il
existe unV-foncteur F : A -> B
appar-tenant
à Y ,
oùA (A ’ , A) = C§ (A’ , A) ,
où lamultiplication
deA
estnotée m , l’unité j
et oùF ( A’, A ) = G § (A’, A ) .
Soit F’ :
A’ - B
unV-foncteur
appartenant àY ;
poursimplifier
lesnotations,
on identifie lesobjets
deA’
à ceux de B . On suppose queAo
CA5
et que, pour toutcouple ( A’, A )
deAo , F’ ( A’, A )
sedécompo-
se à travers G
(A’, A) :
Montrons que
F’ (A’ , A)
sedécompose
à traversG’ (A’ , A) quel
quesoit L § ,
a° )
SiA / A’,
il existeL0 (A’ , A)
tel queF’ (A’, A) . L0 (A’, A)=
G 0 (A’ , A),
carG0 (A", A)
estengendré
parG (A’ , A) .
D’autre part,notons L’ le co-crochet du
couple ( j’ (A) , L (A , A) ), où j’ désigne
l’unité de
A’.
La commutativité dudiagramme :
assure la commutativité du
diagramme
suivant :Par
suite,
on a la relationcar
G 0 ( A , A)
estengendré par Ho.
b- ) Supposons que L §
et que, pour toutcouple ( A’, A )
d’élémentsde
Ao ,
l’on ait :La famille admet
un co-crochet
L’ L : S’ L -> A’ (A ’ , A) ,
où m’ est lamultipl ication
deA’ .
Lecouple (L’ L , L L (A’ , A))
admet aussi un co-crochetOn a le
diagramme
commutatif :donc aussi
En tenant compte de
( 5 ) ,
l’on obtient:F’ (A’ , A) . L L = H L .
Parsuite,
il existe
L L+1 (A’ , A )
vérifiant :c° ) Supposons que L"
est un ordinal limite et que larelation (3)
est vérifiée pour
tout L L"
. CommeF’ (A’ , A)
est unmonomorphisme,
la famille
(L L (A’ , A)) L L"
définit une transformation naturelle de sourceO L"
de but un foncteur constant surA’ (A’ , A) .
SoitL L" (A’ , A) : S L" ->
A’ (A’ , A)
son co-crochet. La relation( 5 )
étant vérifiée pourtout L L’’,
elle est aussi
vérifiée,
par passage à lalimite, pour L".
d°)
Montronsqu’en
posantM (A’, A) = L§ (A’ , A),
on définit unV-
foncteur
M : A -> A’
vérifiant F’ . M = F . On a lesdiagrammes
commutatifs :Comme
F’ ( A , A )
est unmonomorphisme,
il s’ensuitDe
même,
en utilisant le fait queF’ ( A’, A )
est unmonomorphisme
et que F et F’ sontcompatibles
avec lacomposition,
on en déduit que M l’estégalement:
Ainsi F est bien
engendré
par lafamille ( G (A’, A) ) (A ·, A) £ A0 . A ’ *
D E F I N LT I O N I . 3 . On dira
qu’un
élément F : A -> B de Y e stengendré par
A A
un
V-foncteur H : C -> B
s’il existe unV-foncteur M:C->A
tel que F . M = H et si la relationF’ . M’ = H ,
où F’ est élémentde Y ,
entraîne que F’ . F" = F, où F" est unV-foncteur.
PROPOSITION 1.5. Avec les
hypothèses
de laproposition
1.4, il existeF
engendré par
unV- foncteur
H :C -> B .
PREUVE. Notons
Ao l’image par H
de l’ensembleCo
desobjets
deC.
Si A est élément deAo ,
posonsR(A) = H -1 (A).
NotonsS ( A’, A )
une somme de la famille
( C ( C’, C ) ),
où(C’, C)
parcourtR (A’) X R’ (A) .
La famille
( H (C’, C) ),
où(C’ , C)
parcourtR (A’) X R (A),
admet unco-crochet
G(A’ , A):S(A’ , A)-> B(A’ , A).
Il est facile de vérifier que F estengendré
par la famille( G (A’ , A) ),
où( A’, A )
parcourtAo X Ao. []
A 1B
D’après [S.E.S.L]
le foncteur de base est( E, X ) -engendrant
A A
(resp. ( E . Eo , X . Vo ) -engendrant ) si,
pour toutobjet
V deV
et touteappl
icationg : M -> V (V , I) (resp.
telle que M EEo ):
a° )
il existe un élément x : V’ -> V de X et uneapplication g’ telle
que
g = V (x , I) . g’ (resp.
etV’ E Vo ),
bo) si
un élément x" : V" -> V vérifieg = V ( x", I) . g",
il existe unélément v de
V
tel que x" . v = x(resp.
si V"EVo ).
