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Calcul de l'effet d'une contrainte sur la configuration atomique d'une dislocation vis dans un métal cubique centré

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00208107

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208107

Submitted on 1 Jan 1973

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Calcul de l’effet d’une contrainte sur la configuration atomique d’une dislocation vis dans un métal cubique

centré

P. Beauchamp, J. Rabier, J. Grilhé

To cite this version:

P. Beauchamp, J. Rabier, J. Grilhé. Calcul de l’effet d’une contrainte sur la configuration atomique d’une dislocation vis dans un métal cubique centré. Journal de Physique, 1973, 34 (10), pp.923-929.

�10.1051/jphys:019730034010092300�. �jpa-00208107�

(2)

CALCUL DE L’EFFET D’UNE CONTRAINTE

SUR LA CONFIGURATION ATOMIQUE D’UNE DISLOCATION VIS

DANS UN MÉTAL CUBIQUE CENTRÉ

P.

BEAUCHAMP,

J. RABIER et J.

GRILHÉ

Laboratoire de

Métallurgie Physique (L.

A.

131) 40,

avenue du

Recteur-Pineau,

86022

Poitiers,

France

(Reçu

le 14

février 1973,

révisé le 16 avril

1973)

Résumé. 2014 Les déformations du coeur d’une dislocation vis de vecteur de

Burgers b

=

a/2 [111]

dans un métal

cubique

centré, soumise à des contraintes d’orientation et d’intensités diverses ont été calculées en utilisant un

potentiel

« d’interaction de

paires »

calculé pour le lithium par R. Pick.

Les résultats obtenus montrent que la dislocation vis soumise à une contrainte a tendance à se

dissocier dans les

plans (112)

et permettent de relier

l’asymétrie

de

glissement

dans les

plans (112)

observée

expérimentalement

à une

asymétrie

de la structure du coeur de la dislocation.

Abstract. 2014 The dislocation core structures are calculated in the case of a b =

a/2 [111] Burgers

vector screw dislocation in a bcc

lattice,

under stresses of several orientations and

magnitudes ;

a

pair

interaction

potential

calculated

by

Pick for lithium has been used.

The results show that the screw dislocation under stresses tends to dissociate on

(112) planes ;

moreover

they

allow to connect the

experimentally

observed

glide

asymmetry on

(112) planes,

to an asymmetry of the dislocation core structure.

Classification

Physics Abstracts

16.40 - 16.60 - 16.70

1. Introduction. - Il semble que les

propriétés

par- ticulières de la déformation

plastique

des métaux

cubiques

centrés à basse

température s’expliquent plus

par un frottement des dislocations sur le réseau que par une interaction entre dislocations et

impuretés.

Les

propriétés

de

glissement

des dislocations

dépendent

essentiellement des dislocations vis dont la mobilité est moindre que celle des dislocations coin.

Les

plans

de

glissement

ne sont pas exclusivement les

plans cristallographiques

de bas indices. Le

glis-

sement des dislocations

dépend

fortement de l’orien-

tation de la contrainte

appliquée.

En

particulier,

on

observe une forte

asymétrie

de

glissement

dans les

plans (112),

le

glissement

étant

plus

facile pour un cisaillement exercé dans le sens de

maclage

que dans le sens

d’antimaclage.

Ces

propriétés

de

glissement

sont liées à la structure de coeur des dislocations vis.

Divers auteurs ont fait des calculs de

configurations atomiques

du coeur des

dislocations

vis en utilisant des méthodes de calcul et des

potentiels

d’interaction entre

ions,

différents

[1] ]

à

[5].

Les résultats ainsi obtenus concordent sur le

point

suivant : le coeur de la

dislocation

vis

présente

une

symétrie

d’ordre trois autour de la

ligne

de disloca-

tion. Cette structure de coeur ne favorise aucun

plan

de

glissement particulier.

Il est donc nécessaire de

faire des calculs de

configuration atomique

sous

contrainte.

De tels calculs ont été faits par Basinski et al.

[6]

et par

Vitek, Duesbery

et Bowen

[7]

à l’aide d’un certain nombre de

potentiels

d’interaction entre ions à courte

portée.

Les

configurations

de coeur ainsi déterminées

dépendent

du

potentiel employé

pour le calcul.

