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Annalen der Physik; t. XIII, n° 2; 1904

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(1)

HAL Id: jpa-00240945

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00240945

Submitted on 1 Jan 1904

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Annalen der Physik; t. XIII, n° 2; 1904

P. Lugol, M. Lamotte

To cite this version:

P. Lugol, M. Lamotte. Annalen der Physik; t. XIII, n° 2; 1904. J. Phys. Theor. Appl., 1904, 3 (1),

pp.707-717. �10.1051/jphystap:019040030070701�. �jpa-00240945�

(2)

707

.

Dispositif expérimental.

-

Le dispositif que j’ai adopté consiste

à habiller un cylindre d’une feuille mince de cuivre rouge, mou, bien décapé, maintenue par des bagues, et à plonger obliquement le cylindre dans une cuve contenant une dissolution d’un sel de mer-

cure, du bichlorure par exemple. Le cylindre est immergé de façon que la génératrice suivant laquelle se raccordent les deux bords de la feuille de cuivre soit avec l’axe du cylindre dans un plan faisant

un angle x avec la surface libre du liquide. Lorsque le cylindre a

été convenablement immergé, on retire la feuille de cuivre et on la

développe sur un plan; l’on obtient ainsi le tracé de la sinusoïde de période 2xR et d’amplitude R tang u. Si la génératrice du cylindre suivant laquelle se rejoignent les deux bords de la feuille de cuivre n’était pas située dans un plan passant par l’axe faisant

un angle ce avec la surface libre, l’on aurait le tracé d’une sinusoïde décalée de phase sur la précédente.

Si l’on voulait avoir non plus sur une surface métallique, mais sur

du papier, le tracé de la sinusoïde, l’un pourrait prendre une pellicule photographique, au lieu d’une feuille de cuivre, et, après l’avoir

enroulée sur le cylindre, l’iminerger dans les conditions indiquées

dans un bain de révélateur. Après fixation, on pourra tirer sur papier

des épreuves de la sinusoïde tracée par le révélateur.

D’autres procédés peuvent être imaginés pour tracer directement

sur une feuille de papier des sinusoïdes de périodes et d’amplitudes

données à l’avance. J’ai tenu à signaler le précédent qui, comme

dans l’hyperbolographe, trace la courbe comme enveloppe de ses tangentes et non comme trajectoire d’un point mobile, ce qui est le

cas des instruments à tracé continu.

ANNALEN DER PHYSIK;

T. XIII, 2; 1904.

FERD. KIRCHNER. - Ueber die optischen Eigenschaften entwickelter Lippmann-

schenEmulsionen (Propriétés optiques des émulsions de Lippmann développées).

.

’- P. 239-270 (Diss. de Leipzig).

Développées et séchées, les émulsions « sans grains », qui servent

à la photographie en couleurs naturelles par le procédé de Lipp-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019040030070701

(3)

708

mann, se distinguent des émulsions ordinaires par deux caractères :

une homogénéité parfaite et, quand on les examine par transparence,

une coloration prononcée, tantôt rouge brun, tantôt verte, tantôt bleue, suivant le révélateur employé; le pyrogallol donne des tons bruns, l’amidol des tons verts, le métol des tons bruns mêlés de bleu et de violet ; on n’a obtenu les plaques bleues qu’accidentel- lement, avec des vieux bains au métol. La couleur, surtout avec les plaques bleues, change quand on mouille la plaque, et le changement

est à peu près le mêrne avec l’acide acétique anhydre qu’avec l’eau,

ce qui conduit à l’attribuer uniquement au .gonflement de la gélatine;

des mesures ont montré que l’épaisseur peut ainsi augmenter de

1 à 2 0/0 de sa valeur.

Les plaques étaient exposées à la lumière blanche, à l’air libre, puis développées et séchées. On a déterminé l’indice pour la lumière du sodium, la dispersion et l’absorption de couches que l’auteur pré- parait lui-même : pour l’indice, il employait un dispositif calqué sur

le réfractomètre d’Abbe; pour l’absorption, une méthode d’interfé-

r.ences avec des lames en coin qu’il obtenait en laissant sécher les

plaques, fraîchement préparées, dans une position convenablement

inclinée; l’absorption était déterminée au moyen d’un spectrophoto-

mètre à deux fentes variables. L’humidité exerçant une influence

marquée sur l’ensemble des propriétés optiques, une parfaite dessic-

cation est nécessaire. Examinées au microscope, avec des ouvertures

de 1,3 à 1,4, elles montrent des granules pigmentaires disséminées dans un milieu optiquement vide; la gélatine pure ayant, d’après Zsigmondy notamment (1), une constitution analogue, l’argent doit

être localisé dans ces granules. D’ailleurs les nombres donnés par l’auteur n’ont pas de signification générale et ne se rapportent qu’aux couches particulières étudiées.

