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Douleur et Analgésie : Article pp.71-72 du Vol.22 n°2 (2009)

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Douleur analg. (2009) 22:71-72 DOI 10.1007/s11724-009-0133-8

ÉDITORIAL /EDITORIAL

« L ’ union fait la force » :

la Belgian Pain Society se présente

United we stand: the Belgian Pain Society introduces itself

B. Morlion

© Springer-Verlag 2009

C’est avec grand plaisir que je m’adresse à vous au nom de la Belgian Pain Society (BPS). En tant qu’association scientifique, nous saisissons avec reconnaissance l’oppor- tunité qui nous est offerte d’élaborer nos canaux de communication. Concomitamment à la parution de ce numéro, démarre aussi la coopération officielle de la BPS avecDouleur et Analgésieet notre logo y sera représenté.

« L’union fait la force » n’est pas seulement la devise nationale de la Belgique, mais aussi de la BPS. Comme vous le savez probablement, une des particularités de notre petit pays est son caractère multilinguistique. Plusieurs associations se sont scindées en fonction de leur apparte- nance linguistique et ont suivi leur propre voie. Le bureau de la BPS actuel a pris résolument l’option du rassemble- ment et de la vision « belge », ce qui se traduit dans le concept de notre nouveau logo qui dessine les contours de la Belgique. Notre force, c’est l’union. En tant que chapitre de l’International Association for the Study of Pain (IASP), nous avons un profond respect pour l’approche biopsycho- sociale de la douleur. Notre vision est multidisciplinaire et orientée vers le patient. En ce qui concerne les aspects tant diagnostiques que thérapeutiques, nous pouvons reprendre la devise « L’union fait la force ». La collaboration entre différentes disciplines, médicales et non médicales, est un atout pour la prise en charge du patient douloureux. De plus, elle place la BPS dans une position privilégiée pour la réflexion politique. Nous surveillons et encourageons la multidisciplinarité et tâchons d’impliquer le plus possible d’acteurs de la santé. Ces dernières années, nous avons veillé à impliquer les médecins généralistes dans notre association. Ils ont un rôle central dans la prise en charge des patients douloureux.

Sur notre site web multilingue (www.belgianpainsociety.

org), vous pouvez télécharger toutes les diapositives des conférences, formations, congrès et journées d’étude. Cela peut représenter une plus-value pour le public international.

« La prise en charge de la douleur doit devenir une priorité de santé publique ! » a dit le Pr Jean-Marie Besson, à l’époque président de l’IASP, dans la préface du Livre blanc de la BPS publié en 1998. Avec le titre Aborder ensemble la problématique de la douleur, des propositions pour un traitement structuré de la douleur en Belgique ont été formulées lors d’une réunion de consensus extrêmement bien préparée et élaborée. Dans le Livre blanc, le patient douloureux occupe une place centrale. Les spécialistes de diverses disciplines ont élaboré à son intention une structure idéale au sein de laquelle ses intérêts sont toujours au centre des préoccupations. Le résultat de l’interaction entre les idées et les pratiques individuelles s’est transformé en un ensemble de propositions communes et en une vision transcendant les diverses disciplines dans le cadre d’une spécialité fondamentalement multidisciplinaire. Ce consen- sus est constitué de cinq points : la description du patient à traiter (le « patient algologique »), la prise en charge de la douleur (« l’algologie »), le médecin procédant à la prise en charge de la douleur (« l’algologue »), le centre de la douleur (le « centre algologique »), le financement des prestations et des structures algologiques.

Durant ces dix dernières années, la BPS est parvenue à informer les gouvernements, les politiciens et les institu- tions impliqués dans la santé publique de sa vision sur la prise en charge du traitement de la douleur, en s’appuyant sur le Livre blanc. À ce jour, une réponse aux questions communautaires, particulières à notre petit pays multi- lingue, n’a pas encore pu être élaborée. Par contre, la BPS a réussi à mettre la douleur à l’ordre du jour de la politique de la santé. Mieux encore, plusieurs propositions de la BPS sont traitées en priorité, notamment en ce qui concerne l’attribution des moyens financiers.

En 2005, neuf centres de référence multidisciplinaires pour la douleur chronique ont été reconnus et ont reçu un B. Morlion (*)

Président de le Belgian Pain Society

Universitaire Ziekenhuizen Leuven, campus Pellenberg Weligerveld 1, B-3212 Pellenberg, Belgique

e-mail : [email protected] ;

http://www.belgianpainsociety.org/images/stories/publications/

Publications_Livre%20blanc.pdf

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financement pour la constitution d’une équipe pluridiscipli- naire. L’actuel ministre de la Santé publique a accordé une place importante à la douleur et alloué plus de moyens financiers afin d’améliorer les soins structurels aux patients souffrant de douleur chronique. Actuellement, la BPS est fortement impliquée dans la reconnaissance et le financement d’une trentaine de centres multidisciplinaires

de la douleur et d’un projet pilote pour la fonction algologique. Ce projet est conforme aux recommandations duLivre blanc. Ces démarches prometteuses se font dans la bonne direction et pourraient inspirer et motiver, dans une perspective européenne, les autres chapitres de l’IASP. Ici aussi, l’adage séculaire demeure invariablement en vigueur : vincit qui in labore persistit.

72 Douleur analg. (2009) 22:71-72

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