HAL Id: jpa-00208107
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Submitted on 1 Jan 1973
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Calcul de l’effet d’une contrainte sur la configuration atomique d’une dislocation vis dans un métal cubique
centré
P. Beauchamp, J. Rabier, J. Grilhé
To cite this version:
P. Beauchamp, J. Rabier, J. Grilhé. Calcul de l’effet d’une contrainte sur la configuration atomique d’une dislocation vis dans un métal cubique centré. Journal de Physique, 1973, 34 (10), pp.923-929.
�10.1051/jphys:019730034010092300�. �jpa-00208107�
CALCUL DE L’EFFET D’UNE CONTRAINTE
SUR LA CONFIGURATION ATOMIQUE D’UNE DISLOCATION VIS
DANS UN MÉTAL CUBIQUE CENTRÉ
P.
BEAUCHAMP,
J. RABIER et J.GRILHÉ
Laboratoire de
Métallurgie Physique (L.
A.131) 40,
avenue duRecteur-Pineau,
86022
Poitiers,
France(Reçu
le 14février 1973,
révisé le 16 avril1973)
Résumé. 2014 Les déformations du coeur d’une dislocation vis de vecteur de
Burgers b
=a/2 [111]
dans un métal
cubique
centré, soumise à des contraintes d’orientation et d’intensités diverses ont été calculées en utilisant unpotentiel
« d’interaction depaires »
calculé pour le lithium par R. Pick.Les résultats obtenus montrent que la dislocation vis soumise à une contrainte a tendance à se
dissocier dans les
plans (112)
et permettent de relierl’asymétrie
deglissement
dans lesplans (112)
observée
expérimentalement
à uneasymétrie
de la structure du coeur de la dislocation.Abstract. 2014 The dislocation core structures are calculated in the case of a b =
a/2 [111] Burgers
vector screw dislocation in a bcc
lattice,
under stresses of several orientations andmagnitudes ;
apair
interactionpotential
calculatedby
Pick for lithium has been used.The results show that the screw dislocation under stresses tends to dissociate on
(112) planes ;
moreover
they
allow to connect theexperimentally
observedglide
asymmetry on(112) planes,
to an asymmetry of the dislocation core structure.
Classification
Physics Abstracts
16.40 - 16.60 - 16.70
1. Introduction. - Il semble que les
propriétés
par- ticulières de la déformationplastique
des métauxcubiques
centrés à bassetempérature s’expliquent plus
par un frottement des dislocations sur le réseau que par une interaction entre dislocations etimpuretés.
Les
propriétés
deglissement
des dislocationsdépendent
essentiellement des dislocations vis dont la mobilité est moindre que celle des dislocations coin.Les
plans
deglissement
ne sont pas exclusivement lesplans cristallographiques
de bas indices. Leglis-
sement des dislocations
dépend
fortement de l’orien-tation de la contrainte
appliquée.
Enparticulier,
onobserve une forte
asymétrie
deglissement
dans lesplans (112),
leglissement
étantplus
facile pour un cisaillement exercé dans le sens demaclage
que dans le sensd’antimaclage.
Ces
propriétés
deglissement
sont liées à la structure de coeur des dislocations vis.Divers auteurs ont fait des calculs de
configurations atomiques
du coeur desdislocations
vis en utilisant des méthodes de calcul et despotentiels
d’interaction entreions,
différents[1] ]
à[5].
Les résultats ainsi obtenus concordent sur le
point
suivant : le coeur de la
dislocation
visprésente
unesymétrie
d’ordre trois autour de laligne
de disloca-tion. Cette structure de coeur ne favorise aucun
plan
de
glissement particulier.
Il est donc nécessaire defaire des calculs de
configuration atomique
souscontrainte.
De tels calculs ont été faits par Basinski et al.
[6]
et par
Vitek, Duesbery
et Bowen[7]
à l’aide d’un certain nombre depotentiels
d’interaction entre ions à courteportée.
Les
configurations
de coeur ainsi déterminéesdépendent
dupotentiel employé
pour le calcul.Dans certains métaux les
potentiels
d’interaction depaires
ont été calculés àpartir
de l’hamiltonien du cristal. Cespotentiels
sontgénéralement
àlongue portée.
