C AHIERS DE
TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE CATÉGORIQUES
D OMINIQUE B OURN
La tour de fibrations exactes des n-catégories
Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques, tome 25, n
o4 (1984), p. 327-351
<
http://www.numdam.org/item?id=CTGDC_1984__25_4_327_0>
© Andrée C. Ehresmann et les auteurs, 1984, tous droits réservés.
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LA TOUR DE FIBRA TIONS EXACTES DES
n-CATÉGORIES
par
Dominique
BOURNCAHIERS DE TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE
CATÉGORIQUES
Vo1 . XXV-4 (1984)
Abstract. In this paper, we
study
thegeneral setting
for n-cat-egories,
necessary to prove a Dold-Kan theorem forn-categorical
abelian groups which will appear
subsequently :
theequivalence
between the
category
of abeliancomplexes
oflength
n and thecategory
of internaln-categories
in Ab. Given a fullsubcategory
V’ of a left exact
category V,
reflectiveby
a left exact functorK,
we denoteby Cat K (V)
the fullsubcategory
of thecategory Cat(V)
of internalcategories
inV,
trivializedby
K(the image by
K of every structural map is anisomorphism).
ThenV turns out to be a full
subcategory
ofCat K (V)
with the sameproperties
as V’ for a functorK1 .
The aim of this paper is to prove that : -1. thecategory
ofn-categories
is the n -thstep
from 1 -> Ens of this basic construction and - 2. K isactually
afibration and if it is an exact fibration
(each
fiber Barrexact,
eachchange
of base an exactfunctor),
this is also thecase for Ki.
Whence,
for every Barr exactcategory E,
a towerof exact fibrations
Les notions d’ensemble
simplicial
et d’ensemblecubique,
struc-tures
algébriques
de naturepourtant infinitaire,
se sontlargement
etrapidement répandues
du fait de leurspositions
centrales dans la com-paraison
entre les théories del’homotopie
et del’homologie.
La notion den-catégorie (au-delà
de n =2)
et a fortiori deoo-catégorie,
nesemble pas,
jusqu’à présent,
avoir eu un tel succès.Cependant,
cettenotion, quoique plus riche,
n’estalgébriquement qu’à peine plus complexe. Quelques
résultats récentsprouvent qu’elle est, géométrique- ment,
au moins aussi intéressante. R. Brown et P.J.Higgins ont,
d’unepart,
mis en évidence pour leurgénéralisation
du théorème de Seifert-van
Kampen [5 ], l’équivalence
entre lacatégorie
descomplexes
croiséset la
catégorie
desco-groupoîdes [ 6]
et ontsouligné l’usage
que l’onpouvait
faire de ces derniers dans les situations décrivant leshomotopies,
les
homotopies d’homotopies,
etc...[4].
L’auteur a démontré d’autrepart
un théorème de Dold-Kan pour lesn-catégories [ 2] : l’équivalence
entre la
catégorie
descomplexes
abéliens delongueur
n et lacatégorie
des groupes abéliens
n-catégoriques.
Il semblebien,
deplus,
que cetteplus grande
richesse de structuredes n-catégories
soit en relationétroite avec le
problème
non-abélien commel’indiquent
nettement, pour le cas n =2,
R. Lavendhomme et J.R. Roisin[10]
et comme lesuggère,
pour nquelconque,
R. Brown[4].
La notion de
n-catégorie
est souvent réduite à un casparticulier
de
catégorie n-uple [8, 6] ;
on la cite commetelle,
on penseinjustifié
d’en faire une théorie propre. La recherche d’une démonstration
plus
abstraite pour
[2J
m’a contraint à uneanalyse plus
fine de la situation.Tout l’édifice repose sur le foncteur d’oubli
et ses deux
propriétés
suivantes :- il est exact à
gauche
et admet unadjoint
àdroite,
inverse àgauche ,
- c’est une fibration
(scindée)
à fibres exactes au sens de Barret à
changements
de base exacts.Incidemment,
onpeut
remarquer que cette fibration est en fait unchamp
pour la
topologie
desépimorphismes et,
au vu de cespropriétés
très
fortes,
se demander si au lieu deprendre
Ens ou Cat comme fonda-tion pour les
mathématiques [111,
il ne conviendrait pas de considérerce foncteur. Dans ce
contexte,
lacatégorie
2-Cat des2-catégories
appa- raît alors comme lasous-catégorie pleine
descatégories
internes à Cat(i.e. catégories doubles)
trivialisées par( )0 (i.e.
dontl’image
detoutes les flèches structurales sont des
identités).
De nouveau lefoncteur d’oubli 2-Cat + Cat
qui
associe à une2-catégorie
sacatégorie
des
1-morphismes
admet les deuxpropriétés
mises en évidence ci-dessus.On est donc amené à considérer la situation de base suivante :
où V est exacte à
gauche,
K un foncteur exact àgauche,
admettant Gcomme
adjoint
àdroite,
inverse àgauche.
On noteCat K (V)
la sous-ca-tégorie pleine
de lacatégorie Cat(V)
descatégories
internes à V dontles
objets
sont lescatégorie
internes trivialisées par K(dont
lesimages
des flèches structurales sont des
isomorphismes).