La dispersion s’est montrée tantôt normale (argent brun), tantôt

anormale (argent vert). L’absorption a la même allure pour des

plaques qui ont subi les mêmes manipulations ; elle décroît, en gros, de 460 à 640 pour l’argent brun, et offre un minimum dans le

vert, près du jaune, pour l’argent vert; seules les plaques bleues ont

donné des résultats très irréguliers.

On a déterminé la teneur en argent en mesurant la longueur, la largeur et l’épaisseur en divers points d’une portion d’émulsion, et

(1) ZSIGMONDY, Zeilschl’. f. Elekrochem., VIII, p. 686 ; 1902.

(4)

709 calculant le volume correspondant ; on dissolvait ensuite dans l’acide

nitrique étendu, on précipitait par l’acide chlorhydrique, et on com- parait photométriquement le liquide trouble à un liquide de même

nature et de composition connue : on a ainsi trouvé que 1/3 de l’ar- gent initial, environ, restait après le développement et le fixage.

Cette détermination a conduit au calcul de l’indice et du coefficient

d’absorption de l’argent par l’emploi de la règle de mélange, forme Lorentz, appliquée aux mêmes constances relatives à l’émulsion non

développée et à la gélatine pure. Cette mesure, assez incertaine,

semble indiquer pour l’argent un état intermédiaire entre l’état

« moléculaire) de Wernicke (’), correspondant à des particules d’ar- gent séparées par une substance étrangère, et l’argent « massif » (metallisches kohiirentes Silber).

En humectant l’émulsion développée, on déplace le maximum

d’absorption vers les faibles longueurs d’onde, en même temps qu’on

en diminue la valeur absolue. L’auteur explique ce résultat en assi-

milant les particules d’argent réduit à des résonateurs disséminés dans un milieu diélectrique, et dont la période propre dépend de leur grandeur, de leurs distances mutuelles et de la nature du diélec-

trique ; or le rapprochement des molécules détermine un accroisse- ment de la période propre (2), et un résonateur arrête les vibrations dont la période est égale à la sienne. Comme le gonflement qui

résulte de l’imbibition éloigne les particules les unes des autres, il

diminue leur période propre. Ces observations sont bien d’accord

avec deux mémoires publiés par Wood (3) et Planck (’) au cours de

l’exécution du présent travail.

Le mémoire contient également une partie théorique dans laquelle l’auteur justifie ses méthodes de mesure et de calcul.

P. LUGOL.

R. HARTMANN-KEMPF. - Ueber den Resonanzverlauf erzwungener Schwin- gungen (Sur la résonance dans les vibrations forcées).

-

P. 2’I1-290, avec courbes et reproductions photographiques (5).

La vibration accidentelle d’un corps sonore quand sa période propre (1) Wied. Ann., LII, p. 523; 1890.

(2) E. ASCHKINASS et CI. SCHAFER, Ann. de Phys., V, p. 489 ; 1901.

(3) l’hil. J.lfag., 6e se’’rie, Ill, p. 396 ; 1909 ;

-

J. de Phys., 3e série, 1, p. 657 ; 1902.

(4) Sitzungsber. d. k. Akad. d. Wissensch. zu Berlin, Nlaiheft; 1902.

(5) Deuxième partie d’un travail (Elektroakustische Untersuchungen) dont la

première a été analysée, voir J. de Phys., 4" série, t. 1, p. 800 ; 1902.

(5)

710

est d’accord avec une force excitatrice périodique, que l’on appelle

habituellement résonance, serait mieux nommée consonance : en effet, la fréquence d’un corps qui vibre librement dépendant de l’amplitude,

il ne peut y avoir consonance rigoureuse entre ce corps et un champ magnétique dont la fréquence est maintenue constante que pour

une seule amplitude ; il est plus correct de parler d’une région de résoonance, ou de liînites de résonance, et de degré de résonance, en

appelant ainsi le rapport de l’amplitude de la vibration forcée à

l’amplitude maxima observée quand la fréquence de l’excitation égale

celle de la vibration. Max Wien(1) a montré que le maximum de résonance correspond à une fréquence inférieure à celle des vibra- tions amorties, et qui en diffère d’autant plus que cette dernière est elle-même plus éloignée de celle des vibrations naturelles (ou non amorties). Au sens musical, la consonance se confond le plus sou-

vent avec la résonance ; mais il n’en est plus ainsi dans le cas des vibrations forcées, quand, par exemple, on veut accorder aussi exac-

tement que possible un corps sonore, tel qu’un relais vibrant, à la fréquence maintenue constante d’un courant excitateur d’intensité variable.