Il semble donc intéressant de calculer la structure du coeur des dislocations sous contrainte enutilisant de tels
potentiels.
Notre calcul de
configuration
sous contrainte fait suite au calcul deconfiguration atomique
fait parJ. Rabier et J. Grilhé
[5].
2. Méthode de calcul. - 2.1 CHOIX DU POTENTIEL
D’INTERACTION ENTRE IONS. - NOUS avons choisi
un
potentiel
« d’interaction depaires »
calculé parPick
[8]
àpartir
de la structureélectronique
dulithium.
Ce choix a été fait pour les raisons suivantes : Pick a pu montrer que dans les métaux normaux
on
pouvait
mettre unepartie
del’énergie
du cristalsous forme de sommes d’interactions entre
paires d’ions,
nedépendant
que de la distance desions.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019730034010092300
924
Le
potentiel
« d’interaction depaires »
calculépour le lithium en résolvant l’hamiltonien du métal par une méthode de
pseudo-potentiel
donne desrésultats en bon accord avec
l’expérience (stabilité
relative des
phases cristallines,
constantesélastiques, spectres
dephonons)
alors que dans d’autres métaux normaux, enparticulier
lesodium,
un modèle « d’inter- action depaires »
donne de moins bons résultats.Ce
potentiel
rendcompte
des interactions entre ionséloignés :
pour lesgrandes
valeurs de r, il se rap-proche
d’une formeasymptotique proportionnelle
àIl est commode pour notre calcul de mettre ces
énergies
d’interaction entre ions sous forme d’inter- actions entrerangées atomiques.
Le calcul fait par J. Grilhé et J. Rabier[9]
donne cetteénergie
d’inter-action entre
rangées
et montre que la forme asymp-totique peut
s’écrirep étant la distance entre les deux
rangées,
z la différence de cote entre deux atomespris
commeorigine
surchacune des
rangées
et d la distance entre 2 atomes voisins sur unerangée.
La décroissance assez lente du
potentiel
d’interac-tion de
paires
en fonction de la distance nous aconduits à tenir
compte
des interactions entrerangées jusqu’à
une distance de 8 b.2.2 MINIMISATION DE L’ÉNERGIE. - Le but du calcul est de déterminer la
position
desrangées atomiques
entourant la dislocationqui correspond
au minimum de
l’énergie
du cristal.Pour
cela,
onprocède
de lafaçon
suivante : onsépare
le cristal en deuxrégions :
- Un
cylindre
dont l’axe est laligne
de dislocation danslequel
lesrangées peuvent
sedéplacer (région
de
coeur)).
Nous avons
pris
un rayon de coeur de3,5
b cequi correspond
à 42rangées
mobiles.- Le reste du cristal où les
rangées atomiques
restent fixes.
On donne à toutes les
rangées
du cristal uneposition
initiale calculée par l’élasticité. On calcule alors la force
agissant
sur chacune desrangées
de coeurpuis
ondéplace
simultanément cesrangées
d’unequantité proportionnelle
à la force. On obtient ainsi une nou-velle
position
pourlaquelle l’énergie
est inférieure àl’énergie
initiale.En réitérant le
procédé
onpeut
déterminer ainsi unminimum de
l’énergie.
2.3 INTRODUCTION DE LA CONTRAINTE
APPLIQUÉE.
- Les contraintes
agissant
sur une dislocations visparallèle
à l’axe Oz sont les cisaillements de compo- santes (Jxz et uyz. Ces cisaillements donnent auxrangées
du cristal undéplacement qui
en élasticitéisotrope
est donné parPour déterminer la
position
initiale desrangées
dans le calcul de
configuration
de coeur souscontraintes,
on
ajoute
cedéplacement Uz
à laposition
desrangées
calculée sous contrainte nulle.
A
partir
de cetteposition,
on minimisel’énergi-
en relaxant les
rangées
de coeur.Les contraintes sont
appliquées
defaçon
progres- sive : onapplique
d’abord unepetite
contrainteQo
(6o N 0,002 p)
et on minimisel’énergie.