On se retrouve alorsdans la situation initiale
où
Ki
associe à unecatégorie
interne sonobjet
desobjets.
Cette cons-truction
s’appelle
la construction de base.Le but de cet article est double :
- Montrer
(dans
la PartieII)
que la n -ième construction de base obtenue àpartir
de Ens +1 nous redonne lacatégorie
desn-catégories.
- Montrer
(dans
la PartieI)
que, dans la situation debase,
K est une fibration et que si de
plus
les fibres sont exactes au sens deBarr,
il en est de même pourKi.
On obtient ainsi une tour de fibrations exactes au sens de Barr :
En
fait,
un groupe abélienn -catégorique
étant unen-catégorie
interne à
Ab,
c’estdavantage
la notion den -catégorie
internequi
estvisée ici.
Lorsque
E est unecatégorie
exacte àgauche,
on voit bienqu’en
cequi
concerne lesn-catégories
internes àE,
les résultatspré-
cédents
permettent
de concentrer toute la difficulté dans le passage du niveau 1 au niveau 2. Si deplus
E est exacte au sens deBarr,
il estclair
qu’on obtient,
de nouveau, une tour de fibrations exactes :Cette
présentation
desn-catégories
internespermet
de donnerune démonstration
simple
du théorème de Dold-Kann -catégorique qui paraîtra
ultérieurement. La construction de base nous donne les moyens d’un raisonnement par récurrence. La stabilité vis à vis de l’exac- titude au sens de Barr nouspermet
dedistinguer parmi
lesn-catégories qui correspondent
auxcomplexes
abéliens delongueur
n, cellesqui proviennent
d’une extension. Il était d’autrepart impossible,
sanscela, d’espérer développer
une théorien-catégorique
del’homologie.
I. LA CONSTRUCTION DE BASE 1. La situation de base et la fibration associée.
On
part
de la situation de base suivante :où G est un foncteur
pleinement
fidèle de V’ dans lacatégorie
exacte àgauche
V et K unadjoint
àgauche
deG,
exact àgauche.
On notera nla transformation naturelle de
1V
vers G.K.Notons
K/V
lacatégorie ayant
pourobjets
lestriplets (X, t, Y)
où X est un
objet
deV,
Y unobjet
de V’ et t unmorphisme
de X versG(Y)
tel queK(t)
soit unisomorphisme.
Unmorphisme
de(X, t , Y)
vers(X’, t’, Y’)
est uncouple (f, g)
demorphismes
de VxV’ faisant commuter lediagramme
suivant :on a alors deux foncteurs
Proposition
1. Le foncteur K est une fibration.Preuve. Soit
(X, t , Y)
EK/V
et k : U ->Y ;
alorsk*(X, t, Y)
est donnépar le
produit
fibré suivant :puisqu’en effet,
le foncteur K étant exact àgauche, K(z)
est un isomor-phisme.
On notera(K!-V) y
la fibre en Y de cette fibration. 0Proposition
2. Le foncteurEK
est uneéquivalence
decatégories.
Preuve. On définit un foncteur
qui
est clairement unquasi-inverse de E K .
0Il est alors naturel de poser les définitions suivantes :
Définition 1. Un
morphisme
f de V est ditK-inversible, lorsque
K(f)
est un
isomorphisme.
Il est dit K-cartésien, lorsque
le carré suivant et unproduit
fibréCes deux familles de flèches sont stables par
composition
etpar
produits
fibréspuisque
K est exact àgauche.
Enfin toute flèche
qui
est à la fois K-cartésienne et K-inver- sible est clairement unisomorphisme.
D’autrepart
toute flèche de f de V va sedécomposer
enf2. fl,
où f2 est K-cartésien et fi 1 K-inversible.Pour cela il suffit de considérer le
diagramme
suivant :où le carré
(*)
est unproduit
fibré. Cettedécomposition d’après
la re-marque
précédente
estunique
àisomorphisme près. Enfin,
pour toutobjet
Y dansV’,
toute flèche de la fibre(K¡’V)y
est K-inversible.2. K-exactitude au sens de Barr.
Soit une relation
d’équivalence
dans V sur X :Définition 2. On dira que cette relation
d’équivalence
est K-discrète lors- que 6 est K-inversible. Il est clairqu’alors
7TI et 7r2 le sontégalement.
Définition 3. Dans la situation de
base,
on dira que V est K- exacte(au
sens deBarr) lorsque
toute relationd’équivalence
K-discrète admetun
quotient (i.e.
un conoyauqui
la rendeffective)
universel(i.e.
stable parchangement
debase).
Il est clair que le
morphisme quotient p X ->-> Q
est K-inver- sible.Proposition
3. Si V est K -exacte,alors,
pour tout Y deV’,
lafibre
( Kf V)y
est unecatégorie
exacte au sens deBarr [1]
et pour toutmorphisme k :
U -> Y deV’ ,
le foncteurchangement
de base k* estexact.