Dans certains métaux les

potentiels

d’interaction de

paires

ont été calculés à

partir

de l’hamiltonien du cristal. Ces

potentiels

sont

généralement

à

longue portée.

Il semble donc intéressant de calculer la structure du coeur des dislocations sous contrainte en

utilisant de tels

potentiels.

Notre calcul de

configuration

sous contrainte fait suite au calcul de

configuration atomique

fait par

J. Rabier et J. Grilhé

[5].

2. Méthode de calcul. - 2.1 CHOIX DU POTENTIEL

D’INTERACTION ENTRE IONS. - NOUS avons choisi

un

potentiel

« d’interaction de

paires »

calculé par

Pick

[8]

à

partir

de la structure

électronique

du

lithium.

Ce choix a été fait pour les raisons suivantes : Pick a pu montrer que dans les métaux normaux

on

pouvait

mettre une

partie

de

l’énergie

du cristal

sous forme de sommes d’interactions entre

paires d’ions,

ne

dépendant

que de la distance des

ions.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019730034010092300

(3)

924

Le

potentiel

« d’interaction de

paires »

calculé

pour le lithium en résolvant l’hamiltonien du métal par une méthode de

pseudo-potentiel

donne des

résultats en bon accord avec

l’expérience (stabilité

relative des

phases cristallines,

constantes

élastiques, spectres

de

phonons)

alors que dans d’autres métaux normaux, en

particulier

le

sodium,

un modèle « d’inter- action de

paires »

donne de moins bons résultats.

Ce

potentiel

rend

compte

des interactions entre ions

éloignés :

pour les

grandes

valeurs de r, il se rap-

proche

d’une forme

asymptotique proportionnelle

à

Il est commode pour notre calcul de mettre ces

énergies

d’interaction entre ions sous forme d’inter- actions entre

rangées atomiques.

Le calcul fait par J. Grilhé et J. Rabier

[9]

donne cette

énergie

d’inter-

action entre

rangées

et montre que la forme asymp-

totique peut

s’écrire

p étant la distance entre les deux

rangées,

z la différence de cote entre deux atomes

pris

comme

origine

sur

chacune des

rangées

et d la distance entre 2 atomes voisins sur une

rangée.

La décroissance assez lente du

potentiel

d’interac-

tion de

paires

en fonction de la distance nous a

conduits à tenir

compte

des interactions entre

rangées jusqu’à

une distance de 8 b.

2.2 MINIMISATION DE L’ÉNERGIE. - Le but du calcul est de déterminer la

position

des

rangées atomiques

entourant la dislocation

qui correspond

au minimum de

l’énergie

du cristal.

Pour

cela,

on

procède

de la

façon

suivante : on

sépare

le cristal en deux

régions :

- Un

cylindre

dont l’axe est la

ligne

de dislocation dans

lequel

les

rangées peuvent

se

déplacer (région

de

coeur)).

Nous avons

pris

un rayon de coeur de

3,5

b ce

qui correspond

à 42

rangées

mobiles.

- Le reste du cristal où les

rangées atomiques

restent fixes.

On donne à toutes les

rangées

du cristal une

position

initiale calculée par l’élasticité. On calcule alors la force

agissant

sur chacune des

rangées

de coeur

puis

on

déplace

simultanément ces

rangées

d’une

quantité proportionnelle

à la force. On obtient ainsi une nou-

velle

position

pour

laquelle l’énergie

est inférieure à

l’énergie

initiale.

En réitérant le

procédé

on

peut

déterminer ainsi un

minimum de

l’énergie.

2.3 INTRODUCTION DE LA CONTRAINTE

APPLIQUÉE.

- Les contraintes

agissant

sur une dislocations vis

parallèle

à l’axe Oz sont les cisaillements de compo- santes (Jxz et uyz. Ces cisaillements donnent aux

rangées

du cristal un

déplacement qui

en élasticité

isotrope

est donné par

Pour déterminer la

position

initiale des

rangées

dans le calcul de

configuration

de coeur sous

contraintes,

on

ajoute

ce

déplacement Uz

à la

position

des

rangées

calculée sous contrainte nulle.

A

partir

de cette

position,

on minimise

l’énergi-

en relaxant les

rangées

de coeur.

Les contraintes sont

appliquées

de

façon

progres- sive : on

applique

d’abord une

petite

contrainte

Qo

(6o N 0,002 p)

et on minimise

l’énergie.