Partantde cette
position,
onapplique
2 (Jo, ..., etc. Cecipermet d’apprécier
l’évolution de la structure ducoeur en fonction de l’intensité de la contrainte
appliquée.
Nous avons
pris
diverses orientations duplan
ducisaillement
appliqué : plans (110), (112)
etplans
intermédiaires.
2.4
REMARQUES
SUR LA MÉTHODE DE CALCUL. -Pour déterminer un minimum de
l’énergie
il estnécessaire
d’imposer
des conditions aux limitesqui
dans notre calcul sont assurées par le fait que les
rangées
entourant le coeur restent fixes.Sous l’action de contraintes suffisamment
fortes,
la dislocation doit se
déplacer,
mais les conditionsaux limites que nous avons choisies auront pour effet de
s’opposer
à cedéplacement.
C’estpourquoi
notre calcul ne
permettra
pas d’obtenir de valeurs de contrainte faisant sedéplacer
ladislocation,
ni les déformations du cristal lors dudéplacement
de ladislocation. Les résultats donneront la déformation du coeur d’une dislocation immobile sous l’action d’une contrainte
extérieure ;
ces structures de coeurpourront permettre
de déterminer lesplans
deglis-
sement de la dislocation.
3. Résultats. - 3 .1 REPRÉSENTATION DES RÉSUL-
TATS. - La
ligne
de dislocation estparallèle
à la direc-tion
[111 ].
Leplan
desfigures
est leplan (111) ;
surces
figures
sontreprésentées
les traces desrangées parallèles
à la dislocation dans leplan (111).
Les tracesde ces
rangées
se trouvent aux sommets detriangles
équilatéraux de côté
2 J2
équilatéraux
decote 3 b.
b.Nous avons
représenté
lesdéplacements
des ran-gées
dans les trois directions :parallèlement
à ladislocation et
parallèlement
auplan (111).
Ledépla-
cement U des
rangées,
parrapport
à leurposition
dans le cristal
parfait,
du à la contrainte et à la dislo- cationpeut
s’écrire :Ude
est ledéplacement
dû à la dislocation calculé enélasticité. Il est
parallèle
à OzUj
est la relaxation desrangées
sous contrainte nulle.Uce
est ledéplacement
dû à la contrainte de cisaille- ment, calculé en élasticité. Il estparallèle
à OzUc
est la relaxation desrangées
sous contrainte.Le but du calcul étant de déterminer l’écart de la
position
desrangées
à leurposition
calculée en élas-ticité,
nous avonsreprésenté
sur lesfigures
soit ledéplacement Ud
+Uc,
soit ledéplacement Vc.
Le
déplacement Ud
+Ue permet d’apprécier
la« forme » du coeur de la
dislocation,
et ledéplace-
ment
De permet d’apprécier
« la déformation » du coeur, due à la contrainte.Les composantes des
déplacements parallèles
à ladislocation donc
perpendiculaires
auplan
defigure
ont été rabattues dans ce
plan
suivant la direction[101].
Nous avons hachuré les zones où ces
déplacements
sont
négatifs
afin de mieux marquer le relief. Sur lesfigures,
cesdéplacements
ont étémultipliés
par un facteur 20.Les
composantes
desdéplacements parallèles
auplan (111)
ont étémultipliées
par 20 sur lesfigures
1et
2,
et par 100 sur les autresfigures.
Les
figures portent
l’orientation de la forceagissant
FIG. 1. - Déplacement Ud en site stable. la Composante de Ud parallèle à la direction [111] (x 20). lb Composante de Ud
perpendiculaire à la direction [111] ] (x 20).
FIG. 2. - Déplacement Ud en site métastable. 2a Composante de Ud parallèle à la direction [111] ] ( x 20). 2b Composante de Ud
perpendiculaire à la direction [111 ] ( x 20).