Preuve. La
catégorie (KfV)y
est stable dansK/V
pour les limites à gau- che finies et toute relationd’équivalence
de(KfV)Y
étant K-discrète admet unquotient
universel. Deplus
le foncteur k*est clairement exact àgauche
etpréserve
lesquotients
car ceux-ci sont universels. 03. ires
objets
àK-support global.
On sait que la notion
d’objet
àsupport global
intervient dans la théorie de lacohomologie
associée à unecatégorie
exacte[ 1].
Dans le cadre du théorème de Dold-Kan pour les groupes abéliens n-
catégoriques,
on a besoin d’une notionanalogue
pourdistinguer
les n-catégories provenant d’une’
extension des n-catégories provenant
d’uncomplexe quelconque
delongueur
n . -Définition 4. Un
objet
X de V est dit àK-support global lorsque r)X :
X -> GKY est unépimorphisme
effectif(évidemment K-inversible),
c’est-à-dire le
quotient
de la relationd’équivalence (évidemment K-discrète)
associée à
nX
que l’on notera de lafaçon
suivante :Notons
K-sg(V)
lasous-catégorie pleine
de V dont lesobjets
sont à K-support global.
Proposition
4. Soit f : X -> X’ unmorphisme
de V :1. Si f est K -cartésien et X’
à
K-support global,
alors X est àK
-support global.
2. Si f est un
épimorphisme
effectifK-inversible,
alors X’est
à
K-support global
ssi X està
K-support global.
Preuve. 1. C’est immédiat car les
épimorphismes
effectifs K-inversibles sont stables parproduits
fibrés.2. On se
plonge,
par le foncteurOK
dans la fibre(K/V)K
xqui
est exacte et donc dans
laquelle,
si f est unépimorphisme effectif,
ona
g o f épimorphisme
effectifssi g
l’est. 0Corollaire. La
catégorie K-sg(V)
est stable dans V pour lesproduits
fi-brés
lelong
desmorphismes
K--cartésiens et lelong
desépimorphismes
effectifs K-inversibles.
Proposition
5. Leproduit
dans V de deuxobjets
X et X’ à K-support global
est à K-support global.
Preuve. Le
morphisme
NXxX’ estisomorphe
à NX NX’. Deplus
dans lafibre
(K/V)KXxKX’ ,
on aoù pKx
et PKX’ sont lesprojections
de KX x KX’ vers KX et KX’. Cette fibre étant exacte, leproduit
de deuxépimorphismes
effectifs est unépimorphisme
effectif et parconséquent NXxx’,
en est un. 04. Le
principal exemple.
Lescatégories
internes à unecatégorie
E exacteau sens de Barr : -
Soit E une
catégorie
exacte àgauche,
alorsCat(E),
lacatégorie
des
catégories
internes à E est exacte àgauche
et le foncteur( ).:
Cat(E) ->
Equi
associe à toutecatégorie
interne C :l’objet Co,
est exact àgauche.
De
plus
ce foncteur admet unadjoint
àdroite, pleinement fidèle, Gr,
défini parSi de
plus E
est exacte au sens de Barr[il (i.e.,
toute relationd’équiva-
lence admet un
quotient universel),
on obtient le résultat suivant :Pcoposition
6. Si E est exacte au sens deBarr, Cat(E)
est( )o-exacte.
Preuve. Soit C une
catégorie
interne à E etune relation
d’équivalence ( )o-discrète
sur C. Onpeut toujours
se ra-mener au cas
v
On obtient alors le
diagramme
suivant dans E :où Q 1 est le
quotient
de la relation R l sur Ci . Lacatégorie
E étantexacte,
lacatégorie E/Co
est exacte. Dans unecatégorie
exacte lesquotients
de relationsd’équivalence
sontcompatibles
avec lesproduits.
Or
C2
etR2
sont desproduits
dansE/Co,
parconséquent
lequotient Q2
de
R2
surC2
va être leproduit
de k i et k 2 dansE/Co,
soit leproduit
f ibré de
ki
etk2
dans E. D’où une structure decatégorie
Q(grâce
à lafactorisation de la
composition
m à traversQ2) qui
va être clairementle
quotient
de R dansCat(E).
Cequotient
est universel par construction.0Remarque.
Dans le cas de lacatégorie
Cat descatégories
associéesà
Ens,
ladécomposition
associée à cetteadjonction
est ladécomposition classique
d’un foncteur encomposé
d’un foncteurbijectif
sur lesobjets
et d’un foncteurpleinement
fidèle(voir
parexemple [3]).
Une
catégorie
C est à( )o -support global
ssi pour toutcouple d’objets
C et C’ deC,
l’ensembleC(C, C’)
est non vide.Dans le cas de
Cat(E),
direqu’un
foncteur est( )o-cartésien
signifie
que lediagramme
suivant est unproduit
fibréce
qui
est vrai ssi c’est le cas au niveau 0(qui
esttrivial)
et au niveau 1on retrouve bien ainsi la définition interne de foncteur
pleinement
fi-dèle. On dira
qu’un
foncteur( )o-inversible
estgrossièrement
inversible[3 J. Si,
deplus,
E estexacte,
unecatégorie C,
interne àE,
est à( )o-support global
ssi-
est un
épimorphisme
effectif.5. Les relations
d’équivalence
K-cartésiennes et la notion dechamp.