Soient
B
uneV-catégorie, A
un sous-ensemble deB , Ao
unsous-ensemble de
Bo
et, pour toutcouple ( A’, A )
d’éléments deAo ,
un élément
G (A’ , A): C (A’ , A) - B(A’ , A)
deV .
D E F IN IT I O N 1.4. On dira que
F:A->B,
élément deY ,
estengendré par
la
famille ( G (A’, A)) ,
où(A’ , A) £ Ao X Ao , et par A
si les conditions suivantes sont vérifiées :a° )
pour toutcouple ( A’, A )
d’éléments deAo , G ( A’, A )
se facto-rise à travers
F ( A’ , A )
etl’image
de F contientA ,
bO )
tout autre élémentF’: A’ - 8
de Y vérifiant a est tel que F = F’ .F" ,
où F" est un V-foncteur.PROPOSITION 1.6. Avec les
hypothèses
de laproposition
1.4,supposons
que lefoncteur
de base est( E , X ) -engendrant.
Il existe Fengendré par
la famille ( G (A’ , A) ) et par A.
P R E U V E . Soient
A
la réunion deA
et de l’ensemble des sources et des buts dans B des éléments deA .
PosonsCo
=A n
Bo etCo = Cô U Ao .
Pour tout
couple (C’ , C )
d’éléments deCo ,
l’inclusion deA n B ( C’ , C )
dansB (C’ , C) engendre
un élémentG’ (C’ , C)
de X ayantB ( C’ , C )
pour but. Si C’ ou C
n’appartient
pas àAo ,
on posedans le cas
contraire,
ondésigne par S
une somme des sourcesrespecti-
ves de
G ( C’, C )
et deG’(C , C)
et parG" (C" , C) : S -> B (C", C)
leco-crochet de
( G (C’ , C) , G ’ (C’ , C)) .
Alors F estengendré
par la fa- mille( G " (C ’ , C) ) ,
où(C’ , C)
parcourtCo x Co ..
A
Considérons
une V-catégorie B,
un sous-ensembleAo
deBo
et,pour tout
couple (.A’ , A)
deAo ,
un élémentG ( A’ , A )
deV
dont le butest
B ( A’ , A ) .
On suppose queAo appartient
àEo
et que la source deG ( A’ , A ) appartient
àV , quel
que soit lecouple (A’ , A) .
On posera X = Xn
V . On considère un ordinal limite§,
élément deEo .
Leplus
souvent il sera
régulier. e
est sacatégorie
associée.THEOREME I.1 .
Supposons
que lefoncteur
inclusion deV
dans V est àpetites
limitesinductives,
que lesfoncteurs
inclusion de X dansX
et de Xdans V sont à -limites
inductives. Si lefoncteur identique
surV
est
(V . V0 , X . Vo -engendrant, la famille ( G ( A’, A ) ) engendre
un élément
F : A -> B de
Y etA
est unepetite V-catégorie.
PREUVE. On construit F de la même manière que dans la démonstration de la
proposition 1.4,
dont onreprend
les notations. Il faut toutefois véri- fier que, pour toutcouple (A’, A )
deAo
et toutordinal
l’élémentC L (A’ , A)
est une unité deV.
a° ) Si A # A’ , C 0 (A’ , A) appartient
àV , vu la propriété
du fonc-teur
identique sur V .
Deplus,
comme Iappartient
àV , la
somme S ap-partient
à V et, parsuite, C 0 (A , A)
aussi.b° )
On suppose queC L (A’ , A) appartient
àV ,
pour toutcouple
(A’ , A) .
CommeAo
est unpetit ensemble,
la sommeS’ L appartient
àV ,
car leproduit
tensorielC L (A’ , A ) X C (A" , A)
yappartient
aussi.Il en est donc de même de
SL
et, parsuite,
deC L+1 (A’ , A) .
c° )
SoitL"
un ordinal limite. On suppose queG L(A’, A)
est définipour
tout 03B603B6"
et queG 03B6( A’ , A ) appartient
àV .
Dans la formule( 1 )
du b de la
proposition 1.4,
l’élémentG (03B6, 03B6’)( A’ , A ) appartient
àX ,
si03B6’ ~ 03B6 03B6" .