926
sur la
dislocation, qui
se trouve dans leplan
du cisail-lement
appliqué,
et le module de cette contrainte.Les calculs de
configurations atomiques
des dis-locations vis ont tous confirmé l’existence de deux sites
préférentiels
de nature différente des dislocations discutés pour lapremière
fois par Suzuki[10] :
lesite S stable et le site M métastable. En
effet,
lesrangées atomiques parallèles
à la direction[111]
sont décalées dans un cristal cc
parfait parallèlement
à cette direction d’une
quantité
±b/3
de sorte que la succession des cotes desrangées
dans untriangle pointe
en haut est0, b/3,
2b/3 lorsqu’on
tourne dansle sens
trigonométrique
et0,
2b/3, b/3,
dans untriangle pointe
en bas. Laligne
de dislocation passe par lecentre de
gravité
de l’un de cestriangles.
Dans lepremier
cas, siteS,
la cote des troisrangées
entourantla dislocation devient
0,
2b/3, b/3
et dans le secondcas
(site M) 0, 0,
0.(Ceci
dansl’hypothèse
d’une dis-location vis définie par
l’élasticité.)
Ces troisrangées
sont à la même cote ce
qui implique
uneénergie plus
élevée pour la
configuration
M que pour laconfigu-
ration S. Les
figures
1 et 2 donnent la relaxationUd
des
rangées
pour des dislocations en site S et en siteM,
obtenue par J. Rabier et J. Grilhé[5] ;
c’est cetteposition
que nous avonsprise
commepoint
dedépart
pour
appliquer
la contrainte.Les calculs
qui
ont été faits nepermettent
pas d’affirmer avec certitude que seules les dislocationsen site stable doivent exister dans le cristal. Aussi
avons-nous
appliqué
des contraintes sur des dislo- cations en site S et en site M.D’autre
part,
pour des contraintesappliquées
dansle
plan (112)
ondistingue
le sens demaclage
du sensd’antimaclage.
Pour une dislocation en siteS,
la contraintequi
donne unmaclage
induit une forcesur la dislocation
qui, partant
de laligne
de disloca-tion, joint
l’un des sommets de cetriangle.
Le cisail-lement
d’antimaclage
induit une force de senscontraire
(cf.
Christian[11 ]).
Sur les
figures
3 à 7 nous avonsreprésenté
laposi-
tion de la dislocation par le
symbole A qui indique
les trois
demi-plans (112) correspondant
au sens demaclage.
Cesymbole rappelle
aussi laconfiguration
sessile de la dislocation sous contrainte nulle.
Les résultats que nous avons obtenus montrent
l’importance
de cette distinction entre sens demaclage
et sens
d’antimaclage.
3.2 EVOLUTION DE LA STRUCTURE DU C0152UR EN FONCTION DE L’INTENSITÉ DE LA CONTRAINTE APPLI-
QUÉE.
- Lesdéplacements U,
desrangées augmentent régulièrement
avec l’intensité de la contrainteappli- quée jusqu’à
une contrainte d’environ0,03
g, ils sont à peuprès proportionnels
à la contrainte.Aussi avons-nous choisi de
représenter
lesdépla-
cements pour une contrainte de
0,03
g.Pour une contrainte
donnée,
lesdéplacements U,,
sont semblables que la dislocation soit en site S ou en
site M. Dans les deux cas, la localisation par
rapport
FIG. 3. - Déformation du coeur d’une dislocation en site S soumise à une contrainte de cisaillement appliquée dans un plan (112) (sens de maclage). 3a Composante de Ud + Uc parallèle à la direction [111] ] (x 20). 3b Composante de Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 3c Composante de Ue
perpendiculaire à la direction [111] ] (x 100).
aux directions
cristallographiques
ducristal,
le moduleet le sens des
déplacements Uc
sont voisins. Pour cette raison nous n’avons pasreprésenté
lesdéplace-
ments obtenus pour le site M.
Les déformations du coeur
dépendent
de l’orienta- tion de la contrainteappliquée ;
mais dans tous lescas les
composantes
dudéplacement U, parallèles
au
plan (111)
sontbeaucoup plus petites
que lescomposantes
normales à ceplan (sur
lesfigures
les
premières
ont dû êtremultipliées
par 100 pour être nettementvisibles,
alors que les secondes ont étémultipliées
par20).
3 . 2.1 Contrainte dans un
plan (112).
Sens demaclage (Fig. 3).