En
fait,
on abeaucoup plus
que cela. Si E estexacte,
le foncteur( )0
est unchamp.
Ceparagraphe
a pour but de le prouver.Le
diagramme
suivant est dit exactlorsque
R’ est la relationd’équivalence
associée àp’
etp’
lequotient
de R’.Supposons
maintenant que F : D + D’ est une fibrationquelconque.
Défini tion. 5. On dira
qu’une
relationd’équivalence
R =(X, R,
n1 , yn2)
sur X dans D est F-cartésienne
lorsque
sonimage
par F est une relationd’équivalence
dans D’ et lemorphisme
7Tl estF-cartésien,
cette seconde condition étant alors clairement
équivalente
au fait que toute flèche structurale de cette relation est F-cartésienne.Rappelons
que, si R’ =(X’,R’, n’1 , n’2 TI2)
est une relationd’équiva-
lence dans
D°,
une donnée de descente([9 J;
voir aussi[7]
et[3]
Appendice)
relative à R’ est la donnée d’uncouple (X, T )
tel quevérifiant
La notion de
morphismes
de données de descente estnaturelle ;
onnotera F-R’ la
catégorie
des données de descente relatives à R’.Lemme 1. Une donnée de descente relative à R’ est exactement la
donnée
d’une relationd’équivalence
F-cartésienne
au-dessus de R’ . Preuve. A la donnée de descente(X, T),
on associe la relationd’équiva-
lence suivante :
où
f
est unmorphisme
F-cartésien au-dessus de f.Réciproquement,
siest une relation F-cartésienne de D au-dessus de
R’,
alors 112 se fac-torise au moyen d’un
isomorphisme
T à traversTri
et cecouple (X, T )
est une donnée de descente relative à R’. Il est clair
qu’un morphisme
de donnée de descente détermine une
application
commutant avecles relations
d’équivalence.
0Lorsque
D’ est exacte, on dit que F est unchamp
pour latopo- logie
desépimorphismes
effectifs[ 1 ] (ou plus
brièvement unchamp) si,
pour toutépimorphisme
effectifp’ :
X’ -> Y’ deD’,
le foncteur ca-nonique
P’ : FY’ -> FR’(où
R’ est la relationd’équivalence
associée àp’)"et
où FY’ est la fibre au-dessus deY’)
est uneéquivalence
de caté-gories.
Lemme 2. La fibration F est un
champ
ssi :1. tout
diagramme
F-cartésien
au-dessus d’undiagramme
exactest exact ;
2. toute relation
d’équivalence
F -cartésiennepeut
seprolonger
en un
diagramme
cartésien au-dessus dudiagramme
exactassocié
àson
image
par F .Preuve. Idée de la preuve : on
peut
montrergrâce
au Lemme 1 que : 1 estéquivalent
à dire que P’ estpleinement fidèle,
2 est
équivalent
à dire que P’ est essentiellementsurjectif.
La preuve est
uniquement
du"diagram chasing".
0Considérons la situation
suivante,
où chacune deslignes
est ex-acte
Notons S’ la relation
d’équivalence
associée à lapremière ligne
et R’la relation associée à la seconde. Soit R une relation
d’équivalence
F-cartésienne au-dessus de
R’,
alors h’ et f’ détermine une relationd’équi- valence S,
F-cartésienne au-dessus de S’.Supposons
F être unchamp.
Notons Q lequotient
f-r-cartésien de R au-dessus de Q’ et K lequotient
F-cartésien de S au-dessus de K’.Lemme 3. Si F est un
champ, l’unique
factorisation g : K -> Q au-dessus deg’
est F-cartésienne.
Preuve. Notons
K = g ’*(Q).
Alors lediagramme
F-cartésien déterminé par K au-dessus de lapremière ligne_
est exact. Sapartie
"relationd’équivalence"
étantisomorphe
àS,
K estisomorphe
à K et g estF-cartésien. 0
Considérons la situation de base suivante :
où D2 est la
catégorie
dont lesobjets
sont les flèchesde D
et lesmorphismes
les carrés commutatifs de D. Le foncteur b associe àchaque
flèche son butet j
associe à toutpoint
X de D lemorphisme
1X.
On sait que si D est exacte àgauche,
b est la fibration"canonique"
associée à D. Un
morphisme
b-cartésien est alors unproduit
fibré deD. La fibre en I est notée
généralement D/I.
Une relationd’équivalence
b-cartésienne est un
morphisme
R’ -> R"qui,
considéré en tant quefoncteur,
est une fibration discrète. Si D estexacte,
b est unchamp ([7J.
ou voir[1 ]
page 73 et Lemme2).
Le Lemme 3appliqué
à cettefibration donne le résultat suivant :
Lemme 4. Si E est exacte, le foncteur
quotient
Q :Rel(E) ->
Epré-
serve les
produits fibrés
dont un des bords est une fibration discrète.Proposition
7. Si E est exacte, le foncteur( )o : Cat(E)+
E estun
champ.