Partant

de cette

position,

on

applique

2 (Jo, ..., etc. Ceci

permet d’apprécier

l’évolution de la structure du

coeur en fonction de l’intensité de la contrainte

appliquée.

Nous avons

pris

diverses orientations du

plan

du

cisaillement

appliqué : plans (110), (112)

et

plans

intermédiaires.

2.4

REMARQUES

SUR LA MÉTHODE DE CALCUL. -

Pour déterminer un minimum de

l’énergie

il est

nécessaire

d’imposer

des conditions aux limites

qui

dans notre calcul sont assurées par le fait que les

rangées

entourant le coeur restent fixes.

Sous l’action de contraintes suffisamment

fortes,

la dislocation doit se

déplacer,

mais les conditions

aux limites que nous avons choisies auront pour effet de

s’opposer

à ce

déplacement.

C’est

pourquoi

notre calcul ne

permettra

pas d’obtenir de valeurs de contrainte faisant se

déplacer

la

dislocation,

ni les déformations du cristal lors du

déplacement

de la

dislocation. Les résultats donneront la déformation du coeur d’une dislocation immobile sous l’action d’une contrainte

extérieure ;

ces structures de coeur

pourront permettre

de déterminer les

plans

de

glis-

sement de la dislocation.

3. Résultats. - 3 .1 REPRÉSENTATION DES RÉSUL-

TATS. - La

ligne

de dislocation est

parallèle

à la direc-

tion

[111 ].

Le

plan

des

figures

est le

plan (111) ;

sur

ces

figures

sont

représentées

les traces des

rangées parallèles

à la dislocation dans le

plan (111).

Les traces

de ces

rangées

se trouvent aux sommets de

triangles

équilatéraux de côté

2 J2

équilatéraux

de

cote 3 b.

b.

Nous avons

représenté

les

déplacements

des ran-

gées

dans les trois directions :

parallèlement

à la

dislocation et

parallèlement

au

plan (111).

Le

dépla-

cement U des

rangées,

par

rapport

à leur

position

dans le cristal

parfait,

du à la contrainte et à la dislo- cation

peut

s’écrire :

Ude

est le

déplacement

dû à la dislocation calculé en

élasticité. Il est

parallèle

à Oz

(4)

Uj

est la relaxation des

rangées

sous contrainte nulle.

Uce

est le

déplacement

dû à la contrainte de cisaille- ment, calculé en élasticité. Il est

parallèle

à Oz

Uc

est la relaxation des

rangées

sous contrainte.

Le but du calcul étant de déterminer l’écart de la

position

des

rangées

à leur

position

calculée en élas-

ticité,

nous avons

représenté

sur les

figures

soit le

déplacement Ud

+

Uc,

soit le

déplacement Vc.

Le

déplacement Ud

+

Ue permet d’apprécier

la

« forme » du coeur de la

dislocation,

et le

déplace-

ment

De permet d’apprécier

« la déformation » du coeur, due à la contrainte.

Les composantes des

déplacements parallèles

à la

dislocation donc

perpendiculaires

au

plan

de

figure

ont été rabattues dans ce

plan

suivant la direction

[101].

Nous avons hachuré les zones ces

déplacements

sont

négatifs

afin de mieux marquer le relief. Sur les

figures,

ces

déplacements

ont été

multipliés

par un facteur 20.

Les

composantes

des

déplacements parallèles

au

plan (111)

ont été

multipliées

par 20 sur les

figures

1

et

2,

et par 100 sur les autres

figures.

Les

figures portent

l’orientation de la force

agissant

FIG. 1. - Déplacement Ud en site stable. la Composante de Ud parallèle à la direction [111] (x 20). lb Composante de Ud

perpendiculaire à la direction [111] ] (x 20).

FIG. 2. - Déplacement Ud en site métastable. 2a Composante de Ud parallèle à la direction [111] ] ( x 20). 2b Composante de Ud

perpendiculaire à la direction [111 ] ( x 20).

(5)

926

sur la

dislocation, qui

se trouve dans le

plan

du cisail-

lement

appliqué,

et le module de cette contrainte.

