Corrigé du devoir à la maison n
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Exercice 1
1. a. La fonction f est de la forme f = uv avec u:x 7→2x+ 3et v :x 7→x+ 4sont deux fonctions dérivables sur [1 ; 2] telles que, pour tout x∈[1 ; 2],u0(x) = 2 etv0(x) = 1.
On en déduit que f est dérivable sur [1 ; 2] et, pour tout x∈[1 ; 2],
f0(x) = 2×(x+ 4)−(2x+ 3)×1
(x+ 4)2 = 2x+ 8−2x−3
(x+ 4)2 = 5
(x+ 4)2 >0 donc la fonction f est strictement croissante sur[1 ; 2] .
b. Considérons, pour tout n ∈N, la proposition Pn : «1< un 62».
• Sachant que u0 = 2, P0 est vraie.
• Supposons que Pk soit vraie pour un certain k ∈N.
• Alors, 1 < uk 6 2 donc, comme f est strictement croissante sur [1 ; 2], f(1) <
f(uk) 6 f(2). Or, f(1) = 1, f(uk) = uk+1 et f(2) = 76 6 2 donc 1 < uk+1 6 76 i.e.
Pk+1 est vraie.
On a donc montré par récurrence que
∀n∈N, 1< un62. 2. a. Soit n ∈N. Alors,
un+1−un = 2un+ 3
un+ 4 −un= 2un+ 3−un(un+ 4) un+ 4
= 2un+ 3−u2n−4un
un+ 4 = −un−2un+ 2 un+ 4 . Or, (1−un)(3 +un) = 3 +un−3un−u2n =−u2n−2un+ 3 donc
un+1−un= (1−un)(3 +un) un+ 4 .
b. Soit n ∈N. On a vu dans la question 1.b. que un >1 donc 1−un <0, 3 +un >0 et un+ 4 > 0. On déduit alors de la question précédente que un+1 −un <0 ce qui prouve que (un)est décroissante .
3. On pose, pour tout n∈N, vn = uun+3
n−1.
a. On a vu à la question 1.b. que, pour tout n ∈ N, un > 1 donc un 6= 1. Ainsi, le nombre vn est bien défini pour tout n ∈N .
b. Soit n ∈N. Alors,
vn+1 = un+1+ 3 un+1−1 =
2un+3 un+4 + 3
2un+3
un+4 −1 = 2un+ 3 + 3(un+ 4) 2un+ 3−(un+ 4)
= 2un+ 3 + 3un+ 12
2un+ 3−un−4 = 5un+ 15
un−1 = 5× un+ 3 un−1 i.e. vn+1= 5vn. Ainsi, (vn)est une suite géométrique de raison 5.
c. On en déduit que, pour tout n ∈ N, vn = v0 × 5n. Or, v0 = uu0+3
0−1 = 5 donc, pour tout n∈N, vn = 5×5n= 5n+1 .
Pour finir, on a, pour tout n ∈ N, vn = uun+3
n−1 donc vn(un − 1) = un + 3 donc vnun−vn=un+ 3 donc vnun−un =vn+ 3 donc un(vn−1) = vn+ 3. Remarquons que, pour tout n∈N,vn>0donc vn+ 36= 0 et ainsi vn−16= 0. Dès lors, pour tout n ∈N, un = vvn+3
n−1 i.e.
∀n∈N, un = 5n+1+ 3 5n+1−1 .
Exercice 2. — Par définition,a0 ∈N eta0 60donc a0 = 0. De même, a1 ∈N eta1 61 donc a1 = 0ou a1 = 1. Or, comme (an) est strictement croissante, a1 > a0 = 0donc a1 = 1. Par un raisonnement identique, on obtienta2 = 2,a3 = 3... On peut donc conjecturer quean =n pour tout n ∈N.
Montrons-le par récurrence.
Considérons, pour tout n ∈N, la propositionPn : «an =n ».
• On a vu que a0 = 0 donc P0 est vraie.
• Supposons que Pk soit vraie pour un certain k ∈N.
• Alors, d’une part, ak+1 6 k+ 1 et, d’autre part, comme (an) est strictement croissante, ak+1 > ak =k donc, comme ak+1 ∈N,ak+1 >k+ 1. On conclut que ak+1 =k+ 1 i.e. Pk+1 est vraie.
On a donc montré par récurrence que, pour tout n ∈N,an=n.
Exercice 3. — Considérons, pour tout entier n > 3, la proposition Pn : « pour tout entier naturel i6n, ci >3i−2 ».
• Étant donné que c0 = 1> 19 = 30−2,
c1 = 1×1 = 1 > 13 = 31−2, c2 = 1×1 + 1×1 = 2 >132−2,
c3 = 1×2 + 12+ 2×1 = 5>3 = 33−2,
c4 = 1×5 + 1×2 + 2×1 + 5×1 = 14>9 = 34−2 et c5 = 1×14 + 1×5 + 22 + 5×1 + 14×1 = 42>27 = 35−2, la proposition P5 est vraie.
• Supposons que Pk soit vraie pour un certain entier k >5.
• Alors, pour tout entier naturel i 6k, ci > 3i−2 et on doit montrer que, pour tout entier naturel i 6 k+ 1, ci > 3i−2. Il suffit donc de montrer que ck+1 > 3k+1−2 i.e. que ck+1 > 3k−1. Par définition,
ck+1 =c0ck+c1ck−1+c2ck−2+· · ·+ck−1c1+ckc0. Cette somme contient k+ 1 termes tous positifs donc, commek+ 1 >6,
ck+1 >c0ck+c1ck−1+c2ck−2+ck−2c2+ck−1c1+ckc0 = 2(c0ck+c1ck−1 +c2ck−2).
Or, c0 =c1 = 1, c2 = 2 donc, en utilisant l’hypothèse de récurrence avec i∈ {k, k−1, k−2}, il vient
2(c0ck+c1ck−1+c2ck−2)>2(3k−2+3k−3+2×3k−4) = 2(32+3+2)3k−4 = 28×3k−4 >33×3k−4 = 3k−1 donc ck+1 >3k−1 i.e. Pk+1 est vraie.
On a donc montré par récurrence que, pour tout n > 5, Pn est vraie ce qui implique que, pour tout n∈N, cn >3n−2 .