Corrigé du devoir à la maison n
◦1
Exercice 1
1. a. D’après la relation de récurrence, u1 =u0+1= (−1)1(2×0 + 1)−u0 =−1−0 donc u1 =−1 . De même,u2 = (−1)2(2×1+1)−(−1) i.e. u2 = 4 ,u3 = (−1)3(2×2+1)−4 i.e. u3 =−9 et u4 = (−1)4(2×3 + 1)−(−9) i.e. u4 = 16 .
b. On peut conjecturer que, pour tout n ∈N, un = (−1)nn2. 2. a. Soit n ∈N. Alors,
vn+1 =un+1−(−1)n+1(n+ 1)2
= (−1)n+1(2n+ 1)−un−(−1)n+1(n2+ 2n+ 1)
=−un−(−1)n+1n2
=−un+ (−1)n+1n2
=−un−(−1)nn2
=−vn
donc la suite (vn) est géométrique de raison −1 .
b. On en déduit que, pour toutn ∈N,vn =v0(−1)n. Or, v0 =u0−(−1)002 = 0−0 = 0 donc, pour tout n ∈ N, vn = 0. Ainsi, pour tout n ∈ N, un−(−1)nn2 = 0 donc,
pour tout n∈N∗, un= (−1)nn2 .
3. a. On aS0 = u0 = 0,S1 = u0+u1 = 0 + (−1) =−1,S2 =u0+u1+u2 = 0 + (−1) + 4 = 3 et S3 =u0+u1+u2 +u3 = 0 + (−1) + 4 + (−9) =−6.
b. Considérons, pour tout n ∈N, la propositionPn : «Sn= (−1)n n(n+1)2 ».
• On a S0 = 0 et (−1)0 0(0+1)2 = 0 donc P0 est vraie.
• Supposons que Pk est vraie pour un certain k ∈N.
• Alors, Sk = (−1)k k(k+1)2 . Or, Sk+1 =Sk+uk+1 donc Sk+1 = (−1)kk(k+ 1)
2 + (−1)k+1(k+ 1)2
= (−1)k(k+ 1)
"
k
2 −(k+ 1)
#
= (−1)k(k+ 1)k−2(k+ 1) 2
= (−1)k(k+ 1)−(k+ 2) 2
= (−1)k+1(k+ 1)(k+ 2) 2 donc Pk+1 est vraie.
Ainsi, on a démontré par récurrence que, pour tout n∈N, Sn = (−1)n n(n+1)2 . 4. a. Par définition, uk+1 = (−1)k+1(2k+ 1)−uk donc uk+1+uk = (−1)k+1(2k+ 1).
Si k est impair alors k+ 1 est pair donc (−1)k+1 = 1 et ainsi uk+uk+1 = 2k+ 1 . Si k est pair alors k+ 1 est impair donc (−1)k+1−1 et donc uk+uk+1 =−(2k+ 1) .
b. En utilisant la question précédente avec k valant successivement 1, 3, ..., 2m−1, on obtient
Sn=u0+ (u1+u2) + (u3+u4) +· · ·+ (u2m−1+u2m)
= 0 + (2×1 + 1) + (2×3 + 1) +· · ·+ (2×(2m−1) + 1)
=
m
X
k=1
(2(2k−1) + 1)
i.e. Sn =
m
X
k=1
(4k−1) . c. En raisonnant de même,
Sn= (u0+u1) + (u2+u3) +· · ·+ (u2m−1+u2m)
=−(2×0 + 1)−(2×2 + 1)− · · · −(2×(2m) + 1)
=−
m
X
k=0
(2(2k) + 1)
i.e. Sn =−
m
X
k=0
(4k+ 1) .
d. Soit n∈N. Si n est pair alors il existem ∈N tel quen = 2m et, d’après la question 4.b., Sn=
m
X
k=1
(4k−1). Or, la suite (wn) définie, pour toutn ∈N, par wn = 4n−1 est une suite arithmétique donc
Sn =m(4×1−1) + (4m−1)
2 =m(2m+ 1) = n
2(n+ 1) = n(n+ 1)
2 .