L’auteur a appliqué les dispositifs précédemment décrits à la

détermination de l’amplitude des vibrations excitées dans un corps

sonore par des forces périodiques de fréquences variées. Deux

méthodes ont été employées : ion maintenait constante la fréquence

de l’excitation, en déterminant des pulsations périodiques d’un cou-

rant continu, au moyen d’un bon interrupteur à corde (méthode d’ap- plication très délicate, à cause de la difficulté de régler rigoureuse-

ment l’interruption) ; l’examen des battements donnait la période excitatrice ; on mesurait l’amplitude des vibrations forcées pour des valeurs croissantes de la fréquence de l’excitation à partir d’une

valeur un peu inférieure à la fréquence naturelle du corps étudié;

après avoir dépassé le maximum de résonance, on ramenait progres- sivement l’excitation à la fréquence primitive ; on a ainsi deux courbes qui ne se superposent pas, à cause de la variation de la différence de

phase entre la vibration forcée et la force excitatrice ; il faut calculer la courbe moyenne, dont le sommet donne l’amplitude et la fréquence correspondant à la résonance maxima.

Voici les résultats les plus importants de cette étude ; ils sont très

(1) Wied. Ann., LVIII, p. 725 ; 1895.

(6)

711 clairement traduits par les courbes de résonance, tirées en plusieurs

couleurs, accompagnant le mémoire.

Le maximum de résonance d’un diapason varie avec l’intensité de l’excitation, et d’autant plus que l’amortissement est plus faible;

même avec un amortissement considérable, le diapason ne se prête

pas à des mesures de fréquence.

Pour des ressorts (en forme d’anche, par exemple), le maximum

de résonance correspond très sensiblement à une fréquence cons-

tante, un peu inférieure à la fréquence du ressort vibrant librement

avec la même amplitude ; ces appareils peuvent donc être utilisés,

mais il faut éviter de dépasser une amplitude limite, variable avec la fréquence et les dimensions du ressort, sous peine de déterminer

dans la région de flexion des modifications de structure qui abaissent

le son propre, à moins qu’on ne laisse fréquemment reposer le res- sort. Le phénomène paraît lié à la résistance de l’air, car dans le

vide les ressorts peuvent supporter sans s’altérer des amplitudes beaucoup plus grandes. Ainsi, avec un ressort d’acier de 0mm,4 à 0--,7 d’épaisseur, et 100 périodes, l’amplitude limite totale est 15 millimètres ; pour une fréquence de 50, elle serait voisine de 30 millimètres.

Le maximum de résonance d’une anche sans caisse de résonance est sensiblement indépendant de l’amplitude ; elle convient très bien

au réglage d’une fréquence à la valeur pour laquelle elle est étalon-

née. Si l’anche est munie d’une caisse de résonance, l’amplitude inter- vient, mais assez peu pour qu’on puisse encore l’utiliser au réglage

d’une fréquence. Avec les faibles ressorts d’acier que l’on prend

comme relais de contact, la hauteur du son propre croît légèrement

avec l’amplitude; ces ressorts sont plus sensibles aux courants inter-

rompus qu’aux courants alternatifs; on les utiliserait avec avantage

comme relais de vibration pour les postes récepteurs de télégraphie

sans fil, en les accordant à la fréquence d’interruption de l’inducteur transmetteur ; ils seraient alors mis en vibration par les pulsations

du courant interrompu qui traverse le cohéreur.

Les recherches doivent tendre à réaliser- un résonateur dont on

pourrait artificiellement, pour chaque amplitude, élever le son propre

en modifiant ses constantes physiques, juste autant que l’amortisse-

ment total (magnétique et mécanique) tend à l’abaisser.