Les calculs de

configurations atomiques

des dis-

locations vis ont tous confirmé l’existence de deux sites

préférentiels

de nature différente des dislocations discutés pour la

première

fois par Suzuki

[10] :

le

site S stable et le site M métastable. En

effet,

les

rangées atomiques parallèles

à la direction

[111]

sont décalées dans un cristal cc

parfait parallèlement

à cette direction d’une

quantité

±

b/3

de sorte que la succession des cotes des

rangées

dans un

triangle pointe

en haut est

0, b/3,

2

b/3 lorsqu’on

tourne dans

le sens

trigonométrique

et

0,

2

b/3, b/3,

dans un

triangle pointe

en bas. La

ligne

de dislocation passe par le

centre de

gravité

de l’un de ces

triangles.

Dans le

premier

cas, site

S,

la cote des trois

rangées

entourant

la dislocation devient

0,

2

b/3, b/3

et dans le second

cas

(site M) 0, 0,

0.

(Ceci

dans

l’hypothèse

d’une dis-

location vis définie par

l’élasticité.)

Ces trois

rangées

sont à la même cote ce

qui implique

une

énergie plus

élevée pour la

configuration

M que pour la

configu-

ration S. Les

figures

1 et 2 donnent la relaxation

Ud

des

rangées

pour des dislocations en site S et en site

M,

obtenue par J. Rabier et J. Grilhé

[5] ;

c’est cette

position

que nous avons

prise

comme

point

de

départ

pour

appliquer

la contrainte.

Les calculs

qui

ont été faits ne

permettent

pas d’affirmer avec certitude que seules les dislocations

en site stable doivent exister dans le cristal. Aussi

avons-nous

appliqué

des contraintes sur des dislo- cations en site S et en site M.

D’autre

part,

pour des contraintes

appliquées

dans

le

plan (112)

on

distingue

le sens de

maclage

du sens

d’antimaclage.

Pour une dislocation en site

S,

la contrainte

qui

donne un

maclage

induit une force

sur la dislocation

qui, partant

de la

ligne

de disloca-

tion, joint

l’un des sommets de ce

triangle.

Le cisail-

lement

d’antimaclage

induit une force de sens

contraire

(cf.

Christian

[11 ]).

Sur les

figures

3 à 7 nous avons

représenté

la

posi-

tion de la dislocation par le

symbole A qui indique

les trois

demi-plans (112) correspondant

au sens de

maclage.

Ce

symbole rappelle

aussi la

configuration

sessile de la dislocation sous contrainte nulle.

Les résultats que nous avons obtenus montrent

l’importance

de cette distinction entre sens de

maclage

et sens

d’antimaclage.

3.2 EVOLUTION DE LA STRUCTURE DU C0152UR EN FONCTION DE L’INTENSITÉ DE LA CONTRAINTE APPLI-

QUÉE.

- Les

déplacements U,

des

rangées augmentent régulièrement

avec l’intensité de la contrainte

appli- quée jusqu’à

une contrainte d’environ

0,03

g, ils sont à peu

près proportionnels

à la contrainte.

Aussi avons-nous choisi de

représenter

les

dépla-

cements pour une contrainte de

0,03

g.

Pour une contrainte

donnée,

les

déplacements U,,

sont semblables que la dislocation soit en site S ou en

site M. Dans les deux cas, la localisation par

rapport

FIG. 3. - Déformation du coeur d’une dislocation en site S soumise à une contrainte de cisaillement appliquée dans un plan (112) (sens de maclage). 3a Composante de Ud + Uc parallèle à la direction [111] ] (x 20). 3b Composante de Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 3c Composante de Ue

perpendiculaire à la direction [111] ] (x 100).

(6)

aux directions

cristallographiques

du

cristal,

le module

et le sens des

déplacements Uc

sont voisins. Pour cette raison nous n’avons pas

représenté

les

déplace-

ments obtenus pour le site M.

Les déformations du coeur

dépendent

de l’orienta- tion de la contrainte

appliquée ;

mais dans tous les

cas les

composantes

du

déplacement U, parallèles

au

plan (111)

sont

beaucoup plus petites

que les

composantes

normales à ce

plan (sur

les

figures

les

premières

ont dû être

multipliées

par 100 pour être nettement

visibles,

alors que les secondes ont été

multipliées

par

20).

3 . 2.1 Contrainte dans un

plan (112).

Sens de

maclage (Fig. 3).