On peut choisir lalimite S de ~03B6"
dansV
et, parsuite,
C03B6" ( A’ , A )
est une unité deV .
d° )
Le c est valable dans lecas
Autrement ditA ( A’, A ) appartient
àV et A
est uneV-catégorie. ~
On se donne de
pl us
un sous-ensembleA
deB ,
que l’on suppose être unpetit
ensemble( i
.e.Â
EEo ) .
COROLLAIRE 1 . Avec l es
hypothèses du théorème l.1,
noussu pposons
que lefoncteur
de base est( E . Eo , X. Vo )-engendrant.
Il existe un élé-ment F :
A ~
Bde Î’, engendré par
lafamille ( G ( A’ , A ) )
etpar
A . Deplus, À
est uneV-catégorie
et estpetite.
P R E U V E .
Reprenons
les notations de la démonstration de laproposition
1.6. L’ensemble
A
estpetit,
car A l’est et, parsuite, A n B( C’ , C )
l’est. La
propriété
du foncteur de base assure que la source deG’ ( C’ , C )
appartient
àV .
Soient C’ et C deux éléments deC’0 ~ Ao .
Comme Vest à
petites
limitesinductives,
on peut choisir la somme S des sources deG ( C’, C )
et deG’ ( C’, C )
dansV .
Ainsi on est ramené au théorèmeI.1 ,
carCo
est unpetit
ensembleA
De manière
analogue,
on définit la notion deV-foncteur F :A - B ,
élément de
Y , engendré
par unV-foncteur H : C B
et un sous-ensembleA
deB ,
oùC
est unepetite V-catégorie
et oùA
est unpetit
ensemble.COROLLAIRE 2. Avec les
hypothèses
du corollaireprécédent,
il existeF : A - B engendré par
H etpar À.
Deplus, A
est unepetite
V-catégorie.
1.4. V-catégorie libre
etV-catégorie quasi-quotient .
DEFINITION 1.5 .
1°)
UnV-graphe
orientéA
est la donnée:a° )
d’un ensembleAo
appartenant àEo ,
dit ensemble de sommets deA , b° )
d’uneapplication A ( - , - )
deAo X Ao
dansV,
c° )
d’unmorphisme jA ( A) : I ~ A ( A , A ),
pour toutélément A
deAo .
2° )
Unhomomorphisme
F :A ~
B entreV-graphes
orientés est ladonnée
ao )
d’ uneapplication
F 0 :A0 ~ Bo ,
b° )
d’unefamille ( F ( A’ , A ) )( A’ ,
A ) ~ Ao X Ao demorphismes
de V oùF ( A’ , A ) : A ( A’ , A ) ~ B ( Fo ( A’ ), Fo ( A ) ) .
Onexige
que lediagramme
On notera
[A]
legraphe
orienté ayantAo
pour ensemble de ses sommets et dont l’ ensemble des flèches de A vers A’ estV ( A ( A’ , A ) , I ).
Un
homomorphisme
F :A ~ B
entreV-graphes détermine l’homomorphisme
entre
graphes
orientés F :[A] -’ [B]
tel que:-
F ( A )
=Fo ( A )
pour toutsommet A ,
) est une flèche.
On
désigne
parV-Gra
lacatégorie
ayant pourobjets
lesV-graphes
orientés,
pourmorphismes
leshomomorphismes
entreV-graphes orientés;
elle admet pour
sous-catégories pleines :
lacatégorie V-Gra
ayant pourobjets
lesV-graphes orientés,
et lacatégorie V-gra
ayant pourobjets
lesV-graphes
orientésA
tels queAo appartient
àEo .
TouteV -catégorie A
définit un
V-graphe
orienté[A]
ayantAo
pour ensemble de sommets; deplus, [A]( A’ , A ) = A ( A’ , A ).
UnV-foncteur F A-B
définit un homo-morphisme
deV-graphes
orientés[ F ] : [ A ] ~ [ B ] ,
avecOn a donc un foncteur Il admet pour sous-foncteur
On va chercher des conditions pour que
Oy
admette unadjoint
et soit àquasi-surjections.
On aimerait aussi queV-gra ( resp. Y-cat)
soit à pe- tites limites inductives.Soit F :
A -
B un V-foncteur appartenant à Y etG:C ~ [ B ]
unhomomorphisme
entreV-graphes
orientés.D’après
la définition1.2,
F est(Y, OV)-engendré
par G( resp.
est(Y.V-cato, OV ) -engendré
par G ,avec
Co
6Eo )
si et seulement si F estengendré
par la famille( G( C’,
C))(C’,c) e Co X Co ( resp.
et AE Eo ) . Soit Q
l’ ensemble des homo-morphismes
deV-graphes
orientésG:C-C’
tels queC
soit unobjet
deV -gra :
TH E O R E M E 1.1’.