Preuve. 1. Soit
un
diagramme ( )o-cartésien
tel que lediagramme
suivant soit exact :Alors dans le
diagramme
suivant laligne supérieure
est exactepuisque
la
ligne
inférieure l’est et que tous les carrés sont desproduits
fibrés(toutes
les flèches étantpleinement fidèles)
et Q est bien le
quotient
de la relationR -> C.
2. Soit maintenant
une relation
d’équivalence ( ) a-cartésienne.
Considérons lediagramme
suivant dont les
lignes
sont exactesOn notera
R i la
relationd’équivalence
associée à laligne
i.Les foncteurs n1 et 7T2 étant
pleinement fidèles,
on a une fibra- tion discrète Ri ->RoxR
et donc lediagramme
suivant est unproduit
f ibré
Considérons maintenant les
produits
fibrés suivants dans lacatégorie Rel(E)
des relationsd’équivalence
de E :Son
image
par le foncteurquotient
Q est lasuivante,
oùQ2
est lequotient
deR2: R2 -> C 2 :
Ces deux carrés sont des
produits fibrés,
celui degauche
l’étant carR1 -> RpxRp
est une fibration discrète. Il y a donc une structure decatégorie
naturelle Q au-dessus deQ.,
telle que C -> Q soitpleine-
ment fidèle
((*)
est unproduit fibre).
06. La construction de base.
On se
place
dans la situation de base.Définition 6. On
appelle
K-discrète unecatégorie
interne C àV,
telle que
K(i)
soit unisomorphisme.
On noteCat K (V)
la sous-caté-gorie pleine
deCat(V)
dont lesobjets
sont lescatégories
internes K- discrètes.On a donc un foncteur Ki :
CatK (V) ->
Vqui
associeCo
à C. Deplus
onpeut
construire un foncteur Gi :V -> CatK(V) qui
associe àtout
objet
X de V lacatégorie
internesoulignée
suivante :où le
diagramme
total ci-dessus estexact,
c’est-à-dire oùXXKX désigne
leproduit
fibré de N X par lui-même.Proposition
8. Lacatégorie G
1 X est K-discrète.
Preuve. K est exact à
gauche.
Par suite lediagramme
suivant est exactLa flèche
K(n X)
étant unisomorphisme, K( D)
est unisomorphisme
et G1X est K-discrète. 0
Proposition
9. Le foncteur K 1 est unadjoint
àgauche,
inverse à gau- che exact àgauche
de Gi .Preuve. Il est
clair,
K étant exact àgauche,
queCatK(V)
est exacteà
gauche puisqu’elle
a les mêmes limites àgauche
finies queCat(V).
Par
conséquent,
le foncteur K 1 est exact àgauche.
Deplus,
onvérifie que
K1.G1
= IdV. Considérons enfin lediagramme
suivantdans V :
où C est K-discrète. Alors
puisqu’en
effetet que
K(do) = K( d i)
est l’inverse deK(1) .
D’où une factorisationIl
s’agit
clairement d’un foncteur interne ni : C ->Gi C,,,
dont la donnée est naturelle en C. Deplus
D’où le résultat. 0
On se retrouve par
conséquent
dans la situation de base avec les foncteur suivants :et l’on
peut
itérer cette construction.On notera
n-Catk (V)
la n-ièmecatégorie
obtenue àpartir
de cetteconstruction et
Kn
etGn
les foncteurs suivants7. Les
n-catégories
internes. Les--catégories
internes.En
partant
de la situation initiale ci-dessous :où
1 désigne
unobjet
final’de Ens,
on notera n -Cat la n-ièmecatégorie
obtenue. Il est clair que 1-Cat est
équivalente
à Cat et 2-Cat à lacatégorie
usuelle des2-catégories ;
on montrera dans lapartie
II que cette notation est bienjustifiée
et que n-Cat est bienéquivalente
à lacatégorie
usuelle desn-catégories.
On obtient ainsi une tour de fibrations :
Définition 7. On note 00 -Cat - la limite
projective
de cediagramme
eton
appelle --catégories
et 00- foncteursrespectivement
lesobjets
etles
morphismes
de cettecatégorie.
Si E est une
catégorie
exacte àgauche,
enpartant
de la situation initiale suivante :où 1
désigne
unobjet
final deE,
on noteran-Cat(E)
la n-ièmecatégorie
obtenue. Il est clair que
1-Cat(E)
est exactementCat(E).
Définition 8. On
appelle n-catégorie
interne à E unobjet
den-Cat(E).
On démontre dans
[ 2 ] que lorsque
E =Ab,
lacatégorie n-Cat(Ab)
des
n-catégories
internes à Ab estéquivalente
à lacatégorie Cn. (Ab)
descomplexes
de chaînes abéliens delongueur
n .On obtient ainsi une tour de fibrations :
Définition 9. On note
oo-Cat(E)
la limiteprojective
de cediagramme
eton
appelle --catégorie
interne à E et W-foncteur interne àE, respective- ment,
lesobjets
et lesmorphismes
de cettecatégorie.