Or, n est pair donc (−1)n = 1 et ainsi Sn= (−1)n n(n+1)2 .
Si n est impair alors il existem ∈Ntel que n= 2m+ 1 et, d’après la question 4.c., Sn= −
m
X
k=0
(4k+ 1). Or, la suite (tn) définie, pour tout n∈N, par tn = 4n+ 1 est une suite arithmétique donc
Sn=−(m+1)(4×0 + 1) + (4m+ 1)
2 = (m+1)(2m+1) =−
n−1 2 + 1
n =−n(n+ 1)
2 .
Or, n est impair donc (−1)n=−1 et ainsi Sn= (−1)n n(n+1)2 . On a donc montré que, pour tout n∈N, Sn= (−1)n n(n+1)2 .
Exercice 2 (facultatif)
Première méthode. On calcule S1 = 1, S2 = 5, S3 = 17, S4 = 49, S5 = 129. On constate que S1 −1 = 0 = 0×21, S2−1 = 4 = 1×22, S3−1 = 16 = 2×23, S4 −1 = 48 = 3×23 et S5−1 = 128 = 4×24. On peut donc conjecturer que, pour tout n ∈N∗, Sn = (n−1)2n+ 1.
Montrons-le par récurrence.
Considérons, pour tout n ∈N∗, la propositionPn : «Sn= (n−1)2n+ 1 ».
• On a déjà vérifié que P0 est vraie.
• Supposons que Pk est vraie pour un certain k ∈N∗.
• Alors,
Sk+1 =Sk+ (k+ 1)2k= (k−1)2k+ 1 + (k+ 1)2k = (k−1 +k+ 1)2k−1 = 2k2k+ 1 i.e. Sk+1 =k2k+1+ 1 donc Pk+1 est vraie.
Ainsi, on a montré par récurrence que, pour tout n∈N∗,
n
X
j=1
j2j−1 = (n−1)2n+ 1 . Deuxième méthode. Considérons, pour tout j ∈ N∗, la fonction fj : x 7→ xj définie sur R. Alors, pour tout j ∈N∗, la fonction fj est dérivable sur R et, pour tout réelx, fj0(x) =jxj−1. Soit n ∈ N∗. Considérons la fonction g : x 7→
n
X
j=1
fj(x). Alors, g est dérivable sur R comme somme de fonctions dérivables et, pour tout réel x, g0(x) =
n
X
j=1
jxj−1. On a doncSn =g0(2).
Remarquons que, pour tout réel x, g(x) =
n
X
j=1
xj est la somme des termes d’une suite géométrique de raison xdonc, pour tout x6= 1, g(x) =x1−xn
1−x = xn+1−x
x−1 . Sous cette forme, on peut dire que, pour tout réel x6= 1,
g0(x) = [(n+ 1)xn−1]×(x−1)−(xn+1−x)×1
(x−1)2 = nxn+1−(n+ 1)xn+ 1 (x−1)2
Il s’ensuit que
g(2) = n2n+1−(n+ 1)2n+ 1 (2−1)2
=n2n+1−(n+ 1)2n+ 1
= 2×n2n−(n+ 1)2n+ 1
= (2n−n−1)2n+ 1
= (n−1)2n+ 1 Ainsi, pour tout n ∈N∗,Sn = (n−1)2n+ 1 . Troisième méthode. Posons, pour tout n∈N∗,Sn =
n
X
j=0
j2j−1. Soitn∈N∗. Remarquons que Sn= 1·20+ 2·21+ 3·22+· · ·+n·2n−1
= (0 + 1)20+ (1 + 1)21+ (2 + 1)22+· · ·+ (n−1 + 1)2n−1
= 0·20+ 1·21+ 2·22+· · ·+ (n−1)2n−1 + 20+ 21 + 22+· · ·+ 2n−1
= 2(0·2−1+ 1·20+ 2·21 +· · ·+ (n−1)2n−2) + 1−2n 1−2
= 2(Sn−n2n−1) + 2n−1
= 2Sn−(n−1)2n−1.
En isolant Sn, on conclut que Sn = (n−1)2n+ 1 .