Supposons
que lefoncteur
inclusion deV
dansV
està
petites
limitesinductives,
que lesfoncteurs
inclusion de X dansX
etde X dans
V
sont à{§}-limites
inductives. Si lefoncteur identique
surV
est(V . Vo , X . Vo)-engendrant, le foncteur
est(Q, Y. V-cat o)-
engendrant.
Soit K une
catégorie
de at et S un foncteur deK
versV-Cat .
De la démonstration de la
proposition I.1 ,
on déduit :P RO P O SIT I O N 1.7.
Si V est à {K}-limites projectives,
lefoncteur Oy
est
compatible
avecles f
K}-limites projectives.
PREUVE. Utilisons les notations de la démonstration de la
proposition
I.1 et
donnons-nous
unV-graphe
orientéC,
ainsiqu’une
famille d’homo-morphismes
entreV-graphes
orientés( HK ) telle
que :-
HK a C
pour source et[AK]
pourbut, - [ F k 1 . HK=HK’
si k: K - K’ .Soit
(C’ , C)
uncouple
deCo , A’=(HK ( C’ ))
etA=(HK ( C )).
Il exis-te un
unique morphisme H’(C’ , C):C(C’ , C)-[A](A’ , A)
tel que:Les
HK et [ G K 1
sontcompatibles
avec lesmorphismes
unitéiC , 1K et jA ;
on en déduit l’existence d’ununique homomorphisme
entreV-gra- phes
orientésH’:C-[A]
tel que[GK]. H’ = HK ,
pour toute unité Kde
K .
SiHK=[G’K] (proposition I.1 ) ,
on a H’=[F’].
Si
P=V(-, I)
et si X est formé deP-monomorphismes,
l’ensembleY est formé
de (9 V -monomorphismes.
Nousrappelons
quex:V-V1
estun
y-monomorphisme si,
pour toute flèche v : V’-VI
et touteapplication k:V(V’ , I)-V(V , I) vérifiant V (v , I)=V (x , I).k,
il existe uneunique
flèche w:V’ - V telle
que V ( w , I)=k
et x . w = v :COROLLAIRE 1 .
Supposons véri f iées
leshypothèses
du théorème 1.1’. SiV
est àEo -produits
et siV
est à noyaux, lefoncteur (9 v
admet un ad-joint. Si, de plus, X
estformé
deP-monomorphismes,
lefoncteur (9v
està
quasi-surjections [S.T.Q.Q].
PREUVE. C’est une
conséquence
du théorème d’existence des structures libres[S.E.S.L] .
aD E F IN IT IO N I.6.
Une OV-structure
libreA
associée à ungraphe
orientéC
seraappelée V-catégorie
libre associée àC .
Le théorème
d’existence
des structures libres assure la validité duCOROLLAIRE 2.
Si,
deplus,
lefoncteur injection
deV-gra
dansV-Gra
est à
petites
limitesinductives,
lacatégorie V-cat
est àpetites
limitesinducti ves.
Ce corollaire
suggère
de chercher des conditions pour queV-gra
soit à
petites
limites inductives.PROPOSITION 1.8. Si
V
est àpetites
limitesinductives,
il en est de même deV-gra .
P R E U V E .
Soit K
unepetite catégorie
et S un foncteur de K versV-gra .
On pose
S(k)=Fk: AK - AK’,
si k:K - K’ . Considérons le foncteur So :K - E, qui
à k associe(Fk)o ,
restriction deFk
aux sommets deA K -
Ce foncteur admet une limite inductive
Ao .
On notera(GK)o
les co-proj ections correspondantes.
A toutcouple ( A’, A )
deAo x Ao,
on asso-cie la
catégorie I(A’ , A)
définie commesuit :
l’ensemble des sommets est une somme, pour K EKo ,
desproduits:(GK)o -1 (A’)X(GK)o -1 ( A) .
Si,
pour K eKo ,
leproduit précédent
n’est pasvide,
une flèche k:K - K’définit une flèche de
1(A’, A )de
la forme :où
Les flèches de
I(A’ , A)
se composent de manière évidente. Ondésigne par A(A’, A)
la limite inductive dans y dufondeur S(A’, A):I(A’, A)-
V , qui
à(A’K , AK , k)
associeFk (AK’ AK)’
Lesco-projections
corres-pondantes
sont notéesGK(A’K , AK).
Cefaisant,
nous avons défini unefamille
d’homomorphismes
entreV-graphes
orientésVérifions
cependant
que leV-graphe
orientéA
est biendéfini,
c’est-à-dire que les