On démontre dans
[ 2 ]
que lacatégorie oo-Cat(Ab)
des groupes abé- liensoo-catégoriques
estéquivalente
à lacatégorie C,(Ab)
descomplexes
de chaînes abéliens.
.8. Naturalité de la construction de base.
On ne
peut
utiliser cette construction sans connaître son effet surles
morphismes.
Considérons donc la situation suivante :où
chaque ligne
vérifie les conditions de la situation debase,
où F estexact à
gauche,
où K.F = F’.K et où enfin la transformation naturelle entre F.G etG.F’
déterminée parl’égalité précédente
et lesadjonctions
horizontales est un
isomorphisme.
Etant donné les circonstances
particulières (les adjoints
étant desinverses),
cette transformation naturelle y est-n F.G*
Lemme 5. Pour tout
objet
X deV,
lediagramme
suivant commute :.
Preuve.
y
K(X).F(r1 X) =N F.G.K(X) . F(
r1X)
=G.K.F(
NX). N F(X) yK(X).F(n X) = NF. G. K (X) - F(nX) =G.K.F(nX).nF(X)
=
G.F’.K(r1 X).nF(X)
=r1 F(X)
car
K(n X)
= IdK(X).
Proposition
10. Lediagramme
suivant commuteet la transformation naturelle entre
CatF ,(F).
Gi etG l.F déterminée
par cette commutation et lesadjonctions
horizontales est un isomor-phisme.
Preuve. Soit C une
catégorie
interne àV, K-discrète,
alorsF(C)
est K-discrète. En effetK(F(1))
=F’(K(i))
est unisomorphisme puisque K(i )
en est un. Ainsi le
diagramme précédent
commute. Il reste à vérifier quen1.Cat F ,(F).G
1 est unisomorphisme.
Pour cela considérons lediagramme
suivant pour tout
objet
X de VLe foncteur F étant
exact,
les deuxlignes
sont exactes. Deplus y K(X)
est un
isomorphisme,
parconséquent 7)i(F(GiX))1
est unisomorphisme.
D’où le résultat. 0
Lemme 6. Si de
plus
F estpleinement fidèle, CatF’ (F)
estpleinement fidèle.
Preuve.
Cat(F)
estpleinement fidèle, puisque
F l’est. Il en est donc ainsi deCatF,(F).
On remarquera au passagequ’alors
F’ est nécessairementpleinement
fidèle. 0Proposition
11. Si F est uneéquivalence. de catégories,
alorsCatF’(F)
estune
équivalence
decatégories.
Preuve. Soit T
l’équivalence
inverse de F. AlorsCat(T)
estl’équivalence
inverse de
Cat(F) : Cat(V)-Cat(V).
Or la restriction deCat(T)
àCatK(V)
est à valeurs dans
CatK(V).
Eneffet,
soit C unecatégorie
interne àV, K-discrète.
AlorsK(i)
est unisomorphisme.
Il reste à vérifier queT(C)
estK-discrète,
soit queK.T(i )
est unisomorphisme.
Le foncteurF étant
pleinement fidèle,
F’ l’est aussi et ilsuffit que F’.K.T(i)
soitun
isomorphisme.
Or ce derniermorphisme
vautK.F.T( i).
Or i etF.T( i)
sont liés par desisomorphismes,
il en est de même deK(1)
etR.F.T(i).
Lepremier
étant unisomorphisme,
le second l’est aussi. 09. Stabilité pour la construction de base de la K-exactitude.
Proposition
12. Si V estK-exacte,
alorsCatK(V)
estKi-exacte.
Preuve.
CatK(V)
est stable dansCat(V)
pour les limites àgauche
finiescar K est exact à
gauche.
Soit R-> C
une relationd’équivalence
Ki -discrète dans
Catk(V).
Onpeut toujours
se ramener aux conditions de la preuve de laProposition
6 et considérer le mêmediagramme.
Or R etC étant
K-discrètes,
la relationRl
surCI
est K-discrète et admet doncun
quotient Ql.
Enfait, l’image
par8K
de cediagramme
tout entier setrouve dans la
catégorie
exacte(KBV)KX .
On est donc de nouveau dansles conditions
précises
de laProposition
6. Lacatégorie
Q est le quo- tient deR ;
elleappartient
àCatK(V),
car elle est dans(K%V)Kx
et est clairement universelle. 0
II. LES
n- CATÉGORIES
DANS LE CAS ENSEMBLISTEOn montre dans cette
partie
que la définitionprécédente
des n-catégories correspond
dans le cas ensembliste à la définition usuelle. On utilisera ici la notationn-catégorie
pourdistinguer
cette dernière. Eneffet,
la définition laplus
courante desn-catégories
se fait par récurrence àpartir
de lacatégorie
Cat descatégories qui
est exacte àgauche
et cartésienne fermée. On considère alors lescatégories
cartésiennement enrichies dans
Cat,
que l’on nomme2-catégories
etdont le
premier exemple
est bien sûr Cat elle-même. Les2-catégories
forment à nouveau une
catégorie
notée 2-Catqui,
par les théorèmesgénéraux
sur lescatégories enrichies,
se trouve être encore exacte àgauche
et cartésienne fermée. D’où par itération duprocédé,
ladéfinition d’une
n-catégorie
commecatégorie
enrichie dans lacatégorie (n-1)-Cat
des(n-l)-catégories.
