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Algèbre Ensembles et applications

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Algèbre

Ensembles et applications

Denis Vekemans

Solution 8 f ◦f◦f =f.

1. Montrer quef injective induit f surjective.

Soit y∈E, on cherche x∈E tel quey =f(x).

On sait que pour tout y ∈ E,f(f(f(y))) = f(y). Comme f est injective, on déduit f(f(y)) = y. Et, en posant x=f(y)∈E, on ay=f(x).

2. Montrer quef surjective induit f injective.

Soient x1 etx2 deux éléments de E teks que f(x1) =f(x2). On cherche à montrer que x1 =x2. Comme f est surjective, il existe y1 ∈ E tel que x1 = f(y1) et il existe y2 ∈ E tel que x2 = f(y2).

De même, il existe z1 ∈ E tel que y1 = f(z1) et il existe z2 ∈ E tel que y2 = f(z2). D’où, f(x1) = f(f(y1)) = f(f(f(z1))) = f(z1) = y1 et f(x2) = f(f(y2)) = f(f(f(z2))) = f(z2) = y2. Ainsi, de f(x1) =f(x2), on déduity1 =y2 puisf(y1) =f(y2) ou encorex1 =x2.

Solution 10

1. SoitP1 =f([

i∈I

Ai)etQ1 =[

i∈I

f(Ai).

x∈P1 ⇐⇒ ∃u∈[

i∈I

Ai tel que f(u) =x

⇐⇒ ∃i∈I,∃u∈Ai tel que f(u) =x

⇐⇒ ∃i∈I, x∈f(Ai)

⇐⇒ x∈Q1.

Laboratoire de mathématiques pures et appliquées Joseph Liouville ; 50, rue Ferdinand Buisson BP 699 ; 62 228 Calais cedex ; France

1

(2)

L1 Maths - Info Algèbre 2008

Soit P2 =f(\

iI

Ai)etQ2 =\

iI

f(Ai).

x∈P2 ⇐⇒ ∃u∈\

i∈I

Ai tel quef(u) =x

⇐⇒ ∃u∈E tel que ∀i∈I, u∈Ai etf(u) =x

=⇒ ∀i∈I, x∈f(Ai)

⇐⇒ x∈Q2.

P2 ⊂ Q2. Cette inclusion est stricte : si on prend E = {a, b}, F = {c}, f : E −→ F;a 7→ c;b 7→ c, A1={a},A2={b}, on a alorsf(A1∩A2) =f(∅) =∅ etf(A1)∩f(A2) =F ∩F =F.

2. SoitP3 =f1([

i∈I

Bi) etQ3=[

i∈I

f1(Bi).

x∈P3 ⇐⇒ ∃u∈[

i∈I

Bi tel quef1(u) =x

⇐⇒ ∃i∈I,∃u∈Bi tel que f1(u) =x

⇐⇒ ∃i∈I, x∈f1(Bi)

⇐⇒ x∈Q3. Soit P4 =f1(\

iI

Bi) etQ4=\

iI

f1(Bi).

x∈P4 ⇐⇒ ∃u∈\

i∈I

Bi tel que f1(u) =x

⇐⇒ ∃u∈F tel que ∀i∈I, u∈Bi etf1(u) =x

⇐⇒|{z}

Cette fois, il y a équivalence car u=f(x)

∀i∈I, x∈f1(Bi)

⇐⇒ x∈Q4.

D’autre part,

x∈f−1(B) ⇐⇒ f(x)∈/B

⇐⇒ x /∈f−1(B)

⇐⇒ x∈f1(B).

Contrairement à f, l’applicationf1 est compatible avec les trois lois ensemblistes usuelles : inclusion, intersection, passage au complémentaire.

On dit que l’application f1 est un morphisme de (P(F),∪,∩,·) dans(P(E),∪,∩,·).

On en conclut, par exemple, que

f1(B1\B2) = f1(B1∩B2)

= f1(B1)∩f1(B2)

= f1(B1)∩f1(B2)

= f1(B1)\f1(B2)

–2/3– Mathématiques

(3)

L1 Maths - Info Algèbre 2008

ou que

f1(B3∆B4) = f1((B3∩B4)∪(B4∩B3))

= f1(B3∩B4)∪f1(B4∩B3)

= (f1(B3)∩f1(B4))∪(f1(B4)∩f1(B3))

= f1(B3)∆f1(B4)

3.

t∈X =⇒f(t)∈f(X) =⇒t∈f1(f(X)).

u∈f(f1(Y)) =⇒ ∃x∈f1(Y) tel que u=f(x)∈Y.

Cas où f n’est pas injective. Si on prendE ={a, b},F ={c},f :E−→F;a7→c;b7→c,X={a}, on a alors f1(f(X)) =f1(F) =E6=X. La première inclusion est stricte.

Cas où f n’est pas surjective. Si on prend E={a},F ={b, c},f :E −→F;a7→b,Y =F, on a alors f(f1(Y)) =f(E) ={b} 6=Y. La deuxième inclusion est stricte.

–3/3– Mathématiques

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