L’auteur termine par quelques observations relatives à la produc-

tion des battements; il signale deux cas remarquables : la produc-

(7)

712

tion par brusque changement de la différence de phase, depuis le

moment où la résonance commence jusqu’à celui elle atteint un

degré stable ; la production de battements réguliers par superposi-

tion de deux ondes de périodes différentes. On peut réaliser facile- ment ces derniers au moyen d’une anche d’harmonium en acier montée sur caisse de résonance, et que l’on excite par un courant d’air en même temps qu’on la soumet à l’action d’un champ magné- tique périodique. En montant un petit miroir sur l’extrémité libre de

l’anche, on peut montrer ces battements à tout un auditoire (’).

P. LUGOL.

T. Xlll, 3; 1904.

E. WARBURG. - Ueber die Ozonisierung des Sauerstoffs durch stille elektrische Entladung (Ozonisation de l’oxygène par la décharge électrique silencieuse).

-

P. 464-477.

La décharge ozonise l’oxygène et détruit l’ozone déjà formé : pour que cette destruction soit négligeable, il faut que la teneur en ozone

soit faible, quelques centièmes au plus de la teneur maximum.

La quantité d’ozone obtenue par le passage d’un coulomb à tra-

vers le gaz est, à intensité de courant égale, indépendante de la dif-

férence de potentiel établie entre les deux électrodes.

Elle ne dépend pas non plus de la forme de l’anode (cette anode peut être un plan vis-à-vis de la pointe formant cathode, ou un cylindre dans l’axe duquel se trouve la pointe) . Elle diminue quand

l’intensité du courant augmente, pourvu que la lumière positive se produise seulement à la pointe.

Toutes choses égales d’ailleurs, l’ozonisation est plus active quand

la pointe est négative, mais seulement pour les faibles intensités de courant. La décharge positive par la pointe est, au contraire, plus

active dès que l’aigrette se produit.

Le rendement en ozone du travail électrique dépensé est le meil-

(1) Quelques-unes des reproductions photographiques qui accompagnent le mémoire, et qui sont d’une rare finesse, ont été obtenues à la presse rotative, sur

du papier photographique à développements, et reproduisent tous les détails des clichés originaux. Le procédé, qui appartient à la « Neue Photographische Gesell-

schaft Berlin-Steglitz », est nouveau et très supérieur aux procédés usuels de tirage;

malheureusement les renseignements donnés par l’auteur sont trop incomplets

pour qu’il y ait intérêt à les reproduire ici.

(8)

713 leur lorsque la pointe est négative, et l’intensité du courant la plus

faible possible ; mais le travail électrique est encore 3.1 fois plus grand que l’équivalent de la chaleur de formation de l’ozone. La

quantité d’électricité est de 200 à 1000 fois plus faible que ne l’exi-

gerait un phénomène analogue à l’électrolyse.

L’ozonisation paraît due surtout à l’action des rayons lumineux et

cathodiques produits par la décharge.

M. LAMOTTE.

A.-W. GRAY. - Ueber die Ozonisierung des Sauerstoffs bei der Stillen elektri- schen Entladung (Ozonisation de l’oxy gène par la décharge électrique silen- cieuse).

-

P. 4T7-492.

Ces expériences ont porté sur un ozoniseur Siemens. Cet appa- reil est formé de deux tubes de verre cylindriques et concentriques

entre lesquels passe l’oxygène. A l’intérieur de chacun des tubes

se trouve une électrode, permettant de faire passer l’effluve dans le gaz. Tant que la différence de potentiel est insuffisante pour produire

un courant de conduction à travers le gaz, la capacité électrique de l’appareil reste constante et le gaz reste obscur pendant la cliarge,

ne s’illuminant qu’au moment de la décharge : ce qui confirme les

expériences de Shenstone et Priest. Au delà d’une certaine différence de potentiel, la capacité augmente et le gaz s’illumine pendant la charge et pendant la décharge. Dans les deux cas, la capacité est la même, que le gaz soit de l’oxygène ou de l’air.

La masse de l’ozone obtenu par un coulomb transporté par le courant de conduction est indépendante de la différence de potentiel

entre les électrodes et de la quantité d’électricité dépensée.

M. LAMOTTE.

A. EVERSHEIM. - Verhalten von Leitfähigheit und Dielekrizitätskonstanten

einiger Substanzen vor und in dem kritischen Zustand (Conductibilité et pou- voir inducteur spécifique de quelques corps avant et dans l’état critique). 2013

P. 492-512.

Les corps sont enfermés dans un petit tube de verre scellé, à l’intérieur duquel pénètrent deux fils de platine, terminés par des électrodes cylindriques : l’électrode supérieure est double, formée

de deux cylindres entre lesquels vient s’engager l’électrode infé-

(9)

714

rieure, de manière que l’ensemble forme un condenseur de capacité

notable.