1.
Comparaison
entre lescatégories
enrichies et lescatégories
internes.Soit V une
catégorie
exacte àgauche
et cartésienne fermée. Notons V-Cat lacatégorie
descatégories
cartésiennement enrichies dans V(on
dit
V-catégories)
et dont la classe desobjets
est un ensemble. Cettecatégorie
est exacte àgauche
et cartésienne fermée. Deplus
on a unfoncteur exact à
gauche
ob : V-Cat-Ensqui
associe à A l’ensembleob(A)
de sesobjets.
D’autre
part
on a considéré lacatégorie Cat(V)
descatégories
internes à V
(I, 4).
Lacatégorie Cat(V)
est aussi exacte àgauche
etdétermine trois foncteurs exacts à
gauche
qui
associent à C lesobjets Co, Ci, C2
dans V. Il y a aussi des transfor- mations naturelles évidentes entre ces trois foncteurs.Ces trois foncteurs
respectent
enparticulier
lesproduits
et déter-minent donc trois nouveaux foncteurs :
En
effet,
soit A uneCat(V)-catégorie ;
alors pour toutcouple d’objets X,
X’ de
A, l’objet A(X, X’)
est unecatégorie
interne à V :Alors
( )1-Cat(A)
est laV-catégorie
notée1B, ayant
le même ensembled’objets
que A et telleque Ai (X, X’)
=A(X, X’)i.
D’où lediagramme
interne à V-Cat :
Or toutes ces
V-catégories
ont les mêmesobjets
et tous ces V-foncteurs lesrespectent.
Parconséquent,
lediagramme (1)
étant unproduit
fibrédans
V,
lediagramme (2)
est unproduit
fibré dans V-Cat et détermine donc unecatégorie
interne à V-Cat.Cette observation s’étend naturellement aux
Cat(V)-foncteurs.
Eneffet si F est un tel foncteur entre deux
Cat(V)-catégories
A etB,
sescomposantes (F X , X’ )0’ (F-x,x,)l, (FX,X’ )2
déterminent des V-foncteursqui
définissent un foncteur interne F entre A et B. On vient ainsi de construire unfoncteur kv :
Ce foncteur est
pleinement
fidèle etinjectif
sur lesobjets.
On
peut
même identifierCat(V)-Cat
à lasous-catégorie pleine
deCat(V-Cat)
descatégories
internes A à V-Cat :telles que
A 0
etA1
ont les mêmesobjets, respectés
par le V-foncteur i. Autrementdit,
descatégories
internes A telles queob(i )
soit unefonction identité.
La construction
précédente précise même,
defaçon évidente,
queles
diagrammes
suivants sont commutatifs :Remarque.
Considérons lasous-catégorie pleine CatobV-Cat)
deCat(V-Cat)
dont lesobjets
sont tels queob(1)
soit unebijection.
Alorsob (do) - ob (dl)
est l’inverse deob (1)
etest une
bijection.
Pcoposition
13.Cat(V)-Cat
estéquivalente à Catob(V-Cat).
Preuve. Soit
une
catégorie
interne àV-Cat,
telle queob(i)
soit unebijection.
Onconstruit alors une
Cat(V)-catégorie
Xqui
a pourobjets
lesobjets
deAo
et telle queX(X, X’)
vautIl reste à prouver que
kv(X)
= X estisomorphe
à A. Or on aavec
Notons le V-foncteur A -> A 1 tel que
y (X) -
i X etC’est un
isomorphisme, puisque bijectif
sur lesobjets
et que pour tout(X, X’), yx, x
est unisomorphisme.
Deplus
Enfin
y. L= 1 .
D’où unmorphisme ’y :
A-+ A2 qui
déterminel’isomorph-
isme cherché. 0
On trouvera un résultat
analogue
avec des conditions un peu diffé- rentes dans[81, §
III.2. Naturalité de la
comparaison ky .
Il reste à étudier si cette
comparaison
s’étend auxmorphismes.
Soit F un foncteur exact à
gauche
de V versV,
toutes deux exactesà
gauche
et cartésiennes fermées. Ilrespecte
leproduit
et déterminedonc un foncteur
F-Cat,
exact àgauche
de V-Cat versV-Cat
associant à A laV-catégorie,
notéeF(A), ayant
les mêmesobjets
que A et telle queD’autre
part,
F définit aussi un foncteur exact àgauche
associant à C la
catégorie interne,
notéeApparaissent,
demême,
les foncteursCat(F)-Cat
etCat(F-Cat).
Proposition
14. Lediagramme
suivant commute :Preuve. Soit A une
Cat(V)-catégorie.
Alorskv(A)
= A est donné paret
Cat(F-Cat)(A)
parD’autre
part, Cat(F)(A)
est laCat(V)-catégorie ayant
les mêmesobjets
que A et telle que
Cat(F)(A(X, X’)) = Cat(F)(A(X, X’)).