- Les

déplacements parallèlement

à la direc-

tion

[111 ]

sont

antisymétriques

par

rapport

au

plan (112) (Fig. 3a, 3b)

et les

déplacements

perpen- diculaires à cette direction sont

symétriques

par rap-

port

au

plan (112).

Les

déplacements parallèles

au

plan (111) (Fig. 3c) provoquent

un

aplatissement général

du coeur sur

le

plan (112)

sauf dans un secteur

angulaire

centré

sur le

demi-plan (112)

contenant la force

agissant

sur la dislocation. Les

déplacements parallèles

à la

dislocation sont localisés essentiellement au

voisinage

du

demi-plan (112)

contenant la force

agissant

sur la

dislocation,

ce

qui

provoque un cisaillement du cristal dans ce

demi-plan.

Pour une contrainte de

0,03

J,1, le

déplacement

relatif de deux

rangées

voisines

situées de

part

et d’autre de ce

demi-plan (112)

atteint

0,1

b au

voisinage

de la dislocation.

3.2.2 Contrainte dans un

plan (112).

Sens d’anti-

maclage (Fig. 4).

- Les

symétries

des

déplacements

sont les mêmes que dans le cas

précédent.

La

répartition

des

déplacements parallèles

à la

direction

[111]

est

beaucoup plus

diffuse que pour le sens de

maclage.

On

peut

noter la création d’un cisaillement du cristal dans un

demi-plan (112)

contenant la force

agissant

sur la

dislocation,

mais aussi un cisaillement du même ordre de

grandeur

dans un

plan (110) perpendiculaire

à ce

plan (112).

Dans ces

régions,

le

déplacement

relatif de deux ran-

gées

est de l’ordre de

0,05

b pour une contrainte de

0,03

J,1.

Les

déplacements parallèles

au

plan (111)

se font

de

façon

que l’on ait un

aplatissement

du coeur sur un

plan (110) perpendiculaire

à la force

agissant

sur la

dislocation,

donc peu favorable au

glissement.

3.2.3 Contrainte dans un

plan (110) (Fig. 5).

-

On ne trouve dans ce cas aucune

symétrie

des

déplacements.

Les

déplacements parallèles

à la dislocation

(Fig. 5a)

sont localisés

principalement

au

voisinage

du demi-

plan (112) correspondant

au sens de

maclage

le

plus proche

de la direction de la force

agissant

sur la

dislocation. On a alors création d’un cisaillement notable du cristal dans ce

demi-plan (112).

Le

dépla-

cement relatif de deux

rangées

de

part

et d’autre de

FIG. 4. - Contrainte appliquée dans un plan (112) (sens d’anti- maclage). 4a Composante de Ud + Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 4b Composante de Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 4c Composante de Uc perpendiculaire à la direc-

tion [111] ] (x 100).

(7)

928

FIG. 5. - Contrainte appliquée dans un plan (110). 5a Composante de Uc parallèle à la direction [111 ] ( x 20).

5b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111 ] ( x 100).

FIG. 6. - Le plan de la contrainte appliquée est intermédiaire entre un plan (110) et un plan (112) sens d’antimaclage.

6a Composante de De parallèle à la direction [111] (x 20). 6b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111] (x 100).

FIG. 7. - Le plan de la contrainte appliquée est intermédiaire entre un plan (110) et un plan (112) sens de maclage.

7a Composante de Uc

parallèle

à la direction [111] ] ( x 20). 7b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111] (x 100).

(8)

ce

demi-plan (112)

est de l’ordre de

0,1

b pour une contrainte de

0,03

j.

Les

déplacements parallèles

au

plan (111)

font

apparaître

un

aplatissement général

du coeur sur le

plan (112)

défini ci-dessus sauf dans un secteur angu- laire centré sur le

demi-plan (112) qui

est le

siège

du cisaillement maximum. On pourra noter de

plus

que ces

déplacements

sont

grossièrement symétriques

par

rapport

à ce

plan (112).

On voit donc que

lorsque

la contrainte est

appli- quée

dans un

plan (110)

on obtient une structure

du coeur se

rapprochant

de celle obtenue pour une contrainte

appliquée

dans un

plan (112) (sens

de

maclage).

Il faut remarquer que la structure de coeur obtenue pour une contrainte dans un

plan (112) (sens

d’anti-

maclage)

se différencie nettement des deux structures

comparées

ci-dessus.