La conductibilité est mesurée par la méthode de Nernst.., en même temps que la capacité et par suite le pouvoir inducteur spécifique.

La température est donnée par un élément thermoélectrique.

Les résultats obtenus avec l’ammoniaque, l’anhydride sulfureux,

l’éther éthylique, le gaz sulfhydrique, le chlore, sont à peu près les

mêmes. On constate une variation rapide de la résistivité moléculaire et du pouvoir inducteur au voisinage de l’état critique. La conducti- bilité n’est pas liée à l’état liquide, et la variation, quoique rapide, est

continue.

Les courbes obtenues en laissant immobile le récipient ont une

forme plus aplatie que les courbes obtenues en l’agitant à chaque

mesure.

Il est probable d’après cette observation que le passage de l’état

liquide à l’état gazeux ne se produit pas juste à la température dite critique, mais se fait progressivement; l’égalité de densité ne serait pas nécessaire, mais seulement possible à partir de cette tempéra-

ture.

M. 1,A,-,IOTTE.

P. DRUDE. - Ueber induktive Erregung zweier elektrischer Schwingungskreisen

mit Anwendung auf Perioden und Dampfungsmessung, Tesla-transformatorem und drahtlose Telegraphie (Excitation par induction de deux circuits d’oscilla- tions électriques : application à la mesure des périodes et des amortissements

aux transformateurs Tesla, à la télégraphie sans fil).

-

P. 512-562.

Ce mémoire, d’un caractère mathématique très développé, ne se prête pas à une analyse complète. Nous nous contentons de repro- duire in extenso les conclusions de l’auteur :

1° En observant simultanément la courbe de résonance pour

l’amplitude maximum d’une part, l’effet total d’autre part, on obtient

l’amortissement individuel des deux circuits, ainsi que la période

du résonateur;

20 La courbe de résonance est d’autant plus abrupte que la liai-

son des deux circuits est plus faible ; elle est plus abrupte pour l’effet total que pour l’amplitude maximum ;

31 Le transformateur Tesla le plus efficace se compose d’uneseule

spire primaire et d’un grand nombre de spires secondaires formant

(10)

715

une bobine dont le diamètre et la longueur sont dans un rapport

déterminé (ce rapport n’est pas encore connu exactement). Le nombre

des spires secondaires est limité par des. conditions accessoires : l’isolant doit résister à la décharge et le diamètre du fil ne doit pas être trop petit. De plus, si on augmente le nombre des spires secon-

daires, il faut employer une bobine d’induction plus forte.

Il faut éviter dans le primaire toute self-induction morte, c’est-à- dire n’agissant pas sur le secondaire. Par suite, le fil du primaire

doit être le plus gros possible et la liaison entre le primaire et la

bobine Tesla, telle que les fréquences des deux oscillations propres soient dans le rapport 1 : 2 ou le plus près possible de ce rapport.

La capacité du primaire doit être choisie de manière à mettre le

primaire en résonance avec la bobine Tesla et, pour éviter les

décharges et les charges résiduelles, être formée par des lames de métal plongées dans un liquide isolant, du pétrole par exemple.

Lorsque la liaison est faible, il faut que la capacité primaire soit

la plus grande possible ; il est indifférent que ce résultat soit obtenu par de petites bobines à spires nombreuses ou par de grandes bobines

avec moins de spires. Quand la liaison est étroite, il est plus avan- tageux de prendre un grand nombre de spires. La différence de

potentiel entre les pôles de l’étincelle a peu d’influence;

4° L’amortissement des oscillations primaires et secondaires

exerce une influence marquée sur l’efficacité du transformateur quand

la liaison est lâche, beaucoup moins quand la liaison est étroite ;

51 Dans la télégraphie sans fil, on obtient la résonance la mieux définie (aux dépens, il est vrai, de l’intensité) en employant un récep-

teur et un transmetteur à faible amortissement et à liaison lâche. Il est préférable d’employer dans le récepteur un indicateur d’ondes

réagissant sur l’effet total ;

6° Si le récepteur est à liaison lâche et le transmetteur à liaison

étroite, il est impossible d’obtenir une résonance nette. C’est seule- ment quand la liaison est très forte dans le transmetteur qu’on peut syntoniser le récepteur avec lui. La fréquence du récepteur doit être

1

V2 fois celle des deux oscillations (accordées ensemble) du trans-

metteur.