SoitOn reconnaît alors que
ky(Cat(F)(A))
estCette preuve s’étend aisément aux
morphismes.
03. La construction de base et le cas enrichi.
La dernière
étape
à franchir avant le théorème est de montrer que lacomparaison
du 1 et la construction de base s’articulent harmo- nieusement.Plaçons-nous
dans la situation de base. Alors le foncteur G-Cat : V’-Cat- V-Cat admet K-Cat commeadjoint
àgauche,
inverse àgauche,
exact à
gauche.
D’où lediagramme
suivant :Proposition
15. Il existe unfoncteur kK.V qui
rend commutatifs les dia- grammesprécédents.
Ce foncteur est uneéquivalence
decatégories.
De
plus
K-Cat 1.kK .V K1-Cat
etkK,V. G1 -Cat
estcanoniquement
iso-morphe
à G-Cat l.,
Preuve. 1. Les bords
pleins
du carré de droite étantpleinement fidèles,
il suffit de définir
kK,v
sur lesobjets.
Le caractèrepleinement
fidèlede ce foncteur en découlera. De même que la commutation avec
K-Cati
et
K1 -Cat qui
estdéjà
vérifiée parkV . (En effet, ( )O.kV= ( )o-Cat.)
Soit A une
CatK(V)-catégorie ;
alors pour toutcouple X,
X’d’objets
de
A, A(X, X’)
est unecatégorie
interne àV,
K-discrète :Par suite
K( ix,x’)
est unisomorphisme.
Lacatégorie
interne A associéeestIl reste à montrer
qu’elle
est K-Cat-discrète. CalculonsLe foncteur i se
comporte
comme l’identité sur lesobjets
communs deAo
et A 1 il en est donc de même pourK(l).
Enfinest
K(iX,X’)
et donc unisomorphisme.
Parconséquent K(i)
est un iso-morphisme.
2. Montrons que
kK,v .G1-Cat
estisomorphe
àG-Cat l.
SoitA une
V-catégorie,
alors la Cat(V)-catégorie G1-Cat(A)
est la Cat(V)- catégorie ayant
les mêmesobjets
que A et telle quesoit la
catégorie
interne à Vsoulignée
suivante :Ce
diagramme
détermine dans V-Cat lediagramme
suivant :Mais le V-foncteur
n(A)
étant l’identité sur lesobjets
communsde A et
G.K(A)
et(1)
étantexact,
alors(2)
est aussi exact et lacatégorie
déterminée par cediagramme
est clairementisomorphe
àG 1(A).
3. Il reste à montrer que
kK,v
est uneéquivalence.
Ce foncteur estpleinement
fidèle. Il reste à prouverqu’il
est essentiellement sur-jectif ;
J c’est-à-direqu’il
fautconstruire,
pour toutecatégorie
interneA à
V-Cat, K-Cat-discrète,
unecatégorie
enrichie X dansCat K(V)
et unisomorphisme
entre A etk K v(X) =
X. Soit donc A unecatégorie
interne à
V-Cat, K-Cat-discrète.
AlorsKv)
est unisomorphisme
etOb(K(1))
unebijection.
Orob(K(1)) = ob ( i)
et A est unobjet
de lacatégo-
rie
Cato b (V-Cat) (cf. Proposition 13).
Soit X laCat(V)-catégorie
asso-ciée à A dans la
Proposition
13. On sait que A estisomorphe
à X. Ilreste
à prouver
que X est uneCatK (V)-catégorie,
c’est-à-dire queK(b)( x’)
est unisomorphisme.
Or Lx x, =1x,y
et A étantK-Cat-discrète, K( i)
est unisomorphisme
et doncK( i X,X’).
4.
Equivalence
entre lesn-catégories
internes et lesn-catégories
usuelles.L’adjonction
détermine une
adjonction
et ainsi de suite. Posons
Proposition
16. Lacatégorie
n- Cat estéquivalente à
lacatégorie Catf
Jn-2(n-1)- Cat
descatégories
internes aux°(n-1)-catégories qui
sont
( )n-2-discrètes.
Preuve. Il est clair que le
diagramme
suivant commute :et que
t2
est uneéquivalence d’après
laProposition
13.L’hypothèse
de récurrence est que lediagramme
suivant commute(à isomorphisme près
pour lesGr) jusqu’à
l’ordren-1,
avectk
uneéqui-
valence :
Prouvons ce résultat à l’ordre n . Pour cela considérons le
diagramme
de la page suivante. Le
diagramme (*)
commute ettn-1
-Cat estune
équivalence :
c’est la traduction del’hypothèse
de récurrence au cas enrichi d’ordresupérieur.
Lediagramme (**)
commute etest une
équivalence d’après
laProposition
15. 0 Corollaire. Lacatégorie
n-Cat desn-catégories
au sens enrichi estcanoniquement équivalente à
lacatégorie
n-Cat desn-catégories
ausens interne dans Ens.
Preuve. Dans les deux cas, on
part
de la situation suivanteet on fait le même nombre de constructions
qui
sontéquivalentes d’après
la