- Lesdéplacements parallèlement
à la direc-tion
[111 ]
sontantisymétriques
parrapport
auplan (112) (Fig. 3a, 3b)
et lesdéplacements
perpen- diculaires à cette direction sontsymétriques
par rap-port
auplan (112).
Les
déplacements parallèles
auplan (111) (Fig. 3c) provoquent
unaplatissement général
du coeur surle
plan (112)
sauf dans un secteurangulaire
centrésur le
demi-plan (112)
contenant la forceagissant
sur la dislocation. Les
déplacements parallèles
à ladislocation sont localisés essentiellement au
voisinage
du
demi-plan (112)
contenant la forceagissant
sur ladislocation,
cequi
provoque un cisaillement du cristal dans cedemi-plan.
Pour une contrainte de0,03
J,1, ledéplacement
relatif de deuxrangées
voisinessituées de
part
et d’autre de cedemi-plan (112)
atteint0,1
b auvoisinage
de la dislocation.3.2.2 Contrainte dans un
plan (112).
Sens d’anti-maclage (Fig. 4).
- Lessymétries
desdéplacements
sont les mêmes que dans le cas
précédent.
La
répartition
desdéplacements parallèles
à ladirection
[111]
estbeaucoup plus
diffuse que pour le sens demaclage.
Onpeut
noter la création d’un cisaillement du cristal dans undemi-plan (112)
contenant la force
agissant
sur ladislocation,
mais aussi un cisaillement du même ordre degrandeur
dans un
plan (110) perpendiculaire
à ceplan (112).
Dans ces
régions,
ledéplacement
relatif de deux ran-gées
est de l’ordre de0,05
b pour une contrainte de0,03
J,1.Les
déplacements parallèles
auplan (111)
se fontde
façon
que l’on ait unaplatissement
du coeur sur unplan (110) perpendiculaire
à la forceagissant
sur ladislocation,
donc peu favorable auglissement.
3.2.3 Contrainte dans un
plan (110) (Fig. 5).
-On ne trouve dans ce cas aucune
symétrie
desdéplacements.
Les
déplacements parallèles
à la dislocation(Fig. 5a)
sont localisés
principalement
auvoisinage
du demi-plan (112) correspondant
au sens demaclage
leplus proche
de la direction de la forceagissant
sur ladislocation. On a alors création d’un cisaillement notable du cristal dans ce
demi-plan (112).
Ledépla-
cement relatif de deux
rangées
depart
et d’autre deFIG. 4. - Contrainte appliquée dans un plan (112) (sens d’anti- maclage). 4a Composante de Ud + Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 4b Composante de Uc parallèle à la direction [111] (x 20). 4c Composante de Uc perpendiculaire à la direc-
tion [111] ] (x 100).
928
FIG. 5. - Contrainte appliquée dans un plan (110). 5a Composante de Uc parallèle à la direction [111 ] ( x 20).
5b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111 ] ( x 100).
FIG. 6. - Le plan de la contrainte appliquée est intermédiaire entre un plan (110) et un plan (112) sens d’antimaclage.
6a Composante de De parallèle à la direction [111] (x 20). 6b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111] (x 100).
FIG. 7. - Le plan de la contrainte appliquée est intermédiaire entre un plan (110) et un plan (112) sens de maclage.
7a Composante de Uc
parallèle
à la direction [111] ] ( x 20). 7b Composante de Uc perpendiculaire à la direction [111] (x 100).ce
demi-plan (112)
est de l’ordre de0,1
b pour une contrainte de0,03
j.Les
déplacements parallèles
auplan (111)
fontapparaître
unaplatissement général
du coeur sur leplan (112)
défini ci-dessus sauf dans un secteur angu- laire centré sur ledemi-plan (112) qui
est lesiège
du cisaillement maximum. On pourra noter de
plus
que ces
déplacements
sontgrossièrement symétriques
par
rapport
à ceplan (112).
On voit donc que
lorsque
la contrainte estappli- quée
dans unplan (110)
on obtient une structuredu coeur se
rapprochant
de celle obtenue pour une contrainteappliquée
dans unplan (112) (sens
demaclage).