Si le récepteur et le transmetteur sont identiques, on obtient de grandes intensités, mais une résonance moins nette, meilleure par

rapport à l’effet total que par rapport à l’amplitude maximum. L’effet

(11)

716

le plus grand correspond au rapport i : 2 des périodes de chaque appareil. Si l’indicateur réagit sur l’amplitude maximum, l’effet est

à peu près indépendant de l’amortissement; mais la résonance est moins nette que si l’indicateur réagit sur l’effet total.

M. LAMOTTE.

G. BAKKER. 2013 Die Faraday-MaxwelFschen Spannungen (Tensions de Faraday-Maxwell). - P. 562-573.

Les tensions qui, dans la théorie de Maxwell, sont appliquées à la

surface d’un élément du diélectrique, ne peuvent être assimilées,

comme on l’a fait souvent, aux tensions (ou pressions) considérées

en élasticité.

M. LAMOTTE..

F. HIMSTEDT. - Ueber die radioaktive Emanation der Wasser und Oelquellen (Emanation radioactive des sources d’eau et de pétrole).

-

P. 573-583.

Toutes les eaux puisées directement à une source ou à un puits

rendent conducteur l’air qu’on y fait barboter; mais les eaux cou-

rantes ont perdu cette propriété.

L’émanation provenant de 3/4 de litre d’eau élève la conductibilité de 50 litres d’air à 40 fois sa valeur primitive.

En faisant barboter dans un liquide inactif un courant d’air actif produit par une trompe à eau, on rend le liquide actif. Ainsi 1 litre de pétrole peut absorber 20 fois autant d’émanation que le même volume d’eau traité de la même manière. Le pétrole naturel est

d’ailleurs actif lui-même ; le pétrole commercial obtenu par distilla- tion a perdu cette activité ; l’émanation est chassée par l’ébullition.

Un liquide inactif peut être rendu actif en y faisant barboter l’air actif provenant d’une cave ou en le laissant séjourner dans cet air.

Entre le gaz et le liquide tend à s’établir un état d’équilibre caracté-

risé par un certain rapport entre les quantités d’émanation qu’ils renferment; ce phénomène obéirait à une loi analogue à celle des mélanges gazeux.

Il en résulte que, dans certaines circonstances, on peut observer

une diminution de conductibilité de l’air du laboratoire, si l’air ou le liquide expérimentés renferment moins d’émanation et, par suite,

lui en empruntent.

(12)

717 L’émanation se condense entièrement à la température de l’air liquide : sa température de condensation est comprise entre

-

147

et

-

1541.

L’émanation condensée provoque le scintillement de la blende de Sidot.

L’activité de l’air ou de l’eau conservés en tube scellé se perd peu à peu.

L’émanation n’est détruite ni par les acides, ni par les alcalis, ni

par le cuivre ou le magnésium incandescent, non plus que par l’étin- celle ou par l’effluve.

M. LAMOTTE.

G.-C. SCHM1DT. - Ueber die Wirkung von Kanalstrahlen auf Aluniniumoxyd

und Zinkoxyd (Action des rayons-canal sur l’alumine et l’oxyde de zinc).

-

P. 622-634.

En réponse aux critiques de M. Tafel, l’auteur maintient son expli-

cation des phénomènes de fluorescence provoqués par les rayons- canal et la confirme par de nouvelles expériences. Rigoureusement

purs, l’alumine et l’oxyde de zinc ne deviennent pas fluorescents : la fluorescence apparaît dès qu’on ajoute à l’alumine une trace de chrome, à l’oxyde de zinc une trace de cadmium. Ce sont ces dissolu- tions solides qui deviennent fluorescentes.

La diminution rapide de la fluorescence provient de l’action décom-

posante des rayons-canal, action qui peut se déceler par voie chi-

mique dans quelques cas particuliers (NACI, KCl).

M. LAMOTTE..

R. GANS. - Nlagnetostriktion ferromagnetischer Kôrper (Belnerk. zu einer Arbeit des Urne A. Heydweiller) (Magnétostriction des corps paramagnëtiques : re-

marques sur un travail de M. Heydweiller). - P. 634-639.

L’auteur rectifie l’expression du travail des forces magnétiques

,

donnée par M. Heydweiller et refait les calculs en partant de la for- mule qu’il regarde comme exacte.

M. LAMOTTE.

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