Si on

change

le sens de la contrainte on obtient des

déplacements Dc symétriques

de ceux

représen-

tés sur les

figures

5a et 5b. Plus

précisément

on

passe d’un cas à l’autre en

opérant

sur la compo- sante de

Ue parallèle

au

plan (111)

une

symétrie

par

rapport

au

plan (112)

normal au

plan

de la contrainte

appliquée,

et sur la

composante

de

Uc parallèle

à la

dislocation,

une

antisymétrie

par

rapport

à ce même

plan (112).

Le

déplacement

total U subit la même transformation que

Dc.

Il

n’y

a pas

d’asymétrie

de

l’effet de la contrainte dans les

plans (110).

3.2.4 Autres orientations de la contrainte. -

a)

L’orientation de la contrainte est intermédiaire entre le sens

d’antimaclage

et un

plan (110) :

on

obtient les

déplacements Ue représentés

sur la

figure

6.

On note la similitude entre cette

figure

et la

figure 4,

les

symétries ayant

un peu

disparu.

b)

Si la contrainte est

appliquée

dans un

plan

situé

entre un

plan (110)

et un

plan (112),

sens de

maclage (Fig. 7),

on obtient une

configuration

de coeur très

voisine de celle obtenue

lorsque

la contrainte est dans le sens de

maclage,

les

symétries

n’étant

plus parfaites.

4. Discussion et conclusion. - Les résultats que

nous venons

d’exposer permettent d’expliquer

les

propriétés

de

glissement

des dislocations vis :

Considérons d’abord le cas où la contrainte est

appliquée

dans les

plans (112).

Nous avons obtenu

des structures de coeur nettement différentes suivant

que la contrainte est

appliquée

dans le sens de

maclage

ou dans le sens

d’antimaclage.

La structure de coeur obtenue dans le

premier

cas

qui

fait

apparaître

un cisaillement localisé dans un

demi-plan (112)

et un

aplatissement

du coeur sur ce

plan

semble

plus

favorable au

glissement

que la structure obtenue dans le second cas

qui

montre à

la fois un cisaillement dans un

demi-plan (112)

et

dans un

plan (110) perpendiculaire

au

plan

de la

contrainte

appliquée,

et

qui

de

plus

ne fait pas appa- raître un

aplatissement

du coeur sur le

plan

de la

contrainte

appliquée.

Puisque

nous obtenons des

configurations

de coeur

semblables si on se réfère au sens de

maclage,

que la dislocation soit en site S ou en site

M,

le sens de

glissement

le

plus

facile ne

dépend

pas de la

position

de la dislocation.

Ceci est à

rapprocher

de

l’asymétrie

de

glissement

dans les

plans (112) qui

a été observée

expérimenta-

lement dans les métaux

cubiques

centrés.

Lorsque

la contrainte n’est pas

appliquée

dans les

plans (112),

nous avons vu que les structures de

coeur obtenues se

rapprochaient

de l’une ou de l’autre

des deux structures discutées ci-dessus : la

description

des

figures

se fait

toujours

en

prenant

les

plans (112)

comme

plans

de référence. Par

exemple,

bien que la contrainte soit

appliquée

dans un

plan (110),

les

cisaillements du coeur se font dans un

demi-plan (112)

et on a un

aplatissement

du coeur sur ce

plan (112).

Ceci semble montrer que les

plans (112)

sont des

plans

de

glissement privilégiés

à basse

température.

Les calculs faits par M. S.

Duesbery,

V. Vitek et

D. K. Bowen

[7]

à l’aide de

plusieurs potentiels phénoménologiques

de Johnson font

apparaître

des

configurations

de coeur et des mécanismes de mouve-

ment des dislocations différents suivant le

potentiel

utilisé. Pour le

potentiel

du

type J1

1 de

Johnson,

ces résultats montrent la création de cisaillements

impor-

tants du cristal dans les

plans (112).

Ces résultats

ne sont pas en contradiction avec les nôtres.

Cependant,

certaines différences

subsistent,

elles

peuvent

être dues :

- à la

longue portée

du

potentiel

que nous avons

employé qui

donne une

grande importance

aux condi-

tions aux

limites ;

- aux

configurations

sessiles initiales

qui

ne

pré-

sentent pas de

dégénérescence

en

énergie.

Bibliographie

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