Il faut remarquer que la structure de coeur obtenue pour une contrainte dans un
plan (112) (sens
d’anti-maclage)
se différencie nettement des deux structurescomparées
ci-dessus.Si on
change
le sens de la contrainte on obtient desdéplacements Dc symétriques
de ceuxreprésen-
tés sur les
figures
5a et 5b. Plusprécisément
onpasse d’un cas à l’autre en
opérant
sur la compo- sante deUe parallèle
auplan (111)
unesymétrie
parrapport
auplan (112)
normal auplan
de la contrainteappliquée,
et sur lacomposante
deUc parallèle
à ladislocation,
uneantisymétrie
parrapport
à ce mêmeplan (112).
Ledéplacement
total U subit la même transformation queDc.
Iln’y
a pasd’asymétrie
del’effet de la contrainte dans les
plans (110).
3.2.4 Autres orientations de la contrainte. -
a)
L’orientation de la contrainte est intermédiaire entre le sensd’antimaclage
et unplan (110) :
onobtient les
déplacements Ue représentés
sur lafigure
6.On note la similitude entre cette
figure
et lafigure 4,
les
symétries ayant
un peudisparu.
b)
Si la contrainte estappliquée
dans unplan
situéentre un
plan (110)
et unplan (112),
sens demaclage (Fig. 7),
on obtient uneconfiguration
de coeur trèsvoisine de celle obtenue
lorsque
la contrainte est dans le sens demaclage,
lessymétries
n’étantplus parfaites.
4. Discussion et conclusion. - Les résultats que
nous venons
d’exposer permettent d’expliquer
lespropriétés
deglissement
des dislocations vis :Considérons d’abord le cas où la contrainte est
appliquée
dans lesplans (112).
Nous avons obtenudes structures de coeur nettement différentes suivant
que la contrainte est
appliquée
dans le sens demaclage
ou dans le sens
d’antimaclage.
La structure de coeur obtenue dans le
premier
casqui
faitapparaître
un cisaillement localisé dans undemi-plan (112)
et unaplatissement
du coeur sur ceplan
sembleplus
favorable auglissement
que la structure obtenue dans le second casqui
montre àla fois un cisaillement dans un
demi-plan (112)
etdans un
plan (110) perpendiculaire
auplan
de lacontrainte
appliquée,
etqui
deplus
ne fait pas appa- raître unaplatissement
du coeur sur leplan
de lacontrainte
appliquée.
Puisque
nous obtenons desconfigurations
de coeursemblables si on se réfère au sens de
maclage,
que la dislocation soit en site S ou en siteM,
le sens deglissement
leplus
facile nedépend
pas de laposition
de la dislocation.
Ceci est à
rapprocher
del’asymétrie
deglissement
dans les
plans (112) qui
a été observéeexpérimenta-
lement dans les métaux
cubiques
centrés.Lorsque
la contrainte n’est pasappliquée
dans lesplans (112),
nous avons vu que les structures decoeur obtenues se
rapprochaient
de l’une ou de l’autredes deux structures discutées ci-dessus : la
description
des
figures
se faittoujours
enprenant
lesplans (112)
comme
plans
de référence. Parexemple,
bien que la contrainte soitappliquée
dans unplan (110),
lescisaillements du coeur se font dans un
demi-plan (112)
et on a un
aplatissement
du coeur sur ceplan (112).
Ceci semble montrer que les
plans (112)
sont desplans
deglissement privilégiés
à bassetempérature.
Les calculs faits par M. S.
Duesbery,
V. Vitek etD. K. Bowen
[7]
à l’aide deplusieurs potentiels phénoménologiques
de Johnson fontapparaître
desconfigurations
de coeur et des mécanismes de mouve-ment des dislocations différents suivant le
potentiel
utilisé. Pour le
potentiel
dutype J1
1 deJohnson,
ces résultats montrent la création de cisaillementsimpor-
tants du cristal dans les
plans (112).
Ces résultatsne sont pas en contradiction avec les nôtres.
Cependant,
certaines différencessubsistent,
ellespeuvent
être dues :- à la
longue portée
dupotentiel
que nous avonsemployé qui
donne unegrande importance
aux condi-tions aux
limites ;
- aux
configurations
sessiles initialesqui
nepré-
sentent pas de
dégénérescence
enénergie.
Bibliographie
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